Hommage à Jean Tabary

C’est avec émotion que nous avons appris le décès de Jean Tabary, le 18 août 2011 à Pont-l’Abbé-d’Arnoult, en Charente-Maritime, où il vivait depuis une trentaine d’années. Pour lui rendre hommage nous avons chamboulé le programme que nous avions prévu pour notre rubrique « Le Coin du patrimoine » afin de retracer, le plus précisément possible, ses cinquante années d’une carrière où le grand public l’a pratiquement toujours reconnu comme tel : c’est-à-dire comme un grand nom de la bande dessinée franco-belge !

Si Jean Tabary est né le 5 mars 1930 à Stockholm, en Suède, c’est parce que son père, qui fut violoniste solo pendant plus de vingt ans (au théâtre Mogador), y était en tournée ; et que sa maman, mère au foyer (elle éleva neuf enfants, en tout), l’accompagnait.

Lecteur de bandes dessinées dans sa tendre jeunesse, c’est surtout la découverte des œuvres d’Érik (« Trancheroc »), de René Pellos (« Les Pieds Nickelés ») et d’André Franquin (« Spirou et les héritiers » qui finit par le convaincre de tenter sa chance en ce domaine, même si rien ne le prédestinait vraiment à devenir auteur de bandes dessinées.(1)

Ceci ne l’empêche pas de se présenter, à l’âge de seize ans, aux éditions Vaillant, pour présenter quelques dessins ; mais il est éconduit ! Comme il faut bien qu’il gagne sa vie, il va exercer, jusqu’en 1958, le métier de staffeur-architecturier-ornementaliste (il fut aussi, momentanément, figurant à la Comédie Française et vendeur de journaux). Cependant, pendant son service militaire, il se remet à dessiner et réussit à placer quelques dessins humoristiques dans des journaux comme Vénus-Appolon, Marius ou Paris-Flirt, entre 1951 et 1959 ; mais, là encore, cela ne marche pas, et il reprend ses activités qui consistaient à décorer les plafonds de sculptures en plâtre, car elles sont bien plus rentables.

En 1956, à la suite de vacances pluvieuses qu’il doit écourter, Jean Tabary se représente à l’hebdomadaire Vaillant. Il tombe, cette fois-ci, sur une personne compétente : en l’occurrence, Roger Lécureux (le futur scénariste de « Rahan ») qui tenait la permanence à la rédaction, ce jour-là.

Appréciant son travail, il lui commande aussitôt une histoire à suivre (et toute en couleurs), le journal allant, justement, augmenter sa pagination en passant de vingt-quatre à trente-deux pages !

C’est donc ainsi que va débuter une longue et prolifique collaboration avec l’hebdomadaire d’obédience communiste ; et ceci dès le n°599 du 4 novembre 1956, date de la publication de la première aventure extraordinaire de « Richard et Charlie » : deux copains inséparables, surtout dans l’adversité, toujours prêts à sauver la veuve et l’orphelin ! Clochards farfelus dans le premier épisode, ils vont très vite devenir journalistes ; et la série évoluera, dès la deuxième histoire, vers une ambiance encore plus « série noire », avec l’arrivée d’un troisième personnage inspiré des « durs » du genre policier : Rififi. Mais devant le rejet des lecteurs pour cette atmosphère très réaliste et assez violente, l’épisode s’interrompt au bout de dix-huit planches ; nos héros, relégués alors aux rôles de comiques de service, se faisant réprimander par la rédaction, et même par Pif qui leur suggère de changer leur fusil d’épaule.

La leçon retenue, Jean Tabary reviendra, par la suite, à des aventures où l’humour sera prépondérant. C’est d’ailleurs particulièrement avec cette série que l’on peut voir évoluer le style de Jean Tabary, autant du point de vue du dessin (qui devient plus précis et nerveux) que des scénarios, de plus en plus délirants et peuplés de personnages pittoresques et farfelus.

Neuf longs récits (et quelques pages de gags) de « Richard et Charlie » seront publiés dans Vaillant, jusqu’au n°947 du 7 juillet 1963, mais seulement trois d’entre eux seront repris en albums !

En 1977, dans une publication brochée en noir et blanc aux éditions Glénat (« Richard et Charlie au Japon », le sixième épisode originellement paru en 1960 et 1961) et, en 2008 et en 2011, dans deux recueils tirés à une centaine d’exemplaires par les micro-éditions Regards de Jean-Paul Tibéri (« Une maison disparaît », le huitième épisode datant de 1962, et « La Girafe blanche », le troisième qui fut publié de 1957 à 1958).

