Mireille, un hebdomadaire pour le lectorat juvénile féminin… (quatrième et dernière partie)

Voici la suite du conséquent dossier de Michel Denni (le « D » du « BDM ») déjà publié en 2002 dans les n° 96 et 97 du Collectionneur de bandes dessinées, mais il est ici légèrement réactualisé et, surtout, largement plus illustré : ceci afin que vous puissiez vous rendre compte des pages proposées alors aux jeunes filles des années cinquante et soixante. Dans ce dernier volet, l’homme-orchestre de ce mythique magazine qu’était Marijac a été écarté et le magazine Mireille, désormais édité par Cino Del Duca, va disparaître dans l’indifférence générale.

LES AVENTURES EXOTIQUES DE RÉMY BOURLES

Début 1960, au n° 310, Mireille devient bimensuel, diminue de format, et passe de 32 à 96 pages. Un auteur confirmé, Rémy Bourlès (1905-1997), va alors publier, d’août 1960 à décembre 1963, sept bandes d’aventures exotiques et romantiques passionnantes.

Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Brest, c’est un artiste talentueux qui réalise dans Mireille d’agréables planches au lavis rappelant les dessins de mode où il excellait dans les années 30.

Dans le premier épisode, « À la recherche de la cité perdue », un couple d’explorateurs progresse à pied dans la jungle sur les traces de la civilisation maya. Le second transporte les jeunes lectrices au Japon chez un marchand qui en compagnie de son épouse va récolter les perles comme on cultive les fleurs. Dans le troisième, une femme part en expédition dans l’Himalaya avec quatre alpinistes. Le cinquième raconte le voyage d’une cinéaste française au Laos. Un couple de Français, dans « Mon Vénézuéla », s’essaie à divers métiers en Amérique latine. Enfin, dans le dernier (« Pénélope était du voyage »), l’action se situe sur un voilier allant d’Alicante à Tanger. Il s’agit toujours d’exploits réalisés aux quatre coins du globe, mettant en valeur l’héroïsme de jeunes Françaises « saines de corps et d’esprit » auxquelles les jeunes lectrices pourront aisément s’identifier.

Rémy Bourlès dans L'Intrépide Hurrah !, en 1959.

Rémy Bourlès a commencé sa carrière avec des dessins humoristiques au Pêle-Mêle en 1924, puis au Rire (1927-1928). Spécialiste ensuite du dessin de mode, notamment pour les catalogues des Galeries Lafayette, du Printemps, du Bon Marché, etc., jusqu’en 1939, il aborde la bande dessinée en 1943 avec des récits complets aux éditions Mondiales de Cino Del Duca. L’année suivante, on le retrouve dans Ololé (avec « Robert Surcouf, roi des corsaires »), journal autonomiste breton où il se croque lui même avec beaucoup d’humour dans le n° 128 (1).

Après la guerre, il travaille dans l’hebdomadaire Vaillant à partir de 1946 où il crée « Bob Mallard » sur scénario d’Henri Bourdens, dans Robin l’écureuil avec « Robin des bois » (1946), dans Mon Journal avec « Le Vagabond du Pacifique » (1946-1947), dans L’Astucieux avec « Les Coups d’épée de Monsieur de la Guerche » (1947), dans L’Intrépide 1ère série avec « L’Aigle des mers » (1949), dans Tarzan 1ère série avec « Pour l’honneur » (1950-1952) qui se continue dans L’Intrépide 2ème série (1952).

Il est aussi présent dans Tarzan 2e série où il signe « L’Insaisissable » (1953), lequel se poursuit dans Hurrah ! 1ère série (1953-1957).

Très prolifique, Bourlès travaille aussi, à la même époque, pour les récits complets Artima (dans Ardan, Vigor, Aventures film, etc.), et collabore à Ima (1957-1958) ou Lisette (1959-1960).

