MiTacq  » hors patrouille  » !

Avec « La Patrouille des Castors », les éditions Dupuis viennent d’ajouter, à leur catalogue, une nouvelle intégrale vraiment attrayante qui n’a absolument pas à pâlir, comparée à celles qu’ils ont déjà réalisées récemment : que ce soit « Spirou et Fantasio », « Gil Jourdan », « Johan et Pirlouit », « Buck Danny », « Tif et Tondu », « Jerry Spring », « Docteur Poche », « Attila », « Natacha > » ou « Théodore Poussin », lesquelles ont déjà fait le bonheur de nombreux passionnés, nostalgiques ou simples curieux appartenant aux nouvelles générations !


Nous avons pourtant longtemps hésité à produire ce « Coin du patrimoine » ; pour la simple et bonne raison que l’auteur du dossier d’introduction de cette série, signée Jean-Michel Charlier pour le scénario et Michel Tacq (alias MiTacq) pour les dessins, n’est autre que l’un des rédacteurs les plus prolifiques de BDzoom.com. Mais, après tout, si on ne fait pas sa propre publicité, qui va la faire à notre place ? D’autant plus qu’il aurait été dommage de ne pas saluer, comme il se doit, les travaux, particulièrement remarquables, effectués par le maquettiste (Philippe Ghielmetti), les graphistes et tous ceux qui ont retouché ou rajeuni les films destinés à l’impression, tout en réussissant à respecter les choix artistiques de l’époque !

Bien entendu, on pourra toujours pinailler et certains esprits nostalgiques regretteront, peut-être, une couverture un peu trop « flashy » pour leur goût ; mais, dans l’ensemble, cet ouvrage dirigé par Martin Zeller mérite vraiment votre attention, ne serait-ce que pour découvrir les nombreux inédits ou bandes peu connues qu’il propose : illustrations de jeunesse du dessinateur, trois récits complets (avec ces personnages) parus uniquement dans l’éphémère Risque-Tout, l’unique « Oncle Paul » dû conjointement à Charlier et MiTacq (1)… En fait, le seul défaut de cette intégrale de « La Patrouille des Castors » , c’est justement de n’être « que » l’intégrale de « La Patrouille des Castors » ! En effet, exit tous les récits complets ou les épisodes  de « Jacques Le Gall » et autres « Stany Derval » que l’on avait pu trouver dans la collection précédente intitulée (un peu exagérément) Tout MiTacq : quatorze volumes parus chez Dupuis, de 1989 à 1997, avec des préfaces solidement documentées dues à Thierri Martens et de nombreuses illustrations que nous n’avons pas hésité à placer dans cet article, si elles n’avaient pas déjà été reprises dans cette nouvelle intégrale !

Nous avons donc sauté sur l’occasion pour revenir, rapidement (puisqu’elle est très détaillée dans l’introduction de cette intégrale), sur la carrière de ce dessinateur hélas trop souvent sous-estimé ; en nous attardant, plus précisément, sur ses bandes dessinées réalisées hors « Patrouille des Castors » , et vous faire la primeur de quelques anecdotes mineures qui n’ont pas été retenues dans les avant-propos aux deux premiers volumes, faute de place…

En revanche, vous n’apprendrez rien si on vous dit que Michel Tacq est né à Uccle, commune de Bruxelles, le 10 juin 1927, et qu’à l’âge de seize ans, il soumet ses talents de dessinateur, pour la première fois, à un public captif ! En effet, s’occupant du patronage de Farciennes, il présente, chaque semaine, une planche d’une histoire qu’il imagine et dessine au fur et à mesure : improvisation qui passionne autant les jeunes sociétaires que l’imprimeur José Hénin, l’un des dirigeants de cette association qui a, justement, un stock de papier inutilisé. Celui qui signe alors Mitak aura, ainsi, la possibilité de publier son premier album de bande dessinée : « Les Voyages de Tam-Tam » , fin 1944 ! Finalement, le dessinateur réalisera deux autres albums avec Tam-Tam comme héros et, à l’exception des couvertures et de quelques cases, ni le premier album, ni « Tam-Tam fait la guerre » (également paru chez Hénin, l’année suivante), ni « Allô… Étoile du matin ? » (publié par Le Beffroi, en 1946) ne seront au sommaire des Tout MiTacq, pas plus que ses « Oncle Paul » réalisées pour la World’s Presse et pour l’hebdomadaire Spirou, dès 1951.

