René Follet, le flamboyant… (première partie)

À l’occasion de son très beau et sensible « Plus Fort que la haine » écrit par Pascal Bresson et publié chez Glénat, une œuvre humaniste mettant en avant l’omniprésence de la ségrégation et des convictions racistes dans l’Amérique des années 1930 – encore très ancrées bien après l’abolition de l’esclavage —, nous allons revenir sur la très riche carrière de René Follet : extraordinaire illustrateur réaliste, hélas encore trop méconnu, malgré son immense talent, même par certains grands amateurs de bandes dessinées. Ce formidable dessinateur avait déjà eu les honneurs, en juillet 2008, de l’un de nos premiers « Coin du patrimoine » : rubrique qui n’était, alors, pas aussi dense et illustrée qu’aujourd’hui (voir : René Follet). On reprend donc tout, on complète et on réactualise !

L'une des superbes planches de « Plus Fort que la haine » par René Follet et Pascal Bresson, aux éditions Glénat.

René Follet, né le 10 avril 1931 à Bruxelles, est initié au dessin par son père. Il suit ses études au collège jésuite Saint-Michel d’Etterbeek et il y aura l’occasion de rencontrer Hergé qui lui prodiguera des conseils et le rassurera sur ses capacités à dessiner ; ceci grâce à l’un de ses professeurs qui connaissait le créateur de « Tintin ».

Bien qu’il soit toujours inscrit à l’école, un ami de son père le met en relation avec une petite agence de publicité et c’est à l’âge de quatorze ans qu’il réalise sa première commande : fournir les crayonnés pour une série d’une soixantaine de chromos imprimés, sous forme de vignettes, destinés à illustrer « L’Île au trésor » de Robert-Louis Stevenson, en 1945.

L'une des illustrations pour « L’Île au trésor » de la Bibliothèque du chocolat Aiglon.

Ces chromos se trouvaient dans les emballages des tablettes de chocolat belge de la marque Aiglon et étaient collectionnées par les enfants, puis collées dans un album de la Bibliothèque du chocolat Aiglon. Un peu plus tard, en 1949, Follet illustrera encore ce célèbre roman pour la jeunesse, aux éditions Casterman, dans la collection Grand Large (1).

Or, un peu plus de cinquante ans plus tard, à l’occasion de la parution de « Stevenson, le pirate intérieur », la biographie en bande dessinée de l’écrivain écossais Robert-Louis Stevenson ciselée pour la collection Aire Libre par l’efficace scénariste Rodolphe, les éditions Dupuis ont demandé à René Follet de revenir sur les traces de son adolescence en illustrant, à nouveau, cette « Île au trésor » qui fit rêver tant de générations de lecteurs depuis 1883 : le texte original étant alors proposé conjointement à de superbes nouvelles illustrations en noir et blanc. On se rend compte ainsi, comme c’est également le cas sur « Plus Fort que la haine » qu’il a pourtant réalisé difficilement tout en s’occupant de sa femme très malade, que l’ancien assistant de MiTacq ou de William Vance, âgé aujourd’hui de quatre-vingt-cinq ans, n’a rien perdu de la vivacité et de la flamboyance de son trait. D’ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser que son style réaliste, forgé dans les années 1950, est issu d’une tradition que l’on ne retrouve plus guère dans les travaux des jeunes auteurs. Pourtant, sa puissance picturale conserve, encore de nos jours, toute sa pertinence.

Plein-Jeu d'avril 1953.

C’est donc juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale que René Follet publie, simultanément, ses premiers dessins, illustrations de récits d’aventures et de guerre, dans le magazine pour la jeunesse O.K, puis dans des revues scoutes comme Plein Feu, Feu sacré, Le Guide, Scouts de France, Mowgli, Carrefour des routiers, Nos routes, Seeonee, Scout, Les Carnets de Seeonee…

C’est ainsi qu’il réalise, sous le pseudonyme de Wapiti (le nom de son totem), ses premières courtes bandes dessinées qui seront publiées dans Plein-Jeu (« L’Eau de feu » en 1946 et « Les Aventures de Coq sceptique » en 1948 et « Les Dangers du trésor vert » en 1954) ou Feu sacré (« Les Revers d’Aristide » en 1949). D’ailleurs, plus tard, il illustrera, sous le pseudonyme transparent de Ref, divers calendriers scouts.

