Entretien inédit avec Martial par Patrick Gaumer (première partie)

Je crois me rappeler que c’était un jeudi. Sans certitude. J’avais rendez-vous à la bibliothèque municipale de Fontainebleau. Vers 1999. On m’avait invité pour parler du journal Pilote. Ce soir-là, il pleuvait à verse. Un soir de match de foot, en plus. Sur place, l’assistance était clairsemée. Très. En fait, à part les bibliothécaires, seules trois ou quatre personnes avaient fait le déplacement. Parmi elles, Martial. Oui, oui, Martial Durand, le dessinateur de « Sylvie » dans Bonnes Soirées. Une suite de gags que je lisais chaque semaine, enfant, chez ma grand-mère. Autant dire que le petit Gaumer était aux anges. Un premier contact chaleureux. Nous nous étions alors promis de nous revoir. Restait à trouver l’occasion.

 Elle viendra, au tout début des années 2000. Par l’intermédiaire de l’éditeur Alain David. Alain avait pris en charge la collection Archives Goscinny, chez Vents d’Ouest. Une collection qui s’était hélas arrêtée après seulement quatre volumes, mais qui devait se poursuivre chez Dupuis. Nous étions alors en contact avec Thierry Martens et les choses avançaient à grands pas. Thierry m’avait même envoyé un jeu de photocopies du contenu du cinquième tome, afin de préparer le dossier de présentation… Un album entièrement dédié à Goscinny, bien entendu, mais aussi à Martial.

Du beau matériel. On y trouvait notamment des gags de « Sylvie » et « La Fleur merveilleuse », un épisode d’« Alain et Christine » — Griseldys et Astragale dans sa version d’origine — une histoire poétique que René Goscinny avait composée pour La Libre Junior, en 1953 ; Jean-Michel Charlier l’ayant dépanné sur la page n° 27 de cette première histoire (la seule qui est cosignée).

Planche n° 27 de « La Fleur mystérieuse », un épisode d’« Alain et Christine », la seule cosignée Charlier et Goscinny.

D’après Martial, Charlier aurait même eu l’idée de la série et en aurait écrit le synopsis, le scénariste de « Buck Danny » va d’ailleurs assumer entièrement l’écriture des trois tribulations suivantes de ce petit garçon téméraire et de sa sœur craintive, jusqu’en 1957, avant de passer la main au jeune Greg. Bref, tout ça devait faire un bouquin plutôt sympa. Dupuis était ravi. Martial était heureux comme un gosse qu’on se souvienne de lui et qu’on lui rende enfin un hommage mérité. Manque de chance, le troisième partenaire s’est d’un seul coup désisté pour d’obscures raisons. Fin de l’aventure.

Seul point positif, le projet avorté m’aura tout de même permis de retrouver Martial. De l’interroger, un peu, sur sa carrière. Nous ne nous sommes plus revus par la suite et cet entretien est resté jusqu’à ce jour inédit.

À l’heure où ce grand Monsieur vient de nous quitter, mes pensées les plus affectueuses vont à ses proches.

L'un des gags de « Sylvie » dans Bonnes Soirées, première période, peut-être scénarisé par Goscinny ou Charlier.

PG : Vous avez débuté comme dessinateur de presse ?

Essai réaliste datant de 1947.

M : Je n’ai fréquenté les Arts appliqués que deux ans et quelques mois. J’ai eu ensuite un très grave accident à la jambe, quai de la Rapée, en 1943, où j’ai été massacré par un chirurgien incapable et suis resté handicapé. J’ai été immobilisé de longs mois. C’est durant ce repos bien involontaire que j’ai peu à peu perfectionné mon trait et me suis mis à faire du dessin humoristique pour mon plaisir. J’avais une formation classique, même si je me suis rendu compte que j’avais commis une erreur ; j’aurais dû continuer à étudier le graphisme réaliste, plutôt que de faire du dessin humoristique pour lequel je n’étais finalement pas fait. On vivait une époque formidable en ce temps-là, nous ne manquions pas de travail, même si notre trait n’était pas toujours au point.

Inédit réalisé à la fin des années 1940.

PG : Tout jeune, étiez-vous déjà un lecteur de bandes dessinées ?

