Un mois ordinaire chez Sergio Bonelli Editore (première partie)

Alors qu’en France la bande dessinée populaire a depuis longtemps disparu de nos kiosques (sauf quelques titres offrant des réimpressions à prix souvent prohibitif), en Italie, les héros classiques ont la vie dure et poursuivent avec succès leur carrière. Depuis 1936, un nom domine ce marché, celui de la famille Bonelli…

Les principaux héros de Sergio Bonelli Editore.

Portrait de Gian Luigi Bonelli par Galep (Aurelio Galleppini).

Un peu d’histoire

Bien que le but de cet article ne soit pas de vous raconter l’histoire de cette famille, un petit retour en arrière s’impose pour ceux qui ne connaissent pas son étonnante saga. (1)

C’est en 1936 que Gian Luigi Bonelli (1908/2001), auteur de romans populaires, publie 2 romans d’aventures dans la revue LAudace.

Il y signe ses premiers scénarios de BD tout en en assurant la responsabilité éditoriale.

Racheté en 1939 par Mondadori, l’hebdomadaire cesse de paraître l’année suivante pour revenir 6 mois plus tard, publié par les éditions IDEA de Milan dont la directrice, Tea Berlasi n’est autre que l’épouse de Gian Luigi Bonelli.

L’Audace cesse de paraître une nouvelle fois en 1944, mais Tea Bonelli séparée de son mari, crée la même année la Casa Editrice Audace.

Gian Luigi Bonelli y poursuit son métier de scénariste dans les strices, des journaux de faible pagination au format « a strisce » (c’est-à-dire en bande) et au héros récurrent : « Il Giustiziere del West » pour Giorgio Scudellari, « Ipnos » pour Gino Cossio, Paolo Piffarerio, « La Pattaglia senza paura » et « Gordon Jim » pour Roy D’Ami, « Plutos » pour Leone Cimpellin, « I Tre Bill » pour Giovanni Benvenuti… et surtout « Tex Willer » en 1948, avec le dessinateur Galep (Aurelio Galleppini).

Immense succès dès ses débuts, le ranger du Texas permet à la jeune maison d’édition de voir l’avenir avec sérénité.

Tea Berlasi poursuit seule l’entreprise, puis avec la collaboration de son fils Sergio (1932/2011) — qui se révèle un passionné de bande dessinée et un véritable papa poule pour ses auteurs — lequel lui succède à la fin de l’année 1957.

Sergio Bonelli.

Les éditions Audace deviennent Araldo en 1968, accueillant les labels Cepim en 1969, l’Altamira en 1975, Daim Press en 1980, Isola Trovata en 1982 et Nemo en 1983. En juillet 1988, la société prend le nom de Sergio Bonelli Editore, raison sociale qui se prolonge aujourd’hui encore. Après le décès brutal de Sergio Bonelli, le 26 septembre 2011 à la suite d’une intervention chirurgicale, l’aventure se poursuit avec Davide, le fils de Sergio, épaulé par Mauro Marcheselli, directeur éditorial et compagnon de route de Sergio depuis de nombreuses années.

À l’origine, les magazines hebdomadaires sont pour la plupart proposés sous forme de striscia (mini fascicules au format à l’italienne offrant un strip en noir et blanc par page) de 32 pages, dont la formule sera abandonnée à la fin des années cinquante. Ils sont remplacés par des mensuels de format 16×21 cm  d’une centaine de pages en noir et blanc et à la couverture attrayante réalisée par un auteur unique. En revanche, les aventures des personnages sont assurées par de solides équipes de scénaristes et de dessinateurs qui conservent l’esprit de la série, sans pour autant adopter un graphisme identique.

Notons que les grandes séries classiques débutées en striscia seront remontées afin de figurer dans ce que beaucoup appellent aujourd’hui le « format Bonelli ». Notons que bien que fidèle au noir et blanc, les fascicules passant le cap d’une nouvelle centaine sont proposés en couleurs au prix habituel.