MAGALI, COCCINELLE ET MONICA HÔTESSE DE L’AIR

En 1960, signalons « Pêcheurs de lune », une amusante bande comique au graphisme survolté de Denis M.G. Boutin. L’auteur a amorcé sa carrière dans le mensuel Capucine des éditions des Remparts à partir de 1953 où il signe la bande éponyme « Capucine et cousine Caroline ». Plus tard, on le retrouve avec « Balzac 0000 » dans Hurrah !, en 1958. Il quittera par la suite la bande dessinée pour le cinéma d’animation dans l’équipe de Jean Image.

Toujours en 1960, une sympathique bande policière et humoristique fait son apparition. Il s’agit de « Magali », dessinée et écrite par Fernando Fusco (1929), un Italien qui s’est d’abord fait connaître dans son pays d’origine avec « Jeff Cooper » en 1948. « Magali », l’une de ses rares bandes comiques, est réalisée avec brio dans une succession de lignes brisées combinées harmonieusement. Fusco s’est installé en France à partir de 1955. On le rencontre dans les journaux pour adultes avec des adaptations remarquées d’œuvres littéraires pour Mondial Presse : « Ivanhoé », « Les Deux Dianes », « L’Homme qui rit », « Mignon »…, et surtout, à partir de 1963, avec une extraordinaire bande d’anticipation : « Cosmos An 2000 » sur scénario de Claude Vaincourt, dont le conseiller scientifique n’est autre que Jacques Bergier. Elle sera distribuée dans les quotidiens de province par Intermonde Presse.

Parallèlement, dans L’Intrépide 2e série, Fusco signe « Commando du silence » (1958-1959), « Pirates du ciel » (1959), « Scott Darnal » (1960-1962) et « La Flèche brisée » (1961). On le retrouve aussi dans les petits formats de la SAGE avec « Aigle noir » (1960-1964), « Bonanza » (1965), etc. Au début des années 1970, il repart en Italie où il va devenir le dessinateur vedette du « Tex Willer » des éditions Bonelli, à partir de 1974.

« Coccinelle » de Rochelle, en 1961, met en scène une jolie petite blonde qui écrit des romans policiers qu’elle cherche à faire publier.

Le succès ne venant pas, elle joue en attendant les détectives amateurs avec beaucoup de naïveté.

Rochelle signe aussi, dans Mireille, une bande d’aventures humoristiques (« Francette », en 1963) et travaille parallèlement dans L’Intrépide 2e série avec « Tom au Royaume des découvertes » (1955-1959), suivi par « Pitt et Rocky » (1958-1960).

On le retrouve aussi dans le petit format Dicky le Fantastic avec le western animalier « Tico » (1956-1962) et dans le Journal de Nounours avec « Poudre de riz » (1966-1986).

La finesse et l’élégance du trait caractérisent ce dessinateur des années 1950-1960 qui mériterait d’être redécouvert.

Après la publication au n° 322 de 1960 d’un épisode dessiné par Angelo Di Marco,

« Monica, hôtesse de l’air » par Angelo Di Marco.

André Chéret (né en 1937, voir André Chéret) reprend « Monica, hôtesse de l’air » en avril 1962, le temps de dix récits complets qui vont s’échelonner jusqu’en 1963, à raison de 8 à 10 planches par numéros (voir le tableau synoptique).

Il s’est déjà fait remarquer par des illustrations au lavis dans le magazine Radar (1961) et la reprise de « Bob Mallard » dans Vaillant (1962).

Il collabore par ailleurs à la grande presse avec « L’Étonnant Monsieur K. » dans Paris Jour (1960), « Les Réfugiés » dans La Montagne, Bonne Soirée et Le Progrès (1961) ou « Sherlock Holmes » dans La Voix du Nord(1961).

« Monica, hôtesse de l’air » par André Chéret.

