Les toutes premières bandes dessinées de Jean-Claude Forest

La semaine dernière, Cecil McKinley a fait une allusion justifiée et bienvenue au modèle que prit Nitika Mandryka pour son « Concombre masqué » (1) : « Le Copyright » de Jean-Claude Forest. Ah ! Forest : quel grand auteur ! Or, l’admiration que nous portons au créateur de « Barbarella », de « Mystérieuse, matin et soir », d’« Hypocrite », de « La Jonque fantôme, vue de l’orchestre » ou d’« Ici Même » est inversement proportionnelle au nombre d’articles que nous lui avons pu lui consacrer, jusqu’à présent, sur BDzoom.com. Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, voici un « Coin du patrimoine » qui va vous présenter les débuts dans le 9e art de cet imaginatif créateur français, lequel fut l’un des premiers à considérer la bande dessinée comme un art moderne, destiné aussi bien aux adultes qu’aux enfants…

Jean-Claude Forest.

« Ce lointain héritier du surréalisme et de l’humour nonsensique a su construire, avec une grande sensibilité, un univers fantastique et onirique d’une profonde originalité » avait écrit, dans le n° 88 du Collectionneur de bandes dessinées, au printemps 1999, notre collaborateur Michel Denni à l’annonce de la disparition à Paris (le 30 décembre 1998) de cet auteur hors du commun : « Disons que chaque fois que je tombe sur un univers onirique et structuré, je me trouve en terrain familier. » (2)

Cette excellente définition de son œuvre s’applique, bien entendu, à la période post « Barbarella » (qui reste, pour beaucoup, « la première bande dessinée pour adultes, intelligente et moderne » : dixit Philippe Lefèvre-Vakana dans son indispensable « L’Art de Jean-Claude Forest » aux éditions de l’An 2, en 2004), mais également à ses premiers travaux : contrairement à ce qu’un survol trop rapide de sa production pourrait faire croire. Il faut dire aussi que Forest n’aimait pas trop parler de ses débuts (ni de lui, d’ailleurs) : « Comme j’ai de très mauvais souvenirs, je veux avoir la mémoire mauvaise. » (2)

« Barbarella » par Jean-Claude Forest.

Jean-Claude Forest est né le 11 septembre 1930 au Perreux-sur-Marne, près de Paris, d’un père modeste architecte de banlieue et d’une mère, atteinte de tuberculose, qui décède alors qu’il entre dans l’adolescence. Lui-même touché par cette maladie, il a une santé fragile et ses problèmes respiratoires (asthme) le poursuivront toute sa vie, entre rémissions et rechutes, l’obligeant même à séjourner plusieurs mois dans un préventorium.

Son enfance se passe dans la maison de son père, à Sucy-en-Brie (dans le Val de Marne), mais il se rend souvent chez son grand-père maternel qui habite le Val-d’Oise, près de Taverny. Il lit beaucoup : des romans d’aventures, notamment ceux de Jules Verne, mais aussi Lewis Caroll, Boris Vian… et des bandes dessinées. Surtout les hebdomadaires Le Journal de Mickey (voir 80 bougies pour Le Journal de Mickey [première partie]), Robinson ou Hop-là ! qui publient des bandes américaines qui vont marquer son enfance et l’inspirer par la suite : « Popeye », « Mandrake », « Guy l’éclair » (« Flash Gordon »), « Richard le téméraire » (« Tim Tyler’s Luck »), « Jim la jungle » (« Jungle Jim ») ou « Les Aventures de Jojo » (« Ming Foo »). Il dessine également, un peu. On peut avoir un petit aperçu de ses dessins de jeunesse dans « Graine de pro », portfolio édité par la Caisse d’épargne, en 1985 (repris dans l’album « Papy Bulle raconte », aux Caisses d’épargne, en 1991) : « Avant de réaliser des bandes dessinées, je ne faisais rien, j’étais étudiant. Quand j’ai fait ma première BD, je devais avoir dix-sept ans, et j’étais encore à l’école des Métiers d’Art. » (3)

La page sur Forest dans « Graine de pro » : portfolio édité par la Caisse d’épargne, en 1985.

