Érik le prolifique ! (première partie)

Alors que Jacques Delafosse et Jean-Paul Tibéri viennent de lui consacrer une monographie aux éditions Le Taupinambour (1) et que le Coffre à BD entame la réédition intégrale des enquêtes de sa Finette en albums (huit de parus, sur vingt-et-un de prévus, à ce jour), il nous a semblé intéressant de revenir sur la longue carrière d’André René Jolly alias Érik, dessinateur et scénariste extrêmement prolifique — avec des milliers de planches à son actif —, mais hélas pratiquement inconnu des nouvelles générations… Pourtant, si peu d’albums portant sa signature ont été publiés avant les tentatives récentes de revalorisation de son œuvre par la microédition (l’association Regards, Le Coffre à BD, Le Taupinambour, ABDL…), son trait vivant parfaitement caractéristique, tout à la fois rond et pointu, et son humour cocasse ont laissé d’excellents souvenirs à ceux qui n’étaient que de jeunes lecteurs entre les années 1930 et 1970…

Érik en vacances, en 1954.

Né à Verdun le 7 juillet 1912, celui qui va passer plus de quarante années au service de la jeunesse décède le 13 août 1974 à Dreux, à l’âge de soixante-deux ans : on ne lui connaît aucun équivalent graphique (si ce n’est dans la démesure avec Benito Jacovitti ou Luciano Bottaro en Italie et Albert Dubout ou Jean Cézard en France), ni aucun suiveur, si on excepte l’influence qu’il a exercée sur les premières bandes de Martial (voir : Disparition de Martial ! et Entretien inédit avec Martial par Patrick Gaumer [première partie]).

Comme à son époque, les interviews des dessinateurs de BD étaient rares et qu’Érik n’a jamais eu l’honneur d’être mis en avant par les fanzines (seul support qui s’intéressait alors aux acteurs du 9e art), nous avons ponctué cette précise évocation chronologique de son œuvre d’extraits d’un entretien avec Andrée Jolly, son épouse (2), réalisé par Louis Cance et publié, à l’origine, dans le n° 12/13 de Hop ! (en juin 1977).

Alors qu’il est encore lycéen, André René Jolly présente ses premières illustrations à l’animateur Jean Nohain alias Jaboune, le responsable de l’hebdomadaire Benjamin, l’année où il passe son baccalauréat, en 1930. Ces essais (neuf dessins mettant en scène Ratinet dans « Un trop bon déjeuner ») sont aussitôt acceptés et publiés simultanément dans Cœurs vaillants au mois de juillet de la même année : « C’était la voie normale, ayant débuté dans une publication pour enfants, il s’est lancé dans la bande dessinée. Il n’a jamais suivi aucune école, c’était un don. »

Érik (à droite), en 1952, avec sa famille : de gauche à droite, sa fille Nicole, son épouse Andrée et leur fils Yves.

Cependant, pour éviter des problèmes avec son père, un militaire de carrière qui n’appréciaient guère le fait qu’il ait décidé d’embrasser une carrière artistique, il prend le pseudonyme de J. H. Érik, puis de Jérôme Érik, — qu’il simplifiera, plus tard, en ne gardant que le Érik —, les prénoms scandinaves étant alors très prisés : « Son père finit par regretter, lorsque le succès fut venu, que son fils ne signe pas de son vrai nom. En effet, on ne faisait pas le rapprochement, si bien que lorsque son frère se lança dans la BD, il garda son nom… Il avait le même don qu’Érik et ce dernier lui conseilla d’essayer, alors qu’il travaillait pour le journal Ima ; mais il abandonna assez vite. » (3)