MIREILLE ET L’INTRÉPIDE, RÉUNIS

Marijac ayant été écarté, Mireille est totalement intégrée au groupe de presse de Cino Del Duca en septembre 1962. Elle absorbe L’Intrépide 2e série qui existait depuis novembre 1949 et prend alors pour titre Mireille L’Intrépide. « Rock l’invincible », mais aussi « Chandra, prince royal », « Duck Hurricane », « Kid le libérateur » et « Zanzi » vont passer du dernier numéro de L’Intrépide 2e série (n° 629 du 30 août 1962) au n° 370 de Mireille du 15 septembre 1962 (2).

Ce n° 370 porte « nouvelle formule » sur la couverture à côté de la photo de Johnny Hallyday. C’est un copieux spécial de 120 pages dont 56 de textes où l’on rencontre un reportage sur le Palais des rêves du facteur Cheval, une nouvelle (« Welcome Barry » d’Henriette Robitaillie), une page sur l’actrice Lea Massari, une autre sur l’acteur Jerry Lewis et une rubrique télévision présentée par Jacqueline Caurat. Il comporte également le début d’un roman à suivre (« La Orga » par Françoise Egreteau), pas moins de quatre films racontés en romans-photos (« Le Petit Garçon de l’ascenseur » de Pierre Granier-Deferre, « Ramuntcho » de Pierre Schoendoerffer, « Le Comte de Monte-Cristo de Claude Autant-Lara », « La Fiancée de papa » de David Swift), plusieurs pages sur la mode et les soins de beauté, sur les variétés avec Henri Tisot, etc.

Côté bandes dessinées : la Mireille  de Jean Sidobre flirte dans l’île aux oiseaux, Rock l’invincible est aux portes de Syracuse, Chandra prince royal a été envoûté par une sorcière, Duck Hurricane, émule de Buffalo Bill, participe à la guerre du Mexique contre les Autrichiens (?), Kid le libérateur cherche le trésor des Aztèques, Dany hôtesse de Paris est en histoire complète à la gare St Lazare, Rémy Bourlès continue « Au Laos avec mes hommes et mes éléphants », Zanzi virevolte dans la préhistoire, Magali poursuit un rat d’hôtel et Couinou continue à n’en faire qu’à sa tête.

« Chandra prince royal » conte les aventures d’un prince indien à la chevelure blonde qui combat les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale avant de regagner son palais afin de lutter contre des conspirateurs. Fiancé à la brune Zaïra, Chandra monte le superbe cheval Sciabar et se déplace en compagnie du tigre Marana. Créée en Italie en 1952 sous le titre « Chiomadoro, il principe del Sogno » dans l’hebdomadaire Il Intrepido, la bande est dessinée par Erio Nicolo (1919-1983) sur scénario de Luigi Grecchi. Nicolo s’est fait connaître dès 1939 par des bandes dans L’Avventuroso et Giungla.

Après guerre, outre « Chandra prince royal », il a créé « Il Cavaliere della serenissima » (1948) et « Forza John ! » — « Hardi John ! » en français — (1949), tous deux sur scénario de Luigi Grecchi que nous avons déjà évoqué pour « Princesse des étoiles ».

Toujours dans Mireille, André Chéret va reprendre « Rock l’invincible » en septembre 1962. Ce péplum d’aventures celtiques a été créé en Angleterre dans Express Wekly par Ron Embleton en 1956, sous le titre « Wolf the Briton ».

Il est continué en France par Angelo Di Marco dans Hurrah ! (1958), puis dans L’Intrépide 2e série (1959-1962).

Il s’agit des exploits d’un ancien esclave pourvu d’une force colossale, Rock le Celte, s’activant à chasser les troupes romaines de sa Bretagne natale.

Le graphisme, particulièrement dynamique, préfigure celui de « Rahan » qui rendra André Chéret célèbre, à partir de 1969.

« Rock l’invincible » par André Chéret.

Venu lui aussi de L’Intrépide 2e série, « Kid le libérateur »(« Liberty Kid » en version originale) a pour cadre la guerre de Sécession.

