Le journal de Lucky Luke !

Alors que la nouvelle aventure de Lucky Luke dessinée par Achdé (scénario de Laurent Gerra et Jacques Pessis) est en cours de prépublication dans l’hebdomadaire Spirou et que ce personnage créé par Morris investit les pages d’une récente publication éditée par le groupe de presse Mondadori France (Le Journal de Lucky Luke), voilà l’occasion de revenir sur le premier magazine (1) qui porta le nom de l’homme qui tire plus vite que son ombre : le mensuel Lucky Luke édité par Dargaud, le temps de douze numéros, entre mars 1974 et février 1975.

En selle depuis le n° double 3976 – 3977 du journal Spirou édité par Dupuis (filiale de Média-Participations), « Les Tontons Dalton » devrait sortir le 24 octobre chez Lucky comics (filiale de Dargaud et donc de Média-Participations, laquelle gère l’exploitation des droits de « Lucky Luke » depuis 1999) : pour en savoir plus sur Achdé, voir Entretien avec Achdé….

Quant au Journal de Lucky Luke, ce magazine destiné aux enfants de sept à treize ans, qui est en vente en kiosques depuis le 27 juin, se compose de quelques rares pages de BD (des reprises d’histoires courtes avec Rantanplan par Michel Janvier, Xavier Fauche et Jean Léturgie, d’un récit complet de six planches dû à Morris et René Goscinny déjà proposé dans le n° 3 du mensuel Lucky Luke en 1974 ou de gags de « Kid Lucky » par Achdé et Maëster) et, surtout, d’une cinquantaine de jeux autour de l’univers du célèbre « poor lonesome cowboy ».

Son éditeur, le groupe de presse Mondadori France (2), poursuit ainsi sa stratégie de développement autour des publications sous licence, après le lancement de Slam en juin 2013 – déclinaison de l’émission éponyme sur France 3 – et de Fort Boyard, autre émission télévisée bien connue.

Comme Média-Participations s’attache de plus en plus, de son côté, à faire vivre ses marques (« Lucky Luke », « Blake et Mortimer », « Boule et Bill », etc.), cela tombe plutôt bien… D’ailleurs, ce Journal de Lucky Luke, vendu 3,90 euros et tiré à 70 000 exemplaires, reprend curieusement une partie de l’illustration de couverture du n° 1 de son prédécesseur : le mensuel Lucky Luke édité par Dargaud, filiale de Média-Participations (vous suivez bien la filiation ?).

Exemple de jeux proposés dans Le Journal de Lucky Luke.

Le cowboy le plus célèbre de la bande dessinée avait donc déjà eu son propre journal concocté par les éditions Dargaud, dès la fin de l’année 1973. René Goscinny et Morris, l’un bombardé directeur de la publication et l’autre directeur artistique, se sont très sérieusement investis dans cette entreprise. Cependant, ils ont surtout été très efficacement épaulés par un rédacteur en chef expérimenté qui connaissait bien son sujet, en la personne de Claude Moliterni : il était, à l’époque, l’un des principaux acteurs de ce qui n’était alors que le petit monde de la bande dessinée (on le surnommait même « le pape de la BD »). D’ailleurs, jusqu’à la fin de sa vie, il s’est employé à populariser et à crédibiliser le 9e art, créant par exemple BDzoom.com avec Philippe Mellot et Laurent Turpin, en 2000. Publié à partir de mars 1974, ce périodique centré sur la série « Lucky Luke », sous-titré « le mensuel international des jeunes » au n° 1, puis « Le mensuel international des copains de Lucky Luke » à partir du n° 2, n’a pas eu le succès qu’il méritait et va, hélas, s’arrêter après douze numéros, malgré un nombre de ventes qui ferait rêver n’importe quel éditeur aujourd’hui : 98 000 exemplaires par mois !

Claude Moliterni.

