L’Intrépide, un hebdomadaire classique (deuxième partie)

Après une première partie fort instructive – voir : L’Intrépide, un hebdomadaire classique (première partie) -, voici la suite (et la fin) du panorama très illustré sur L’Intrépide, l’un des célèbres hebdomadaires pour la jeunesse édités après-guerre par Cino Del Duca entre 1948 et 1962, que vous propose notre collaborateur Henri Filippini.

Un format « franco-belge »

Avec son n° 129 (24/4/1952), L’Intrépide de Cino Del Duca (voir Cino Del Duca : de la presse du cœur à la BD…) adopte le petit format de ses concurrents franco-belges de plus en plus actifs sur le marché français. La mention Magazine des petits et des grands est justifiée avec la publication, en première page, de « La Chèvre menteuse », adaptation illustrée sans bulles d’un conte de Grimm, probablement d’origine italienne (également disponible aux éditions Mondiales sous forme d’albums). Au fil de ses 24 pages désormais toutes en couleurs, L’Intrépide propose une belle brochette de bandes dessinées :  « Hardi John ! », « Horn du West », « Bugs Bunny », « Mystère dans la neige », « Les Fils du vent », « Handjar », « Réseau secret », « Sabre au clair », « Marco gars du voyage », « Arthur et Zoé », « Le Petit Shérif », « Roland héros des mers », « La Course au milliard » (1)  et le début de « Fanfan la Tulipe », le film de Christian-Jaques avec Gérard Philippe adapté par Prado et dessiné par le grand Étienne Le Rallic : un récit qui prendra fin dans le n° 337 du 12 avril 1956.

Un sommaire certes classique, mais riche en créations de qualité, qui n’a pas à rougir de ses concurrents.

Période d’autant plus faste que le n° 131 (8/5/52) ouvre ses pages aux séries publiées par Tarzan que Cino del Duca vient d’arrêter pour cause de censure.

Au 24 pages habituelles s’ajoutent un cahier de huit pages centrales où le lecteur découvre les suites des récits qu’il pouvait lire dans Tarzan.

C’est le cas de « Nat du Santa Cruz » (« Nat del Santa Cruz »), série maritime italienne créée en 1951 pour les éditions Torelli par Gian Giacomo Dalmasso et Ferdinando Tacconi.

Cette histoire édifiante d’un jeune garçon courageux, accompagné de sa chatte Passy, qui devient mousse à bord du Santa Cruz dont le commandant est sévère mais juste, est publiée du n° 131 du 8 mai 1952 jusqu’au n° 156 du 25 octobre de la même année.

Suite aussi de « Rocky Rider », western publié à partir de 1949 dans Albo Intrepido, puis jusqu’en 1963 dans Il Monello. Les aventures du jeune shérif d’Okard-City et de sa fiancée Betty Johnson, imaginées par Mario Baratelli, sont dessinées par Mario Uggeri.

De « Don Winslow », commander de l’US Navy : des aventures écrites par Frank Martinek pour Leon A. Beroth, le temps de cinq numéros ; elles sont réalisées, à l’origine, sous forme de strips et de pages dominicales pour la presse britannique par le Bell Syndicate.    Et de « Pavillon noir », une histoire de flibuste dessinée par René Giffey, publié jusqu’au n° 165 du 27 décembre 1952.

Le numéro 132 voit arriver les suites de « Pour l’honneur l’Insaisissable » (pendant seulement cinq numéros), récit d’espionnage situé pendant la Seconde Guerre mondiale dessiné par Remy Bourlès et de « Buffalo Bill », western superbement mis en images par René Giffey. Dès le n° 135, L’Intrépide retrouve ses 24 pages hebdomadaires, la plupart des récits de feu Tarzan s’étant rapidement conclues.

Seul « Buffalo Bill » continuera sa route au sein de L’Intrépide, jusqu’au n°483 du 28 janvier 1959, avec une histoire complète supplémentaire au n° 570 de L’Intrépide-Hurrah ! (daté du 28 septembre 1960).