Entre-temps, à la Libération, le jeune Tacq entre à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Luc à Bruxelles et place quelques illustrations dans la revue officielle du mouvement scout : Plein-Jeu, successeur du Scout Belge où Hergé fit ses premiers pas. On le retrouve ensuite à Carrefour, la revue des routiers où il fait la connaissance de Jean-Jacques Schellens : un jeune animateur chargé de la rédaction qui deviendra une figure marquante de l’édition belge en fondant, avec André Gérard en 1949, les éditions Marabout, dont il restera longtemps le directeur éditorial, et en créant la foire du livre de Bruxelles.

C’est de cette époque, où Michel Tacq part faire un stage de trois semaines chez Pierre Joubert (le célèbre illustrateur de la collection Signe de piste ) que date ses premiers essais pour créer une bande dessinée scoute.

Parallèlement, notre dessinateur décroche quelques illustrations à réaliser dans Bravo (en 1948), dans Tintin (en 1950) ou dans Petits Belges et, dès 1948, dans L’Hebdomadaire des grands récits et dans le journal Spirou des éditions Dupuis. En 1951, il entre à la World’s Presse, l’agence fondée par Georges Troisfontaines qui fournit, alors, nombre de bandes dessinées et de rédactionnels à ces dernières. MiTacq y illustre quelques rubriques pour La Libre Junior et, surtout, pour Spirou comme « Les Belles Histoires de l’Oncle Paul » , l’éducatif « Coin des petits curieux » (quarante-six planches publiées de façon éparse, du n°800 du 13 août 1953 au n° 983 du 14 février 1957,

et deux pages intitulées « Noël dans le monde » (publiée au n°816 de Spirou, du 3 décembre 1953) qui sont également absentes des Tout MiTacq ; voir la bibliographie détaillée sur bdoubliees.com/journalspirou/auteurs4/mitacq.htm.

Son ami Jean-Jacques Schellens, à l’époque responsable des éditions scoutes, lui ayant écrit un scénario d’une vingtaine de pages mettant en scène une patrouille scoute, il soumet ce synopsis au patron de la World’s qui, finalement, lui propose de prendre plutôt Jean-Michel Charlier comme scénariste ! Et c’est ainsi que vont paraître les premières pages de la série « La Patrouille des Castors » (avec l’histoire du « Mystère de Grosbois »), le 25 novembre 1954, dans le numéro 867 de Spirou.

Les Castors vont alors monopoliser MiTacq qui aura rarement l’occasion de s’évader de cette bande dessinée : en effet, les palpitants mystères policiers concoctés par Jean-Michel Charlier et l’ambiance scoute qu’il met si bien en images font que la série accroche très rapidement les lecteurs, lesquels s’identifient alors facilement à ses jeunes boy-scouts.

À partir du second épisode (« Le Disparu de Ker-Aven », récit paru en 1955 et basé sur le trafic de drogue, de cigarettes et d’alcool, via des bateaux déposant des cargaisons, de nuit, près des côtes françaises ; ce qui, à l’époque, défrayait la chronique), le dessinateur prend quand même le temps de mettre à profit les conseils de Joseph Gillain (alias Jijé), qu’il venait de rencontrer en suivant les cours du soir de dessin et de peinture au chevalet de l’Académie de Saint-Gilles, à Bruxelles : il n’hésite pas alors à multiplier les essais graphiques afin de se démarquer des styles graphiques d’Hergé ou de Pierre Joubert. Il alterne ainsi réalisme et caricature, tout en proposant, à son scénariste, de limiter le découpage du récit à trois bandes de dessins par page : au lieu de quatre, comme de coutume à l’époque.