En fait, si Forest s’inscrit à l’école des Métiers d’Art de Paris, où il commence dans l’atelier de dessin animé, c’est pour rassurer son père.

Il y rencontre une jolie étudiante en photographie, Colette Le Thuit, qui deviendra sa femme, et il publie ses premières bandes dessinées, dont il semble qu’il assume les scénarios et dessins comiques, pour les récits complets Les Albums de poche (« Croquenoix l’écureuil » dans Tom Clay le petit cow-boy n° 1 à 6, en 1948 et 1949) ou Les Albums d’or (« Hippolyte et les diamants de Pésetas-City » vers 1948 et « Le Vaisseau hanté » en 1949) des éditions Élan, destinés à la jeunesse : « Mes premiers personnages étaient humoristiques, mais je faisais aussi un truc très laid qui s’intitulait “La Flèche noire”, d’après Robert Louis Stevenson. » (3)

Couverture du roman « La Flèche noire », en 1979.

Pour l’adaptation inachevée de « La Flèche noire » (quatorze planches avec, à la fois, des textes sous les images et une narration en phylactère), notre auteur adopte donc un style réaliste.

Elle est publiée dans les ultimes opus du magazine O.K, du n° 139 du 3 mars 1949 au n° 152 du 2 juin de la même année, aux côtés d’œuvrettes signées Jean Ache, Érik, Martial ou Pierre Le Guen (4) : « Mes profs méprisaient ce genre d’activités, ils méprisaient aussi mon inculture et mon mauvais goût : je collectionnais les couvertures du Saturday Evening Post, illustrées par un certain Norman Rockwell. » (5)

En 1979, Forest illustrera à nouveau « La Flèche noire » : la couverture d’un roman publié par Dargaud, dans la collection Lecture et Loisir.

À cette époque, les lancements de publications proposant des bandes dessinées sont nombreux et les dessinateurs, plus ou moins habiles, trouvent facilement du travail, à condition de ne pas être trop regardants sur les conditions et les salaires : « À l’époque, pour se faire publier, on faisait toutes les salles de rédaction, on achetait tous les journaux, et on relevait systématiquement les adresses et les numéros de téléphone. Je crois que nous faisions tous la même chose, si bien que l’on rencontrait toujours les mêmes. » (3)

Quelques uns des projets de bandes dessinées inachevées proposés par Forest lors de ses tournées des éditeurs et reproduites dans « L’Art de Jean-Claude Forest » aux éditions de l’An 2, en 2004.

« Ming Foo » par Nicholas Afonsky.

Souvent accompagné de son ami et collègue Gérald Forton (futur illustrateur de « Bob Morane » ou de « Teddy Ted », voir Gérald Forton), un débutant comme lui, Forest fait donc le tour des éditeurs et arrive à placer, sans trop de problèmes, ses bandes dessinées réalistes encore maladroites, où l’on décèle l’influence de Milton Caniff (voir « Terry et les pirates »), mêlée à celles d’autres dessinateurs américains comme Nicholas Afonsky (« Ming Foo ») ou d’Elzie Crisler Segar (« Popeye ») aux styles plus débridés, alors que notre créateur aux scénarios empreints de fantastique ou d’humour absurde déclarait souvent que : « Mon imagination travaille davantage à partir des mots qu’à partir des images » (3)