De nombreux héros, pour la plupart traduits en France dans les pockets, se sont succédé au fil des années. Certains ne sont plus : « Il Piccolo Ranger » (« Le Petit ranger ») créé en 1958, « Commandant Mark » (« Cap’tain Swing ») créé en 1966, « Storia del West » (« La Route de l’Ouest ») créé en 1967, « Mister No » créé en 1967 — dont le scénariste est Guido Nolitta, pseudonyme de Sergio Bonelli —, « Nick Raider » créé en 1988, « Legs Weaver » créé en 1995, « Napoleone » et « Magico Vento » créés en 1997, « Jonathan Steele » créé en 1999…

D’autres poursuivent leurs carrières, rejoints par des petits nouveaux tout aussi passionnants.

Depuis quelques années, aux séries de longue haleine, s’ajoutent les mini séries limitées à une ou deux années de publication : « Demian », « Brad Baron », « Jan Dix », « Volto Nascosto », « Shanghai Devil », « Cassidy », « Greystorm », « Caravan »… qui permettent de tester des héros et des univers.

Nous vous invitons à les découvrir au fil de l’évocation d’un mois ordinaire chez Sergio Bonelli Editore, en l’occurrence celui du mois d’avril 2014.Un mois ordinaire

Avril 2014. Imaginez que vous êtes en Italie, devant un kiosque où la production Bonelli est toujours bien placée (on peut souvent y trouver non seulement la nouveauté du mois, mais aussi d’anciens fascicules) et que vous découvrez, un à un, les divers magazines aux couvertures chatoyantes portant le logo Bonelli, à savoir un fier cavalier dont la monture bondit vers le ciel.

Tex n° 642 (mensuel, 132 pages, 2,90 €). Sous une couverture de Claudio Villa, le plus fameux ranger de la BD transalpine (que les Indiens surnomment l’Aigle de la nuit) est toujours là, accompagné par son fils Kit, l’indien Tiger Jack et le fidèle Kit Carson.

Un quatuor de choc qui, depuis 1948, parcourt inlassablement l’Ouest américain, affrontant des ennemis redoutables, tels Yama, El Muerto, El Morisco ou encore Mefisto.

Créé par Gian Luigi Bonelli et Galep, ce western est animé par une solide équipe d’auteurs. Le présent épisode, « Appuntamento con la vendetta » (« Rendez-vous avec la vengeance »), est écrit par Mauro Boselli et mis en images par le grand dessinateur espagnol Alfonso Font.

« Tex » vu par Alfonso Font dans le n° 642.

Au traditionnel mensuel, s’ajoutent des magazines à la périodicité le plus souvent annuelle offrant, eux aussi, des aventures inédites, l’Almanacco Tex qui propose en plus d’un épisode complet de cent pages un copieux rédactionnel sur le western, Tex Speciale un grand format de 240 pages donnant carte blanche à un dessinateur de réputation internationale (28 numéros parus), enfin Maxi Tex, publié tous les mois d’octobre avec 324 pages pour 6,30 euros (17 numéros disponibles). Notons qu’en ce mois d’avril, puis durant 30 semaines, les lecteurs italiens peuvent se procurer les albums Gold, des rééditions d’épisodes anciens des collections Maxi Tex et Almanacco del West, sous couvertures inédites de Giovanni Ticci en grand format et en couleurs produites par SBE. Ces ouvrages, dont le succès est grand, sont vendus à un prix dérisoire avec le quotidien La Repubblica ou l’hebdomadaire L’Espresso. On peut aussi trouver les anciens numéros grâce aux réimpressions proposées à l’identique, pour ce qui concerne le contenu, dont les couvertures inédites sont signées Villa. Ce mois-ci Tutto Tex (mensuel) publie le n° 518, Tex Ristampa (bimensuel) les n° 358 et 359 et Tex Tre Stele (mensuel) le n° 603. Enfin, la collection semestrielle Stella d’Oro, dont le n° 19 est en vente, réédite les albums grand format de la série annuelle Tex Gigante. Terminons avec le grand éditeur Mondadori qui accueille régulièrement « Tex » dans sa collection des Oscar, avec des ouvrages de 500 pages : « Diabolero », signé Gian Luigi Bonelli et Guglielmo Letteri, vient de sortir. C’est un peu comme si Le Livre de Poche rééditait « Blueberry ».Zagor n° 636 (mensuel, 100 pages, 2,90 €). Bien que portant le numéro 636 de la collection Zenith Gigante, seules les 585 dernières livraisons ont publié les aventures de Zagor. Patrick Wilding, alias Zagor-Te-Nay, vit dans une cabane en bois au cœur de la profonde forêt de Darkwood, en compagnie de l’exubérant et peureux mexicain rondouillard Cico (Chico en France). Ami des Indiens Sénécas qui le surnomment l’ »esprit à la hache », Zagor n’est pas un cow-boy comme les autres : luttant contre des êtres démoniaques et parcourant à pied les États-Unis. Imaginé par Guido Nolitta (alias Sergio Bonelli) pour le scénario et Gallieno Ferri, qui signe toujours les couvertures des fascicules tout en livrant de nouveaux épisodes, ce « cow-boy » sans monture ni révolver fascine. « Lotta per la vita » (« Lutte pour la vie ») est l’un des derniers épisodes relatant le long voyage à travers le monde entrepris par le héros et son compagnon avant leur retour à Darkwood. C’est en Terre de Feu, non loin des glaces du pôle, que les deux héros vont affronter une féroce tribu cannibale. Ce scénario de Moreno Burattini est mis en images par Giuseppe Prisco.