Notons également que cet épisode, pour le moins burlesque, se termine sur une grande fête dans la salle de la mairie de Ker-Aven. Parmi l’assistance, on découvre toute la famille de MiTacq représentée (ses parents, sa sœur Marie-Paule et ses frères Adolphe et Daniel), ainsi que deux de ses amis dessinateurs (Édouard Aidans et Eddy Paape), Michel refermant, lui-même, la dernière page en rassurant, en un dernier clin d’œil, l’un de ses jeunes lecteurs !

MiTacq va donc se consacrer, principalement, à la « La Patrouille des Castors » pendant quarante années, mais Jean-Michel Charlier va en abandonner le scénario en 1978. Le dessinateur va donc devoir assumer cette tâche supplémentaire, bien qu’il se soit fait relayer, sur ce plan (le temps de deux épisodes), par son collègue Marc Wasterlain, en 1988 et en 1990.

En attendant, sa collaboration avec Charlier va quand même se poursuivre dans le journal Pilote où il dessine, dès le premier numéro daté du 29 octobre 1959, les aventures rocambolesques du jeune randonneur solitaire « Jacques Le Gall » , adolescent roux qui pourrait être assimilé à une sorte de grand frère des Castors. Il y fait preuve de toute sa maestria graphique en utilisant la technique du lavis sur les deux longs premiers épisodes proposés, à raison d’une page seulement par semaine, dans un format géant de 39×26 cm. C’est seulement trois numéros après que « Le Lac de l’épouvante » (la deuxième aventure de « Jacques Le Gall »)

soit terminé, au n° 132, que l’hebdomadaire adoptera des dimensions plus traditionnelles de 31,5×23,5 cm., en se sous-titrant, alors, « le magazine des jeunes de l’an 2000 » .

Surchargé de travail, MiTacq va finalement confier les crayonnés de la plupart des planches des deux dernières histoires (il y aura six épisodes en tout, jusqu’au n° 390 de Pilote, du 13 avril 1967) à son ami René Follet (2).

Par ailleurs, dès 1960, MiTacq n’hésite pas à s’autoparodier dans la série humoristique « La Patrouille des Zom » . Un premier mini-récit, sur scénario d’Yvan Delporte alors rédacteur en chef du journal Spirou, est publié au n°1134 de 1960 (et sera repris dans Tout MiTacq n°1, en 1989) ; il sera suivi de trois autres courts récits : l’un de quatre planches scénarisées par Jacques Devos au n°1459, spécial Pâques du 31 mars 1966 (repris dans Tout MiTacq n°5, en 1992), et un autre, vingt-trois ans après (« Les Zom’s » publié au n°2654 du 22 février 1989 mais absent de cette « intégrale » ) de six pages, puis « Le B.A. BA de la B.A. » , huit pages au n°2914 du 16 février 1994 (de nouveau sur scénario d’Yvan Delporte), reprises dans Tout MiTacq n°12, en 1996.

En effet, au milieu des années soixante, Delporte décide de multiplier les récits complets présentés, chaque semaine, au sommaire de Spirou ; rajoutant une histoire humoristique aux mini-récits et aux très réalistes et didactiques « Oncle Paul » . MiTacq va aussi en profiter pour revoir ses parodiques personnages animaliers, leur faisant perdre leurs attributs scouts, dans deux bandes rebaptisées « Castors et Polux » et reprises dans Tout MiTacq n°4, en 1991 : « Le Poil de la bête » (six planches publiées au n° 1511 du 30 mars 1967) et « Colonies de vacances » (six planches publiées au n° 1576 du 27 juin 1968).

Force est de remarquer que MiTacq a toujours pris un grand plaisir à dessiner des animaux sur le mode humoristique : il s’amusera même à réaliser une courte histoire en deux planches (justement intitulée « Les Totems » et publiée dans le n° 1913 du 12 décembre 1974, puis reprise dans Tout MiTacq n°8, en 1994) où les membres de « La Patrouille des Castors » adoptaient le physique de leurs totems !

Malgré la charge de travail, MiTacq va ainsi participer à certains numéros spéciaux ou se porter volontaire pour des illustrations exceptionnelles comme celles d’une histoire fantaisiste en quatre pages relevant d’un concours de scénario dont les gagnants étaient les jeunes Gérard Baudin et Dominique Bonifas : « Freddy dans les mines de gruyère » , publiée au n° 1233 du 30 novembre 1961 (et reprise dans Tout MiTacq n°13, en 1996).