En effet, après l’arrêt d’O.K, on retrouve Forest, peu de temps après, en 1951, dans les récits complets de huit pages des éditions EPM (« Le Démon du maquis » et « Un mouton dans la cellule », aux n° 15 et 17 du 2e Bureau contre Gestapo, et « L’Épave dans la tempête », dans le n° 11 de Pirates et Conquistadores où il remplace au pied levé son ami Guy Mouminoux, le futur Dimitri, auteur du « Goulag »), ainsi que dans Caméra 34 : bimensuel de poche des éditions Vaillant, éditeur de l’hebdomadaire éponyme d’obédience communiste considéré alors comme l’un des plus renommés journaux illustrés pour enfants : « Alors que j’étais encore aux Métiers d’Art, je gagnais autant que mes professeurs, et j’étais assez mal vu pour cela, justement. » (3)

Entre 1951 et 1954, Forest livre dans Caméra 34 de nombreuses illustrations et de courtes histoires d’une dizaine de petites pages chacune dont les scénarios n’étaient pas crédités : « Révolte à Djakarta » (quinze planches au n° 54 de juillet 1951), « Le Trésor des eaux sombres » (douze planches au n° 61 d’octobre 1951), « L’Aventure est sous la porte » (treize planches au n° 76 de juin 1952), « La Bête du moulin mort » (quatorze planches au n° 81 d’août 1952), « Équinoxe » (treize planches au n° 96 d’avril 1953), « Patt’morte le solitaire » (douze planches au n° 97 d’avril 1953), « O’Cangaceiro » (six planches au n° 110 de mars 1954), « La Chasse aux fauves » (douze planches au n° 115 d’août 1954) et « Grande Histoire d’une petite expédition… » (cinq planches au n° 117 d’octobre 1954).

Illustration au n° 97.

Cependant, trois de ces récits (les treize planches du « Couloir des ténèbres » au n° 61 du 20 octobre 1951 et de « La Lune de glace » au n° 64 du 5 décembre 1951, ainsi que les douze pages de « La 7e Cité » au n° 67 du 20 janvier 1952) se déroulent à l’époque préhistorique : leur héros récurrent, du nom de Rao, étant une sorte d’ancêtre de « Rahan ».

Il n’est donc peut-être pas impossible que Roger Lécureux, le scénariste de cette célèbre série (qui sera dessinée, à partir de 1969, par André Chéret), soit étranger à l’écriture des textes.

Dans le même ordre d’idées, dans Vaillant cette fois-ci (où il va côtoyer des auteurs comme Raymond Poïvet ou Paul Gillon [6]), Jean-Claude Forest illustre, entre 1951 et 1954, quelques romans : « Champion malgré lui » de Frank Moreau, « Sur la piste du bison » de Jean Rivois, « Deux Broussards… » de Jean Launay, « Les Boucaniers » ou « Le Tarpon fou » de H. Le Gallo.

Bien entendu, on lui doit aussi plusieurs bandes dessinées.

Pour commencer, on lui confie le dessin du récit de guerre en trois grandes planches « Le Piège » (au n° 349 du 20 janvier 1952) et on lui accorde de réaliser seize planches de « Pour la horde », publiées entre le n° 355 du 2 mars 1952 et le n° 371 du 22 juin de la même année : « “Pour la horde”, inspirée par la “Guerre du feu” de J.-H. Rosny aîné, n’est pas ma première bande, mais c’est avec sa publication dans Vaillant que j’ai pu me considérer comme admis au nombre des professionnels. J’étais plutôt fier de paraître aux côtés de Gillon et de Poïvet. Et j’ai dû penser que ma carrière de dessinateur s’engageait bien. En réalité, je m’engageais dans un long procès, avec, à l’horizon, toutes sortes de guillotines. Mais il faut du temps pour devenir un vrai grand parano. “Pour la horde” est décapitée à la seizième page, pour dérapage dans le fantastique. » (5) « Je le regrette, parce que j’étais à mon aise dans cette histoire d’hommes des cavernes. » (3)

Une planche originale de « Pour la horde ».

Ensuite, il illustre « Charlot débute » (un scénario complètement délirant de seize pages publiées du n° 372 au n° 387, entre le 29 juin et 12 octobre 1952), une aventure mettant en scène le protagoniste des films interprétés et réalisés par Charlie Chaplin : « C’était un scénario imposé et la série n’a pas continué. » (3)

Planche originale de « Charlot débute ».