Il en existe aussi deux n° 0 qui ont précédé la parution officielle pour convaincre les éventuels annonceurs : le premier, un petit format (15,5 x 22 cm) composé d’un cahier répété plusieurs fois, était marqué n° 1 en français, alors que le second, aux mêmes dimensions que les numéros diffusés en kiosques (beaucoup plus grandes puisque de 23 x 29 cm), affichait un n° 0 en anglais et proposait, quant à lui, de nombreux inédits par rapport à l’effectif n° 1.

C’est du moins ce qu’on pouvait lire dans le « BDM 2009-2010 » et dans « L’Univers de Morris » de Philippe Mellot (3).

Titillés par ces éventuels inédits, nous avons essayé d’en savoir plus, mais ni Mellot (le M du « BDM ») ni Michel Denni (le B du « BDM ») ne se souviennent du contenu précis de ces n° 0 qui devaient provenir des archives Dargaud ou de celles du regretté Moliterni.

Quoi qu’il en soit, cet excellent mensuel de quatre-vingt-quatre pages pour les jeunes proposait de courtes histoires inédites de Lucky Luke dessinées par Morris et scénarisées par René Goscinny (éditées par la suite dans l’album « Sept histoires de Lucky Luke » en 1974), puis l’épisode « Le Cavalier blanc » (album Dargaud 1975) découpé en épisodes, à partir du n° 8 d’octobre 1974.

L’univers de notre cow-boy est aussi développé au travers du rédactionnel : les trois ou quatre premières pages étaient consacrées aux « Échos de Nothing Gulch » — une sorte de compilation de faits divers humoristiques liés au Far West écrite par Yvan Delporte (voir Yvan Delporte) dans une mise en page similaire à celle d’un journal —, et chaque numéro proposait aussi une série de contes amusants mettant en scène le chien le plus bête de l’Ouest : « Mémoires de Rantanplan », des textes de Goscinny superbement illustrés par Morris décidément très prolifique, d’autant plus qu’il illustrait aussi d’autres rubriques comme « Telex du monde entier » ou « Old Timer y était ».

En revanche, il n’était pour rien dans les parodies proposées dans les cinq premiers numéros comme « Le Petit Chaperon Dalton », « Lucky Baba et les 4 voleurs », « Il était une fois » ou « Ran–Tan–Planche Neige et les 4 nains » : publiées à l’origine aux Pays-Bas dans la revue Pep, ces histoires un brin satiriques titrées « Wereld van Lucky Luke » étaient dues au dessinateur néerlandais Henk Albers et au scénariste belge Yvan Delporte.

Le Far West de Morris côtoyait celui, beaucoup plus réaliste, des aventures du capitaine Alexis Mac Coy, héros sudiste de la fin de la guerre de Sécession nord-américaine vite enrôlé par les Yankees, écrites par l’auteur de romans policiers Jean-Pierre Gourmelen (voir interview Jean-Pierre Gourmelen (première partie) et Jean-Pierre Gourmelen interview 2ème partie) : un ami proche de Claude Moliterni. C’est surtout l’occasion de découvrir l’étonnant talent graphique du dessinateur espagnol Antonio Hernandez Palacios, dont seuls les spécialistes du genre connaissaient son autre western, « Manos Kelly », publié par le magazine ibérique Trinca à partir de 1971 et dont les éditions Aventures et Voyages commençaient juste à traduire deux albums en 1973 et 1974 (un troisième sera publié par les Humanoïdes associés, en 1980). Les courts récits complets de « Mac Coy » publiés dans Lucky Luke et un inédit plus long seront compilés en trois albums aux éditions Dargaud, entre octobre 1974 et octobre 1975 ; mais la série continuera dans l’édition française de Tintin (en 1976, le temps d’un seul épisode), puis de 1980 à 1984 dans Pilote et de 1986 à 1989 dans Pilote & Charlie (dans les versions dirigées par Moliterni et Mellot), avant de se poursuivre directement en album chez Dargaud : totalisant ainsi vingt-et un opus jusqu’en 1999.

La première apparition d'« Alexis Mac Coy » par Antonio Hernandez Palacios et Jean-Pierre Gourmelen.