« Zagor » vu par Giuseppe Prisco dans le n° 636.

Zagor est aussi le héros d’un spécial paru ce mois-ci (voir ci-dessous), d’un Album Gigante Annual proposé tous les ans au mois de mai depuis 2011 (avec un récit de 240 pages), et enfin de l’Almanacco dell’avventura, annuel lui aussi, avec un épisode inédit et un copieux rédactionnel ayant pour thème l’aventure. Signalons enfin que, comme pour « Tex », une version en couleurs d’épisodes classiques est régulièrement vendue avec La Repubblica et L’Espresso (le numéro 119 est daté du mois de mai).

Zagor speciale n° 26. Plusieurs héros de l’écurie Bonelli possèdent leur « Speciale » publié une fois par an. En ce mois d’avril, c’est au tour de Zagor de vivre une grande aventure complète de 160 pages, indépendante de la série mensuelle. « Risvegli » conduit les héros au cimetière de Cloudy Hill où d’étranges créatures surgissent des tombes. Cet épisode aux frontières de l’horreur est écrit par Moreno Burattini et dessiné par Emanuele Barison, bien connu des lecteurs français.

« Zagor » vu par Emanuele Barison dans le Speciale Zagor n° 26.

Martin Mystere n° 332 (bimestriel, 164 pages, 5 €). Considéré comme l’un des meilleurs archéologues de son temps, Martin Mystère est sans cesse sur les traces de civilisations disparues. Toujours accompagné par Java, un Néandertalien qu’il a arraché au passé, parfois avec sa fiancée Diana, il parcourt la planète combattant les Hommes noirs qui s’opposent à la recherche de la vérité. Premier héros appartenant à la nouvelle génération Bonelli, le « détective de l’impossible » est imaginé par Alfredo Castelli pour le scénario et Giancarlo Alessandrini pour les dessins. C’est lui aussi qui signe toutes les couvertures depuis le premier numéro. De nombreux auteurs participent aujourd’hui à l’aventure, dont les deux créateurs. Publication mensuelle lors de son lancement en 1982, bimestrielle depuis quelques années, Martin Mystère demeure une valeur sûre du catalogue de SBE.

« Il Risveglio di Tiamat » conduit nos héros en Iran où d’étranges phénomènes se produisent : la lune devient aussi lumineuse que le soleil, des milliers de vipères envahissent le site archéologique de Jiroft où se situe la cité mythique d’Aretta… Martin quitte New York pour gagner les terres millénaires des Sumériens, venant en aide à la jeune archéologue Margot Jordan-Shair. Un scénario de Paolo Morales, dessiné par Fabio Grimaldi.