Après trois autres apparitions dans Benjamin et Cœurs vaillants, il lance son propre magazine mélangeant bandes dessinées et textes, en 1931 : vingt-six numéros de l’hebdomadaire Les Exploits extraordinaires d’Oscar Bill le roi des détectives. La tentative tourne donc court et il revient à Benjamin et Cœurs vaillants (avec des publicités pour le chocolat Menier, les petits-suisses Pommel, Ricqlès, Castrol…, et surtout avec « Les Aventures de M. Toupe » entre 1934 et 1939, « Balise » en 1937 et 1938 ou « Nestor Bobèche » de 1941 à 1943). Il fournit aussi « Fricasse détective » dans Les Jeunes de France (1934-1935) et diverses illustrations dans le journal Allo ! (entre 1937 et 1939), ainsi que pour quelques ouvrages signés Jaboune ou Henri Kubnik, entre 1933 et 1948 (« Les Jumeaux A5 » chez Alcan en 1933), « Friquet sur sa locomotive » ou « Friquet pilote de ligne » chez Plon en 1936 et 1937, « Histoires à dormir debout » chez Nelson en 1937)… (4) : « En revanche, il n’a effectué aucun autre essai dans d’autres formes d’art, ni peinture ni musique, bien qu’il ait eu une passion pour le jazz, mais en tant qu’auditeur. »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Érik travaille aussi pour divers autres journaux illustrés destinés à la jeunesse comme Gavroche (avec « Le Professeur Globule contre le docteur Virus » en 1941 et 1942, une histoire débridée mettant en scène l’un de ses premiers savants fous et qui sera reprise dans le fanzine Hop !, entre 1985 et 1987) ou Les Grandes Aventures : avec « Martin Gale, détective amateur » en 1941, lequel sera réédité dans les premiers numéros de Simbad le marin (aux éditions Mondiales, en 1962) et reviendra rajeuni, sous d’autres traits, dans Ima entre 1956 et 1960,

« Martin Gale » dans Ima.

mais aussi avec « Le Chevalier Trancheroc », de 1941 à 1942, dont un album est proposé par les éditions Théophraste-Renaudot en 1941 (5).

Cette savoureuse parodie des histoires de cape et d’épée reviendra dans Youmbo, en 1948, et dans Zorro, en 1950.

On le retrouve également, un peu plus tard, dans la presse pour adultes : dans Panorama (avec une adaptation de « Don Quichotte » proposant de longs textes sous des images contenant quand même des phylactères, en 1943) ou dans Le Mérinos (avec des dessins humoristiques légèrement grivois, publiés entre 1943 et 1944).

« Trancheroc » dans Zorro.

Un dessin d'Érik dans le Mérinos.

Cependant, l’Occupant qui, jusque-là, ne s’intéressait pas de trop près aux autorisations de parution des publications françaises va faire appliquer une sévère et rigoureuse réglementation sur les contingentements de papier de presse. Désormais, les journaux de la collaboration sont prioritairement approvisionnés et c’est dans cette optique, et non en raison de son contenu comme on le croit souvent que la presse pour enfants est sacrifiée. C’est pourquoi, à Paris, faute de papier, des titres comme Pierrot, Lisette, Gavroche, Fanfan la Tulipe, Hurrah !, L’Aventureux, Junior, Fillette ou Les Grandes Aventures disparaissent un à un, au printemps 1942. En faisant place nette, l’Occupant favorise ainsi l’apparition d’un nouvel illustré, à forte connotation nazie et antisémite : Le Téméraire. Se trouvant dans une situation de quasi-monopole jamais vue jusque-là dans l’histoire de la presse pour la jeunesse, l’hebdomadaire va pouvoir embaucher une importante équipe d’illustrateurs parmi les plus connus et les plus talentueux du moment.

À l’exception de certains auteurs dont les opinions sont proches de celles exprimées dans ce magazine publié à Paris de janvier 1943 à la Libération — avec une diffusion très honorable (entre 100 000 et 150 000 exemplaires) —, tels Vica, Francis Josse, Auguste Liquois…, les dessinateurs sont en effet pratiquement obligés, pour pouvoir exercer et vivre de leur art, d’y collaborer. Ça sera le cas pour Mat, Raymond Poïvet (voir Raymond Poïvet [1ère partie] et Raymond Poïvet [2ème partie]), Étienne Le Rallic, Eu. Gire (voir Connaissez-vous Eu. Gire ?), Jean Ache (voir D’Arabelle à Pat’Apouf : Jean Ache [première partie] et D’Arabelle à Pat’Apouf : Jean Ache [deuxième partie]) ou pour Érik qui y dessine un gag de « Monsieur Tubule » en 1943 et transpose, de façon toutefois quelque peu contestable, son inachevé « Professeur Globule contre le docteur Virus » qui devient « Le Docteur Fulminate et le professeur Vorax », en 1943 et 1944 (6).

