« Liz & Beth » et Bédéadult’

Liz et Beth sont deux belles bourgeoises dévergondées, nées de l’imagination de Jean Sidobre, dessinateur qui se cachait sous le pseudonyme de G. Lévis, lequel se transformera très vite en Georges Lévis. En rajoutant la signature d’un scénariste fantôme (lui-même) nommé « de Monage », le calembour -à lire à haute voix- se trouvait ainsi fort adéquatement renforcé.

Or, tout récemment, les éditions Delcourt ont eu la bonne idée de compiler, dans leur très intéressante collection « Érotix », l’intégralité des chaudes aventures de Liz, une blonde divorcée qui multiplie les rencontres sexuelles, et de Beth, une brune mariée à un riche médecin qui apprécie également les divertissements extra-conjugaux : les deux jeunes femmes se racontant leurs péripéties amoureuses et partageant leurs fantasmes, seules ou en compagnie d’amants inventifs ; le tout avec beaucoup d’humour à prendre au second degré, même si les situations et les jeux de mots s’adressent, évidemment, à un lectorat populaire.
Bien mieux imprimée que les précédentes compilations en albums, cette intégrale -de petit format, ce qui ne rend pas toujours justice au trait élégant de Sidobre- nous offre aussi une préface documentée, due au journaliste Romain Brethes ; introduction qui, pourtant, souffre d’un manque d’illustrations qui auraient pu, encore mieux, étayer son propos : en reprenant, par exemple, les couvertures couleurs de Bédéadult‘ que nous vous montrons dans cet article.
Tout en évitant de trop paraphraser ce travail de bonne facture en quatre pages, nous allons le compléter en survolant, le plus précisément possible, la carrière de G. Lévis(1) et en nous concentrant sur les revues qui accueillirent les variations charnelles et troublantes de notre duo de charme !

Né à Toulouse, le 7 août 1924, Jean Sidobre dessine très tôt des foulards pour des boutiques huppées de la capitale et peint des ombrelles pour le marché indochinois, tout en poursuivant ses études aux Beaux-Arts parisiens. Après la Seconde guerre mondiale, il entame une carrière d’illustrateur, sous le pseudonyme de Sainclair, en collaborant aux journaux Marius, Ce Soir et Nous Deux. En 1949, il signe Sylvia ses premières bandes dessinées sentimentales pour le magazine féminin Éve. Dans Le Hérisson, en 1952, il réalise aussi une adaptation de « OSS 177 », la célèbre série d’espionnage de Jean Bruce. Ensuite, on le retrouve dans Hurrah ! et dans L’Intrépide des éditions Del Duca où, sous son vrai nom, il illustre divers récits complets et quelques séries policières mettant en scène, en 1959, l’agent de la C.I.A. « Jim Dynamic » (le premier épisode était paru, l’année précédente, dans le supplément Junior du quotidien Paris-Journal) ou encore le journaliste-détective « Steve Hollygan » (de 1958 à 1962), lequel termina sa carrière dans Télé Jeunes.

Puis, on retrouve son style à l’américaine dans le magazine Mireille, où il anime, de 1959 à 1963, une nouvelle version du personnage vedette ; travaillant épisodiquement pour Vaillant (en 1965) ou pour le pocket Signe de Piste (en 1969) et illustrant des livres pour les éditions Le Trotteur, François Beauval, Dargaud ou Hachette. Pour ces dernières, il réalisera nombre de dessins d’intérieur et de couvertures pour les collections « La Bibliothèque verte » (« Le Clan des sept » ou « Alice ») et « La Bibliothèque rose » ; notamment les aventures du « Club des Cinq » d’Enid Blyton dont il offrira, de 1971 à 1979, des séquences de bandes dessinées reprenant, en regard, le texte d’une version française inédite due à Claude Voilier.