Cette série est toujours dessinée par le grand Giffey sur scénarios de Maurice Limat (1914-2002), Jacqueline Lhérisson (par ailleurs secrétaire de rédaction du journal), Jean d’Alvignac…

On retrouve aussi « Rocky Rider », présent jusqu’au n° 311 du 13 octobre 1955.

Alors que Bugs Bunny retrouve la première page, l’hebdomadaire, dont le tirage flirte avec les 250 000 exemplaires, débute une longue période calme où les changements sont rares et, ceci, jusqu’au n° 333 du 15 mars 1956 où il passe de 24 à 32 pages.

Notons l’arrivée dans le n° 141 de « Kid le libérateur » (« Liberty Kid ») publié à l’origine par Intrepido, de 1951 à 1963, dessiné par Stefano Toldo, puis surtout par Lina Buffolente (1924/2007, dessinatrice incontournable du fumetti italien ayant travaillé en France sur « Mousqueton », « Nick Reporter », « Rouletabille », « Captain Swing »…).

Ce long récit évoque les aventures du jeune Sudiste Kid Fiermont qui rejoint les Nordistes malgré l’opposition des siens et devient l’agent secret du président Grant.

Publiée jusqu’au dernier numéro de L’Intrépide-Hurrah ! (le n° 629 du 30 août 1962), cette série se poursuivra dans Mireille (voir : ).

Il faudra attendre le n° 181 (16/04/53) pour voir arriver Guy Hardy, alias « Guy l’intrépide », dont les parents ont été déportés à Buchenwald, agent de l’Intelligence Service en lutte contre l’occupant nazi. La série avait été crée dans les premiers numéros de Tarzan, en 1946. Cette nouvelle version écrite par Lucien Bornert, puis Lacôme et Capella, toujours mise en images par Roger Burty [puis par Noël Gloesner (voir Noël Gloesner)], se prolonge jusqu’au n° 376 du 10 janvier 1957.

Seul changement au cours d’une longue période de stabilité, « Arthur et Zoé » passent en première page au n° 249, reléguant « Bugs Bunny » dans les pages intérieures.

Il faut attendre près de cent numéros pour voir arriver « Cadet Rousselle », adaptation du film de cape et d’épée de Jean Hunebelle dessinée par Étienne Le Rallic du n° 272 (13/01/1955) au n° 311 (13/10/1955).

Le n° 275 propose les premières planches de l’adaptation par Jacqueline Lhérisson d’un roman de R.M. Nizerolles, « Les Aventuriers du ciel ».

Ce récit de science-fiction désuet se poursuit jusqu’au n° 352 du 26 juillet 1956, dessiné par René Giffey puis par Mario Uggeri.

Après de longues années de ronron, L’Intrépide, qui vient de franchir le cap des 300 numéros, se lance alors dans des transformations hélas maladroites.

Extrait d'une planche originale d'Étienne Le Rallic pour « Cadet Rousselle ».

« Les Aventuriers du ciel » par Mario Uggeri.

La fin ?   

Dès le n° 312 du 20 octobre 1955, des changements donnent à penser que le contenu de L’Intrépide est en train d’évoluer, avec une volonté évidente d’éduquer le lecteur tout en l’amusant.

« Tom au royaume de la découverte » (qui deviendra « Tom découvre » au n° 473 du 19 novembre 1958), série de récits complets, signés Claude Astier et Jean-Louis Rochelle, est publiée jusqu’au n° 499 (20/05/1959).

Elle permet aux lecteurs de voyager dans le temps sur les pas d’inventeurs, d’artistes ou de personnalités historiques, en commençant avec une vie de Bernard Palissy.