Un riche fermier du Sud, Kid Fiermont, a rejoint les nordistes afin de se battre pour la liberté des esclaves noirs.

La guerre terminée, il devient agent secret du président Grant.

La bande a été créée en Italie en 1951 par Stefano Toldo dans Il Intrepido.

Au troisième épisode, Toldo est remplacé par Lina Buffolente que nous avons évoquée plus haut pour « Princesse des étoiles ».

En France, dans L’Intrépide 2e série, « Kid le Libérateur » a débuté dès octobre 1952 se poursuivant sur pas moins de 489 numéros…

Autre bande venue de L’Intrépide 2e série : « Duck Hurricane ». Ce western d’origine italienne, créé en 1951 sous le nom de « Bufalo Bill » (avec un seul f) dans Il Intrepido par le dessinateur Carlo Cossio (1907-1964) et le scénariste Luigi Grecchi, reste d’une médiocrité affligeante par rapport à celui de René Giffey qui paraissait à la même époque (3). Il a été publié interminablement en France dans Tarzan 2e série (1953), Hurrah ! (1953-1959), puis L’Intrépide 2e série (1959-1962).

Nous sommes dans l’épisode « L’Aigle à deux têtes » lorsque la bande passe dans le n° 370 de Mireille L’Intrépide. L’action se situe dans la seconde moitié du XIXe siècle pendant la désastreuse campagne mexicaine de Napoléon III. Duck Hurricane se bat aux côtés des partisans mexicains contre les Autrichiens (alors qu’il s’agit évidemment des Français qui, en revanche, avait porté sur le trône l’empereur Maximilien qui était lui Autrichien). Erreur du scénariste italien ou autocensure de la maison Del Duca ?

ZANZI DANS LA PRÉHISTOIRE

Zanzi, venu lui aussi de L’Intrépide 2e série, où il a été créé en juillet 1958, est un petit homme du XXe siècle plongé dans la préhistoire. Il découvre ses ancêtres en accumulant les situations humoristiques et anachroniques.

L’auteur, Érik (1912-1974, voir Érik le prolifique ! [première partie] et Érik le prolifique ! [deuxième partie]), a débuté en 1930 dans Benjamin. L’année suivante, il crée le magazine Oscar Bill, le roi des détectives (qui s’arrête malheureusement au bout de 26 numéros), avant de revenir à Benjamin avec « Monsieur Toupe » (1934-1939).

« Zanzi » par Érik.

Pendant la guerre, il est présent dans Gavroche, puis Grandes Aventures (1941-1942), ainsi que dans Le Téméraire où il se fourvoie dans une bande à connotations antisémites : « Le Docteur Fulminate et le professeur Vorax » (1943-1944). On le retrouve à la Libération dans le dessin animé publicitaire et directeur artistique de Je vois tout.

À partir de 1946, il œuvre à nouveau dans la bande dessinée où il n’a pas son pareil pour mettre en scène des savants mégalomanes, des professeurs farfelus, des inventeurs loufoques de machines délirantes, des policiers maladroits ou des chevaliers moyenâgeux participant à de savoureux gags anachroniques. Il signe, entre autres, « Crochemaille le nerveux » dans O.K (1946-49), « Vrac reporter » dans Jeudi matin (1951), « Professeur Canif contre Docteur Krapotus » dans Pierrot (1951), « Commissaire Picablo », puis « Finette détective » dans Âmes vaillantes (1951-1974), « Pat’Rac reporter » dans Cœurs vaillants (à partir de 1952), « Babiol » dans Jocko et Poustiquet (1955-56), « Le Professeur Gromulus » dans L’Intrépide 2e série (1955-1957), « Mégalithe » dans Record (1966-1973), etc.

Bien oublié de nos jours, Érik a pourtant réalisé une œuvre humoristique d’une grande originalité, extrêmement riche en détails visuels ; certaines de ses fresques soutenant la comparaison avec Dubout. Il a profondément marqué l’imaginaire de jeunes lecteurs sur plus de 40 années d’une production intense, tant comme dessinateur que comme scénariste.