Ensuite, au n°713 du 11 janvier 1959, à la demande de la rédaction qui venait de lancer différents récits humoristiques en deux pages, c’est la création de « Totoche » : sympathique chef d’une bande de gosses, auquel les lecteurs peuvent facilement s’identifier, qui vit des aventures toujours drôles et empreintes de bons sentiments.

Ayant abandonné son métier de staffeur car il n’arrivait plus à tout mener de front, Tabary alterne alors histoires complètes et longues aventures que nous aurions aimé vivre quand nous étions enfants, excellant dans la dérision et l’émotion, jusqu’au n°1237 du 16 février 1969. Des strips de « Totoche », devenu l’un des piliers du journal Vaillant, paraîtront aussi dans le quotidien L’Union (en 1962).

Outre quelques albums cartonnés, parmi les premiers lancés, en 1963, par les éditions Vaillant (onze titres sont aujourd’hui disponibles aux éditions Tabary), Totoche sera également la vedette d’un pocket édité par Vaillant : Totoche Poche, lequel va paraître de juin 1966 à mars 1976, soit pendant quarante numéros(2). Trois ans plus tard, un éphémère mensuel publié par la maison d’édition que vient de créer Tabary, Les Récrés de Totoche (et qui ne connut que deux numéros en avril et mai 1979), lui sera également consacré, tout en reprenant divers autres personnages de Tabary, comme « Valentin », « Iznogoud », « Corinne et Jeannot », « Bouboule »…

Par ailleurs, certains membres de la bande à « Totoche » vont acquérir leur autonomie et avoir leur propre série de gags. Ce sera le cas pour le glouton Bouboule dans « Les Bonnes recettes de Bouboule » (cinq pages de gags publiées entre 1969 et 1972, dont trois seront aussi reprises dans Bo Doï, en 2004) ;

mais surtout pour Corinne et Jeannot, un gosse timide qui se fait martyriser par une chipie, dans « Les Jeudis de Corinne et Jeannot » publiés du n°1075 du 19 décembre 1965 au n°1414 du 3 juillet 1972 ; soit trois cent quarante et une pages de gags qui seront maintes fois reprises dans Vaillant et dans son successeur Pif Gadget.

Leurs disputes continuelles vont même finir par avoir plus de succès que les aventures de « Totoche » et auront aussi l’honneur d’être compilées, à partir de 1970, dans cinq albums (disponibles aujourd’hui aux éditions Tabary) et de donner leurs noms à deux mensuels édités par Tabary, lui-même : Les Vacheries de Corinne à Jeannot (quatorze numéros entre avril 1979 et juin 1980) et Le Magazine de Corinne et Jeannot (neuf numéros entre février et novembre 1999) ; comme pour Les Récrés de Totoche, ces revues reprenaient, outre « Les Jeudis de Corinne et Jeannot », diverses autres séries créées par Jean Tabary.

Dès 1957, Jean Tabary propose, dans Vaillant, de nombreuses illustrations et récits complets (dont ce « Représentation unique » au n°710 du 21 décembre 1958).

L’un d’entre eux, au n°715 du 25 janvier 1959, met en scène « Grabadu et Gabaliouchtou ». Lassé d’être « traité » de dessinateur classique, Tabary adopte ici un dessin jeté (croquis à main levé) et un humour complètement farfelu et décapant. Ces deux indécrottables imbéciles que sont les protagonistes auront quand même droit à d’autres gags qui raviront les lecteurs curieux de l’époque, jusqu’en 1962 (repris dans Totoche Poche, pour la plupart, en 1966). On les retrouvera aussi dans deux histoires complètes inédites publiées dans Pilote, en 1959 et 1964, et reprises dans Les Pieds Nickelés Magazine, en 1971. Enfin, Gotlib les qualifiera des « deux héros les plus cons de la BD » quand il en exhumera quelques épisodes, dans son mensuel Fluide Glacial, en 1977 ; et leurs délires graphiques et narratifs seront tous recueillis dans un album (encore disponible aux éditions Tabary), en 1984.

Toujours en 1959, Jean Tabary dessine, sur scénarios de l’écrivain et journaliste Jean-Jacques Marine, « La Famille Hautympan » ; le temps de deux histoires de cinq planches (dont une sera reprise dans Champion-Pierrot Magazine, en 1961), publiées dans Rallye-Jeunesse : un mensuel édité par la Bonne Presse et qui était un petit frère, destiné aux grands adolescents, de leur Bayard qui allait bientôt être remplacé par Record où allait débuter la plus célèbre des créations de Tabary !