Une autre histoire à suivre sur quelques numéros (du 312 du 20 octobre au n° 314 du 3 novembre 1955) raconte la vie de Baden Powell dessinée par Alain d’Orange, suivie par « Victoire au Pôle Sud » par Pierdec (du n° 315 du 10 novembre au n° 317 du 24 novembre 1955) , « Saint-Louis » puis les « Aventures de Marco Polo » par Lucien Nortier (du n° 319 du 8 décembre au n° 322 du 29 décembre 1955) , « Jules Verne » par Maurice de la Pintière (1920-2006, résistant torturé par la Gestapo, tuberculeux, il abandonne la BD en 1957), « Lutèce » par Guy Mouminoux…

Dans le même n° 312, débute « L’Expédition du professeur Gromulus », un long récit comique signé par l’excellent Érik (Alias André Jolly, 1912-1974, dessinateur prolifique créateur de nombreuses séries, « Trancheroc » dans Zorro, « Crochemaille » dans O.K, « Tribacil » dans Coq hardi, « Pat-Rac » dans Coeurs vaillants, « Finette » dans Âmes vaillantes, « Mégalithe » dans Record… ; voir Érik le prolifique ! (première partie) et Érik le prolifique ! (deuxième partie)).

Le professeur Gromulus a mis au point une pilule qui permet à l’organisme de celui qui la prend de résister à la faim et à la soif. Il demande au capitaine Barbasec de tenter l’expérience au cours d’une expédition en mer.

Expédition dont l’issue sera connue dans le pocket Dicky le Fantastic, le récit s’étant interrompu dans le n° 375 de L’Intrépide afin de céder la place à la photo d’une vedette du grand écran ou du sport (?).

Le n° 322 du 29 décembre 1955, un spécial de 32 pages, voit arriver « Dicky l’intrépide », petit bonhomme portant casquette campé par Robert Moreau (1928-2006, présent dans  Pierrot, Cœurs vaillants, Lisette, Fripounet… avant de créer « Trompette l’éléphant » puis « Les Petites Chipies » dans Femmes d’aujourd’hui) sous forme de récits complets, de gags, puis de longues histoires à suivre jusqu’au n° 594 de L’Intrépide-Hurrah !(15/03/1961), tout en possédant un pocket à son nom à partir de février 1956 et une collection particulière de 58 albums.

Avec le n° 333 du 8 mars 1956, L’Intrépide passe à 32 pages : « Bugs Bunny » disparaît et « Arthur et Zoé » cèdent la première page à « Dicky l’intrépide » qui a décidément le vent en poupe. Début du « Roman illustré » avec « L’Île au trésor », « Rob Roy », « Les « Naufragés de la jungle », « Le Cargo du mystère », « Moby Dick », « La Ville perdue »… aux images signées Alain d’Orange, qui seront suivi par « Le Dernier des Mohicans », « Les Chasseurs de loups » et « Le Piège d’or » imagés par Pierdec, « Le Trésor lointain », « Le Vagabond des mers », « Le Capitaine Fracasse » par Henri Dimpre (décédé en 1972, célèbre dessinateur de « Pilotoramas » dans Pilote), et enfin de la rubrique didactique « C’est vrai ! », illustrée par Robert Moreau.

Les récits complets apparaissent alors, proposant alternativement des histoires traduites des Albo Intrepido italiens et des créations signées Bob Dan, Pierre Brisson (pseudonyme de Pierre Le Goff), Guy Mouminoux (patronyme du futur Dimitri), Jacques Souriau, Roger Burty, Pierdec, les frères Groux, Edmundo Marculeta, Claude Pascal (1931/1994, dessinateur de « Louk chien loup » dans Vaillant, collaborateur de Pilote…), Jean Sidobre (1924-1988, futur G. Lévis dessinateur de Liz et Beth, voir : http://bdzoom.com/7365/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-liz-beth-et-bedeadult/), Rémy Bourlès…

En alternance avec « Tom » qui poursuit ses découvertes, un récit complet en deux pages, écrit lui aussi par Claude Astier, raconte un fait authentique sous le titre « Aventures vraies », mis en images par Guy Mouminoux, Maurice de la Pintière, Pierre Brisson, Rochelle, Jean-Loup (1923-1970, de son vrai nom Jean-Loup Langevin, collaborateur de Pierrot et Lisette, puis des magazines de chez Fleurus), René Brantonne…

L'une des « Aventures vraies » imagées par Pierre Brisson.

