René Follet, le flamboyant… (2ème partie)

Surtout reconnu pour l‘élégance et la précision de son trait, René Follet répète souvent qu’il est « un illustrateur qui s’est fréquemment égaré dans la bédé » ! Pourtant, en admirant ses différents travaux, on ne peut être que persuadé que c’est aussi un grand du 9e art, même si son succès en ce domaine n’a pas toujours été à la hauteur de son immense talent. Voici la suite de l’évocation de la très riche carrière de ce brillant artiste (que certains reconnaissent aujourd’hui comme l’un des plus grands dessinateurs de bandes dessinées réalistes, à l’instar d’un Jijé ou d’un Paul Cuvelier) que nous avons ébauchée la semaine dernière… (1)

Bob Morane vu aujourd'hui par Follet.

Nous l’avons vu, René Follet met, régulièrement et d’une manière discrète et souvent anonyme, son talent graphique au service de ces collègues. Ainsi, après avoir aidé MiTacq sur « Jacques Le Gall » et « Stany Derval », il accepte, dans les années 1970, de se placer dans l’ombre de William Vance (voir William Vance dans Femmes d’aujourd’hui (1ère partie) et William Vance dans Femmes d’aujourd’hui (2ème partie)),

Case de « Bruce J. Hawker » crayonnée par René Follet.

préparant des crayonnés pour les séries « Bob Morane » et « Bruno Brazil » ou, plus tard, « Bruce J. Hawker » et « Marshal Blueberry ».

Blueberry vu aujourd'hui par Follet.

Il faut dire que Follet et Vance se connaissent bien, car ils ont longtemps habité le même quartier de Bruxelles, à Uccle, jusqu’à ce que le dessinateur de « XIII » parte s’installer en Espagne. Vance retravaillait les crayonnés, les esquisses, ou les études préparatoires fournis par Follet pour certaines cases, allant jusqu’à changer la composition ou le cadrage.

Contrairement à sa collaboration avec Mitacq où leurs planches étaient même quelques fois cosignées, le style graphique de l’album était ici uniformisé, l’apport de Follet étant souvent complètement atténué.

C’est exactement ce qui se passe sur les aventures de Bob Morane, le célèbre aventurier créé par Henri Vernes (pour une série de romans destinés aux adolescents, à partir de décembre 1953), quand elles sont mises en images par William Vance dans Femmes d’aujourd’hui. On peut en juger, par exemple, avec les épisodes où les deux artistes ont travaillé ensemble ; ceux qui ont été publiés dans cet hebdomadaire féminin entre 1970 et 1972.

Un extrait des « Yeux du brouillard », la première aventure de Bob Morane où Follet aurait réalisé des crayonnés pour Vance.

Il faut bien avouer qu’il est fort difficile de reconnaître la patte de Follet, même dans les rééditions non retouchées (par rapport à la publication d’origine) actuellement proposées par les éditions Pan pan !

Toutefois, cela permit à ce dernier d’être retenu pour illustrer quelques couvertures ou illustrations avec ce personnage.

Notamment pour la réédition des bandes dessinées de « Bob Morane » dues à Gérald Forton chez Lefrancq (en 1991 et 1992), pour les romans avec ce héros chez Nautilus ou Ananké (à partir de 2000) et pour la pochette du CD « Bob Morane : Le Masque de jade (collection La BD en CD aux éditions Big Beat Records/Lombard). (2)

Supplément des éditions Ananké inséré dans la revue Reflets n° 89, en 2001.

Illustration pour « Le Lafon aux requins », une aventure de Bob Morane publiée chez Nautilus en 2000.

Une planche de « L’Iliade ».

Réciproquement, William Vance lui donnera un coup de main, en 1974, pour l’encrage de certaines pages d’une adaptation de « L’Iliade » d’après Homère, prévue pour les éditions Hachette et concoctée avec le scénariste Jacques Stoquart : l’album ne paraîtra finalement qu’en 1982, aux éditions Glénat. Dans le même registre, Follet fit également de nombreux croquis pour aider José Larraz, Jean-François Charles, Makyo, Baron Brumaire ou Emmanuel Lepage sur divers travaux, et réalisa même, en tant que conseiller artistique, un story-board complet pour Denis Merezette qui signe aujourd’hui Chetville (pour l’album « Harricana » publié aux éditions Lefrancq, en 1992).