Pour un spécial Vacances, le n° 1524 du 29 juin 1967, il va aussi proposer cinq pages dessinées dans un style caricatural et cartoonesque, lesquelles mettent en scène le malheureux « Complexus » , victime d’une horrible rage de dents : elles seront reprises dans Tout MiTacq n°10, en 1995.

Dans la même lignée, il va utiliser le personnage d’un gentil lutin, héros des histoires qu’il raconte tous les soirs à ses quatre filles, pour « Nic et Nath et le lutin Riki » : trois pages parues dans le n° 1565 du 11 avril 1968, dans un numéro spécial Pâques (et repris dans Tout MiTacq n°5, en 1992) !

Signalons aussi le récit de six pages « Une vision d’avenir » (3), publié au n°1646 du 30 octobre 1969 de Spirou (absent des Tout MiTacq) et une courte histoire complète informative de six planches conçues au début de l’année 1978 à la demande des Guides catholiques de Belgique, pour présenter le domaine de Mozet, près de Namur : « Dites-le avec des ballons » ! Ces pages furent publiées dans un petit cahier de huit pages largement distribué et inséré comme supplément aux diverses revues du mouvement, avant d’être reprises dans le Tout MiTacq n°8, en 1994.

Cependant, suite au retard pris par son scénariste sur « La Patrouille des Castors » , notre dessinateur crée la série « Stany Derval » , en mars 1968, dans Spirou. « J’étais ainsi laissé à moi-même et j’ai voulu mettre au point un personnage qui me serait personnel. À part pour quelques courts récits complets dans des numéros spéciaux, je ne m’étais pas encore risqué à construire un grand scénario d’aventure. J’ai imaginé un reporter de télévision à l’esprit routier, donc un peu scout, une sorte d’idéaliste sympathique. Dans le récit de présentation, je me suis efforcé de cerner le personnage et ses possibilités. Le héros une fois établi, je me suis tourné vers divers scénaristes (André H. Beckers, Jacques Stoquart qui se cachait sous le pseudonyme de Lemasque et même, pour deux courts épisodes, Maurice Tillieux en 1969 et André-Paul Duchâteau alias Heric en 1974) afin de me consacrer essentiellement au dessin (où il est souvent efficacement secondé par René Follet) », rappelle Michel Tacq dans Tout MiTacq n°9 ! Pour connaître le détail des parutions dans Spirou de ces aventures mouvementées publiées jusqu’en août 1979 (et qui seront intégralement reprises dans Tout MiTacq n°9, 11 et 13, de 1994 à 1996), cliquez ici : bdoubliees.com/journalspirou/series6/sderval.htm. (4)

Enfin, « L’Impossible Mort de Jean Pierrac » , courte histoire de six pages, scénarisées par son ami Jacques Stoquart, est un autre morceau de bravoure réalisé par MiTacq : pourtant peu tourné vers la science-fiction, il illustre parfaitement ce parfait paradoxe temporel dont BDzoom.com vous propose la version originale, publiée dans le n° 1860 du 6 décembre 1973 de Spirou ; celle du Tout MiTacq n°10 de 1995 n’étant, malheureusement, pas aussi bien imprimée !

Hélas atteint d’un cancer, Michel Tacq décède le 22 mai 1994, à Loverval (dans le Hainaut) : le journal Spirou, à qui ce grand dessinateur classique de la bande dessinée belge a privilégié le meilleur de sa production (si on excepte trois courts récits de « La Patrouille des Castors » parus dans Risque-Tout en 1955 et deux autres dans Télémoustique - un récit de cinq pages en 1986 qui sera prolongé dans le long-métrage « Torrents sur Mesin » et « Le Calvaire du mort pendu » en 1988 – ou encore quatre pages adaptant « La Fanette », chanson de Jacques Brel, dans l’album hommage « La BD chante Brel » chez Brain Factory en 1987), lui rendra un hommage justifié, au n°2933 du 29 juin 1994.