Face à ses concurrents de plus en plus redoutables, L’Intrépide s’ouvre au rédactionnel, toujours dans le but d’instruire ses lecteurs tout en les divertissant.

Seule nouveauté au rayon BD, dans le n° 338 (19/04/1956) débutent les aventures de Davy Crockett dessinées par l’inusable Étienne Le Rallic qui vient de boucler « Fanfan la Tulipe » en 1 045 strips : elles se poursuivront jusqu’au n° 587 de L’Intrépide-Hurrah ! (25/01/1961).

Nouvelle surprise avec le n° 381 du 14 février 1957, Le Magazine des petits et des grands devient Le Plus Grand Magazine de la jeunesse moderne et passe à 48 pages, dont seulement 16 en couleurs, les autres étant bicolores ou en noir et blanc. Toutes les couvertures sont désormais  dessinées par Paul Ordner (1901/1969, illustrateur, caricaturiste, spécialisé dans le dessin politique et sportif) dont le trait réaliste et vivant est également utilisé pour illustrer des articles. Le roman revient aussi dans le journal après une longue absence (« Croc blanc » illustré par Maurice de la Pintière, « Le Serpent à plumes » par Claude Pascal…

Ce numéro marque surtout l’arrivée en force des romans-photos avec « Le Gars du Far-West » qui occupe six pages, les débuts des rubriques « Comment ça marche ? » par Christian Tavard (plus tard collaborateur des revues Fleurus) et Albert Ducrocq, « Aventures illustrée » par Ordner, « Sports » due à André Chassaignon, « Cinéma »… Pas de changement côté BD : seul le rédactionnel semble être le souci de la rédaction.

Déjà présente depuis quelques temps dans les récits complets, la bande dessinée d’origine britannique fait son entrée dans les histoires à suivre avec l’adaptation du roman « L’Espion » de Fenimore Cooper qui débute dans le n° 427 du 2 janvier 1958,  suivi par « Le Diamant d’Azincourt » à partir du n° 438 (19/03/1958), « Rob Roy » au n° 443 du 21 avril 1958 (peut-être dessiné par Fred Holmes ?) et par « Le Cavalier rouge » au n° 451 du 18 juin 1958 (les dessins pourraient être d’Harry Bishop ?).

Ultime changement avant la fin avec le n° 454 (09/07/58) de L’Intrépide qui augmente son format (21 x 29 cm), mais réduit sa pagination à 32 pages.

Rubrique et BD ne changent pas. Il faut attendre le n° 456 du 23 juillet 1958 pour noter deux arrivées dans le domaine humoristique : « Zanzi » le petit homme distrait qui peut voyager dans le temps, dont les aventures imaginées par Érik se poursuivront dans Mireille, et « Pitt et Rocky » : duo burlesque créé par Rochelle qui, eux aussi, parcourent les méandres du temps jusqu’au n° 561 de L’Intrépide-Hurrah ! du 27 juillet 1960.

La rédaction multiplie les expériences afin de tenter de faire remonter les ventes du journal à l’agonie. Planches didactiques avec la rubrique « L’Intrépide » qui vous ouvre les portes du futur (animée par Rochelle), les aventures de Tip le hardi à partir du n° 457 (30/07/1958) jusqu’au n° 472 (05/11/1958) – traduction de « Narciso Putiferio » de Luigi Grecchi et Ferdinando Corbella publié en Italie, à partir de 1955 dans Il Monello -, « Arthur et Frisette » par Léon Mercier dans le n° 463 du 10 septembre 1958 (né en 1928, ce dessinateur à la carrière brève ayant travaillé pour Pierrot, Mondial Presse et  Opera Mundi), enfin « Steve Hollygan mène l’enquête » par Jean Sidobre du n° 472 (12/11/1958) au n° 567 de L’Intrépide-Hurrah ! (07/09/1960).

