Érik le prolifique ! (deuxième partie)

Alors que le Coffre à BD poursuit la réédition intégrale, en albums, des enquêtes de sa Finette, publiée dans Âmes vaillantes, de 1951 à 1974, voici la suite (et la fin) de l’évocation de la longue carrière d’André René Jolly alias Érik : dessinateur et scénariste extrêmement prolifique, mais hélas pratiquement inconnu des nouvelles générations. Cette précise chronologie de son œuvre est ponctuée par des extraits d’un entretien avec son épouse, réalisé par Louis Cance et proposé, à l’origine, dans le n° 12/13 de Hop ! (en juin 1977).

Dès le début des années cinquante, Érik va encore intensifier sa production et même si l’on voit sa signature, un peu partout, c’est quand même surtout pour le groupe catholique Fleurus, dont il devient l’un des piliers, qu’il va fournir ses principales séries, aux côtés de dessinateurs comme Robert Rigot, Frédéric-Antonin Breysse, Pierre Brochard (voir « Zéphyr » de Pierre Brochard), Noël Gloesner (voir Noël Gloesner) ou Martial (voir Disparition de Martial !). Il y travaillera, d’ailleurs, jusqu’à sa disparition, le 13 août 1974 : « Il a été très fidèle aux éditions Fleurus qui l’avaient beaucoup aidé en 1951, alors qu’il avait dû s’arrêter de travailler pendant six mois pour une très grave opération. »

Ainsi, dans un premier temps, Érik travaille pour le périodique Cœurs vaillants de chez Fleurus, plutôt destinés aux jeunes garçons, en reprenant le principe des machines extravagantes ou infernales testées dans Jeudi-Matin (1) et qui sont ici concoctées par le Professeur Cataral, dès 1949 (2) : « Il était très bricoleur, dans tous les domaines. Il était très habile de ses mains et s’il n’avait pas dessiné, il aurait adoré la chirurgie. Ses extravagantes machines dessinées devaient pouvoir fonctionner et il passait de longues heures à l’élaboration des mécanismes apparemment farfelus. ».

Toujours pour Cœurs vaillants, en plus de divers strips (dont, en 1954, « Sac à malices », « Les « Vont de l’avant » » ou « Monsieur Bobêche », sachant qu’Érik avait déjà créé un « Nestor Bobèche » dans Benjamin, en 1941, mais qui n’avait rien à voir avec celui-ci), de quelques couvertures, publicités (dont « Les Aventures de Grignotin » en 1953, que l’on retrouve simultanément dans L’Intrépide, mais aussi en Belgique dans Spirou) (3)

« Les Aventures de Grignotin » dans Spirou.

et illustrations de rédactionnels, il crée également une série avec des enfants (« Les Aventures drolatiques de Jean et ses amis », en 1950) qui deviendra par la suite une bande animalière, de 1951 à 1956.

Puis, c’est au tour de l’une de ses séries les plus importantes : « Pat’Rac », publié entre 1952 et 1960 dans Cœurs vaillants, soit sur plus de quatre cents pages.

Souvent accompagné par le brave et grassouillet inspecteur Bouffarde, ce blond et élégant jeune homme à l’immuable nœud papillon, bien que désigné comme reporter dans sa première aventure (épisode qui existe alors aussi en films fixes et qui sera édité en album noir et blanc aux éditions Horus en 1980), est en fait un détective qui mène des enquêtes aussi classiques que passionnantes.

À noter qu’il a eu les honneurs d’un album édité par Fleurus, en 1959, avec un épisode de soixante et onze pages proposé l’année précédente dans Cœurs vaillants (« Expérience 2 A »)

« Pat'Rac » dans Cœurs vaillants, en 1953.

et que ce personnage réapparaît de 1962 à 1967 dans Fripounet et Marisette, le temps de quelques récits complets : « Il avait une très grande curiosité intellectuelle. Il s’intéressait à tout, achetait des livres traitant de tous les sujets et y puisait sa documentation. »

« Pat'Rac » dans Fripounet et Marisette, en 1964.

La dernière création d’Érik pour Cœurs vaillants est « Le Commissaire Picablo » qui n’est autre qu’une publicité pour les publications Fleurus sous la forme de strips, de courts récits complets ou de concours (entre 1953 et 1957). Le personnage apparaît aussi en 1954 et 1955 dans une enquête de Finette (« Finette est sur la piste », reprise en album chez Fleurus sous le titre « Le Mystère du Planétar Circus ») au sein de l’hebdomadaire Âmes vaillantes.