LA FIN SANS GLOIRE DE MIREILLE CHEZ DEL DUCA

Depuis le début des années 1960, Mireille, comme les autres publications féminines destinées à la jeunesse, subit la concurrence des magazines yéyés : Mademoiselle âge tendre ou Salut les copains, lequel a démarré en 1962 à plus de 500 000 exemplaires et dépasse le million deux ans plus tard.

En 1963, sous-titré Le Journal des filles de mon âge, Mireille multiplie pourtant les romans-photos ou les films racontés. L’insupportable Josélito qui cauchemarde encore les nuits des cinéphiles fait une entrée en force avec trois navets confondants de mièvreries : « L’Enfant à la voix d’or » (n° 318), « Le Petit Colonel (n° 368) et “La Chanson de l’orphelin” (n° 372), accompagnés d’articles et de photos du gamin dans les n° 377 et 393.

Par ailleurs, on donne une importance considérable au rédactionnel, particulièrement à tout ce qui touche à la chanson. Mireille, dans le n° 413 de juillet 1964, publie ainsi sur 92 pages un dossier Jacques Brel avec plusieurs photos de l’artiste, un autre sur les quatre grands qui ont fait le Jazz : Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Lester Young et Miles Davis. Par ailleurs, le pianiste Bernard Ringeissen, le chanteur Gérard Melet, les chanteuses Gigliola Cinquetti, Camille et Patoune (onze ans) ont droit à des biographies commentées très fournies avec photos parfois en couleurs sur pleine page.

Dans ce même numéro, le roman à suivre “Shirley” par Charlotte Brontë occupe 5 pages, 6 autres étant consacrées à la mode des jeunes filles avec des patrons que l’on peut commander aux éditions Mondiales. Enfin, un roman photo complet, “Un drame au soleil”, court sur 25 pages (soit le quart de la publication). Plus aucune bande dessinée ne subsiste donc en cette année 1964.

En fait, le bel enthousiasme bédéphilique qui animait après guerre la maison Del Duca a commencé à se tarir depuis quelques années déjà, le chant du cygne se situant fin 1962. À cette date, en effet, la plupart des publications en bandes dessinées (notamment les petits formats Old Bridger, Bambino, Pitchounet, Azor, Creek, Astrotomic, Tom Pouce, Saxo, King, Banjo, etc. [4], sont stoppées sans aucun préavis. Seuls subsisteront les albums souples “Arthur et Zoé” et “Dicky le fantastique”.

Mireille paraît condamnée elle aussi. Il existe pourtant encore, à cette époque, un lectorat féminin jeune qui coexiste avec celui de Mademoiselle âge tendre. Car, si La Semaine de Suzette est décédée quatre ans plus tôt en août 1960 et Line seulement depuis huit mois en décembre 1963, Lisette survivra encore pendant dix ans en se jumelant avec Nade [suite de Bernadette].

Quant à 15 Ans [suite de Fillette], il ne s’éteindra qu’en septembre 1980, et J2 magazine [suite d’Âmes vaillantes], se poursuivra jusqu’en septembre 1974. Mais le trust Del Duca, continuant sa politique inaugurée avec la disparition des petits formats, renonce à concurrencer les magazines yéyés et préfère se consacrer désormais exclusivement à la télévision avec Télé Poche ou à la presse du cœur avec Nous Deux et Intimité, certainement plus rentables.

Finalement, au n° 415, Mireille s’interrompt. C’en est fini du grand magazine moderne concocté onze ans plus tôt par Marijac. En revanche, ce dernier, en cette année 1964, continue toujours plein d’enthousiasme bédéphilique à publier Nano et Nanette et autre Frimousse avec un dynamisme à toute épreuve.Michel DENNI [qui remercie Louis Cance]

Mise en pages et mise à jour du texte : Gilles Ratier

(1) Voir notre étude “Ololé, un illustré breton sous l’Occupation”, dans le n° 83 du Collectionneur de bandes dessinées. 