Mais en attendant, René Goscinny ayant apprécié le premier récit complet de « Grabadu et Gabaliouchtou » paru dans Pilote, il souhaite que Tabary s’occupe de « Valentin le Vagabond » : les déboires d’un personnage fleur-bleue et humaniste confronté à notre monde fou et injuste… La rencontre avec Goscinny va être un tournant dans sa carrière puisque, après quatre courts épisodes publiés dans Pilote, entre mars 1962 et juin 1963, le scénariste d’« Astérix » va laisser l’écriture de « Valentin » à notre dessinateur.

Ce dernier l’embarque, alors, dans de plus longues aventures d’un comique irrésistible, entre novembre 1963 et août 1973.

Signalons qu’un épisode (« L’Alchimiste », paru du n°517 du 9 octobre 1969 au n°530 du 1er janvier 1970) a été scénarisé par Fred. Mais, suite à un malentendu entre les deux auteurs, seules les quinze premières planches de cette histoire ont été dessinées par Jean Tabary ; les autres l’ayant été par son frère Pierre qui signe Peter Glay.

Quelques épisodes de « Valentin » seront aussi repris dans les mensuels Les Pieds Nickelés Magazine (en 1972), Lucky Luke (en 1974), Les Récrés de Totoche (en 1979), Les Vacheries de Corinne à Jeannot (en 1979 et 1980), Censuré (en 1986 et 1987) et Le Magazine de Corinne et Jeannot (en 1999).

Hélas, seuls deux des sept albums publiés par les éditions Dargaud, entre 1973 et 1977, sont aujourd’hui disponibles aux éditions Tabary. Ce vagabond attachant, dont les aventures vont devenir de plus en plus folles, mériterait pourtant, amplement, d’être intégralement rééditées !!!

C’est donc le 15 janvier 1962, dans le premier numéro du nouveau mensuel Record de la Bonne Presse (qui deviendra bientôt les éditions Bayard), associée à Dargaud, que René Goscinny et Jean Tabary vont proposer « Les Aventures du calife Haroun el Poussah » (jusqu’en mai 1973) : des récits complets, composés communément de huit pages chacun (si on excepte « Les Retours d’Iznogoud » en deux planches).

Certainement pour la première fois dans l’histoire de la bande dessinée, c’est le méchant qui devient le véritable héros de l’histoire : j’ai nommé le cruel et tristement célèbre grand vizir Iznogoud.


Voici la toute première page (qui a été redessinée pour sa parution en album) du premier récit avec Iznogoud, dont le héros était alors le calife Haroun al Poussah, telle qu’elle a paru dans le n°1 du mensuel Record, en janvier 1962. Sur les douze planches du récit, seules trois sont en couleur, comme celle-là. Merci à Jean-Yves Brouard qui, en fouillant dans ses archives, a eu la bonne idée de nous faire parvenir ce très rare document !


Ce gag non repris en album a été publié, pour la première fois, dans le n°96 de Record de décembre 1969. Pour une fois, ce mensuel était édité en petit format et comportait deux cent-quarante pages avec des récits complets ou des pages de gags animés par les vedettes du magazine : « Nathalie » de Bernard Dufossé, « Arsène » de Gérard Dorville, « Jim Steward » de Sidney et Jacques Acar, « L’Inspecteur Saboum » de Jean Chakir, « Persaplass » de Joëlle Savey, « La Patrouille sous-marine » de Lenoir et Sépia, « Mégalithe » d’Érik (la référence pour Jean Tabary) et, bien entendu, « Iznogoud ».

À partir de 1968, son acharnement à vouloir devenir calife à la place du calife, lui permettra d’être également publié au sein du journal Pilote (jusqu’en 1976) ; son propre nom étant devenu le nom de la série. À noter qu’« Iznogoud » commentera également l’actualité, sous forme de strips hebdomadaires (scénarios de Goscinny puis d’Alain Buhler) dans Le Journal du Dimanche, du 27 avril 1974 à la fin 1976, et sera aussi publié dans Tintin version belge (en 1966), dans Télé Gadget (en 1971 et 1972), dans Circus (en 1981), dans Censuré (en 1986), dans Pif Gadget (en 1986, 1989 et 1992), dans Messages de la Poste (en 1991), dans Bo Doï (en 2001)…

Suite au décès de son scénariste, en 1977, Jean Tabary continuera seul cette série, souvent subversive et cynique, jusqu’à ce qu’il arrête de dessiner, en 2004, après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral. Il confie alors « Iznogoud » à ses trois enfants (Nicolas pour le dessin et Muriel et Stéphane au scénario) qui en publient un vingt-huitième et ultime (?) album, en 2008, aux éditions Tabary. Les aventures du grand vizir Iznogoud ont aussi été adaptées en cinquante-deux dessins animés (diffusés en 1995 sur Canal +), en jeux vidéos et en un film long-métrage, en 2004, avec Michaël Youn et Jacques Villeret dans les principaux rôles.