Ultimes cartouches avec l’arrivée de « Scott Darnal » dans « Commando du silence » dans le n° 473 du 19 novembre 1958 (puis ans « Pirates du ciel »), annoncée comme une sensationnelle aventure moderne sur des thèmes scientifiques  écrite par Georges Sandier et dessinée par Fernando Fusco (1929, collaborateur de Lisette, futur dessinateur des aventures de Tex Willer) : « Scott Darnal » reviendra au n° 548 du 27 avril 1960 dans L’Intrépide-Hurrah ! avec des scénarios d’Antoine Icart, spécialiste de la conquête de l’espace ; sans oublier la publication de récits comiques en deux pages signés Rohault (« Monsieur Farfelu »), Kosc, Bruno (« Bob Hine »), Jean-Louis Pesch (« Mouss’Tick », sur un scénario de Ginou Richer), Bob Dansler (« Krac »), Érik (« Les Inventions de Bidubol »).

Arrivée de « Jim Dynamic » à partir du n° 478 du 24 décembre 1958, série d’espionnage dessinée par Jean Sidobre, hébergée par L’Intrépide après la disparition du supplément Paris Journal Junior où elle était publiée.

Autre héritage au n° 486 du 18 février 1959 (jusqu’au n° 496 du 30 avril 1959), une aventure de Tim et Anthime signée Christian Godard, série également sans toit depuis la récente disparition de l’hebdomadaire Ima.

Notons aussi une histoire de brigand bien aimé non signée, « Vif Argent ») au n° 497 du 6 mai 1959, mais qui pourrait bien s’avérer être la traduction d’un épisode de la célèbre bande anglais « Dick Turpin » de la revue Thriller Comics, notamment dessinée par  Derek Charles Eyles. 

Le n° 499 revient au format précédent, tout comme le suivant du 27 mai 1959 qui, sous une couverture de Sibobre, sera le dernier de L’Intrépide. Une annonce d’une demi page informe les amis de L’Intrépide que Hurrah ! et L’Intrépide, les deux grands illustrés préférés de la jeunesse, seront regroupés ensemble. Adieu l’intrépide, bonjour L’Intrépide-Hurrah !

Nous évoquerons ce titre à la suite de l’article consacré à Hurrah !

Contrairement à Tintin, Spirou et même Coq hardi ou Vaillant, les publications des éditions Mondiales n’ont jamais consacré une ligne à leurs auteurs. Preuve que, chez Cino Del Duca, la seule chose qui comptait était de vendre du papier !

Henri FILIPPINI

Notes et compléments bibliographiques, relecture et mise en pages : Gilles Ratier

(1) Rappelons qu’une grande partie de ces bandes dessinées, et de celles à venir au sommaire de L’Intrépide 2ème série, était d’origine italienne et issue des modèles transalpins Il Monello (créé en 1933) et Intrepido (fondé en février 1935) par la Casa Editrice Moderna (puis la Casa Editrice Universo) de la fratrie des Del Duca : Domenico et Alceo Del Duca, les frères de Cino, continuant sur leur lancée dans leur pays d’origine, une fois leur aîné installé définitivement en France. C’est du moins le cas pour les romanesques et non moins dramatiques et interminables « Le Prince charmant » (« Il Principe Azzuro »), « Le Petit Shérif » (« Il Piccolo Sceriffo »), « Hardi John ! » (« Forza John ! »), « Mystère dans la neige » « Cuore Garibaldino », « Roland héros des mers » (« Roland Eagle »), « Nat du Santa Cruz » (« Nat del Santa Cruz »), « Rocky Rider », « Kid le libérateur » (« Liberty Kid ») et, plus tard, « Chandra prince royal » (« Chiomadoro, il principe del sogno »), « Duck Hurricane » (« Bufalo Bill »), « En avant gringo ! » (« Arriba Gringo »), des séries déjà été traduites, pour la plupart, dans Tarzan ou dans Hurrah !.

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