(2) Voir notre étude “L’Intrépide 2e série ou la littérature d’évasion au service de la BD”, dans le n° 31 du Collectionneur de bandes dessinées.

(3) Voir notre étude sur Tarzan 2e série, dans le n° 92 [page 38] du Collectionneur de bandes dessinées.

(4) Pour la fin des productions Del Duca en petits formats, voir les articles de Jean Fourié dans les n° 74, 75, 76 et 77 du Collectionneur de bandes dessinées.

TABLEAU SYNOPTIQUE DES PRINCIPALES BANDES À SUIVRE
(troisième et dernière partie)
Dangereuse Forêt n° 268 [25-03-59] à 278 [03-06-59] ? Sylvestre et policier

États-Unis

La Danse des Bougles n° 271 [15-04-59] à 289 [19-08-59] ? Exotique et chorégraphique

Grande-Bretagne

La Flèche d’or[Robin des Bois] 1959 à 278 [03-06-59] ? Historique

Grande-Bretagne

Petite maman Blandine n° 279 [10-06-59] à 294 [23-09-59] ? Sentimental et édifiant

?

Robin des Bois dans Échec à Brionne n° 279 [10-06-59] à 283 (08-07-59) Jesus Blasco Historique

Grande-Bretagne

L’Orchidée bleue n° 290 (05-08-59) à 304 (02-12-59) ? Exotique

Grande-Bretagne

À l’ombre des Roches rouges n° 294 (23-09-59) à 310 (04-02-60) ? Exotique

?

Le Secret du capitaine Flint n° 296 (07-10-59) à 304 (02-12-59) ? Policier

Grande-Bretagne

Les Aventures de Jenny, fille de Davy Crockett n° 301 (11-11-59) à 311 (03-03-60) Angelo Di Marco Western

France

Au Pays de l’argent qui chante n° 305 (09-12-59) à 312 (15-04-60) ? Exotique

Grande-Bretagne

Mystère au Palais des glaces n° 314 (15-05-60) à 318 (15-07-60) ? Policier et chorégraphique

Grande-Bretagne

Pêcheurs de lune n° 315 (01-06-60) à 319 (01-08-60) Denis M.G. Broutin Humoristique

France

À la recherche de la cité perdue n° 320 (15-08-60) à 338 (15-05-61)

Rémy Bourlès

Exotique

France

Magali n° 320 (15-08-60) à 337 (01-05-61), puis 1962 Fernando Fusco Policier humoristique

France

Le Trésor perdu du mineur n° 324 (15-10-60) à 328 (15-12-60) ? Champêtre

Grande-Bretagne

Le Club des fantômes n° 332 (15-02-61) à 334 (15-03-61) ? Collégien

Grande-Bretagne

Aventure en Crète 334 (15-03-61) à 335 (01-04-61) ? Policier et exotique

Grande-Bretagne

Le Secret de Betty Lou n° 336 (15-04-61) à 340 (15-06-61) ? Policier et sentimental

Grande-Bretagne

Coccinelle n° 338 (15-05-61) à 343 (01-08-61), puis 350 (15-11-61) à 1962 Rochelle Policier et humoristique

France

Mikimoto le Roi des perles n° 339 (01-06-61) à348 (15-10-61) Rémy Bourlès Exotique

France

Le Héron vert n° 341 (01-07-61) à 344 (15-08-61) ? Policier et nautique

Grande-Bretagne

Étranges Aventures d’une ballerine n° 345 (01-09-61) à 351 (01-12-61) ? Policier et chorégraphique

Grande-Bretagne

Record à l’Himalaya n° 349 (01-11-61) à 358 (15-03-62) Rémy Bourlès Sportif

France

Drame aux sports d’hiver n° 351 (01-12-61) à 355 (01-02-62) ? Policier

Grande-Bretagne

Monica hôtesse de l’air n° 359 (1962), 364, 369, 374, 384, 389 (2), 393, 399 (1963) André Chéret Sentimental

France

La Rivière des castors n° 359 (01-04-62) à 368 (15-08-62) Rémy Bourlès Exotique

France

Aventures au Mexique n° 367 (01-08-62) à 372 (15-10-62) ? Exotique

?