« Martin Mystère » vu par Fabio Grimaldi dans le n° 332.

Bien que la série perde un peu de sa notoriété, SBE continue à publier des numéros hors série toujours appréciés par les lecteurs. C’est depuis 1984 que Speciale Martin Mystère présente une aventure inédite de 164 pages au mois de juillet. Trente numéros ont été publiés sous couvertures signées Alessandrini. Par ailleurs, un récit complet et un dossier composent le sommaire de l’Almanacco del mistero n° 27, magazine de 176 pages présent dans les kiosques chaque mois de novembre depuis 1987. « Storia da Altrove » invite à un voyage dans le temps où Martin Mystère croise quelques célébrités de la grande et de la petite histoire : Franklin, Dracula, Arsène Lupin, Einstein… Annuel lui aussi, ce fascicule né en 1998 compte 16 numéros publiés tous les mois de septembre.

Dylan Dog  n° 332(mensuel, 100 pages, 2,90 €). Sans aucun doute, « Dylan Dog » est la star de l’éditeur italien, lequel publie ses enquêtes depuis 1986. Imaginé par Tiziano Sclavi, Dylan Dog est un privé londonien séduisant (la plupart des nombreuses jolies filles qui croisent sa route finissent dans son lit), spécialisé dans les enquêtes insolites où se croisent loups-garous, vampires, fantômes et autres créatures des ténèbres. Expert en sciences occultes, il est accompagné par son fidèle Groucho, peut-être le fantôme du célèbre acteur dont il est le sosie. Scotland Yard fait souvent appel à lui en la personne de l’inspecteur Bloch.

Après un premier album mis en images par Angelo Stano (qui signe toutes les couvertures), la saga est poursuivie par de nombreux dessinateurs dont Gustavo Trigo, Corrado Roi, Luigi Piccato, Giampiero Casertano, Andrea Venturi…. « Destinato alla Terra » supervisé par Sclavi, écrit par Giuseppe Del Nardo et dessiné par Luca Dell’Uomo voit le chasseur de démons emprisonné par un être diabolique qui lui dévore les viscères. Une situation dramatique qu’il parviendra à vaincre avec l’aide de l’inspecteur Bloch.

« Dylan Dog » vu par Luca Dell'Uomo au n° 332.

Une série dont les ventes ont parfois dépassé le million d’exemplaires se doit d’être déclinée et, croyez-moi, SBE ne s’en prive pas. Les lecteurs qui recherchent les anciens épisodes peuvent acquérir la réimpression mensuelle qui propose, en ce mois d’avril, le n° 298. La Granderistampa (La Grande Réimpression) réunit, depuis 2006, sous une couverture de Corrado Roi, trois épisodes en un seul volume de 300 pages. Le n° 46 de cette publication bimestrielle vient de sortir. Ceux qui souhaitent placer dans leur bibliothèque les aventures de leurs héros sont priés d’acheter la Collection Book, un mensuel chronologique à la couverture cartonnée qui atteint le n° 216. Enfin, nous verrons plus loin que les épisodes parus hors du magazine sont eux aussi réédités.

Dylan Dog vit en effet d’autres aventures hors de son mensuel dans des magazines tout aussi passionnants. Le Speciale Dylan Dog lancé en 1987 paraît annuellement au mois de septembre, proposant un long épisode de 164 pages. 27 numéros sont déjà disponibles. L’Almanacco della Paura (l’Almanach de la peur) est, lui aussi, un mensuel qui présente une aventure inédite de 100 pages et un dossier sur l’horreur dans tous les domaines. Publiée une fois par an en mars depuis 1991, la série compte 24 numéros. Maxi Dylan Dog ouvre, depuis 1998, ses 292 pages à 3 récits inédits. Paraissant tous les 4 mois, il a proposé son n° 20 en février dernier. Enfin, Dylan Dog Gigante est un annuel de grand format totalisant 240 pages. Lancé en 1993, il paraît au mois de novembre et compte 22 numéros à ce jour.