Un court récit avec le commissaire Picablo.

            En effet, pendant plus de vingt ans, notre dessinateur et scénariste est aussi au sommaire de cet équivalent féminin de Cœurs vaillants, notamment avec ce personnage de jeune fille détective.

Cette jeune et futée détective blonde, accompagnée d’un petit chien blanc nommé Teuf-Teuf (protagoniste unique de quelques récits complets) et du comte de La Tour de Pierre — aux fringantes moustaches blanches —, connaît de nombreuses aventures aux multiples rebondissements à travers le monde, entre 1950 à 1968, dans Âmes vaillantes (ou son équivalent belge Pat, en 1958 et 1959) et dans son successeur J2 magazine.

« Finette » dans Cœurs vaillants.

L’intégrale de cette saga, qui est la plus longue entreprise par Érik, est en cours de réédition en albums au Coffre à BD, depuis décembre 2013 (voir : http://www.coffre-a-bd.com/cgi-bin/boutique.bin?s=0&S=1119), mais « Finette » avait déjà connu, entre 1954 et 1955, trois albums au format à l’italienne dans la collection Fleurdor de chez Fleurus : les deux premières aventures « Finette détective » et « Le Sarcophage vert » réunies dans « Le Trésor perdu », la quatrième « Le Coup d’État de Volubilie » et la cinquième « Finette est sur la piste » retitrée « Le Mystère du Planétar Circus » pour l’occasion.

Ensuite, les éditions catholiques belges Edipat (très proches des éditions Fleurus) proposent « Le Mystère du troisième tiroir » et « L’Énigme du grand Boulou », respectivement la dixième et la neuvième enquête, en albums brochés en noir et blanc qui seront repris à seulement cinquante exemplaires, mais en couleurs, par Regards en 2007 et 2010.

L’association de Jean-Paul Tibéri éditera aussi, sous la même forme, le douzième épisode datant de 1960 (« La Main noire ») : « Il aimait bien dessiner les petites filles, car il s’intéressait beaucoup à la mode, aux toilettes, aux coiffures… Mais, évidemment, il ne se passionnait pas autant que pour les aventures qu’il pouvait leur faire vivre. »

Toujours dans Âmes vaillantes, signalons aussi, entre autres, une courte aventure « à suivre » de onze planches intitulée « Vacances en l’an 2000 » (une malicieuse histoire d’anticipation avec, comme héroïne, une autre jeune fille nommée Étamine) en 1950 et « Les Bonnes Idées de Mutine » pour quatre demi-pages. Signalons encore une rubrique intitulée « Ah ce ménage, quel souci ! » qui permet à Érik d’inventer de nouvelles machines plus ou moins vraisemblables et divers autres dessins et pages, dont ceux avec Pichenette ou avec Souricette, laquelle connaîtra même quelques courtes aventures en bande dessinée, vers 1960.

Dans les années cinquante, outre les publications du groupe Fleurus, de nombreux magazines pour enfants, dans tous les styles, accueillent notre dessinateur et scénariste.

Nous avons déjà signalé, dans la première partie de cet article (voir : Érik le prolifique ! [première partie]), sa collaboration à Zorro jeudi magazine et au Comique magazine des éditions de Jean Chapelle (avec des reprises du « Chevalier Trancheroc » en 1950 et 1951 ou de « Vrac reporter » en 1951), au Jocko et Poustiquet du groupe de presse des éditions Lajeunesse (avec une nouvelle version de « Babiol » en 1955 et 1956), au pocket Bambino en 1958 (rééditions remontées de « Trancheroc ») et au magazine Coq hardi de Marijac où il crée aussi « Papou détective privé » : une aventure parodique d’espionnage publiée en 1952 et 1953.

Pour ce dynamique éditeur et rédacteur en chef (voir Coq hardi : vie et mort d’un journal [première partie] ou Coq hardi : vie et mort d’un journal [deuxième partie]) qui officie alors comme responsable du Pierrot des éditions de Montsouris, l’infatigable Érik propose une nouvelle lutte entre un bon savant et un méchant : « Professeur Canif contre Docteur Krapotus », en 1951.

Soit quarante-quatre planches qui se poursuivront dans Coq hardi, le temps de trois parutions, en janvier 1952.

Le petit format Bambino des éditions Mondiales de Cino Del Duca, dotée de belles couvertures inédites d’Érik, va également en proposer une version remontée, en 1958.

« Professeur Canif contre Docteur Krapotus ».