M : Ma mère nous donnait de l’argent pour acheter du chocolat Vinay. Avec mon frère, nous ne dépensions pas cet argent, et, le jeudi, nous achetions Robinson, Hop-Là ! Plus jeunes, nous achetions Le Bon-Point amusant.

PG : À propos de chocolat, Goscinny a travaillé pour la revue Pistolin, parrainée par Pupier.

M : Oui, avec Charlier, Albert Uderzo, toute la bande. On peut même y voir un ancêtre de Pilote. Pour Charlier, j’y ai mis en scène la petite « Rosine » [reprise dans Pilote]. À propos de Pistolin, le personnage titre, c’est moi qui devais le dessiner. Goscinny avait écrit le scénario de cette série aux États-Unis et il me l’avait envoyé. Or, il y avait une chose qui, dans la première page, ne m’avait pas plu. J’avais mis le scénario dans un tiroir et Goscinny s’énervait, mais j’étais déjà débordé et je n’y arrivais pas.

PG : Qu’est-ce qui vous avait déplu dans l’histoire ?

M : À la dernière page du Bon Point amusant il y avait deux personnages qui jouaient des sketches de la vie quotidienne, habillés en clowns. Je ne trouvais pas ça crédible, je détestais ça… C’est comme quand Zavatta a joué une pièce de théâtre de Marcel Achard. On n’y croyait pas. Dans la première page que me proposait Goscinny, il y avait des clowns qui se tapaient dessus, en disant : « Il y a quelqu’un qui te demande » et je ne supportais pas ça. Ce rapport avec la réalité, alors qu’ils sont habillés en clowns, me dérangeait. Peut-être à cause de ça, je ne l’ai pas fait. Je ne l’ai jamais dit à Goscinny. Le scénario est resté plusieurs années dans mes tiroirs, au grand dam de Goscinny, qui l’a, finalement, confié à Victor Hubinon [ce dernier le dessinera sous le pseudonyme de Victor Hugues].

PG : Vous m’évoquiez Robinson et Hop-Là ! Que lisiez-vous dans la presse Winkler ?

M : J’aimais Alex Raymond, « Little Annie », aussi « Le Père Lacloche », « La Famille Illico » et « Popeye ». Je ne peux pas les citer tous, il y en a trop. C’est sûr que tous ces auteurs, tous ces personnages ont eu une influence, parfois diffuse, mais réelle, sur ma volonté de faire ce métier.

PG : Quels sont les auteurs qui vous ont plus particulièrement influencé ?

M : Il y a eu Albert Dubout, Érik. Quand nous allions, avec mon frère, au patronage, nous passions par le Boulevard Saint-Germain où se trouvait un syndicat d’éditeurs. Toutes les parutions y étaient exposées, tous les livres.

Nous pouvions les feuilleter, les regarder. Il y avait « Bicot », « Zig et Puce » et Hergé. C’est là où je l’ai découvert. Je l’ai découvert, mais je n’ai jamais cherché à m’en inspirer. Ce n’était pas ma sensibilité. Je n’ai jamais eu un album de « Tintin et Milou ». Les seuls que j’ai eus se présentaient plus comme des fascicules, comme « Charlot » de Thomen, « Bibi Fricotin », « Les Pieds nickelés » de Forton, bien sûr.

« Youmbo, fakir birman » dans O.K, en 1948.

« Souricette » dans Fripounet et Marisette, un magazine des éditions Fleurus.

PG : Après quelques illustrations humoristiques, pour Le Hérisson, Ici Paris, Marius, etc., vous débutez dans la revue Jeunes Gars avec le personnage Dynamitt. Jeunes Gars était la revue de la J.O.C. [Jeunesse ouvrière chrétienne].

M : C’était le journal des apprentis. Cela prouve une chose, c’est que je n’ai pas confiance en moi. Plutôt que de frapper haut et fort, d’aller voir Tintin, par exemple, je me rendais dans les rédactions les plus minables. Une fois, je suis arrivé chez un éditeur et l’on était en train de lui saisir ses meubles ! Le gars a juste eu le temps d’ajouter : « Ah, on ne peut plus vivre ! »

PG : Vous travaillez également pour Zorro.

M : J’y faisais « Les Quatre Mousquetaires », d’après une idée de Jean Chapelle à laquelle je ne comprenais rien. J’ai fait aussi « Nestor et Nénette »chez Fleurus. Rien de bien glorieux.

« Arthur et Goupillon » dans Zorro.