Un autre superbe western, encore moins conventionnel, signé par deux auteurs encore complètement inconnus, va débouler au n° 4 de juin 1974 : « Jonathan Cartland » par Michel Blanc-Dumont aux dessins et Laurence Harlé (qui signait au début Kikapoo, voir Le décès de Laurence Harlé) aux scénarios.

Les cinq premiers chapitres de la vie de ce trappeur d’origine irlandaise, qui s’éprend d’une charmante squaw lâchement assassinée, sont parus dans les n° 4, 6, 8, 11 et 12 et forment le contenu, avec huit planches complémentaires, d’un album publié chez Dargaud, en 1975.

Neuf autres (prépubliés partiellement dans Pilote, puis Pilote & Charlie, entre 1977 et 1989) suivront jusqu’en janvier 1995.

Première apparition de « Jonathan Cartland » par Michel Blanc-Dumont aux dessins et Laurence Harlé.

Dans le même genre d’aventures se déroulant à l’époque des pionniers de l’Ouest américain, il faut aussi noter « Le Petit Cow–boy », au n° 11 de janvier 1975 : un récit complet italien de douze planches (« Il Piccolo Cow boy ») dessiné par Aldo Di Gennaro et écrit par Mario Faustinelli, et publié à l’origine dans le Corriere dei Piccoli (la série se poursuivra aussi dans le Corriere dei Raggazzi). Datant de 1961, cette histoire avait déjà été traduite dans le pocket Érik le Viking en 1964 et dans la troisième série de Bugs Bunny en 1978.

Enfin, le western était aussi largement présent dans les jeux et rubriques en tout genre qui agrémentaient ce magazine de loisirs et d’information (souvent illustrés par Daniel Le Noury, Alexis, Jean-Michel, Daniel Flambard, Claude Gemignani…), particulièrement dans les seize pages centrales constituant un poster géant dessiné parfois par Jean Giraud ou Enki Bilal : excusez du peu !

« Le Petit Cow–boy » par Aldo Di Gennaro et Mario Faustinelli.

Cependant, dans Lucky Luke, on pouvait aussi trouver bon nombre d’autres BD dans des styles très variés. Dans le genre humoristique, les mésaventures du sympathique vagabond Valentin de Jean Tabary (voir Hommage à Jean Tabary) sont proposées sous la forme de récits complets de neuf planches aux n° 1, 2, 5 et 9 ; lesquels seront repris dans l’un des sept albums que les éditions Dargaud ont consacrés aux loufoqueries de ce personnage fleur bleue confronté à notre monde injuste : « Aux fous » (avec huit pages inédites), en 1977. « Valentin le vagabond » avait été créé, dans Pilote, en mars 1962, et les quatre premiers courts épisodes scénarisés par René Goscinny vont vite laisser la place à de plus longues péripéties entièrement dues à Tabary jusqu’en août 1973 ; même si « L’Alchimiste », paru d’octobre 1969 à janvier 1970 a été scénarisé par Fred et partiellement dessiné par son frère Pierre qui signait Peter Glay. Quelques épisodes de « Valentin » seront aussi repris dans les mensuels Les Pieds Nickelés Magazine (en 1972), Les Récrés de Totoche (en 1979), Les Vacheries de Corinne à Jeannot (en 1979 et 1980), Censuré (en 1986 et 1987) et Le Magazine de Corinne et Jeannot (en 1999).

Les autres créations humoristiques n’ont malheureusement pas connu la même destinée ! Que ce soit les pages de gags avec Vik le Viking par Claude Le Gallo (« Mille millions de sagas ») aux n° 2 à 5 et 7 à 12, les récits complets de huit pages de « Bull Gloup » par Jean Chakir aux n° 3, 7 et 10, les huit pages de « Dom Félix agent secret » au n° 3 ou les gags de « Pilule » aux n° 6, 7, 8 et 10 par Martial (voir Disparition de Martial !), les amusantes quatre pages de « Jock le corbeau et Jack le renard » dessinées par Jean-Louis Goussé et racontées par Cehem (transparent pseudonyme de Claude Moliterni) aux n° 6 à 8, les douze planches du « Cirque volant » (histoire comique mettant en scène les pilotes les plus célèbres de la Première Guerre mondiale) par le prolifique dessinateur italien Arnaldo Orazi au n° 9 ou les six pages de « Symphorien et Léonidas » de Pierre Guilmard et Luciani au n° 11 : un autre épisode sera publié un peu plus tard, toujours en 1975, dans le magazine Djin des éditions Fleurus, mais le scénariste est alors Jacques Josselin : Luciani était-il l’un de ses pseudonymes ?