Après la guerre, Érik poursuit la carrière qu’il avait entamée dans le dessin animé publicitaire vers 1938 et devient, parallèlement, le directeur artistique de Je vois tout : « Il a été sollicité pour faire du dessin animé et, avec Paul de Roubaix, il créa un studio : l’un des premiers. C’était un véritable précurseur à l’époque. »

En outre, il est également présent sur le marché espagnol, entre 1944 et 1945, avec des contributions à Editorial Proa ou Hispano Americana de Ediciones du groupe Vecchi dont fait partie la Française Librairie moderne d’Ettore Carozzo devenue la SAGE (Société anonyme générale d’édition) : ce qui explique, peut-être, les importantes reprises ibériques (avec même quelques inédits) de « Monsieur Toupe », « Trancheroc », « Le Professeur Globule contre le docteur Virus », « Martin Gale, détective amateur »… La dizaine d’histoires inédites en France de « Trancheroc », parues en Espagne dans les années 1940 sous le titre « Tajamontes », a été traduite par Jacques Delafosse pour l’association Regards de Jean-Paul Tibéri et compilée en un ouvrage au tirage très limité paru en 2008 (7).

« Tajamontes » traduit à l'association Regards.

On retrouve aussi Érik dans le quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest avec le furtif « Adhémar le magnifique » (en 1945), à la SPE (Société parisienne d’édition) avec un récit complet publié dans Aventures humoristiques pour la jeunesse mettant en scène le détective Flairovan (« Le Mystère du portefeuille rouge », en 1945) et à la S. P. E. M. de Monaco avec le western « Rif la rafale » (toujours en 1945) – personnage qui avait fait déjà l’objet d’une planche parue dans Gavrocheen octobre 1941

« Rif la rafale » dans Gavroche, 1941.

et qui sera repris, huit ans plus tard, dans un récit complet de quatre pages dans le journal Tintin (en 1953 dans la version belge et l’année suivante en France) —, dans la collection Chiche ! de la Nouvelle Édition de Paris (trois opus de « Jim, John et la Jeep » sur des textes de Fred Brauner, encore en 1945 (6)), et chez Artima (deux fascicules de « Fringale et Badinet », en 1946 et un autre, sans date précisée, intitulé « Cambuse sur l’île inconnue »).

C’est un fait : dès 1945, l’infatigable Érik multiplie les collaborations !

Il travaille beaucoup, notamment, pour l’ancien résistant Marijac (voir Coq hardi : vie et mort d’un journal [première partie]) sur de nouvelles séries publiées dans Coq hardi.

À commencer par « Le Professeur Tribacil », encore un vieux savant aux inventions aussi insolites que géniales aux prises avec un redoutable adversaire qui est proposé de 1946 à 1950 (réédition du deuxième épisode remonté dans Nano et Nanette, en 1963),

Couverture inédite pour un album jamais paru.

et le vif et rusé petit chevalier sans fortune « Tartol de la Clanche », de 1949 à 1954.

Cette série sera reprise partiellement, avec des coupures et des remontages, dans Nano et Nanette, en 1963 et 1964) : « Je ne me souviens pas de sa rencontre avec Marijac. Ce dernier a dû le contacter pour Coq hardi.

Leurs rapports étaient excellents. Avec les dessinateurs du journal, ils avaient créé le club des Têtes de lard et, une fois par mois, ils se retrouvaient dans un restaurant où régnait une ambiance formidable.

En dehors de ces quelques dîners avec l’équipe de Coq hardi, il ne fréquentait aucun dessinateur.

Il les rencontrait uniquement dans les rédactions. »

« Tartol de la Clanche ».

« Tartol de la Clanche » remanié dans Nano et Nanette, en 1963.

Érik participe aussi à Paris-Jeunes avec « L’Inspecteur Virofle » (en 1946)

Un strip de « L'Inspecteur Virofle » dans Paris-Jeunes.

et « Babiol » entre 1946 et 1947,

« Babiol » dans Paris-Jeunes.

« Babiol » dans Jocko et Poustiquet.

(un petit reporter qui reviendra comme détective amateur dans Jocko et Poustiquet, en 1955 et 1956 (6), et que va bientôt rééditer, en grand format — mais à très peu d’exemplaires —, l’ABDL d’Hubert Holle et l’association Regards) ou encore à l’éphémère O.K publié par la jeune Société d’éditions enfantines.