Et encore, on ne vous parle pas de ses participations à des albums collectifs comme « Les Amis de Buddy Longway » au Lombard en 1983, « Pétition : à la recherche d’Oesterheld » pour Amnesty International Belgique en 1985,

La participation de René Follet à « Pétition : à la recherche d’Oesterheld », sorte de "tac au tac" en BD.

« Agent 327 : Dossier vier dozijn » chez Oberon et dans Eppo en 1986, « L’Oiseau de la paix » à l’Association du livre de la paix en 1986, « Entre chats » chez Delcourt en 1989, « Boule et Bill font la fête » chez Dargaud en 1999 ou encore les deux premiers tomes d’« En chemin elle rencontre… : les artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes » chez Des ronds dans l’O en 2009 et 2011 : chapeau l’artiste !

Illustration pour un témoignage sur la lapidation dans le tome 1 d« En chemin elle rencontre... ».

Pour Le Journal de Mickey (voir 80 bougies pour Le Journal de Mickey (deuxième partie)), notre dessinateur va mettre en images « Les Zingari » : des scénarios de son compatriote Yvan Delporte (voir Yvan Delporte), l’un des anciens rédacteurs en chef de Spirou avec qui il avait sympathisé. Ces sympathiques récits complets, de dix planches chacun, racontent les aventures d’une modeste famille de cirque sillonnant la France au milieu du siècle dernier, à bord d’une roulotte tirée par un cheval. Après une réédition légèrement remaniée dans Spirou, entre 1985 et 1987, les éditions bruxelloises Hibou en ont réédité l’intégralité en quatre petits albums brochés tout en noir et blanc, entre 2004 et 2010. Ainsi débarrassée des couleurs approximatives de l’édition d’origine, cette exhumation met bien en valeur l’encrage ou le travail sur les ombres et le noir du dessinateur. Signalons qu’il existe un tirage de luxe pour chacun des tomes, signé et numéroté à 150 exemplaires accompagnés d’un ex-libris (voir www.bedephage.com).

Gouache avec l’un des protagonistes des « Zingari ».

Toutefois, c’est dans Tintin qu’est publiée sa première série réaliste à suivre, en 1974 : « Ivan Zourine », somptueux western sibérien scénarisé par Jacques Stoquart, qui est devenu l’un de ses proches. Les deux premières aventures seront proposées en noir et blanc dans deux albums brochés chez Magic-Strip, en 1979 ; mais il faudra attendre entre 2005 et 2008 pour que Marie Moinard, éditrice de la petite structure Des ronds dans l’O, coédite (avec François Boudet) l’intégrale de cette belle série en trois albums cartonnés en couleurs ; le dernier réunissant trois courtes histoires avec ce personnage : l’une publiée dans le pocket Tintin Sélection en 1974 et les deux autres dans Spirou, dix ans plus tard (en 1983 et 1984), lors d’une vaine tentative de résurrection de ce personnage qui consistait, simplement, en la traduction des épisodes réalisés à l’origine pour le magazine hollandais Eppo, en 1976 ; un texte de liaison, dû à la plume du scénariste d’origine (enluminé par des illustrations totalement inédites de ce graphiste étonnant qu’est René Follet et où le héros, qui a vieilli, raconte quelques-unes de ses aventures passées à son petit-fils), rend le tout totalement cohérent.

Planche originale d'« Ivan Zourine ».

Il est vrai qu’en ce milieu des années 1970, toujours grâce à Delporte, Follet travaille beaucoup pour les Pays-Bas. Ainsi, entre 1975 et 1982, il anime « Steve Severin » (« Steven Severijn »)  dans le magazine néerlandais Eppo et cela reste, à ce jour, sa plus longue série de BD, puisqu’elle compte neuf albums, scénarisés successivement par Yvan Delporte, Jacques Stoquart et Gerard Soeteman.