« Mille millions de sagas » par Claude Le Gallo.

« Bull Gloup » par Jean Chakir.

« Dom Félix agent secret » par Martial.

« Pilule » par Martial.

« Jock le corbeau et Jack le renard » par Jean-Louis Goussé et Cehem.

« Le Cirque volant » par Arnaldo Orazi.

« Symphorien et Léonidas » de Pierre Guilmard et Luciani.

Les autres genres réalistes sont aussi très bien représentés et, en revanche, les personnages créés pour l’occasion marqueront plus les esprits. Notamment ceux empruntant les chemins de la science-fiction et du fantastique, comme le « Agar » de Robert Gigi (aux dessins, voir Adieu Robert Gigi) et Claude Moliterni (aux scénarios) ou le somptueux « Tiriel » de Raymond Poïvet (voir Raymond Poïvet [2ème partie]) et Jean-Pierre Dionnet, alors jeune scénariste débutant.

Le premier est la traduction d’une série, réalisée en hommage au « Little Nemo » de Winsor McCay, que les deux auteurs complices avaient concoctée pour le magazine transalpin pour enfants Corriere dei Ragazzi (en 1970), à la demande de son rédacteur en chef Giancarlo Francesconi : ce dernier leur ayant commandé un « Orion » (une de leurs autres créations destinées à un public adulte) plus enfantin. Ceci explique l’omniprésence d’« Agar » dans le mensuel (aux n° 1 à 4 et 8 à 11) : de quoi remplir trois beaux albums aux éditions Dargaud entre 1974 et 1976, le dernier étant inédit en France. À noter que l’intégralité des « Jouets maléfiques » (le premier album correspondant aux pages prépubliées dans les n° 1 à 4 de Lucky Luke) a été reprise dans le bel ouvrage consacré à Gigi : « Rêves écarlates » aux éditions Ædena, en janvier 1987.

« Agar » par Robert Gigi et Claude Moliterni.

Le second, inachevé dans le mensuel puisqu’il n’est constitué que de douze planches au n° 5, douze autres au n° 7 et dix au n° 9 — toutes magnifiquement mises en couleurs – est proposé intégralement, mais en noir et blanc, dans un album publié aux éditions Fernand Nathan en 1975 (réédition en couleurs aux Humanoïdes associés en 1982).

Grâce à l’héritage d’un oncle mystérieux, le jeune Tiriel découvre une porte d’entrée vers un monde d’heroic-fantasy où il contribue à mener la révolution contre la belle, mais méchante, Reine Eno.

Trente pages d’une autre histoire (« Retour à Golgonooza ») ont commencé à être publiées dans le mensuel Métal hurlant en 1982 et 1983, mais ont été laissées inachevées.

« Tiriel » par Raymond Poïvet et Jean-Pierre Dionnet,

 Les enquêtes de l’agent du FBI Joe Fast dessinées par José María Fernández Bielsa et scénarisées par François Truchaud sont présentées sous forme de souvenirs racontés à un journaliste et apportent une note polar très réaliste dans le magazine. Les différentes et courtes missions proposées aux n° 3 à 8, 10 et 12 font l’objet de deux albums publiés chez Dargaud en 1975. À noter qu’un neuvième épisode de douze pages a été publié dans le mensuel Pilote, au n° 17bis (hors-série western – suspense – policier) d’octobre 1975.

« Joe Fast » par José María Fernández Bielsa et François Truchaud.