PG : Vous travaillez ensuite pour O.K, un journal dans lequel débute également Albert Uderzo.

M : Son rédacteur en chef payait très mal. Tout le monde dans la maison disait qu’il était mauvais, du portier à la secrétaire. Il y avait Georges Grammat, alors tout jeune, que je rencontrerais par la suite à Piloteet qui, travaillant dans l’animation, deviendra un ami de Goscinny.

J’y ai croisé Uderzo qui devait être là, tout comme moi, pour réclamer son dû. Le journal a disparu alors que l’on nous devait encore de l’argent. Je peux vous dire que ce pécule, nous en avions à l’époque vraiment besoin.

Une autre page de « Youmbo, fakir birman » dans O.K, en 1948.

Avec Albert Uderzo dans les bureaux de la World's Presse.

PG : Et comment en êtes-vous venu à travailler pour la World’s Presse ?

M : Lorsque j’ai découvert le journal Spirou, je me trouvais place Beaubourg, pas très loin d’où j’habitais alors. J’avais remarqué que sur certaines séries publiées dans cet hebdomadaire, était inscrit World’s Presse. Je me souviens notamment que c’était le cas pour « Buck Danny ». Je me suis dit, « Ah, les Américains sont toujours là. Il n’y a rien à faire, ce sont toujours les plus forts ! »  Je regarde l’adresse de Spirou : Boulevard Saint-Germain, à deux pas de chez moi. Ni une, ni deux, je m’y rends. C’était en fait la Librairie Dupuis. On m’a alors expliqué que la rédaction du journal se trouvait en Belgique, près de Charleroi. Je n’ai pas pris ça au sérieux… Marcinelle ! On m’aurait dit Bruxelles, encore, mais Marcinelle ! C’est comme ça que ma collaboration aux éditions Dupuis a été repoussée de quelques années !

« Isidore », série muette créée au temps de la World's pour un magazine flamand.

PG : C’est Albert Uderzo qui vous fera rentrer à la World’s Presse ?

M : Bien sûr. Avant, il travaillait à France-Dimanche où il faisait déjà des illustrations absolument géniales. Je vantais beaucoup le dessin d’Uderzo que je trouvais absolument extraordinaire. Il m’a fait entrer à la World’s, et c’est lui, d’ailleurs, qui devait dessiner « Sylvie ». J’ai hérité de « Sylvie »car les responsables de Dupuis avaient jugé l’essai d’Uderzo peu convaincant. Un comble.

Essai d'Uderzo et Goscinny sur « Sylvie ».

Georges Troisfontaines (à droite), à côté d'Eddy Paape (au centre) et René Goscinny (à gauche), au temps de la World's.

PG : Ça se passait comment à la World’s Presse ?

M : En fait, j’ai eu rendez-vous à la World’s Publicité, l’agence parisienne, située au 34, avenue des Champs-Élysées. Cette astuce permettait à Georges Troisfontaines de ne pas toujours remplir les obligations d’un éditeur normal, et, surtout, de ne pas faire de nous des pigistes. Troisfontaines nous avait tendu un piège et nous étions bêtement tombés dedans. Nous mettions sur notre facture « pour tous droits de reproduction ». Un beau jour, j’ai arrêté de mettre ça, car je cédais littéralement mes droits à la World’s Presse de Bruxelles, la facture mentionnant évidemment l’adresse de Bruxelles. Troisfontaines n’a pas insisté. Je me souviens qu’à une époque, Uderzo avait fait un dessin « allégorique », dans lequel il était question de vautours et d’éditeurs, qu’il avait mis au-dessus de son bureau.

Un autre strip d'« Isidore ».

Georges Troisfontaines croqué par Victor Hubinon.

Georges Troisfontaines était venu dans le bureau de la World’s Presse, et il avait montré le dessin à Charles Dupuis. Ce dernier a bien senti l’allusion, mais il n’a rien dit.

PG : On décrit Troisfontaines comme quelqu’un d’assez fantasque, aimant la vie nocturne ?

M : Nous étions tous en admiration devant lui. Goscinny se serait fait couper en quatre pour lui. C’était quelqu’un de remarquablement intelligent, avec une tournure d’esprit très particulière, un charisme incroyable. Il nous a fait travailler la main sur le cœur. Curieusement, lorsque nous défendions nos droits, il éprouvait du respect, même si on connaît la suite, lorsqu’il a licencié Goscinny. Troisfontaines était un homme d’affaires, nous non. On s’est tous fait rouler. Troisfontaines prenait 27 % sur le prix des planches.