Notons que les cases de chaque planche ont des bords arrondis et sont de dimension égale, ceci afin de donner l’impression d’une présentation se rapprochant d’une pellicule de cinéma.

Ce même système est employé pour les premières pages de sa bande dessinée suivante dans Vaillant, dont il assume scénario et dessin et qui est réalisée dans l’esprit de certains dessins animés américains, comme ceux de Tex Avery.

Il s’agit du « Copyright » (neuf pages publiées du n° 388 au n° 396, entre le 19 novembre et le 14 décembre 1952) qui deviendra « Les Aventures du Copirit » (quatorze autres pages publiées du no 399 au n° 410, entre le 21 décembre 1952 et le 22 mars 1953), le tout ayant été réédité dans le n° 4/5 de Submarine, au deuxième trimestre 1973, et étant visible sur le site http://mandryka.fr/vaillant/forest/le-copyright-01.html : « On me confie alors des pages humoristiques (moins “dangereuses”). C’est la naissance du “Copyright”, petit cousin du Pilou-Pilou de Popeye, au nom directement issu de cette formule magique de mon enfance : “copyright Opera Mundi”. (7) Je ne savais pas du tout ce que cela voulait dire. La liquidation du “Copyright” commence par une mise au pas : “Copyright, ça fait trop américain. Copirit, ça sonnerait mieux quand même…” “Le Copirit” est pourtant tombé au bout d’une douzaine de pages. En perdant son identité, l’animal n’avait pas perdu ses mauvaises manières. Il paraît que ça grinçait dans les cellules du parti. » (5) « Décidément, j’étais indésirable avec mes conneries. Tout a pris fin et j’ai quitté Vaillant. » (3)

L'original d'un gag du Copirit et sa publication en couleurs dans Vaillant, au n° 403.

Notons toutefois que Forest réutilisera le Copyright pour illustrer le flip-book « 24 Films pour les enfants », édité par l’association montreuilloise du cinéma, en 1990.

Ce complètement fou « Copyright » est donc, comme Cecil McKinley nous l’a rappelé la semaine dernière et comme le reconnaît Mandryka, l’ancêtre du « Concombre masqué » ; mais ce loufoque personnage s’exprimant avec des « Varlop, pas Varlop » ne serait-il pas, aussi, le prédécesseur de « Pifou », autre série en bandes dessinées publiée dans Vaillant ?

À la même époque, alors qu’il commence vraiment à gagner sa vie avec ses dessins pour ce que l’on n’appelait pas encore le 9e art, on retrouve aussi notre auteur, en compagnie de ses copains Gérald Forton et Guy Mouminoux, dans l’éphémère Express illustré des éditions Le Trotteur (un surprenant mensuel qui ne connût que trois numéros au format géant) avec de courtes bandes à suivre : le réaliste « Mike Maggarth » dans « Espions à Frisco » (deux grandes pages dont le scénario est crédité à un certain G. Maxwell, aux n° 1 et 2 de novembre et décembre 1952) et le plus fantaisiste « Teddy et le whisky fatal » (trois pages du n° 1 au n° 3 daté de janvier 1953).

Les éditions Le Trotteur font partie de cette multitude d’entreprises (prenant, la plupart du temps, le relais les unes des autres) créées par un certain Roger Dermée, entre 1952 et 1954. C’est aussi le cas des éditions Presses mondiales, spécialisées dans la publication de romans noirs, policiers, d’espionnage…

Or, le plus souvent, cette littérature de gare éditée par Roger Dermée est illustrée par des gens comme Edmundo Marculeta, Michel Dahin, Guy Mouminoux, Jacques Thibésart alias Mik, Georges Langlais alias Gal, Jean Salvatti alias Salva, Alex Pinon et… Jean-Claude Forest qui y dessine, utilisant la technique du lavis, sa première bande dessinée destinée aux adultes : « La Môme Hoppy se fâche ».