Enfin, signalons une belle incursion dans l’univers des pirates et autres boucaniers avec le premier et unique épisode de « Capitaine Chérubin » (dessins de Pierre Le Guen et scénario de Jean-Pierre Gourmelen) au n° 10 de décembre 1974.

Ces douze belles planches en couleurs annonciatrices d’une saga qui promettait d’être palpitante ont été reprises au Coffre à BD (voir http://www.coffreabd2.com/cgi-bin/boutique.bin?s=0&S=847), dans l’album « Capitaine Enfer » (4) du même Le Guen : encore une histoire de flibuste publiée, en noir et blanc, dans Les Pieds nickelés magazine, un autre très beau et excellent, mais trop éphémère, mensuel édité par la SPE (Société parisienne d’édition) et dirigée par notre collaborateur Henri Filippini et par… Claude Moliterni.

La boucle était bouclée !Gilles RATIER

(1) Pour être pratiquement complet sur le sujet, il faut savoir qu’il a existé un autre périodique qui s’est appelé Lucky Luke, entre juin 1994 et janvier 1995. Il s’agit d’un mensuel édité par Semic France, filiale du groupe suédois éponyme qui avait aussi racheté la maison d’édition lyonnaise Lug, lequel a connu huit numéros de trente-deux pages sous-titrées « l’homme qui tire plus vite que son ombre ».

Son contenu reprenait des histoires courtes mettant en scène Lucky Luke, Les Dalton et Rantanplan dans de nouvelles aventures inédites réalisées pour l’Allemagne (Bastei-Verlag) entre 1993 et 1994.

Les textes étaient dus au romancier Peter Mennigen (crédité seulement dans l’ours du journal) et les dessins (anonymes) étaient réalisés par le studio Ortega. La plupart de ces histoires ont été compilées dans trois albums offerts dans les stations-service Esso, en 1995 : « Mac chez les Indiens », « Un cheik au Far West » et « Lucky Luke se marie !? ».

(2) Mondadori France (précédemment EMAP France) est une filiale du groupe italien Arnoldo Mondadori Editore (leader de la presse magazine de l’autre côté des Alpes et propriété de la famille de Silvio Berlusconi, via le holding financier Fininvest S.P.A.). C’est, désormais, le troisième éditeur de magazines en France, avec une trentaine de publications : Télé Star, Télé Star Jeux, Télé poche, Closer, Auto plus, L’Auto-Journal, Sport auto, Pleine Vie, Modes & Travaux, Top santé, Biba, Nous deux, Les Veillées des chaumières, L’Ami des Jardins, Le Chasseur français, La Revue nationale de la chasse, Grand Gibier, Science et Vie, Science et Vie junior, Science & Vie découvertes, Guerres & Histoire, Diapason, Le Film français, Ciné Chiffres…, la plupart issus du rachat du groupe de presse français des Éditions mondiales (créé par Cino Del Duca, voir Walter Molino : un maître oublié de la bande dessinée italienne), en 1990.

(3) À ce propos, les éditions Dargaud seraient bien inspirées de rééditer (en proposant une édition actualisée, revue et complétée) cet excellent ouvrage de l’ami Philippe Mellot qu’elles avaient édité en novembre 1988 et qui est aujourd’hui totalement introuvable.

Pourtant, c’est encore LA référence absolue  sur le créateur de « Lucky Luke » : série publiée pour la première fois dans L’Almanach Spirou 1947, en 1946.

Ceci dit, on peut éventuellement compléter ses connaissances avec la lecture de « La Face cachée de Morris » par Yvan Delporte chez Lucky Productions (1992) : un autre livre sur Morris comportant, surtout, de belles reproductions.

(4) Profitons-en pour remercier comme il se doit Bernard Coulange, le responsable du
Coffre à BD, qui nous a scanné de nombreuses pages qui nous manquaient, ceci afin de pouvoir illustrer dignement cet article !

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10 réponses à Le journal de Lucky Luke !