Toujours en 1971, pour le mensuel éponyme de la S.F.P.I. qui finit par fusionner avec Lisette pour devenir Lisette et Caroline (de 1973 à 1974), il met également en images l’univers de « Mademoiselle Caroline » (d’après l’œuvre de Pierre Probst), sur des textes de Norbert Fersen et de Jean Cey(2).
Un an plus tard, pour ce même éditeur, il réalise une autre adaptation en bande dessinée : celle de la série télévisée « Daktari », dans un fascicule de poche du même nom qui ne connut que dix numéros. De 1969 à 1977, il est également présent dans des magazines franco-anglais publiés en France ou en Grande Bretagne : Princess Tina (avec « Yum-Yum », en 1969) ou Patty (avec « L’Héritier de Roxcliffe », en 1976)…

Mais auparavant, Jean Sidobre va profiter de cette époque où les mœurs et le sexe vont se libérer, en tentant sa chance dans la bande dessinée érotique. Avec son trait souple et agréable, il en deviendra, en quelques années, l’un des meilleurs spécialistes, surtout grâce aux libertines aventures de « Liz & Beth », créées suite à l’insistance d’un ami médecin. Et c’est dans une obscure revue mensuelle (Multi, lancée fin 1975 par les éditions Multimagazine, après l’interdiction aux mineurs de Multicontacts, magazine qui l’avait précédé)(3) que ces dernières vont faire connaître bien des émois à leurs coquins de lecteurs ; ceci avant de trouver refuge dans diverses revues (dont Multi Love et Bédéadult‘) ou dans quelques albums chez Neptune, Ciel, Glénat, Dominique Leroy, Rombaldi ou Media 1000(4).

Mais laissons l’érudit, spécialiste de la bande dessinée érotique, qu’est Bernard Joubert nous raconter cette « belle » histoire : « Il y a eu d’abord une revue érotique intitulée Multi : un petit format inspiré d’Union, avec des articles sur la sexualité, des photos, des petites annonces… À partir de son deuxième numéro, fin 1975, cette revue a accueilli une bande dessinée signée G. Lévis, sous la forme de petits chapitres ; Jean Sidobre ayant spécialement créé ses pages pour cette publication en feuilleton. À noter que pour cette première parution, la série n’était pas encore intitulée « Liz et Beth » mais « Multi Love », c’est ce qui apparaissait dans le bandeau titre, sur la première page. Ensuite, Jean Carton, jusqu’alors éditeur de romans et romans-photos pornographiques, va racheter la revue Multi (qui eut d’autres titres, Multimagazine, Multirelations…). C’est à partir de là qu’il va commencer à s’intéresser à la publication de bandes dessinées, regroupant d’abord les pages de G. Lévis dans une revue intitulée Multi Love, également de petit format, composée entièrement de BD, qui a eu quatre numéros. »

Ainsi, « Liz et Beth » y a été rééditée, en version « non censurée » (précisaient alors les publicités), au n°1 du quatrième trimestre 1977 (qui contenait les neuf premiers épisodes), au n°2 du premier trimestre 1978 (qui reprenait les épisodes 10 à 18 sous le titre « Les Aventures de Liz & Beth » ; la mention Multi Love n’apparaissant qu’en petits caractères) et au n°4 du deuxième trimestre 1978 (avec les épisodes 19 à 22).

C’est d’ailleurs ce que confirme, dans une interview qu’il m’avait accordée et qui fût publiée dans le n°2 du fanzine Dommage en avril 1981, Antoine Occhipinti (scénariste qui signa la version soft du western érotique « Une nuit à White River » contenu dans le n°3 de cet éphémère trimestriel puis bimestriel(5)) : « Cette série dont on avait une quarantaine de pages d’avance a été réutilisée dès le n°1 de Bédéadult’, en février 1979 ; revue qui a été, pour nous, le démarrage de tout. Jean Carton s’est alors rendu compte qu’il y avait quelque chose de potentiellement commercial avec la BD… ». À noter que Carton, via les éditions Open, va aussi recycler les invendus de Bédéadult‘ contenant « Liz et Beth »(6), à quelques mois d’écart, dans Plagiat dont le rédacteur en chef était Michel Ivanoff, l’un des nombreux pseudonymes d’ Antoine Occhipinti.

