Zagor orphelin…

Le 2 avril dernier, Gallieno Ferri, le prestigieux dessinateur italien de séries aussi célèbres que « Zagor » ou « Mister No », est mort à Gènes, ville où il était né le 21 mars 1929.

Galliano Ferri.

Ses premières bandes dessinées ont été publiées chez l’éditeur Giovanni De Leo, où il a signait ses histoires sous le pseudonyme Fergal (« Il Fantasma Verde » en 1949, « Piuma Rossa »…).

Ces histoires ont été traduites en France à la SER (Société d’édition rhodanienne) animée par Chott : auteur et éditeur français bien connu pour la création du célèbre « Fantax ». Ferri a créé « Maskar » en 1949, puis, entre 1954 et 1960, « Tom-Tom » et « Thunder Jack », directement pour le marché français.

Tout au long des années cinquante, il a collaboré aux revues Jolly, Capitan Walter et Il Vittorioso et travaillé pour la publicité.

Une page originale de « Zagor » par Gallieno Ferri.

« Mister No » par Ferri.

C’est en 1961 qu’il a imaginé son personnage le plus fameux : Zagor l’esprit à la hache qui règne sur la forêt de Darkwood, flanqué de son ami Chico le petit Mexicain bavard.

Les scénarios sont signés Sergio Bonelli, son éditeur, alias Guido Nolitta.

On lui doit aussi, en 1975, la création de « Mister No » : un aviateur-baroudeur, toujours sur scénarios de Nolitta.

Son trait réaliste et tourmenté, aux noirs et blancs charbonneux, faisait merveille dans la mise en images de « Zagor » : western insolite, mêlant aventure, fantastique, savants fous et créatures diaboliques.

Traduit dès 1962 dans les pockets des éditions Lug Kiwi puis Yuma, Zagor est un héros encore cher au cœur de nombreux lecteurs de cette époque.

Mister No et Zagor.

Gallieno Ferri continuait à signer les couvertures des fascicules italiens de Zagor : un magazine mensuel dont le n° 660 vient de sortir. Il venait de signer un épisode inédit des aventures de son personnage fétiche.

Après le décès de Sergio Bonelli, Zagor est, donc, définitivement orphelin.

Henri FILIPPINI

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Une réponse à Zagor orphelin…

  1. HUE François dit :

    C’est une bien triste nouvelle. Pour l’avoir rencontré plusieurs fois,j’ai le souvenir d’un homme très sympathique. Tous ses personnages resteront gravés dans nos mémoires. ZAGOR , c’est plus de 19000 pages et plus de 900 couvertures. Respect pour cette œuvre de la BD italienne.