Sous la houlette du rédacteur en chef René Detire, par ailleurs illustrateur de romans pour la presse quotidienne, Érik y retrouve Jean Ache et Raymond Poïvet, alors que des débutants comme Albert Uderzo (voir Albert Uderzo chez les Belges 2ème partie : Bonnes Soirées), Pierre Le Guen, Kline (voir Loup-Noir est définitivement orphelin) ou Martial y font leurs premières armes.

Dans cet hebdomadaire qui disparaîtra en juin 1949, outre les strips de « Pompabloc, sportif endurci » en 1946,

« Pompabloc, sportif endurci ».

notre prolifique auteur complet va surtout se consacrer, de 1946 à 1948, à « Crochemaille le nerveux » : un petit homme hyperactif qui hante un Moyen Âge peuplé de seigneurs félons, d’enchanteurs et de belles princesses (7).

Ce héros d’aventures aussi drôles qu’héroïques reviendra, en 1968, le temps de huit histoires courtes publiées par l’hebdomadaire Fripounet : « Le Moyen Âge et la préhistoire étaient des époques qu’il affectionnait, cela s’est ressenti tout au long de son œuvre. »

Ensuite, outre la création d’un autre reporter nommé Vrac – qui ressemble beaucoup physiquement à Babiol – dans Jeudi-Matin (où il proposera, en illustrations, ses premières machines infernales), en 1949,

Les machines infernale de Bricolo dans Jeudi-Matin, en 1949.

Érik reprend « Trancheroc » dans Youmbo magazine (entre 1948 et 1950) et dans Zorro jeudi magazine (en 1950). Des reprises remontées en sont également proposées dans le Comique magazine de la SNPI de Jean Chapelle en 1950 et 1951 (récit complet qui reprend aussi « Vrac reporter » en 1951) et dans le pocket Bambino en 1958.

À noter qu’un épisode de la version Zorro de « Trancheroc » sera exhumé, bien plus tard, dans les n° 55, 57, 59 et 61 de Hop !, en 1993.

Notons également qu’avant sa collaboration à Tintin au début des années cinquante, la version française de l’hebdomadaire belge des éditions du Lombard publiait certaines de ces publicités, comme celles mettant en scène les enfants Siffle et Rondo pour le dentifrice Gibbs…

Illustration publicitaire pour une revue scoute, en 1939.

(à suivre)

Gilles RATIER 

Merci aux sites http://www.forumpimpf.net, http://www.nrblog.fr/casedepart, http://raymondperrin.blogspot.fr et http://lectraymond.forumactif.com (rubrique erik-le-moyenageux) qui nous ont permis d’illustrer, comme il se doit, une bonne partie de cet article.

(1) L’ouvrage présente les nombreuses créations d’Érik en les regroupant par thèmes : les jeunes gens, le Moyen Âge, les jeunes filles dynamiques et astucieuses, les savants, reporters et détectives, aventures maritimes, le western, la préhistoire, les machines infernales, la publicité… Il est surtout très bien illustré et reprend des histoires complètes de séries peu connues (« Monsieur Toupe », « Cataral », « Finette », « Flairovan détective », « Rif la rafale », « Zanzi », « Le Chevalier de Raviolitos », « Adhémar le magnifique »…) ou même inédites, comme une planche du « Chevalier Capistol » ou un épisode de « Trancheroc » publié seulement en Espagne (voir : http://www.coffre-a-bd.com/cgi-bin/boutique.bin?s=0&W=Tib%E9ri).

(2) Il existe une autre entrevue avec madame Jolly, qui se recoupe beaucoup avec celle de Hop !, proposée dans le n° 20/21 d’Haga (en 1976).

Sinon, outre la monographie récente publiée au Taupinambour, pour en savoir plus sur Érik, on peut consulter les n° 3, 11, 12-13, 55 et 91 de Hop !, le n° 41 de Pilote & Charlie, les n° 5 et 93 de Circus ou l’album « Crochemaille » publié en 2006 par les éditions Glénat.

(3) En effet, Jacques Joly ne réalisa, en fait, que « Les Aventures de Rudi » : l’une des séries principales d’Ima, puisqu’elle en occupait les pages centrales et était publiée tout en couleurs, entre 1956 et 1959. D’ailleurs, ce renard fut le seul personnage de la revue à être repris en album aux éditions Ima, en 1957, sous le titre « Album Rudi ».

« Les Aventures de Rudi » par Jacques Joly dans Ima.