« L’Eau de feu », sa première bande dessinée, signée du pseudonyme Wapiti dans Plein-Jeu, en 1946.

« Les Revers d'Aristide » dans Feu sacré (en 1949).

Dont celui des scouts Baden-Powell de Belgique, avec les différents articles de leurs principes, sous le titre « Reflets d’histoire sur la loi scoute », en 1956. En voici quelques extraits, ainsi que l’une des très belles illustrations en couleurs des calendriers de 1956 et 1957 :

« La Vie de Baden-Powell », calendrier des scouts belges de 1957.

Dès la fin de 1948 et le début de 1949, à quelques mois d’intervalle, René Follet va également figurer au sommaire des hebdomadaires belges rivaux Tintin (avec la bénédiction d’Hergé) et Spirou (sous l’œil bienveillant du rédacteur en chef Jean Doisy) : avec des dessins pour du rédactionnel, des couvertures ou des contes et nouvelles signés, la plupart du temps, de son pseudonyme Ref.

Pourtant, très vite, apparaissent ses premières planches de bandes dessinées, notamment dans Spirou, au sein de la rubrique « Les Plus Belles Histoires de l’Oncle Paul » : quatre pages de bandes didactiques réalisées pour le compte de la World’s Presse.

Cette agence, dirigée par Georges Troisfontaines, fournissait textes, rubriques et bandes dessinées aux éditions Dupuis.

Embauché par la World’s dès 1949, René Follet côtoie des dessinateurs comme Victor Hubinon, Eddy Paape, Jean Graton, Dino Attanasio ou Michel Tacq alias MiTacq qu’il connaissait déjà du temps de Plein-Jeu et avec qui il se lie d’amitié, ou encore des scénaristes comme Jean-Michel Charlier qui y fait d’ailleurs office de directeur éditorial (voir Les premières « Belles Histoires de l’Oncle Paul »…). Même si ce dernier scénarise « Les Plus Belles Histoires de l’Oncle Paul » dans Spirou depuis l’origine, les huit petits récits que Follet met en image dans ce cadre, entre 1951 et 1958, sont écrits par son remplaçant sur cette série : le journaliste-reporter Octave Joly, lequel fut, par ailleurs, présenté à Charlier par René Follet (auquel il fournissait de nombreuses idées pour toutes sortes de travaux d’illustrations). 

Pourtant, se reposant sur le seul recensement connu et hélas bien incomplet (celui de Philippe Brun, réalisé avec l’aide de Thierry Martens et publié dans l’« Histoire de Spirou et des publications Dupuis », aux éditions Glénat, en 1980), les historiens du 9e art ont longtemps attribué à Charlier le scénario du récit « Le Radeau de la Méduse » paru au n° 696 du 16 août 1951 (2) : une confusion encore très répandue, même dans les écrits des spécialistes les plus reconnus du sujet.

Une page du « Radeau de la méduse ».

En fait, ce texte semble bien être d’Octave Joly !

On peut d’ailleurs le constater dans les crédits précisés lors de sa récente reprise, avec cinq autres « Oncle Paul » et un superbe cahier graphique, dans le tome 12 des « Belles Histoires de l’Oncle Paul » aux éditions La Vache qui médite, en 2010 (tirage limité à trois cents exemplaires).

Ce passage pratiquement obligé aux histoires courtes était une sorte de banc d’essai pour la plupart des auteurs qui souhaitaient alors travailler dans la presse jeunesse, et cette formule se retrouve aussi à Tintin où Follet dessinait jusque-là le western « Rocky Bill », sur scénario d’Yves Duval, de 1953 à 1955. Ce héros ne vivra que quatre petites aventures mouvementées, car le dessinateur doit désormais mettre encore en images des récits authentiques en quatre planches (entre 1955 et 1960), toujours sur scénarios d’Yves Duval. Toutes ces courtes histoires ont été compilées dans l’album n° 24 des « Meilleurs Récits de… » aux éditions Hibou, en 2009.