Par la suite, G. Lévis persista dans le genre, sans jamais tomber dans la vulgarité, avec des adaptations publiées chez Dominique Leroy (puis chez Média 1000, en livres de poche, en 1988) : « Les Petites Filles modèles », en 1982, et « L’École des biches » (scénarisé par Joseph-Marie Lo Duca), en 1984. L’année suivante, on le retrouve dans Charlie Mensuel avec « Jelly Shawn : mémoires d’une entraîneuse »(7). Ensuite, il s’associe à Francis Leroi (ancien réalisateur de films pornos) sur « Les Perles de l’amour », qui bénéficiait d’une belle technique du lavis, en 1984, et « Dodo, 13 Ans », en 1986, dans L’Écho des Savanes nouvelle formule. Ceci avant de dessiner sa dernière œuvre : l’inachevé « Crimes et Délits »(8), sur un texte de Tony Hawkee (alias Antoine Occhipinti), pré-publiée dans l’éphémère magazine J’Ose que dirigeait ce dernier, en1988.

Curieux destin que celui de ce dessinateur pour enfant, resté dans l’anonymat, qui parvint à s’imposer comme un petit maître de la bande dessinée érotique pour adultes, sous un nom d’emprunt, avant de décéder le 31 mars 1988, à Masnil-Saint-Denis dans les Yvelines.

Mais revenons à Bédéadult‘, où Jean Carton reprend le feuilleton « Liz et Beth », en noir et blanc, remontant les pages pour qu’il y ait plus de cases par pages et pour palier à la suppression des bandeaux titre de « Multi Love », du n°1 au n°17, au n°19, du n°23 au n°32 et aux n°34 et 35 de 1982 : et il n’y a pas besoin d’être un grand esthète pour se rendre compte que le trait sensuel de G. Lévis, audacieux mais jamais choquant, est bien le seul à être digne d’intérêt ! D’ailleurs, bien d’autres dessinateurs s’inspireront de son style, à l’instar de ceux qui signeront W. G. Colber, Alan Davis ou Chris, par exemple…

En effet, les autres bandes dessinées érotiques (les sexes n’étaient jamais visibles) au sommaire des trente-deux premiers numéros, avant que Bédéadult‘ ne devienne Bédé Adult’ en passant du soft au hard, à la fin de 1982, font bien pâle figure comparés à « Liz et Beth » : que ce soient « Steve Conrad » de Wolf et Tony Hawkee, les récits parodiques de Vladimir Pablo (souvent des reprises, datant de 1977, d’Eroscore, mensuel consacré à l’actualité des films pornographiques), « Jules et Marco » dans « Joop le Hollandais », bande également issue de Multi signée Carrière (Philippe Marin ?) et Tony Hawkee ou même « Aliza » de Paco Robledo Britto : adaptation d’un roman érotique d’André Dromer qui était déjà parue, en partie, dans le n°4 de Multi Love !

En fait, pour que les choses s’arrangent un petit peu, il faut attendre l’arrivée de seconds couteaux au chômage qui s’étaient, pour la plupart, formés dans les petits formats, et que les responsables de Bédéadultvont contacter pour étoffer leur contenu : ainsi, recrutent-ils Bob Leguay qui signera aussi Al Cheyenne (« Duke White » scénarisé par Patrick Morin, encore un pseudo d’Occhipinti, dès le n°6 de 1980), Georges Potier (« Deux jumelles en or » au n°14 de 1981), Yves Groux (« Les Amants de Dieu » au n° 20 de la même année), Maxime Roubinet (avec « Tim et Gorg » où il se dissimulait sous le nom de Sam Max, au n°39 de 1983) et surtout Robert Hugues qui va utiliser les pseudonymes de Trebor (« Yolanda planète des perversions », dès le n°22 de 1981) puis de W. G. Colber (sur « Cléo », à partir du n°37 de 1982) ou de Mancini (sur « Célia 15 ans », à partir du n°67 de 1985) !