L’intégrale des aventures de cet adolescent hollandais en route pour l’Amérique au début du vingtième siècle, est désormais disponible, en noir et blanc, chez BD Must, après une édition des trois premières péripéties chez Glénat entre 1981 et 1983 (le troisième épisode fut même proposé d’abord dans le mensuel Gomme, en 1983), avec une mise en couleurs qui ne rendait absolument pas honneur au talent de René Follet ; voir L’intégrale de « Steve Severin » de René Follet en 9 albums noir et blanc, à paraître en septembre chez BD Must !. (3)

« Steve Severin » en albums Glénat.

On continue cependant à retrouver sa signature dans Spirou.

Notamment pour des illustrations de rédactionnels, nouvelles ou romans (à l’instar de « Tom Sawyer en ballon » de Mark Twain en 1980).

En 1977, il participe même à l’expérience de son supplément Le Trombone illustré en mettant en images de courts contes de Fredric Brown (voir Le Trombone illustré).

En 1981, il reprend, avec André-Paul Duchâteau aux scénarios — puis avec l’ami Jacques Stoquart en 1984 —, la mythique série « Jean Valhardi » créée par Jijé et Jean Doisy : le temps de trois épisodes, dont seuls les deux derniers seront repris en albums chez Dupuis, en 1984 et 1986.Toujours pour l’hebdomadaire des éditions Dupuis, René Follet réalise, de temps en temps, quelques superbes histoires complètes transcendant de courts scénarios de Raoul Cauvin (« Les Vieux », en 1985), de Fabien Vehlmann (« Lune bleue » en 1999),de Jean-Louis Janssens (« Une aventure de Till l’espiègle » en 2000),

« Une aventure de Till l’espiègle ».

d’Alcante (« Cilia, la madone des favelas » en 2002)

ou de Jean-Michel Thiriet (« La Semaine de Spirou », en 2013).

Spirou vu par Follet dans « La Galerie des illustres », au n° 3739 de Spirou (en 2009).

Projet avorté datant de 2007.

Il entame ensuite une collaboration avec les éditions Lefrancq où il illustre des romans de John Flanders (alias Jean Ray).

Deux d’entre eux, en 1985 et 1987, mettent en scène le jeune Edmund Bell.

Chez le même éditeur belge, il va aussi adapter les enquêtes de ce précoce détective de l’occulte en bandes dessinées, avec l’aide scénaristique du Néerlandais Martin Lodewijk.

Ceci, le temps de quatre albums publiés entre 1987 et 1990, dont le premier  est prépublié dans Spirou, en 1986 : voir Quand René Follet illustre Jean Ray/John Flanders….

Une planche originale de « L'Ombre rouge», la troisième aventure en BD d'Edmund Bell dessinée par Follet.

 En 1990, l’écrivain Loup Durand adapte également son propre roman, « Daddy », pour la collection BDÉcrivain des éditions Lefrancq, et en confie naturellement la mise en images à René Follet (mise en couleurs de Luce Daniels) sur deux albums publiés en 1991 et 1992, avec deux  couvertures différentes suivant la collection.

« Daddy »

L’illustration de supports publicitaires, d’ouvrages documentaires et de romans reste toutefois sa principale activité et source de revenus, preuve en est le somptueux, mais introuvable aujourd’hui, « René Follet, recueil de dessins, croquis, études » paru chez Gibraltar en 1993.

Toutefois, la passion de la bande dessinée le reprend de façon épisodique, d’où son sobriquet de « plus célèbre méconnu des grands maîtres du 9e art ».

C’est ainsi qu’il s’associe à Pierre Makyo sur « Ikar », une juvénile histoire d’heroic-fantasy prépubliée dans Spirou, en 1995 et 1997, proposée aussitôt après en albums dans la collection Grafica des éditions Glénat.

« Ikar ».

Puis, en 1996, il utilise le support BD pour deux albums publicitaires commandés par Citroën Belgique et regroupés sous le titre générique « Les Autos de l’aventure » : des scénarios écrits par Jean-Claude De la Royère et une mise en couleurs effectuée par la fidèle Luce Daniels ; le premier (« La Passion des défis ») étant publié aux éditions de l’Yser en 1996 et le second (« Les Fruits de la passion ») chez Chevrons en 1998.