« Rocky Bill », sur scénario d’Yves Duval.

À l’époque, les hebdomadaires de bandes dessinées publient encore, régulièrement, des romans illustrés par différents dessinateurs et qui s’étalent, parfois, sur plusieurs mois.

Yves Duval, toujours lui, en écrit deux dans Tintin (« Pour sauver Dani ! » et « Dernière Patrouille », en 1955) que Follet alias Ref enlumine majestueusement, après ceux d’un certain Marcel Artigues (« Texas Slim », où il prend la suite de Paul Cuvelier, en 1952) et de Sam Griffith (« Bill aux yeux clairs », en 1954).

Toujours avec ce prolifique scénariste-reporter, notre dessinateur livre une histoire à suivre peu connue, destinée aux jeunes filles, dans la vénérable Semaine de Suzette : « Peggy, petit oiseau sans ailes », publiée de novembre 1956 à mai 1957.

Case extraite de « Peggy, petit oiseau sans ailes ».

Dans Tintin, suivront aussi d’autres romans écrits par le célèbre Henri Vernes, le créateur de « Bob Morane » (« Le Secret de l’homme en noir » en 1955), par l’ex-rédacteur en chef André Désiré Fernez qui venait juste de quitter son poste éditorial (la série des « Jimmy Stone » en 1959 et 1960) ou même par l’excellent scénariste Jean-Michel Charlier : « Le Monstre des Wambutis » (où l’auteur de « Buck Danny » ou de « La Patrouille des Castors » signe du pseudonyme Michel Philippe, en 1957), « Samouraïs du soleil noir » et « Tempête à l’Ouest » (en 1958). (3)

Le protagoniste des « Samouraïs du soleil noir », publié en feuilleton de novembre 1957 à juin 1958, à raison d’une page et demie par semaine, est un capitaine de goélette du nom de Marc Larcher. Comme nous l’indique le toujours très bien renseigné et documenté site http://www.jmcharlier.com, la trame générale et de nombreuses scènes ont été reprises par l’auteur pour l’écriture, en bande dessinée, d’une double aventure de Marc Dacier dessinée par Eddy Paape en 1960 et 1961 : « Les Secrets de la Mer de Corail » et « Le Péril guette sous la mer »). Le même récit a été, bien longtemps après (au mois de mai 1972), publié en livre aux éditions Hachette (collection Point rouge), sous le titre « Max Larcher et les samouraïs ».

Quant à « Tempête à l’Ouest », ce n’est autre qu’une histoire de cow-boys dont l’intrigue sera réutilisée quelques années plus tard par Charlier, pour les premiers albums de la série « Blueberry » !Pour l’anecdote, sachez aussi que Follet avait déjà illustré une nouvelle de Charlier sur deux pages, dans le n° 600 de Spirou (daté du 13 octobre 1949). Intitulé « Fort-Cheyenne », ce western préfigurait, lui aussi, avec quinze ans d’avance, le cycle « Fort Navajo » !

Justement, dans Spirou, René Follet illustre deux romans écrits par Yves Legros (un pseudonyme de l’écrivain et historien Xavier Snoeck) : « Compagnons de l’Amazonie » en 1953 et « Aile Rouge contre Étoile Bételgeuse » en 1966.

Mais il fournit pourtant nombre d’illustrations pour des nouvelles et des romans publiés dans les autres supports des éditions Dupuis : Les Hebdomadaires des grands récits (« La Guerre des tentes » et « Les Îles sanguinaires » de Xavier Snoeck, en 1949 et 1950), Bonnes Soirées, Le Moustique (notamment « Le Comte de Monte Cristo » d’Alexandre Dumas en collaboration avec Jijé, en 1951), Humoradio (version néerlandaise du Moustique), la collection Spirou-Sélection (« L’Énigme » de Paul Cervières, en 1952, ou « Le Diable de Mallicolo » de Maurice de Moulins, en 1954) et, plus tard, la collection Terre entière (« La Chevalerie » et « Les Grecs » par Michel Massian, en 1967 et 1969 ou « Cordées souterraines » par Fernand Lambert, en 1969).