En 1981, d’autres dessinateurs expérimentés, plus jeunes mais également sans emploi, comme Lionel Mako (« Marron » à partir du n°16) ou Jean Pailler vont aussi se joindre à eux ! Pailler signe d’abord Jo Cordès (« Casse-tête pour Mike Dupont » à partir du n°23, un scénario d’un certain Henef dissimulant certainement Henri Filippini), puis Alan Davis (« Billy and Betty » scénarisé par Manuel Lizay, à partir du n°40 de 1983). Ainsi Bédéadult‘ pourra commencer à intéresser les amateurs curieux de bandes dessinées(9) : il faut bien dire qu’à l’époque, ils n’étaient pas encore submergés par un flot incessant de nouveautés…

Gilles RATIER, avec l’aide de Christophe Léchopier (dit « Bichop ») à la technique

(1) Pour en savoir plus sur la carrière de Jean Sidobre, n’hésitez pas à consulter les revues Spot BD n°8, Charlie (deuxième série) n°17 et 39, Pilote/Charlie n°11, J’Ose n°3 et 4, Hop ! n°43 et Le Collectionneur de Bandes Dessinées n°57/58 ou encore les ouvrages suivants : « Dictionnaire mondial de la BD » de Patrick Gaumer chez Larousse, « Dictionnaire encyclopédique des héros et auteurs de BD » et « Encyclopédie de la bande dessinée érotique » d’Henri Filippini chez Bordas et chez La Musardine.

(2) Parallèlement, « Mademoiselle Caroline », toujours dessinée par Jean Sidobre, sera présente, en exclusivité, dans l’hebdomadaire féminin Femmes d’Aujourd’hui, avec « Le Chevalier Bel-Azur » : une aventure, toute en couleurs, de quarante-cinq planches publiées du n°1369 du 27 juillet 1971 au n°1414 du 7 juin 1972.

(3) C’est un des nombreux renseignements que nous avons pu découvrir dans l’indispensable et conséquent « Dictionnaire des livres et journaux interdits » de Bernard Joubert, ouvrage publié aux éditions du Cercle de la Librairie, en juillet 2007, mais qui est, hélas, désormais épuisé : ce qui le rend d’autant plus précieux !

(4) Les premiers épisodes de « Liz & Beth » ont d’abord été édités sous forme de quatre albums souples, approximativement entre 1980 et 1983, sous la dénomination des éditions Neptune puis Ciel (lesquelles cachaient, en fait, la société de Jean Carton qui fut aussi dénommée S.E.D.E.M., puis C.A.P., Loempia et enfin I.P.M. au décès de cet homme d’affaires niçois, en 1996). En 1983, alors que nos héroïnes de charme, pourtant en pleine action, ont déserté Bédé Adult’, l’éditrice Dominique Leroy en publie un album cartonné inédit en couleurs : « Les Nouvelles aventures de Liz et Beth ». Puis, de 1987 à 1989, l’ensemble des pages réalisées par Lévis sur cette série sera compilé, sous la houlette d’Henri Filippini, en quatre luxueux albums chez Glénat (dans la collection « Le Marquis »), avant d’être proposé en livres de poche chez Média 1000, entre 1988 et 1991 ; et le dernier était intitulé « Vive l’ampleur ! », à l’instar de l’introduction de Romain Brethes dans l’édition présentée par Delcourt aujourd’hui ! Comme le précise d’ailleurs le journaliste à Chronic’art et à Beaux-Arts Magazine, le tome 4 de la collection « Le Marquis » ne fut pas achevé par Lévis mais par Xavier Musquera, lequel signait Chris dans BédéAdult‘, sur un scénario pas mieux crédité d’Henri Filippini. Toujours de manière anonyme, l’ancien responsable éditorial du groupe Glénat écrivit également le scénario d’un cinquième tome paru en 1994 (« Le Club des sens »), dessiné par Jean Pailler. Évidemment, comme il s’agit, pour cette nouvelle édition, d’une intégrale des pages de G. Lévis, notamment avec l’intégration des nombreuses planches manquantes dans les précédentes compilations, les pages réalisées par Musquera, Pailler et Filippini n’ont pas été retenues.