            Toujours pour les éditions de Montsouris, Érik publie aussi « Nique et Prune » dans leur journal pour jeunes filles Lisette, entre 1953 et 1961 (si on prend en compte un dernier récit édité dans un Almanach Lisette). La courageuse Nique et sa pie bavarde Prune auront même droit, en 1959, à un album publié par l’éditeur de Lisette : « L’Étrange Croisière du Kara-ko ».

            Dans ce même périodique et dans ses almanachs, on trouvera d’autres histoires courtes signées Érik comme le moyenâgeux « Chevalier bleu » (en 1960), les aventures familiales de Natte, Colline et Nonosse ou la bande dessinée animalière « La Rivière disparue » qui met en scène des oiseaux anamorphiques, en 1961…

            Citons aussi sa collaboration au Bayard de la maison de la Bonne Presse (des jeux, en 1952), au récit complet mensuel Sylvie des éditions Artima (« Dorothée et les pirates », trente planches parues en 1954 et 1955) (4), à Ima (« Madie et son chien Truf » en 1955 et « Martin Gale » qui y revient rajeuni, sous d’autres traits, entre 1956 et 1958) et, surtout, à l’hebdomadaire L’Intrépide des éditions Mondiales de Cino Del Duca. Il y publie « L’Expédition du Professeur Gromulus » de 1955 à 1957 (ce long voyage exotique, aux multiples escales, d’un sympathique savant rondouillard est poursuivi dans le pocket Dicky le fantastic de 1957 à 1961, toujours chez Del Duca, et repris dans les n° 37 à 42 de Hop !), « Zanzi » de 1958 à 1962 (dont le protagoniste se retrouve dans le passé, d’abord au Far West, puis dans la préhistoire, à la suite d’un gros rhume)

— à noter que l’on retrouve furtivement ce personnage, pour quinze dernières pages, dans le Mireille de Marijac  (alors repris par Del Duca), en 1962 —,

deux planches de la série animalière « Toupy » en 1955 (ce volatile qui se conduit comme un humain connaît d’autres aventures dans le petit format Dicky le fantastic entre 1963 et 1967) ou encore les éphémères « Inventions du professeur Bidubol » (deux courts récits de deux planches en 1959) : « Il n’a jamais couru les piges. Il s’y refusait même catégoriquement. Il a exercé son art sans aucun problème, mais s’il avait eu des difficultés, il aurait fait autre chose pour vivre. »

            Dans les années soixante, en plus de Nano et Nanette (avec des rééditions remaniées du « Professeur Tribacil » et de « Tartol de la Clanche », en 1963 et 1964), on retrouve encore Érik dans les autres titres du groupe Fleurus. Que ce soit dans Perlin et Pinpin, journal destiné aux tout petits (avec des bricolages et « Truf », le chien de Madie, en pages centrales entre 1963 et 1965), dans Fripounet et Marisette (avec des résurrections de « Pat Rac » entre 1962 et 1967 et de « Crochemaille » en 1968), dans J2 jeunes (avec de nouveaux « Professeur Fulminate » et « Babiol » entre 1968 et 1970) ou encore dans J2 magazine avec la poursuite de « Finette », jusqu’en 1968.

Cette dernière sera remplacée par « Ura fille de l’espace », entre 1969 et 1974, série où Érik se frotte à la science-fiction : genre qui lui permet d’adapter son humour et son graphisme aux voyages dans le temps et à la découverte de ces machines extravagantes dont il a le secret.

« Ura fille de l’espace » dans J2 magazine, en 1974.

Pendant la décennie suivante, Érik va donc tenter de moderniser un peu son style sur les aventures de la jolie brune Ura de la planète Agyra, mais aussi sur d’autres créations comme « Triphénol contre Klorax » (récits complets de cinq pages publiés de 1970 à 1974) dans Formule 1 et « Tifus, Uron et Vladimir » (planches de gags, souvent présentes en dernière page, entre 1972 et 1974) dans J2 magazine : « Quant à sa méthode de travail, c’était surtout la nuit qu’il travaillait. Il tenait le coup en buvant beaucoup de café et il est à remarquer que ses meilleures planches ont été conçues pendant la nuit. Son travail était irrégulier, soumis à l’inspiration et lorsqu’il avait une idée, il se lançait avec ardeur sur sa planche à dessin. Un crayonné rapide couronné par un encrage minutieux à la plume. Ses textes étaient très étudiés, corrigés maintes fois. Il ne tolérait pas de fautes de français. Il avait également un cahier où il notait, au fur et mesure de son inspiration, outre ses idées, les noms amusants qui servaient à accentuer le comique des situations. Il avait même imaginé toute une orthographe préhistorique pour sa série « Mégalithe ». »

            C’est en effet dans Record, successeur du journal Bayard, qu’Érik propose sa dernière série la plus connue, entre 1966 et 1973 : « Mégalithe », petit agent secret préhistorique, combattant les conspirateurs sous le règne du bon Grô-Fofol, chef suprême de la Kranurie.