Or, lorsque son vieux complice André-Paul Duchâteau lui demande d’illustrer la couverture de son livre « Les Masques de cire » sur la fameuse Madame Tussaud (chez Duculot, en 1993), l’histoire le fascine tellement qu’il presse son auteur de l’adapter en bandes dessinées.

Cela aboutit à « Terreur », en 2002 et 2004, un superbe diptyque réalisé en couleurs directes qui honore la collection Signé des éditions du Lombard.

À noter qu’une intégrale a été publiée en 2009, chez le même éditeur.

Planche originale de « Terreur ».

Ensuite, il enchaîne avec deux autres albums publiés chez Casterman.

Le premier, « Shelena » (en 2005), est une nouvelle fois réalisé en couleurs directes et met en valeur un scénario de Jéromine Pasteur, exploratrice et écrivain de renom qui adapte, ici, l’un de ses best-sellers dépeignant de façon très réaliste l’extrême pauvreté en Amérique latine à la fin du XIXe siècle et au début du XXe : « L’Enfant qui rêvait le monde », paru chez Robert Laffont en 2002.

Notre trop modeste peintre de la BD y est certainement au sommet de son art !

Une somptueuse planche originale de « Shelena ».

En 2007, il publie aussi, toujours chez l’éditeur tournaisien, « L’Étoile du soldat » : un album (sur un jeune Russe, contraint d’effectuer son service militaire en Afghanistan, pays occupé à cette époque par les troupes de l’URSS en guerre ouverte avec la résistance afghane) qui fait écho au film de fiction qui porte le même titre et que Christophe de Ponfilly, juste avant sa disparition, venait d’achever à partir de l’un de ses propres scénarios.

            Outre la très belle mise en images et en couleurs de la vie de l’écrivain Robert-Louis Stevenson en bandes dessinées par l’efficace scénariste Rodolphe (dans « Stevenson, le Pirate intérieur » publié chez Dupuis en 2013 et déjà évoqué dans la première partie de notre dossier ; voir aussi : Sur la vague des vieux pirates et autres flibustiers de la bande dessinée…),

« L’Étoile du soldat »

Planche originale de « Stevenson, le pirate intérieur ».

notre étonnant graphiste belge réutilise alors la technique du lavis, qu’il avait plus ou moins délaissé ces derniers temps.

Ceci pour mettre en images les scénarios humanistes et très documentés de son ami Pascal Bresson, publiés dans la collection Caractère des éditions Glénat : « L’Affaire Dominici » (en 2010) revenant sur ce fait divers criminel où un vieux berger bourru — déféré devant la cour d’assises — sera condamné à la peine de mort puis gracié par le général De Gaulle

« L'Affaire Dominici ».

et le très beau et tout récent « Plus fort que la haine » (voir René Follet, le flamboyant… (première partie)).

Une planche originale de « Plus fort que la haine ».

            Enfin, nous allons finir cette évocation d’une carrière riche et bien remplie, malgré un succès public qui n’est jamais vraiment venu et qui s’explique peut-être par un style trop illustratif pour la bande dessinée, en signalant un autre très bel ouvrage que René Follet vient de signer et qui n’a été que rarement mentionné. En effet, en juin dernier, est sorti « La Légende des Hauts-Marais » : un très beau roman plein d’humanité et de poésie, mais au tirage hélas trop confidentiel, écrit par la romancière Françoise Pirart. Malgré le fait qu’il soit alors très pris alors par son « Stevenson », René Follet, fortement séduit par l’écriture, s’était aussitôt mis au travail et les illustrations se sont très vite succédées sous ses pinceaux. Au départ, ce roman devait être édité par Des Ronds dans l’O, mais malgré l’enthousiasme de la responsable de cette petite structure, la passionnée Marie Moinard, celle-ci dut déchanter face à de nombreux problèmes éditoriaux. Le roman a finalement atterri aux éditions du Jasmin qui ne tenait pas tant que ça aux illustrations (sacrilège pour les admirateurs de Follet !!!), lesquelles sont, pourtant, indissociables du roman. Plutôt mal distribué (il est toutefois trouvable sur le site de l’éditeur : editions-du-jasmin.com), il semblerait que ce roman destiné aux adultes (voire aux adolescents, déjà bons lecteurs) passe à tort, de par les pourtant sublimes illustrations de René Follet, pour un livre jeunesse aux yeux des libraires ou des critiques. Comme quoi, il est des a priori auxquels il est difficile d’échapper !