(4) Érik illustrera aussi « Voyage autour d’un appareil photo », en 1942, un ouvrage publié aux éditions Prisma dont le personnage principal se nomme Finette et préfigure celui créé en 1950 dans Âmes vaillantes.

5) On peut d’ailleurs supposer que le fascicule « Sandal le vieux mousse » paru, sans date précise indiquée, aux mêmes éditions Théophraste-Renaudot, dans la collection Édition spéciale de Gavroche, date aussi de la même époque.

 

(6) Il arrivera souvent à Érik de reprendre les noms de certains de ses personnages pour d’autres séries éponymes où ces héros n’ont plus rien à voir avec les héros de la publication d’origine.

Ça sera par exemple le cas pour Fulminate et pour Babiol qui reviendront tous les deux dans J2 jeunes : le premier en tant que professeur (de 1968 à 1970)

Le « Professeur Fulminate » de J2 jeunes.

et le second sous les traits d’un monsieur moustachu (en 1970).

Le « Babiol » de J2 jeunes.

Par ailleurs, et assez curieusement, « Le Docteur Fulminate et le professeur Vorax » vient d’être réédité, cette année, dans un album au format à l’italienne tout en couleurs, sans mention d’éditeur, de dépôt légal, ni d’ISBN. Ce dernier contient aussi, en supplément, une histoire en deux planches de « Téméraire et Langourdy ». Il s’agit certainement des mêmes personnes qui sont responsables de la reprise datée de 2012, en un recueil, des trois fascicules des aventures de Jim, John et la Jeep parus en 1945 et dont seule la couverture et la dernière page de chaque fascicule sont en couleurs. En effet, il n’y est fait, également, aucunement mention d’ISBN, de dépôt légal ou de nom d’éditeur.

(7) Les trois aventures achevées de Crochemaille le nerveux, parues entre 1946 et 1947, sont rééditées dans l’album « Crochemaille » publié en 2006 dans la collection Patrimoine BD des éditions Glénat, sous la direction d’Henri Filippini.

L’association Regards de Jean-Paul Tibéri proposera quant à elle, en 2011, d’autres épisodes de « Crochemaille », mais il s’agit de la version parue dans Fripounet(de 1968 à 1970), complétée par deux histoires de « Trancheroc » inédites en France, mais publiées en Espagne dans les années quarante.

Dernière et vingt-troisième planche de l'inachevé « Crochemaille en Tarkacie », en 1948.

« Crochemaille » dans Fripounet.

Galerie

9 réponses à Érik le prolifique ! (première partie)

  1. Jean-Luc dit :

    Bonsoir Gilles,
    Excellent article (comme toujours) qui me ravit, moi qui est découvert Erik somme toute, assez récemment.
    Juste une chose : Bernard COULANGE dans sa dernière lettre d’informations annonce que l’intégrale Finette comportera 21 volumes.
    Amicalement.

  2. En 1942, Erik réalise un dessin animé qui devait s’insérer dans un film de propagande sur les dangers de la dénatalité (campagne typique du gouvernement de Pétain). Il va faire de nouvelles tentatives de dessins animés à la Compagnie Cinématographique Lumière. Donc il me semble que son activité dans le dessin animé date déjà de l’Occupation. Je ne savais pas qu’il avait œuvré avec Paul de Roubaix, je l’apprend ici. Merci pour cet article.

  3. ERIK a aussi dessine « Les fables de La fontaine » pour deux albums du chocolat MENIER en 1952-53

  4. lefort dit :

    De 1943 à 1944 je me suis délecté des aventures et documents du journal Le Téméraire fustigé bien exagérément comme nazi et antisémite. La plus grande partie de ce journal l’était peu, mais si le talent d’Érik et la nécéssité de manger tous les jours ne sont pas en cause, son Fulminate et Vorax présenté et dessiné comme un « méchant et cupide « juif » fut de tous les articles le plus antisémite, ce qui n’est pas à son honneur. Ceci dit cette BD était fort drôle et, vu l’âge des lecteurs, l’antisémitisme n’était pas leur principal centre d’intérêt.
    J’ai relu avec attention ma collection complète du Téméraire, on y vante surtout l’honneur, l’effort, le nationalisme et la qualité des articles documentaires était excellente. Seulement un des rédacteurs fut poursuivi à la libération, les autres trouvèrent un refuge dans Lisette et Vaillant.

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