Illustration pour un supplément à relier et intitulé « Le Métier des armes », paru dans la version française de Spirou, en 1961.

L'une des illustrations pour le roman « Aile Rouge contre Étoile Bételgeuse » en 1966.

Après un passage chez PubliArt, l’agence publicitaire créée par les éditions du Lombard en 1954, à la suite d’une idée de Guy Dessicy (4), René Follet va aussi réaliser de superbes illustrations pleines pages, tout en couleurs, pour Caravane, le nouveau supplément jeunesse du bimestriel Vivante Afrique, la revue des Pères blancs missionnaires, pendant plusieurs dizaines de numéros, à partir d’avril 1958. Il y aura même deux courtes bandes dessinées avec le texte sous l’images (scénarios de Vincent De Decker) : les vingt-cinq planches du « Bracelet tabou » publiées entre 1958 et 1962 (dont les quatorze premières ont été dessinées par Jo-Ël Azara) et les onze de « Ganyatoukpou » entre 1962 et 1964.

Ensuite, au début des années 1960, il donne un coup de main à son ami Michel Tacq alias MiTacq (voir : MiTacq » hors patrouille » !) en réalisant quelques crayonnés de planches pour certaines de ses bandes dessinées.

En effet, ce dernier se retrouve à dessiner deux séries scénarisées par Jean-Michel Charlier en même temps (« La Patrouille des Castors » dans Spirou et « Jacques Le Gall » dans Pilote) et a du mal à maintenir le rythme de production très soutenu de deux planches par semaine. S’il ne touche pas aux « Castors », notre dessinateur collabore avec lui sur « Jacques Le Gall », à partir de 1963 : d’abord discrètement sur « La Déesse noire », puis sur la seconde moitié du « Secret des templiers », et surtout, en 1966 et 1967, sur « Les Naufrageurs », le dernier épisode de la série où les vingt premières pages sont cosignées Follet + Mitacq.

Jacques Le Gall vu par René Follet, aujourd'hui...

On y reconnaît d’ailleurs clairement le style de Follet, ne serait-ce qu’à travers les poses et attitudes ou visages des personnages : « Je mettais beaucoup plus de traits que Michel, mais il se pliait à la multiplicité et au débordement de mes traits. », déclarait le dessinateur à son plus jeune confrère Frank Pé, dans le n° 3 des DBD, les dossiers de la bande dessinée daté de juin 1999.

En attendant de nouveaux épisodes des « Castors » concoctés par un Charlier encore plus en retard que d’habitude (le célèbre scénariste, complètement débordé par ses bien plus rentables travaux pour la télévision française, a même été obligé d’arrêter plusieurs de ses séries, dont « Jacques Le Gall »), MiTacq lance alors, dans Spirou, les aventures du reporter-télé Stany Derval, à partir de 1968.

René Follet laidera encore une fois sur les crayonnés de la première histoire : « Le Trésor de Montorgueil ». Il cosignera à nouveau, avec Mitacq, la plupart des planches des derniers épisodes de « Stany Derval » en 1973, comme « Les Galops de lenfer » ou, encore, le court récit « Poumon d’acier ».

Y'a du Follet dans l'air ! : extrait du «Trésor de Montorgueil », une aventure de Stany Derval.

Jacques Le Gall et Stany Derval : hommage de Follet à MiTacq.

Illustration pour Panorama, en 1963.

Par ailleurs, de 1964 à 1970, Follet, introduit par Yvan Delporte, collabore régulièrement à Pep, un nouvel hebdomadaire néerlandais de bandes dessinées où il réalise de nombreuses illustrations, notamment pour des romans de Jack London (« L’Appel de la forêt » et « Pittah le loup gris »).