PG : Vous rentrez à la World’s Presse en 1952. Qui avait-il à l’époque ?

Martial (le moustachu) avec Jean-Michel Charlier (à droite).

M : Goscinny était reparti, lui, aux États-Unis. Il y avait Charlier, Uderzo (entre parenthèses, je lui avais pris sa table et je ne lui ai jamais rendu par la suite !). Troisfontaines était parfois généreux et nous payait le restaurant. Nous nous retrouvions au café le Madrigal, pour prendre l’apéritif. C’était un peu notre quartier général. Il y avait une belle terrasse. Nous nous voyions assez souvent entre dessinateurs, entre auteurs. Après nos vies se sont séparées, même si je continuais à voir Goscinny et Charlier, à l’époque de Pilote. Les retards de livraison de Charlier étaient légendaires. Il livrait souvent des scénarios aux dessinateurs dont il manquait une ou deux planches, si bien que le dessinateur se retrouvait bloqué. Comme Pradal, qui travaillait à l’époque comme secrétaire de rédaction en avait parfois un peu marre de ce petit jeu, il téléphonait dans le bureau d’à côté, où se trouvait Charlier, alors rédacteur en chef, et hurlait : « Alors, mes planches ! ».Charlier s’exécutait avec le sourire. C’était un homme délicieux.

Première page de « Rosine » de Martial et Jean-Michel Charlier, dans le n° 1 de Pistolin en février 1955.

Troisfontaines avait épousé la sœur d’Yvan Cheron. Ils étaient déjà associés. Dans le bureau, il y avait Mme Dominique, une secrétaire, qui était la belle-sœur d’un ministre belge qui était ami de Dupuis. C’est par ce biais, qu’elle avait été engagée à la World’s Presse. Ses relations n’étaient pas très bonnes, ni avec Troisfontaines, ni avec Goscinny. À un moment, le climat n’était plus très bon. Troisfontaines a eu ce mot : « La maison fait une crise de croissance ».Il prenait ça comme ça. Ça ne s’est pas arrangé.

Présentation de Martial dans le n° 39 de Pistolin, en 1956.

Présentation de Jean Hébrard dans le n° 39 de Pistolin, en 1956.

PG : Il y avait aussi Jean Hébrard.

M : Ne l’oublions pas ! Il avait été recruté comme chef de la publicité. Il faut rappeler que c’est nous [la Word’s Presse] qui gérions les annonces publicitaires du journal Bonnes Soirées. Il a tout de suite apporté une image différente, a organisé un cocktail au Georges V. C’était tout de suite la barre au-dessus de la brave Mme Dominique. Il a ensuite hérité de sa mère d’un café en face de la Bourse. Il y a eu l’épisode de la charte des dessinateurs. Je n’étais pas dans le coup, car j’étais d’un naturel méfiant. Je connaissais Goscinny et Charlier. Nous les dessinateurs, nous sommes penchés sur notre table à dessin et nous ne pouvons pas prendre de recul. Nous sommes toujours pris par notre travail et c’est comme ça que les éditeurs nous ont possédés. Les scénaristes étaient beaucoup plus libres.

PG : Qui d’autre, encore ?

M : J’ai vu arriver Jean-Jacques Sempé à la World’s Publicité. Il animait « Le Petit Nicolas », sous la forme d’une bande dessinée, dans Le Moustique. Je me souviens d’un épisode avec René Hénoumont, le rédacteur en chef du Moustique. Ce journal spécialisé dans la programmation radiophonique avait publié un courrier des lecteurs qui avait déplu à Goscinny. Précisons qu’il ne fallait pas grand-chose pour lui déplaire. C’était vraiment un chat écorché. Celui-ci lui a flanqué le journal à la tête : « Tiens, le voilà ton sale journal ! ». Par la suite, j’ai vu Hénoumont se rendre à Pilote pour y rencontrer Goscinny.

René Hénoumont.