L'une des très belles illustrations de « La Légende des Hauts-Marais ».

Gilles RATIER 

(1) Voir : René Follet, le flamboyant… (première partie). N’hésitez pas à y retourner, car depuis la mise en ligne de cet article mardi dernier, nous avons rajouté quelques illustrations peu connues et des compléments bibliographiques découverts entre-temps.

Autoportrait de René Follet.

(2) Parallèlement, René Follet poursuit sa carrière d’enlumineur : pour des affiches de spectacle et de films, des pochettes de CD, des revues (Le Double Chevron en 1970 et 1974, L’Automobiliste en 1975, Historama en 1984, La Revue lorraine populaire en 1991, Hello Bédé en 1992, Télé Moustique Hebdo en 1994, L’Inédit en 1996, Lecture et tradition en 1999, Algemeen Dagblad en 2000, De Striplink en 2002, Trends in Immunologyen 2004…) ou divers ouvrages – couvertures et souvent nombreuses illustrations intérieures – aux éditions Eyre & Spottiswoode (en 1971), G. P. (en 1971 et 1973), Hachette (1974 et 1983 ; voir l’illustration de couverture ci-contre : « La Vie quotidienne des conquérants du Far West » de Jean-Louis Rieupeyrout), de Chiré (de 1978 à 1986), BRT-Open School (1979), Casterman (1980), Gautier-Languereau (1980 et 1981), Bourdeaux-Capelle (1981), Éditions du Pirate (1981), Lefrancq (entre 1985 et 1998), Nouveau Signe de Piste (de 1987 à 1989), Blake et Mortimer (1988), JMC (1990), La Rivière & Voorhoeve (1991), Epaha (1992), Duculot/Casterman (entre 1993 et 1995), Seuil (ne serait-ce que le somptueux « Les Ailes de Peter Pan » par François Rivière et Françoise Balibar, en 1993),

L'une des très belles illustrations des « Ailes de Peter Pan ».

L.N.P.-Femmes d’aujourd’hui (1993), Glénat (le très beau « Ommegang » d’Isabelle Lecomte, en 1999), Alain Gout (2000), Miklo (2001 et 2006), Arcadia (2002), Averbode (2002), Memor (2002), Points Image (« Blasons du corps » par Arnaud de la Croix, en 2003), L’Âge d’or (2003, 2005 et 2010), Nostalgia (2003), Dargaud (2004), Nig éditions (2004), L’Enfant des étoiles (2004), Des ronds dans l’O (2005), Rêves de Bulles (« René Follet illustre l’Histoire » portfolio publié en 2007), chez Manuel Rodriguez (2007) ou Gargantua (« La Légende de saint Julien l’Hospitalier », en 2012).

(3) Toujours pour Eppo, Follet a aussi dessiné les six pages de « Op het spoor van de Yeti » (scénario de Wilbert Plijnaar, en 1982).

À noter qu’on retrouve aussi sa signature sur diverses illustrations proposées dans Donald Duck, l’hebdomadaire d’Oberon, l’éditeur d’Eppo aux Pays-Bas.

« Op het spoor van de Yeti ».

Pour finir, rien que pour le plaisir des yeux, voici quelques images dues à René Follet, reprises sur le très intéressant site http://www.comicartfans.com :

Galerie

8 réponses à René Follet, le flamboyant… (2ème partie)

  1. Renaud045 dit :

    Son Spirou et son Spip c’est une pure merveille !