Tout en livrant d’autres dessins pour des revues comme Motorama, Panorama, Missi, Vie féminine (illustration de « La Perle » de John Steinbeck, en 1965), Pilote, etc., René Follet renoue alors avec la bande dessinée et les éditions Dupuis, en mettant en images « S. O. S. bagarreur » : une aventure maritime publiée dans l’hebdomadaire Spirou en 1968 (puis dans un album Dupuis en 1985), dont le protagoniste est Alain Brisant, affecté au poste de second officier sur le remorqueur Bagarreur.

Les éditions de l’Élan viennent de rééditer (à, hélas, trop peu d’exemplaires puisque ce très bel ouvrage est déjà épuisé) ce scénario réaliste dû à Maurice Tillieux, le créateur de « Gil Jourdan » (voir « Gil Jourdan »  ou L’envers des planches de Maurice Tillieux) qui renouait alors avec ses premières amours : voir De quelques nouveautés franco-belges venant tout droit du passé….

Planche originale de « S. O. S. bagarreur ».

À suivre… (5)

Gilles RATIER

(1) Pour ce même éditeur tournaisien, René Follet met aussi en images « La Flèche noire » du même Stevenson en 1949, ainsi que bien d’autres romans pour jeunes adolescents dans les collections Le Rameau vert, Mistral, L’Éolienne, Les Albums de la terre promise ou Tous frères, entre 1954 et 1967.

À noter, qu’auparavant, il a réalisé des illustrations, des dessins publicitaires ou des caricatures politiques dans La Libre Belgique, En marche ou Grands Lacs, et ensuite dans Route (et Circulation), Libelle, La Cité, La Revue de l’efficience, RécréationLe Soir illustré

Il a également illustré d’autres ouvrages aux éditions des Grands Lacs des Pères blancs d’Afrique (de 1949 à 1951), puis chez Marabout (pour la collection Marabout Junior dirigé par son ami Jean-Jacques Schellens, entre 1953 et 1956), chez Hachette (des livres éducatifs sur l’apprentissage de langue française, entre 1956 et 1964, ou « La Grange aux loups » d’Enyd Blyton dans La Bibliothèque rose, en 1957), chez Alsatia (la collection Signe de piste, entre 1957 et 1959), aux Deux coqs d’or (« Le Dernier des Mohicans » de James Fenimore Cooper ou « Les Patins d’argent » de Mary Mapes Dodge, en 1962), chez Ancora en 1964 ou Les Presses bretonnes en 1967, chez Stock (« L’Histoire racontée à mes neveux » par Régine Pernoud, en 1969), etc.

Pour plus de détail, voir la bibliographie publiée dans « René Follet, un rêveur sédentaire », celle établie par Franz van Cauwenbergh dans le n° 32/33 de L’Âge d’or en juillet 1994 ou ici (avec quelques petites erreurs de dates ou oublis) : http://fr.wikipedia.org/wiki/René_Follet.

Illustration pour « Le Docteur-lumière » d'Armand Duval (collection Tous frères, Casterman 1962).

(2) « Le Radeau de la méduse » avait déjà été compilé, en 1953, dans « Barbe noire », le premier tome de la série d’albums « Les Histoires vraies de l’Oncle Paul » édités par Dupuis.

Alors que l’on trouve d’autres « Oncle Paul » dessinés par Follet comme « Mozart » et « Sapeur de 10 ans » dans le tome 6 (« Trois enfants contre les Indiens », également publié en 1953) ou « Léonard de Vinci » dans le tome 12 (« Chasseur de tombeaux », édité en 1955).

L'oncle Paul, vu aujourd'hui par René Follet.

(3) Pour essayer d’être exhaustif sur les collaborations entre René Follet et Jean-Michel Charlier, sachez que l’artiste illustra aussi quelques couvertures de séries créées par le grand scénariste, exception faite de la reprise de « Jean Valhardi » (qui n’est pas vraiment une série de Charlier puisqu’il n’en a écrit que quatre enquêtes) dont nous parlerons plus en détail la semaine prochaine.