Première page de « La Fanette ».

Gilles RATIER

(1) Michel Tacq a, cependant, illustré bien d’autres « Belles histoires de l’Oncle Paul » ; en voici la liste exhaustive :
- « Panique à Paris » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches signées Balou au n°708 du 08/11/1951, reprises dans l’album n°2 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Comment naquit la Marseillaise » ) en 1953


- « Saïd, ami fidèle » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches signées Balou au n°711 du 29/11/1951, reprises dans l’album n°3 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Cap plein sud » ) en 1953
- « Alcazar : rien à signaler, mon général ! » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches signées Balou au n°713 du 13/12/1951, reprises dans l’album n°7 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Héros d’épopée : la mort de Roland » ) en 1954 et dans le tome 12 de Tout MiTacq en 1996
- « Madame Mère » (scénario de Jean-Michel Charlier) : quatre planches au n°719 du 24/01/1952, reprises dans l’album n°2 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » en 1953 et dans le tome 1 de l’intégrale de « La Patrouille des Castors » en 2011
- « Saint François » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°721 du 07/02/1952
- « Le Chien de Montargis » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°725 du 06/03/1952, reprises dans l’album n° 9 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Robert le diable » ) en 1954


- « Robert le diable » (scénario de Dino Attanasio) : quatre planches au n°734 du 08/05/1952, reprises dans l’album n°9 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » en 1954


- « Tigres » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°749 du 21/08/1952
- « Les Iroquois » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°755 du 02/10/1952
- « Kon–Tiki » (scénario de Dino Attanasio) : quatre planches au n°764 du 04/12/1952, reprises dans l’album n°5 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Le Mystère du brick fantôme » ) en 1953

- « Monsieur Vincent » (scénario de Dino Attanasio) : quatre planches au n°771 du 22/01/1953, reprises dans l’album n° 2 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » en 1953


- « Drame dans un phare » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°776 du 26/02/1953, reprises dans l’album n° 6 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Trois enfants contre les Indiens » ) en 1953
- « Fulton » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°779 du 19/03/1953, reprises dans l’album n°10 des « Histoires vraies de l’Oncle Paul » (« Requins d’acier » ) en 1954
- « La Naissance du bateau à vapeur » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°780 du 26/03/1953
- « Instinct de mère » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°803 du 03/09/1953
- « Geneviève de Brabant » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°813 du 12/11/1953
- « Échec à l’Islam » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°814 du 19/11/1953
- « Bir–Hakeim » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°826 du 11/02/1954
- « Révolte en Flandre » (scénario d’Octave Joly) : quatre planches au n°846 du 01/07/1954
- « La Bataille des éperons d’or » (scénario d’O. Joly) : quatre planches au n°847 du 08/07/1954
- « Le Premier homme au Pôle » (scénario d’O. Joly) : quatre planches au n°1096 du 16/04/1959

(2) Hélas, les rééditions de ces premières aventures en album, proposées par les éditions Dupuis, dans Spirou (dès 1976) ou en albums, en 1984 et en 1997 (dans le n°14 de la collection Tout MiTacq), ne sont pas à la hauteur du rendu de la première publication dans Pilote ; quant aux trois derniers épisodes, également, republiés en albums chez Dupuis, entre 1980 et 1985 (puis dans le n°13 de la collection Tout MiTacq, en 1996), ils sont soit amputés de nombreuses cases ou planches, soit amplement remaniés. Merci à Jean-Yves Brouard, le responsable de l’excellent et très documenté site jmcharlier.com, pour nous avoir fourni certains scans de planches parues dans Pilote que l’on peut comparer avec la publication en album : les changements sont notables, comme on peut le constater ci-dessous ou avec les deux exemples que Jean-Yves Brouard montre dans la page consacrée à « Jacques Le Gall » sur son site. Voir aussi ici bdoubliees.com/journalpilote/series2/jacqueslegall.htm et là bdoubliees.com/journalspirou/series3/jlegall.htm, pour le détail des parutions des aventures de « Jacques Le Gall » dans Pilote et leurs rééditions dans Spirou.