  2. Henri Gonse dit :

    Cher Gilles Ratier
    Merci pour cette fabuleuse presentation du travail de Rene Follet, c’est vraiment un prodigieux illustrateur.
    Je l’ai decouvert en lisant les aventures de Jacques Le Gall.
    Serait-il possible d’editer votre presentation sous forme de livre ou meme de faire une biographie de l’oeuvre de Rene Follet, comme votre geniale biographie de Jean-Michel Charlier.
    Dans l’attente de votre reponse
    Bien cordialement
    Henri Gonse

    • Gilles Ratier dit :

      Bonsoir Henri et merci pour vos compliments.
      Comme je l’ai précisé dans la première partie de cet article, il existe déjà un ouvrage très illustré sur ce fabuleux dessinateur : « René Follet, un rêveur sédentaire » de Jozef Peeters, aux éditions l’Âge d’Or (voir : http://www.bdcharleroi.com). Mon dossier le complète sur certains points, mais est nettement moins détaillé que ce livre indispensable aux amateurs de Follet. Quant à éditer ma présentation sous forme de livre, il faudrait trouver un éditeur intéressé et, en ces temps de crise, ce n’est guère aisé.
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

      • Henri Gonse dit :

        Cher Gilles Ratier
        Merci pour votre reponse. J’ai bien note en ce qui concerne la biographie de Rene Follet.
        J’ai aussi beaucoup apprecie votre dossier de presentation du Chevalier Blanc (accompagnant l’integrale parue chez BD MUST).
        Et j’attends avec impatience la parution des 3 derniers tomes de l’integrale SANDY ET HOPPY !
        Bien cordialement
        Henri Gonse

        • Gilles Ratier dit :

          Encore mille merci Henri, vos compliments me font rougir et me vont droit au cœur.
          Le dossier de présentation du « Chevalier Blanc » avait connu une ébauche dans « Le Coin du patrimoine » de BDzoom.com (http://bdzoom.com/7851/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-les-funcken/). Il est vrai que cela serait bien que le dossier Follet soit repris ainsi, mais il faudrait que cela accompagne une réédition et, surtout, qu’il y ait une volonté déterminée d’un éditeur, comme ce fut le cas avec BD Must
          Quant aux « Sandy et Hoppy », j’ai terminé l’écriture des dossiers (qui sont quand même beaucoup plus courts que ceux réalisés pour Dupuis, Dargaud ou BD Must) depuis longtemps, mais je crois que l’imprimeur du Coffre à BD a pris du retard : normalement, ils devraient être en vente sur leur site à la fin du mois.
          Bien cordialement
          Gilles Ratier

          • Henri Gonse dit :

            Cher Gilles Ratier
            Merci pour toutes ces explications. En ce qui concerne les derniers « Sandy et Hoppy », je vais donc attendre la fin du mois.
            Bien cordialement
            Henri Gonse

  3. AARF dit :

    Cher GIlles, et cher Henri

    Remarquable article que le votre, qui fait suite effectivement au travail de Peeters.

    A titre d’information, sachez que l’Association des Amis de René Follet (AARF) réfléchit effectivement à donner une suite au livre de Peeters.

    En attendant, Le 15 novembre 2014 sortira un recueil d’illustrations de René Follet, avec des travaux réalisés entre 2001 et 2014.
    Ce livre, « Du crayon au pinceau » édité à 115 exemplaires sera numéroté et signé par l’artiste.

    Relié par une spirale, dans un esprit « carnet de dessins », près de 60 illustrations originales inédites et 20 crayonnés, imprimés sur papier 300 grammes permettent de retracer le processus créatif de cet illustrateur de génie.

    Edité par l’Association des Amis de René Follet (AARF), association à but non lucratif, cet ouvrage promeut le talent inimitable de René Follet.

    Plus d’informations sont disponibles via le site web.

    Je suis certain que les illustrations vous raviront.

    Bien amicalement

  4. Philippe dit :

    Reste maintenant à répondre à cette question: pourquoi René FOLLET n’a t-il jamais rencontré un vrai succès dans le monde de la Bande Dessinée?
    L’ouvrage de Peeters tente d’y apporter une réponse, mais le livre en question est trop élogieux, et manque d’esprit critique.

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