Ainsi, notre dessinateur est l’auteur de celle de la compilation « Le Jeune Capitaine » (vingtième album des péripéties de Barbe-Rouge édité par Dargaud, en 1981) qui proposait enfin, presque vingt ans après, la fin de l’album « Le Roi des sept mers » paru en 1962. Par ailleurs, lors de la réédition en albums, aux éditions Claude Lefrancq (entre 1988 et 1990), des aventures africaines du guide de chasse Tiger Joe dessinées par Victor Hubinon, Follet réalisa cinq dessins pour ces trois histoires : les deux premiers tomes ayant eu deux éditions différentes.

(4) Parmi les nombreuses réalisations publicitaires effectuées par René Follet, notons sa participation aux Histoires de Bonux-Boy, revue publicitaire de mini format concoctée par Procter & Gamble et offerte dans les boîtes de lessive Bonux : une petite bande dessinée de huit planches sur Noguès, en 1960.

(5) À ceux qui veulent en savoir plus sur ce dessinateur discret et généreux qu’est René Follet, nous ne pouvons que conseiller le remarquable ouvrage très illustré « René Follet, un rêveur sédentaire » de Jozef Peeters, aux éditions l’Âge d’Or (voir : http://www.bdcharleroi.com).

On peut aussi consulter les sites http://renefollet-unecollection.blogspot.fr ou http://www.folletbibliografie.be, ainsi que les revues Samizdat n° 107, Les Cahiers de la BD n° 88, Rêve-en-Bulles n° 5, L’Âge d’or n° 32/33, La Lettre de Dargaud n° 25, La Lettre n° 68, On a marché sur la bulle n° 3, n° 11 et n° 4 de la nouvelle série, Hop ! n° 44, DBD n° 3, Bo-Doï n° 88, CaseMate n° 29 ou Kaboomn° 3 et les ouvrages « L’Âge d’or du journal Spirou » par François-Xavier Burdeyron aux éditions Bédésup (1988) et « À propos de Bob Morane » par Stéphan Caluwaerts et Michel Jacquemart aux éditions Nautilus (2001).

Illustration pour « Le Récif de corail » de Robert Ballantyne, aux éditions Casterman (1955).

Galerie

7 réponses à René Follet, le flamboyant… (première partie)

  1. julien dit :

    A ce premier chapitre,je me permettrai de joindre nos meilleures pensées à René Follet,à lui et autour de lui.Si l’on savait lui rendre ne serait-ce que le quart de sa générosité…
    Ces pages de « Caravane » ont la profondeur et la sensibilité,déjà,de son art,et sa quête d’absolu.
    On les souhaiterait recueillies,enfin.
    Merci,Gilles Ratier!

  2. Michel Dartay dit :

    Superbe article, et l’iconographie est aussi remarquable! Merci et bravo!

  3. Tout simplement sublime!!! Quel talent…!!!!!!!! Merci Gilles!!

  4. Francois Pincemi dit :

    Ah, cela fait plaisir de voir qu’un auteur dans la force de l’âge apprécie le travail vénérable (de lapin!°) de Monsieur René Follet!

  5. Philippe dit :

    Il est remarquable qu’à plus de 83 ans Follet continue à publier des histoires en Bandes Dessinées. Malheureusement Bresson n’a pas été plus inspiré dans « plus fort que la haine » qu’il ne l’a été avec « l’affaire Dominici ». Ce n’est donc pas avec ces derniers albums que le talent de Follet sera réhabilité.

  6. Vincent S dit :

    L’exposition sur René Follet présentée au festival de Blois en 2015, sera visible en Belgique du 19 février 2016 au 17 juillet 2016 au Rouge-cloître à Auderghem.

    http://www.rouge-cloitre.be/agenda/agenda_detail.php?id=67

    https://www.globalcube.net/clients/rougecloitre/content/medias/Dossier_de_presse_-_Rene_Follet.pdf

    Cordialement

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