  1. Bonjour Gilles.
    Comme les posters dessinés, présents dans tous les numéros, étaient une part importante du journal (un cahier de 16 pages), qu’ils sont souvent absents des exemplaires d’occasion, que leurs auteurs n’étaient pas mentionnés au sommaire et que je les ai conservés depuis quarante ans, je me dis que c’est l’occasion de les lister, ça peut servir à des chercheurs…
    N° 1 : John Wayne : dessiné par Gir (Jean Giraud)
    N° 2 : Clint Eastwood : Jean-Michel (Jean-Michel Renault)
    N° 3 : Gary Cooper : Jean-Michel
    N° 4 : Paul Newman : Bilal
    N° 5 : Charles Bronson : Bilal
    N° 6 : Henry Fonda : Claude Gemignani
    N° 7 : Burt Lancaster : Philippe Dapsanse
    N° 8 : Kirk Douglas : Philippe Dapsanse
    N° 9 : James Stewart : Flambard
    N° 10 : Yul Brynner : Flambard
    N° 11 : Lee Van Cleef : Flambard
    N° 12 : Steve Mc Queen : Bertrand (Philippe Bertrand ?)

  2. marie-pierre mirault dit :

    Bonjour,
    J’ai également ces 12 numéros complets ainsi que la lettre dactylographiée qui accompagnait le numéro 1.
    Je possède aussi le numéro zéro, mais il est en allemand ! Il contient « ein grosser spiel-poster ; Lucky Lukes Moto-Rallye » et compte 80 pages.

    • Gilles Ratier dit :

      Merci pour ces précisions Marie-Pierre !
      Je n’avais entendu parler que de la version anglaise de ce n° 0. Manifestement, Dargaud avait prévu, à l’origine, une diffusion européenne du magazine…
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

    • Stéphane CERCLE dit :

      Bonjour, je tombe sur votre blog en faisant des recherches sur ce fameux numéro zéro.
      Je viens de le trouver en bon état et en Français. Tout y est, les pages ne sont pas écornées. Il manque juste le grand jeu détachable (le moto-rallye) des pages centrales.

      Il fait 76 pages avec notamment 2 histoires dessinées respectivement par Bilal et Tardi.
      Bien à Vous.
      Stéphane CERCLE.

      • Gilles Ratier dit :

        Merci Stéphane !
        Nous transmettons votre découverte à Michel Denni…
        Bien cordialement
        La rédaction

      • Bonjour Stéphane passionné par les numéros zéros , je possède le lucky luke en Anglais mais pas le n°0 en Français pourriez vous me contacter svp ,je possède une dizaine de n°0 dont Snark, Les guêpes , A suivre, Pilote, Extra, Clairon, Le Supplément illustré, C’est dimanche, Le supplément du dimanche etc…merci
        joli.jojo@laposte.net

      • Gilles Ratier dit :

        Bonjour à tous !
        Juste un petit mot pour soutenir la demande de Kastelnik Christian Alias Pilotezéro (joli.jojo@laposte.net), spécialiste des n°0 de revues : alors n’hésitez pas à le
        contacter pour échanger avec lui directement, vous rendriez ainsi service à tous ceux qui recherchent des précisions sur le patrimoine de la BD franco-belge !
        Merci pour lui…
        Bien cordialement
        Gilles Ratier, rédacteur en chef de Bdzoom.com

  3. Absolute dit :

    Le N°0 du Magazine Lucky Luke contient
    Lucky Croisade (quotidien du soir)
    LL dans « Le desperado à la dent de lait »
    Les échos de Nothing Gulch
    Imaginée a partir de faits historiques : L’évasion de Cheval Gris
    Une ITV de Sergio Leone
    Le mariage de Kansas Jim raconté par Ran Tan Plan
    En France une école de la moto pour les 12 à 16 ans
    Les exploits de ce vieux menteur d’Old Timer dans la ruée vers l’or
    Les Telex d’Europe
    La sidérante aventure d’Alfred Lemoulu
    Hansel und Gretel furent sans doute les ancêtres de Lucky Luke
    Bien mal acquis
    Grand jeu détachable : Le Moto-Rallye de Lucky Luke
    Voila

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