Super Book Dylan Dog n° 62 (quadrimestriel, 200 pages sous couverture cartonnée, 5,50 €).

Sous une couverture de Claudio Villa, cet élégant bouquin à la couverture cartonné réédite les aventures de Dylan Dog publiées hors du mensuel, et elles ne manquent pas.

Ce numéro propose « Licantropia », une histoire de 160 pages écrite par Gianluigi Gonano et dessinée par Ugolino Cossu, parue à l’origine dans Speciale Dylan Dog en 2006.

Dans le même numéro, on trouve aussi « Per una Rosa » de Gianluigi Di Gregorio et Piero Dall’ Agnol.

« Dylan Dog » vu par Piero Dall' Agnol dans Super Book Dylan Dog n° 62.

Dylan Dog Color Fest n° 12 (quadrimestriel, 132 pages couleurs, 5,50 €). C’est en 2007 que SBE offre à son personnage vedette ce superbe magazine, le plus luxueux jamais édité sous son label.

Tout en couleur, imprimé sur un papier de qualité, il propose, 3 fois par an, 4 histoires complètes de « Dylan Dog » signées par des auteurs de premier plan.

Cette nouvelle livraison évoque les rencontres improbables du ténébreux détective avec 4 héros de l’écurie Bonelli : Mister No dans « Le Radici del male » par Michele Masiero et Fabio Civitelli, Martin Mystère dans « Incubo impossible » par Luigi Mignacco, Alfredo Castelli et Luigi Picatto, Napoleone dans « Buggy » par Carlo Ambrosini et Paolo Bacilieri, enfin Nathan Never dans « Demoni e Silicio » par Davide Rigamonti et Ivan Calcaterra.

Du beau monde pour un magazine de haute tenue, à un prix d’ami.

« Dylan Dog » vu par Ivan Calcaterra dans Dylan Dog Color Fest n° 12.

À suivre…

Henri FILIPPINI 

Relecture, recherches iconographiques et mise en pages : Gilles Ratier

Pour se procurer ses petits joyaux des fumettis, voir le site de l’éditeur : http://www.sergiobonelli.it. Hélas, pour les étrangers, les prix sont fortement dopés par les frais postaux (Via Buonarroti, 38, 20145 Milan, Italie, email : arretrati@sergiobonelli.it).

Gian Luigi, Tea et Sergio Bonelli.

 

Galerie

3 réponses à Un mois ordinaire chez Sergio Bonelli Editore (première partie)

  1. Philippe Volatier dit :

    Merci pour cet article qui tente de défendre un genre injustement si décrié.
    Toutes tes tentatives de publication en album en France se sont soldées par des échecs (Glénat, panini, Clair de lune, Hors collection, ertc..) en tentant de vendre un produit populaire à un prix qui ne l’est pas.

    • Marcel dit :

      Euh… Clair de lune continue de publier Tex et L’histoire de l’ouest, ils ont publie Shangai Devil et quelques one-shots, ont tenté Dampyr ou Martin Mystere mais ont du arreter, etc… Et annoncent Dragonero (la serie mensuelle) pour bientot. Bref, ils lachent pas l’affaire.
      Mais c’est vrai que quand on voit le prix des Bonelli, il y a une grande difference… surement tres explicable par la difference de tirage. Il y a le meme ecart de prix si on regarde certains comics Marvel traduits par Panini de chaque cote des Alpes. Mais de grand quotidiens nationaux proposent ces albums en supplement tres bon marche, ce qui est difficilement imaginable en France, malheureusement.

      Sinon, monsieur Filippini, quand vous parlez des 28 numeros parus de Tex Gigante, j’imagine que vous parlez des Tex Speciale ?…

      • Après vérification le terme Albo Speciale est employé pour Tex uniquement. Les ouvrages à l’identique publiés par la suite pour Martin Mystère, Dylan Dog, Nathan never, Zagor… sont eux qualifiés de Gigante. Pas facile de s’y retrouver mais on y arrive.
        Henri Filippini