On pouvait se mettre en colère avec lui, mais tout finalement finissait par s’arranger. Au tout début de ma collaboration, je me suis rendu en Belgique avec Uderzo pour aller voir les bureaux de la World’s Presse, qui se trouvaient place de Brouckère. Le voyage fut épique, nous devions être à l’époque de la récolte des betteraves, parce que sur la route, particulièrement mal entretenue, nous devions nous arrêter épisodiquement pour essuyer le pare-brise. Nous étions tous les trois, ma femme, Uderzo qui conduisait, et moi. Le soir, nous avons dormi à l’hôtel Mirabeau, à Bruxelles, et, le lendemain, nous nous sommes rendus à la World’s Presse où plusieurs personnes travaillaient dans une sorte de « studio », d’atelier.

Dessin réaliste de Martial à la World's pour Bonnes Soirées, sous le pseudonyme de Benoît Laroche.

J’y ai tout d’abord rencontré Dino Attanasio. Dans le « studio », il y avait également son frère, Gianni, qui travaillait comme coloriste et qui sera licencié, quelque temps plus tard par Marcel Duray, le directeur de la World’s et rédacteur en chef de Bonnes Soirées,pour des motifs inavouables [en réalité, lors d’un repas arrosé, Gianni Attanasio a réalisé quelques dessins lestes qui ont, dit-on, fort déplu à certains responsables des éditions Dupuis].

À suivre…

Patrick GAUMER

Recherches iconographiques et mise en pages : Gilles Ratier

Pour en savoir plus sur la longue carrière de Martial, cliquez ici : Disparition de Martial !.

Merci aussi au site http://leblogdujournalpilote.blogspot.fr, ainsi qu’à Louis Cance et à Jean-Paul Tibéri pour leur ouvrage « Martial », réalisé avec  en 2009, pour les éditions Le Taupinambour et l’association Regards : ils nous ont permis d’illustrer certains passages de cet article avec des documents peu connus.

Première page d'un récit complet prévu pour Tintin et publié dans l'album « Martial » de Louis Cance et Jean-Paul Tibéri.

Galerie

6 réponses à Entretien inédit avec Martial par Patrick Gaumer (première partie)

  1. Pissavy-Yvernault Bertrand dit :

    Bravo Patrick pour cet interview, qui vient combler un vrai manque… Martial fait partie de ces nombreux auteurs de l’âge d’or qui ont été très peu questionnés par les fanzines ou dans la presse spécialisée. Dieu sait pourtant que sa Sylvie était très connue…
    Il reste maintenant à écrire une grande histoire de la World Press !

    • Patrick Gaumer dit :

      Merci Bertrand,

      Cela fait toujours plaisir à lire. Je suis bien d’accord avec toi (avec vous, j’associe Christelle), la grande histoire de la Word’s Presse reste à écrire… en sachant hélas ! que la plupart de ses principaux témoins — Georges Troisfontaines en tête — ne sont plus de ce monde. Et ce n’est pas faute d’avoir voulu interviewer le « magnat » liégeois… sans succès.

      Bien amicalement,

      Patrick

      • Pissavy-Yvernault Bertrand dit :

        Il avait également aimablement décliné notre invitation à le rencontrer pour témoigner à propos d’Yvan Delporte…
        Bien à toi,
        Bertrand

  2. Ping : Yumbo, fakir birman (Martial) | BD, zen, social

  3. Simone dit :

    Pourriez-vous me dire quand cet épisode du Petit Nicolas à été publié dans Le Moustique?
    Merci d’avance!
    Simone

    • GAUMER dit :

      Bonjour Madame,

      Le 25 septembre 1955, sous le pseudonyme d’Agostini, René Goscinny publie dans Le Moustique (n° 1548), sa première planche BD du Petit Nicolas, un personnage apparu quelques mois plus tôt — le 8 mai 1955, dans le n° 1528, précisément — sous le crayon de Jean-Jacques Sempé. Ce dernier en dessinera au total 28 planches, puis, ne s’y sentant pas à l’aise, abandonnera ce mode d’expression. Le Petit Nicolas — qui tire son prénom du propre fils de Sempé — n’a pourtant pas dit son dernier mot et reviendra quelques années plus tard — sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui, de textes illustrés —, dans Sud-Ouest, puis Pilote.
      L’image reproduite ici, la planche 20, a été sans doute publiée dans Le Moustique vers février 1956 (je n’ai pas le n° sous les yeux et ne peux pas être plus précis).

      Cordialement,
      Patrick Gaumer

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