(3) N’oublions pas de remercier nos amis du Centre Belge de la Bande Dessinée de Bruxelles que sont Michel Vandenbergh, Jean-Claude De La Royère et Gregory Shaw : ils sont toujours prêts pour nous scanner les documents que nous n’avons pas, mais qui sont entreposés dans leur beau bâtiment, comme les numéros de Spirou contenant « Noël dans le monde » ou « Une vision d’avenir » .

(4) Notons également que le personnage refera deux courtes apparitions dans des épisodes de « La Patrouille des Castors » : dans « Souvenirs d’El Casino », en 1984, et dans « Blocus », en 1987.

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12 réponses à MiTacq  » hors patrouille  » !

  1. Anonyme dit :

    Loverval n’est pas dans le Brabant mais dans le Hainaut, à quelques kilomètres au sud de Marcinelle, coeur des éditions Dupuis…

    • Bdzoom dit :

      Merci de votre précision : je corrige tout de suite (voilà ce que c’est de ne pas être belge et de trop faire confiance à certaines sources) !

      Cordialement

      Gilles Ratier

  2. jacques dit :

    Bonjour
    Félicitation pour ce trés bel article, bien documenté et plaisant à lire.
    Un grand bravo aux éditions Dupuis dont chaque nouvel album de la collection « intégral » est meilleur que le précédant par sa qualité graphique, sa mise en page et ses textes d’introduction. Et ce quel que soit l’auteur traité.
    Ayant réalisé la préface de cet album, je pense que vous avez quelques relations privilégiées avec les éditions « Dupuis »;
    alors profitez-en pour les inciter à continuer dans cette voie et à ne pas oubliez de publier un jour des intégrals de:
    « timour » « Marc dacier » « Vieux Nick »
    Merci

  3. julien dit :

    Dans tout Mitacq tome 12, il y a un dossier spécial Mitacq. Va t il être réédité un jour ?
    Est ce que les suppléments de l’ intégral de la Patrouille des castors vont le compléter ou bien le remplacer en l’ étoffant. Je n’ ai pas eu l’ occasion de le lire, alors comme je possède déjà toutes les aventures des castors, j’ hésite à me les racheter pour les suppléments sur l’ auteur.
    Merci.

    • Gilles Ratier dit :

      Bonjour Julien.
      Je suis un peu embêté pour vous répondre sans prendre parti, puisque je suis l’auteur des dossiers de l’actuelle intégrale de « La Patrouille des Castors » chez Dupuis (même si je ne suis pas l’éditeur et ne prend aucune décision à ce niveau-là). Je peux juste vous dire que tout ce qui n’est pas « Les Castors » dans Tout MiTacq n’est, pour le moment, pas prévu d’être intégré dans cette nouvelle intégrale uniquement consacrée aux « Castors ». En revanche, tant sur le plan textes que sur celui de l’iconographie, il y a bien plus de choses que dans les Tout MiTacq, mais je me répète, c’est uniquement sur « Les Castors ». L’idéal, en effet, est d’avoir les deux, même si il y a, évidemment, des doublons ; ceci dit, l’impression de l’intégrale actuelle est nettement supérieure à celle des Tout MiTacq : maintenant, à vous de voir…
      Bien cordialement.
      Gilles Ratier

  4. julien dit :

    Merci pour votre réponse, je vais me laisser tenter par un intégrale de la patrouille pour faire un test.
    Je crois que je ne serais pas déçu, en plus cela me donnera l’ occasion de relire la patrouille.

  5. julien dit :

    Il est parfois des rencontres heureuse, je cherchais des informations sur Mitacq et je tombe sur votre site qui est un trésor d’ information.
    Je pense ne plus pouvoir m’ en passer.
    Bravo et merci pour votre magnifique travail de passionné dans son ensemble.

  6. Alain dit :

    Merci pour toutes ces informations je possède l’album Jacques Legall de 1984 à votre connaissance y aura t il une intégrale Jacques Legall de publiée dans un avenir proche afin de nous faire (re) découvrir ces bd car avec les divers remontages et disparition de la couleur (voir le secret des templiers) il serait enfin temps que les jeunes générations voient le travail de MiTacq

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