Pas moins de quarante-cinq pages d’un polar sulfureux écrit par le mystérieux G. Maxwell et proposé dans le n° 1 de la collection Les Grands Romans dessinés

Une planche originale de « La Môme Hoppy se fâche ».

Cependant, son départ de Vaillant correspond à une aggravation de sa maladie pulmonaire qui l’oblige à aller s’installer dans le Midi, pendant quatre ans, à Tourette-sur-Loup, et à effectuer une pause dans sa production : « Je m’offre une pneumonie avec de beaux abcès aux poumons. Mon entourage pense que je vais clamser. Le crayon, en tout cas, me tombe des mains. Exil dans le Midi. Avec de temps en temps un retour à Paris pour faire la tournée des éditeurs. » (5)

Forest ne reprendra vraiment son activité bédéesque qu’à partir de 1955, notamment en reprenant le personnage de Charlot pour la Société parisienne d’édition (le SPE des frères Offenstadt qui exploitait déjà ce titre que Thomen illustrait principalement ; voir Charlot a cent ans !), mais cela est une autre histoire… que nous vous conterons certainement une autre fois ! Car, comme le disait si bien l’auteur lui-même : « À trop parler du passé, j’ai peur qu’on oublie le présent. » (8)

Gilles RATIER 

Première page des nouvelles aventures de Charlot illustrées par Forest : « Charlot a de la chance », en 1955.

(1) Voir : Le Concombre masqué. 

(2) Extrait d’une interview de Jean-Claude Forest, réalisée par Numa Sadoul, publiée dans le n° 26 de Schtroumpf : les cahiers de la bande dessinée, au premier trimestre 1975.

(3) Extrait d’une interview de Jean-Claude Forest, réalisée par Marc Minoustchine, publiée dans le n° 4/5 de Submarine, au deuxième trimestre 1973.

(4) Pour en savoir plus sur ces dessinateurs, voir les différents « Coins du patrimoine » suivants : D’Arabelle à Pat’Apouf : Jean Ache (première partie), D’Arabelle à Pat’Apouf : Jean Ache (deuxième partie), Érik le prolifique ! (première partie), Érik le prolifique ! (deuxième partie) et Disparition de Martial !.

(5) Extrait d’un long texte de Jean-Claude Forest publié dans « Jean-Claude Forest : trente ans d’images » : un tiré à part d’un supplément au n° 73 de (À suivre), en février 1984, servant de catalogue de l’exposition réalisée avec le Centre d’action culturelle d’Angoulême, lors du onzième salon international de la bande dessinée.

(6) Pour en savoir plus sur ces dessinateurs, voir les différents « Coins du patrimoine » suivants : Raymond Poïvet (1ère partie), Raymond Poïvet (2ème partie) et En hommage à Paul Gillon.

(7) Opera Mundi, par la suite connue sous le nom Agepresse, était une agence de presse créée en 1928 par Paul Winkler (qui créa ensuite Le Journal de Mickey). Elle disparaîtra au cours des années 1990. Voir aussi 80 bougies pour Le Journal de Mickey (première partie).

(8) Extrait d’une interview de Jean-Claude Forest publiée dans le n° 13 de Rêve-en-bulles, en juin 1996.

Illustration pour Caméra 34, au n° 97.

Galerie

4 réponses à Les toutes premières bandes dessinées de Jean-Claude Forest

  1. Hello, Gilles. Le « mystérieux G. Maxwell » était un auteur de polars, George Maxwell (sans s à Georges, pour faire américain), de son vrai nom Georges Esposito. Losfeld l’évoque brièvement dans ses mémoires.

  2. Franck dit :

    Tout bonnement excellent et tellement bien venu.
    mais on est sur BDzoom ! ;-)

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