Entretemps, Jean Tabary a également créé un amoureux couple de jeunes gens « yéyés » (« Luc et Laura ») qui vont vivre six courtes aventures de trois planches, chacune, dans la revue Nous les Garçons et les Filles, de mai à octobre 1963.

Il a aussi illustré deux ouvrages scolaires (« J’apprends l’Allemand ») aux éditions Didier Richard (en 1968 et 1969) et scénarisé trois histoires de « Buck Gallo » dessinées par son ami Mic Delinx dans Pilote, d’avril 1967 à juillet 1968.

Outre de rares pages d’« Actualités » et courts récits destinés à Pilote ou à ses suppléments (comme ces hilarants « Sept péchés capitaux » scénarisés par Serge de Beketch et publiés dans le Pilote Annuel n°679bis de novembre 1972),

 

on lui doit aussi l’illustration de quelques publicités sous forme de planches, strips ou vignettes : « Poli » pour les autos miniatures Polistyl (publié dans la version française de Tintin, en 1973), « Déguise-toi en Palladium boy/girl et gagne ta place aux J. O. de Montréal » pour les chaussures de sport Palladium (publié dans Pif Gadget et dans Spirou, en 1975),
douze strips pour le parc d’attraction Le Pal (publié dans le quotidien La Montagne, en juin 1984), une campagne anti-bruits publiée dans la presse généraliste, en 1985…

Par ailleurs, en 1978, Jean Tabary s’est lié d’amitié avec un jeune journaliste d’Europe 1 puis d’Antenne 2 : Francis Slomka. Ensemble, avec le soutien de l’éditeur Michel Lafon, ils créent les éditions BD’Star qui deviendront les éditions de la Séguinière, l’année suivante, et qui seront, finalement, rebaptisées Éditions Tabary : entreprise familiale qui va exploiter méticuleusement l’œuvre du maître. Ils éditeront, notamment, deux mensuels en petit format : Les Vacheries de Corinne à Jeannot et Les Récrés de Totoche, entre 1979 et 198O. On y retrouve la plupart des héros imagés par Tabary (« Corinne et Jeannot », « Totoche », « Valentin », « Iznogoud », « Grabadu et Gabaliouchtou »…)

et des invités différents à chaque numéro, ainsi que de très nombreuses rubriques où le lecteur est amené à participer ; ce qui rend le magazine très interactif. Pour l’animation de ces pockets, Jean Tabary crée aussi plusieurs planches de gags avec des héros particuliers comme « Bouboule et Bouboulina » ou le chien « Bigrousse »…

Vingt ans plus tard, en 1999, on assiste à la parution d’un nouveau magazine reprenant la formule des Vacheries et des Récrés, mais cette fois-ci en grand format : Le Magazine de Corinne et Jeannot. Pourtant, même s’il proposait, en plus, des rééditions de « Richard et Charlie » ou de « Luc et Laura » et des histoires où l’auteur se mettait lui-même en scène (« Jean Kralaplum »), tout en servant de banc d’essai à de jeunes auteurs comme Frantz Duchazeau et Curd Ridel (« Django Kid ») ou Jean-Claude Oliviéro (« Zizanie et compagnie », dont les éditions Tabary éditèrent un album, en 2001), il ne connaîtra que neuf numéros !

Cependant, si le succès ne fût pas suffisamment au rendez-vous, nombreux sont ceux qui, aujourd’hui encore, garde un souvenir nostalgique de cet excellent périodique qui était bien à l’image de Jean Tabary : un homme désireux de satisfaire au mieux son public et passionné par ses créations…