(5) « Une nuit à White River » était dessinée par Luc Royer et Philippe Marin qui se dissimulaient, ici, sous le pseudonyme de Luke Sailor. La version soft fut également publiée dans Multirelations quelques mois avant (en mars 1978), alors que la version hard (avec des scènes de zoophilie) était diffusée parallèlement, sous forme d’une publication indépendante, dans tous les sex-shops de France et de Navarre. On peut voir des images d’« Une nuit à White River », comparant les versions soft et hard, dans un article sur la censure de la bande dessinée porno-zoophile que Bernard Joubert a écrit pour le collectif « Porno crade » paru récemment chez Maël Rannou.

(6) « Les Aventures de Liz & Beth » furent aussi re-publiées dans le magazine Les Secrets de la Vie Parisienne, à partir du n°21 de 1986. Cette revue hétéroclite, mélangeant photos piratées dans des magazines étrangers pornographiques (les sexes étaient masqués) et pseudo-articles ou petites annonces coquines, permis à son éditeur de relancer La Vie Parisienne Magazine qui fut l’un des derniers éditeurs des bandes dessinées issues de Bédé Adult’. Enfin, on peut aussi retrouver quelques pages des deux belles dames dans « Les Chefs-d’œuvre de la B. D. érotique » : une anthologie des maîtres du genre, classée par thèmes (humour, imaginaire, bizarre…) et publiée par Rombaldi sous forme d’albums cartonnés, entre 1987 et 1990.

(7) Scénarisée par Michel Denni et Philippe Mellot (les D et M du « BDM » !), « Jelly Shawn : mémoires d’une entraîneuse » fut repris en album chez Aedena, en 1987, avant d’être réédité sous le titre « À corps perdu » chez Albin Michel, en 1990. Cet éditeur publia également, sous cette forme, en 1985, « Les Perles de l’amour » (encore disponible aujourd’hui chez Drugstore), puis « Dodo, 13 Ans », en 1987 ; rééditions en livres de poche, chez Média 1000, en 1988 et 1989.
Notons enfin que Philippe Mellot scénarisa aussi quelques gags des « Fantasmes de Zoé » dessinés par G. Lévis, toujours pour la deuxième série de Charlie Mensuel, entre 1984 et 1985.

(8) Cette histoire a été reprise et terminée par le Britannique Robin Ray qui signe Erich von Götha et un album en sera édité chez Yes Company, en 1988. Cette boîte avait été créée par Lionel Roc qui employait Antoine Occhipinti comme rédacteur en chef et directeur de collection ; pour l’anecdote, sachez que G. Lévis a donné le visage de Lionel Roc (son éditeur, donc) au personnage du narrateur de « Crimes et délits » (le monsieur à cheveux blancs qui est sur la couverture, au début, au milieu et à la fin de l’album).

(9) Par la suite, le beaucoup plus hard Bédé Adult’ (ou les autres magazines lancés par Jean Carton comme Le Triangle Noir, Les Amours de l’Histoire, Bédé X, Sexbulles ou Love Comix) sera une source de revenus pour bon nombre de dessinateurs talentueux comme l’Espagnol Chris (Xavier Musquera), les Anglais Erich von Götha et Paula Meadows (Lynn Paula Russel), le Belge Jack Henry Hopper (Jacques Géron), les Français Peter Riverstone, Hugdebert (Guillaume Berteloot), Jacobsen (Jacques Lemonier), Gast (André Amouriq), Loïc Foxer, Alain Frétet, Michel Duveaux, Olson (Frédéric Garcia), Cronstadt (Pascal Somon), Jaap de Boer, Jacques Lerouge, Serge Mogère…, et même pour de grands noms comme Angelo Di Marco (sous le pseudonyme d’Arcor), Bernard Dufossé qui signait Hanz Kovacq, Pierre Dupuis et Georges Pichard (voir « Le Coin du patrimoine » que nous avons consacré à ce dernier.) !