Au Laos avec mes hommes et mes éléphants n° 369 (01-09-62) à 376 (15-12-62) Rémy Bourlès Exotique

France

Chandra, prince royal n° 370 (15-09-62) à 396 (26-09-63) Erio Nicolo (sc. Luigi Grecchi) Exotique et fantastique

Italie

Duck Hurricane(Bufalo Bill) n° 370 (15-09-62) à 373 (01-11-62) Carlo Cossio (sc. Luigi Grecchi) Western

Italie

Kid le Libérateur n° 370 (15-09-62) à 394 (29-08-63) Lina Buffolente Historique

Italie

Zanzi n° 370 (15-09-62) à 373 (01-11-62) Érik Historique et humoristique

France

Rock l’invincible n° 370 (15-09-62) à 372 (15-10-62), puis 375 (01-12-62) à 390 (04-07-63) Angelo Di Marco, puis André Chéret (à partir du n° 375) Péplum

Grande-Bretagne & France

Mon Vénézuéla

n° 377 (02-01-63) à 386 (09-05-63)

Rémy Bourlès

Exotique

France

Pénélope était du voyage n° 387 (23-05-63) à 402 (19-12-63) Rémy Bourlès Exotique

France

Francette

n° 398 (24-10-63) à 404 (16-01-64)

Rochelle

Humoristique

France

Note : il convient de rajouter à ce tableau de nombreux récits complets sur trois planches en un numéro dessinés par Manon Iessel

Galerie

5 réponses à Mireille, un hebdomadaire pour le lectorat juvénile féminin… (quatrième et dernière partie)

  1. Christophe Krummenacher dit :

    Cosmos An 2200 de Vaincourt, Bergier et Fusco.

  2. BRAVO pour ces recherches et cette remise à jour et publication ici ! J’avais loupé le dossier du « Collectionneur de BD » et là, je découvre quantité de choses passionnantes !
    J’ai eu des « Mireille » entre les mains, mais n’avais jamais pu saisir l’étendue et la variété des talents qui s’y sont exprimés.
    Merci ! :-)

  3. François Pincemi dit :

    Bel hommage à un titre peu connu du grand public. Merci pour les diférents repères de lecture que vous proposez ainsi. Il serait très utile que vous republiez les études parues dans les premiers CBD, car le net permet de développer en longueur et de fournir des reproductions en couleurs. Et wikipedia est trés pauvre en informations sur les bandes dessinées anciennes de qualité quand elles sont tombées dans l’oubli.

  4. sanseffet alas CAIL Jean-Pierre dit :

    Dossier passionnant et remarquable, à la riche iconographie en couleurs !! Abonné à HOP revue BD papier depuis de nombreuses années, je peux ainsi compléter mes dossiers. Je suis estomaqué et ravi que vous publiez de telles recherches nécessitant un gros travail analytique et synthétique. Merci à vous, moi qui apprécie ces revues pour fillettes et jeunes filles où l’on retrouve de talentueux dessinateurs et scénaristes aujourd’hui par trop oubliés qui ne se contentaient pas d’œuvrer dans les nombreuses revues pour garçons. Je n’ ai pas eu la chance (ou trop jeune ou par faute d’argent) de bien les connaître. Voilà une étude qui me va droit au cœur et réveille une douce nostalgie. Encore merci et bravo à Michel Denni et au CBD !!! Que de nombreux articles soient ici encore diffusés…
    Signé : sanseffet, collectionneur et versigraphe ou écriveur de vers à ses heures…

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