            Certains de ces épisodes complets d’une dizaine de pages ont été réédités dans le mensuel Nestor et son ami David Michel de la SFPI (en 1975), ou encore en supplément de la revue spécialisée Hop ! (en 1996), mais son intégralité est désormais disponible en cinq volumes édités par Le Taupinambour, depuis septembre 2013 (voir http://www.coffre-a-bd.com/cgi-bin/boutique.bin?s=0&S=1094) : « Mégalithe est né comme tous ses personnages. Il vivait dans sa tête depuis des années. (5) Il désirait toujours faire vivre un nouveau personnage sur le papier (mon avis est qu’il aurait dû en créer moins)… »

            En 1974, atteint d’un cancer, il doit arrêter de dessiner et est hospitalisé. Il décède le 13 août de cette même année à Dreux, à l’âge de soixante-deux ans, après avoir passé plus de quarante années au service de la jeunesse : « Pour nous, ce fut la vie de Bohême, le manque de sécurité… Et puis la conviction qu’il avait de pouvoir dessiner jusqu’à sa mort : c’est-à-dire de ne rien prévoir pour sa vieillesse… La vie d’une femme de dessinateur dépend surtout du caractère de ce dernier. Pour moi, c’était la présence d’un être plein de connaissance et, surtout, d’humour. »

            Curieusement, deux pages assez étonnantes seront publiées après son décès dans le n° 24 du mensuel Métal hurlant, symbole de la nouvelle presse BD, en 1977 : « Déjà malade et peiné de voir les dessins qui paraissaient dans les journaux d’enfants, il me dit : « Ah, ils veulent des horreurs et bien je vais leur en faire. Ils pensent que mon style est démodé, je vais en changer ! » Et il fit quatre planches d’épouvante intitulées « Le Vampire au grand cœur ». Hélas, il fut hospitalisé, ces planches à peine achevées. »

            Pour conclure, citons l’encyclopédiste Patrick Gaumer dans la notice qu’il a consacré à Érik dans son toujours inégalé « Dictionnaire mondial de la BD » chez Larousse (en 2010) : « Mettant perpétuellement en scène les mêmes personnages (le savant mégalomane, l’inventeur loufoque, le détective maladroit, le chevalier intrépide, la vaillante héroïne, etc.), décrivant avec force détails des machines infernales complexes et inutiles, Érik construit une œuvre humoristique profondément originale. »

Gilles RATIER

Merci aux sites http://www.forumpimpf.net, http://www.nrblog.fr/casedepart, http://raymondperrin.blogspot.fr et surtout lectraymond.forumactif.com qui nous ont permis d’illustrer, comme il se doit, une bonne partie de cet article et de compléter certains manques dans la bibliographie d’Érik.

(1) Notre inventif dessinateur a commencé à imaginer d’extravagantes machineries par l’intermédiaire du jeune Bricolo dans Jeudi-Matin, en 1949, mais ce sera surtout Mégalithe, héros de la préhistoire publié dans Record entre 1966 et 1973, qui sera confronté à des inventions compliquées aussi loufoques qu’inattendues. La plupart d’entre elles, notamment celles présentes dans ce magazine des éditions Bayard entre 1962 et 1971, seront reprises dans l’album « Les Machines infernales d’Érik » édité par Horus en 1980.

(2) Cataral, accompagné d’un marin nommé Sandal qui ressemble beaucoup au héros éponyme d’un précédent récit complet publié aux éditions Théophraste-Renaudot, vers 1942, reviendra dans de plus longues histoires ; d’abord dans l’almanach Régates de Cœurs vaillants, puis dans Cœurs vaillants même, entre 1951 et 1956, sans oublier un récit complet de quatre pages avec ces mêmes personnages dans le journal publicitaire Am Stram Gram.

« Cataral et Sandal » dans Cœurs vaillants.