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10 réponses à « Liz & Beth » et Bédéadult’

  1. ANGE dit :

    Il existe aussi des planches de LIZ et BETH dessinées par l’ami de LEVIS : Robert HUGUES (alias Trebor, WG Colber, Mancini) à qui Jean Sidobre avait confié la suite.
    Le décès de Jean Sidobre puis l’avocat de la famille désirant avoir un droit de regard sur chaque planche, avait entraîné le renoncement de M. Hugues au grand dam de ce dernier dont Levis fut un grand ami et un maître. Il en parle encore très souvent. Mais pour en revenir à Liz et Beth, ces planches existent (et sont magnifiques).

  2. jlparker033 dit :

    Un article comme je les aime. Fouillé, détaillé, clair et net et surtout très illustré. Ceux que je fais sur les héroïnes et dessinateurs Elvifrance, j’essaye aussi qu’ils soient le plus détaillés possible et chaque chapitre illustré en fonction. Merci pour ce bel article sur mon dessinateur français favoris.
    JLparker033

  3. Chris0706 dit :

    Excellent article, qui m’a révélé une foule de détails ignorés sur le sujet.

    Une question: Antoine Occhipinti est-il toujours en activité ?
    J’aurais souhaité lui poser quelques questions quand à sa collaboration à BEDEADULT. Et entre autre, un récit réalisé avec le dessinateur italien Claudio Catta…

    • Gilles Ratier dit :

      Merci Christophe !
      Hélas, nous n’avons aucune nouvelle d’Antoine Occhipinti depuis bien longtemps ! Henri Filippini, qui l’a bien connu, en sait peut-être plus que nous ?
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

      • Bonjour Gilles
        J’ai bien connu Okki (c’est ainsi que nous l’appelions) du temps où je collaborais avec Carton de Bédé Adult’. Un type étrange qui m’a permis de travailler pour Yes puis de
        lancer le magazine j’Ose. Il a tenté de faire rentrer la BD en Algérie (son épouse était algérienne). Ma dernière rencontre remonte à voici quelques années, je l’ai croisé
        par hasard sur les Champs Elysées. Il s’occupait d’un concours Miss France qui devait concurrencer Mme de Fontenay. Depuis plus la moindre nouvelle. Désolé pour
        votre correspondant. Claudio Gatta fut un des premiers collaborateur de Carton. De lui aussi, plus la moindre trace.
        Amitié
        Henri Filippini

        • Chris0706 dit :

          Merci à tous deux pour vos précisions !

          J’ai trouvé sur « Copains d’Avant » un Antoine Occhipinti, journaliste parisien moustachu de 60 ans.
          Pas (encore) de réponse au mess où je m’enquiers de l’éventuelle identité.
          Sinon, il y a d’autres homonymes sur FB, par exemple: mais paraissant trop jeunes pour avoir été scénaristes vers 1980…

          Pas grave. J’essaierai de mener à bien cette investigation, on ne sait jamais.

          • Christophe dit :

            Cher Gilles Ratier,

            Pourriez-vous le cas échéant me confirmer que le Antoine Occhipinti dont je joins le lien « Copains d’Avant » (avec photo) est bien l’ex éditeur de NEUTRON et scénariste de magazines érotiques années 70/80 ?
            http://copainsdavant.com/p/antoine-occhipinti-5651195

            J’ai réussi -difficilement – à me procurer le n° 2 de « Dommage ! », avec une photo dans l’interview de deux pages qui lui est consacré.
            L’âge et la photo pourraient correspondre. Mais j’hésite avant de contacter sur « Copains d’Avant » cette personne qui ne me connait donc pas…

            D’avance, merci !

            Christophe

          • Gilles Ratier dit :

            On dirais bien que c’est lui, en effet ! Il a un peu vieilli, comme tout le monde, mais il y a un air de ressemblance !
            Bien cordialement
            Gilles Ratier

  4. Jluc Parker dit :

    Bonjour à tous. j’essaye de réunir actuellement des anciens Journaux genre Ce soir, Marius, le Hérisson…que Jean Sidobre avait dessinés sous le pseudonyme de SAINCLAIR. Je recherche des infos précises, merci d’avance si une personne pouvait me renseigner. :)
    jluc

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