Gilles RATIER

(1) Cette information est reprise du n°84 de Hop ! (du quatrième trimestre 1999) qui est, à ce jour, l’opus le plus complet consacré à Jean Tabary,
Cependant, on peut aussi consulter, à bon escient, Période Rouge n°20 et 21 qui reprend l’interview de Tabary par Richard Médioni parue dans Krukuk n°4 (voir http://bdzoom.com/33714/patrimoine/lhommage-de-richard-medioni-a-jean-tabary/). Ce fanzine avait été créé par Éric Pichon et Georges Gasco, dont nos amis de Pimpf viennent de nous apprendre le décès : http://www.forumpimpf.net/viewtopic.php?f=1&t=27675 ! Georges Gasco tenait, avec son frère Serge, la libraire de livres et bandes dessinées de collection Aarsinoé, à Paris. Il organisait aussi, chaque année, un salon sur la BD de collection dans la capitale : les dernières éditions se déroulaient dans l’enceinte de la Mairie du 13e. Enfin, par ailleurs, il éditait quelques ouvrages aussi divers que des rééditions de Jen Trubert ou André Gaudelette, des inédits de Claude Turier, ou des essais sur « Captain’ Swing »…
Pour en revenir à Jean Tabary, il est de bon ton de signaler, également, les autres revues et fanzines ayant consacré un dossier conséquent à son œuvre : Vaillant n°627, Falatoff n°3, Débilboquet n°1, Les Cahiers de la BD n°29, Haga n°34, Schtroumpfanzine n°32, Bulles dingues n°5, La Lettre de Dargaud n°8, Présent du 3 juillet 1996, La Lettre n°65, La Gargouille n°4, Bo Doï n°50, et n°73, Bo Doï (HS) n°9, Bandes Dessinée Magazine n°1 et DBD (nouvelle formule) n°49.

(2) Ce pocket a proposé de nombreux épisodes de « Totoche » : reprises et inédits. Les rééditions consistaient surtout en des gags déjà parus dans L’Union et étaient, évidemment, remontées pour être adaptées au format. Enfin, si pas mal de ces histoires inédites étaient bien dessinées par Jean Tabary, certaines étant scénarisées par des rédacteurs de l’hebdomadaire Vaillant (comme Jean Ollivier, Pierre Castex ou Saluste), la plupart d’entre-elles l’ont été par son frère Jacques. Ce dernier, à l’instar de son autre frère Pierre (alias Peter Glay qui, lui, était surtout publié dans Pilote), travaillait également dans la bande dessinée, et particulièrement pour les productions des éditions Vaillant.

Image trafiquée par Totoche Tannenen pour son blog.

L’original de Jacques Tabary paru dans Totoche Poche n°34.

Merci à Louis Cance et à Jean-Yves-Brouard pour leur aide iconographique, mais aussi aux sites http://jeantabary.free.fr, http://www.forumpimpf.net, http://www.bedetheque.com, http://lemusardeur.hautetfort.com et http://lecturederaymond.over-blog.com, auxquels nous avons emprunté telle ou telle image, avec parcimonie !

Galerie

6 réponses à Hommage à Jean Tabary

  1. Jean-Luc dit :

    L’album « La girafe blanche » (Richard et Charlie) est paru en 2011 chez Regards (faute de frappe dans votre article).

  2. Superbe travail.
    Une toute, toute petite remarque si vous le permettez : la dernière illustration est une image que je m’étais amusé à trafiquer pour mon blogue. Le dessin original, probablement de Jacques Tabary, avait été pillé dans Totoche Poche n°34. Totoche ne partait pas en vacances 1 mais bien 3 long mois !

    Je tiens cette image à votre disposition si vous ne l’avez pas.

    Vive Tabary.

    • Bdzoom dit :

      Merci ! Je n’ai pas en effet cette image ! Quand je l’ai vu sur Internet, j’ai trouvé le symbole intéressant pour finir l’article ; d’où le choix de cette image ! Mais si vous avez l’original, vous pouvez me l’envoyer sur ratiergilles@gmail.com : je l’a mettrais en dessous de votre version en précisant qui est quoi !

      Merci d’avance !

      Bien cordialement

      Gilles Ratier

  3. bouyer dit :

    heuuuu Champion Pierrot Magazine ne s’est pas terminé en février 1960???

    • Gilles Ratier dit :

      Et bien non, d’après la bibliographie de l’oeuvre de Tabary établie par Louis Cance (lequel m’a fourni une photocopie de cette page de « La Famille Hautympan »), il existe un n°27 daté de décembre 1961 (alors que le BDM indique, de son côté, 26 numéros dont le dernier paru en février 1960, comme vous nous le signalez). Ce n°27 contient donc une reprise de la première histoire (« Le Complot des barbus ») en format réduit ; et c’est de ce n° que provient la photocopie fournie par Louis Cance, le respectable rédacteur en chef de l’indispensable revue Hop !…
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

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