(3) Grâce à son style incisif et très lisible, Érik fut très présent sur le marché publicitaire, menant plusieurs campagnes d’illustrations aérées à l’humour percutant, pour diverses marques comme la margarine Astra, les stylos et les gommes Mallat, le dentifrice Gibbs, les peintures Ripolin ou Valentine, les confitures Vitrac, l’eau minérale Évian, la lessive Omo, le cirage Lion noir, les éponges Spontex, les produits pour jardins et plantes Algoflash, le café en poudre Nescafé, le ruban adhésif Rubafix (avec de nouvelles machines extravagantes) ou le chocolat Menier pour lequel il va concocter, en 1954 et 1955, deux albums avec vignettes à coller sur le thème des « Fables » de Jean de La Fontaine. Certaines de ces publicités sont publiées dans des publications destinées aux scouts ou dans des périodiques pour les enfants comme Cœurs vaillants, Bayard et surtout Tintin (version française) ; notamment ceux réalisés pour le Comité du sucre, en 1952. Ces pages publicitaires auront même droit à des héros récurrents comme c’est donc le cas avec les biscuits, gâteaux secs et pains d’épice Grignotin (dans les publications Fleurus, dans Spirou, Bayard, L’Intrépide ou la revue Scout, entre 1953 et 1954), avec l’essence BP et sa marque d’huile sans plomb Energol (« Monsieur Super », en 1957 et 1958) ou avec les pellicules Kodak (« Clic et Clac à la chasse aux images… », en 1959 et 1960) dans Tintin France, et surtout avec les pâtes Milliat Frères : vingt-cinq fascicules de Milliat Frères magazine composés de quatre pages (dont trois de bandes dessinées en couleurs) avec « Le Chevalier Raviolitos », entre 1957 et 1963, « Francis et Boutatou » en 1957 ou les enquêtes de l’inspecteur MF junior pendant la même période.

(4) Pour Artima, Érik dessine aussi le fascicule « Capitaine Taillefer » publié en 1960. Mais le graphisme adopté pour ce vagabond chevaleresque, dans la lignée de Trancheroc, Tartol ou Crochemaille, nous incite à penser que cette histoire devait dater de quelques années auparavant.

D’autant plus que notre prolifique créateur avait déjà travaillé pour cet éditeur en 1946, sur « Fringale et Badinet » et « Cambuse sur l’île inconnue ».

« Capitaine Taillefer » chez Artima.

(5) En effet, outre les derniers épisodes de « Zanzie » publiés dans L’Intrépide (entre 1959 et1962) qui se déroulent en pleine préhistoire, les dix planches de « L’Affaire de Grô-Mignôn » — l’un des divers récits complets réalisés par Érik pour les almanachs des éditions Fleurus ou de la maison de la Bonne Presse et mentionnés sur http://lectraymond.forumactif.com/t1067p195-erik-le-moyenageux — préfigurent parfaitement Mégalithe.

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4 réponses à Érik le prolifique ! (deuxième partie)

  1. Claude Semay dit :

    Merci beaucoup pour cet article sur Erik. J’apprécie particulièrement les aventures de « Ura, fille de l’espace ». Je possède les « J2 Magazine » cités dans « Hop! » qui contiennent une aventure de Ura. Mais la 1re page que vous présentez ne correspond à aucun de ces numéros. Pourriez-vous me dire de quel magazine est extraite cette planche ? Avez-vous connaissance d’autres aventures de Ura que celles citées dans « Hop! » ? Merci beaucoup.

    Bien cordialement

    • Gilles Ratier dit :

      Merci à vous, Claude, pour vos félicitations ! La planche d’« Ura fille de l’espace » présentée sur le site BDzoom.com a bien été scannée dans un n° de J2 magazine, daté de 1974. Mais je n’ai pas pensé à marquer le n° sur le moment et la revue est reparti rejoindre ses congénères dans mon grenier où tous mes périodiques sont entassés ! Or, je vous avoue que je n’ai vraiment pas le temps, en ce moment, de le rechercher à nouveau dans les cartons.
      Par ailleurs, je n’ai pas connaissance d’autres aventures de Ura que celles citées dan« Hop !, je suis vraiment désolé !
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

      • Claude Semay dit :

        Je comprends qu’il n’est pas toujours facile d’aller fouiller dans de vieilles archives. Je peux vous dire que la planche de 1974 vient du « J2 magazine » n° 4 du 29/01/1974. L’autre planche présentée, qui est la 1re page du récit, ne vient d’aucun « J2 magazine » recensé dans « Hop ! » Mystère donc…
        Bien cordialement,