Les grands auteurs de la bande dessinée européenne, troisième chapitre. Vous avez dit phylactères ? : humour à la page et feuilletons de longue haleine…

Cette série d’articles (1) a pour but de proposer une chronologie illustrée de la bande dessinée européenne, complétée par une bibliographie en langue française — tendant à l’exhaustivité — sur la période et les auteurs concernés : un recensement destiné à tous ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire du 9e art européen. Malgré tout le soin que nous avons pu apporter à ce travail minutieux, nous avons peut-être omis tels ou tels ouvrages, œuvres et créateurs, qui ont marqué leur époque : merci d’avance de nous signaler tout ce qui vous semble être un oubli ou une erreur de notre part.

Au cours de l’entre-deux-guerres, dans la production de ce que l’on appelle aujourd’hui la bande dessinée (2), le poids de la tradition littéraire en Europe va permettre de maintenir la suprématie des mots sur l’image : ainsi, des pavés de texte sous les dessins sont censés ajouter — et ce sera le cas pendant de nombreuses années — une forte valeur pédagogique aux facéties burlesques ou aux aventures rudimentaires, ceci afin que les enfants puissent vraiment lire (et éventuellement s’instruire) en s’amusant.

            Cette importance accordée aux mots, qui semble offrir un véritable contrepoint à des images de plus en plus stylisées — où est éliminé tout ce qui est graphiquement accessoire —, semble d’autant plus nécessaire que l’apparition des histoires en images dans les revues pour enfants a très vite suscité des rejets, souvent violents, de la part du corps enseignant ou des éducateurs et des pédagogues, qu’ils soient laïcs ou religieux. En réaction, les catholiques, par exemple, vont proposer leurs propres revues éducatives destinées à la jeunesse  : c’est le cas des éditions Fleurus (avec Cœurs vaillants) et de la Maison de la Bonne Presse (avec Bayard) en France ou de l’abbaye norbertine d’Averbode (avec Zonneland) dans les régions flamandes. Il en sera de même pour certains regroupements politiques, à l’instar d’une émanation du Parti communiste français qui créera le mensuel (puis hebdomadaire) Mon camarade, en 1933.Cependant, en Europe, l’emploi du phylactère dans les images — fréquemment utilisé aux États-Unis — se propage de plus en plus rapidement. Ainsi, se conformant à l’usage du support qui l’accueille (le Dimanche-Illustré, supplément dominical pour la jeunesse du quotidien familial Excelsior, lequel publie quelques bandes américaines dotées de ballons pour que s’expriment les personnages), le Français Alain Saint-Ogan propose, en 1925, sa nouvelle série « Zig et Puce » dotée de phylactères. L’extraordinaire engouement quelle suscite — s’expliquant, en partie, par le caractère joyeux et insouciant de péripéties écrites au jour le jour, mais aussi par la comparaison avec  l’immobilisme du reste de la production de cette époque — ira jusqu’à donner naissance à de nombreux produits dérivés : dont ceux représentant le pingouin Alfred qui accompagne les deux jeunes garçons dans leurs aventures.

Ce succès influe nettement sur l’évolution des auteurs et des éditeurs francophones qui, progressivement, vont aussi opter pour cette nouvelle forme de narration intégrant le texte dans l’image. Par ailleurs, le style clair de Saint-Ogan, tout en courbes et en sinuosités, est aussi source d’inspiration pour différents narrateurs graphiques européens, à l’instar du Belge Hergé (le créateur de « Tintin » en 1929).  Notons enfin que la popularité atteinte par ces récits, que ce soit ceux de Zig et Puce ou ceux de Tintin, leur permet d’être compilés dans des albums qui sont également diffusés en librairies (les premiers chez Hachette, dès 1927, et les seconds aux éditions du Petit Vingtième à partir de 1930, puis aux éditions Casterman quatre ans plus tard) : un statut éditorial qui passe pour bien plus respectable aux yeux des éducateurs.

C’est donc sous l’influence des divertissantes séries américaines, de plus en plus traduites dans les pays de la façade occidentale de l’Europe (3), que l’emploi de bulles entourant les dialogues commence à devenir la norme dans les histoires en images destinées principalement, sur ces divers territoires, aux jeunes lecteurs.

« Jane » par Norman Pett, dans The Daily Mirror, en Grande-Bretagne.

C’est aussi d’Amérique que provient l’exploitation feuilletonnesque de ce qui deviendra le 9e art et sa diversification scénaristique (comédies humoristiques ou burlesques, aventures exotiques, historiques, d’anticipation, fantastiques, westerns, policiers…) : les créateurs européens s’étant eux aussi, au cours des années vingt, approprié tous les grands genres de la littérature populaire. Remarquons également qu’aux États-Unis, la bande dessinée s’adresse depuis ses origines à un public familial : enfants et adultes compris. Or, il semble que les créations européennes les plus intéressantes de cette période soient, justement, plutôt l’apanage de pages spécifiques dans des magazines généralistes que des illustrés destinés uniquement à un lectorat juvénile.

Gilles RATIER

(1) Pour consulter les deux premières parties de ce dossier en constante évolution, cliquez ici Premier chapitre et ici Deuxième chapitre (articles ayant subi plusieurs modifications depuis leur mise en ligne). Pour le suivant, cliquez ici Quatrième chapitre.

(2) Ce n’est qu’à partir des années 1940 que l’on commence à parler de bande dessinée (uniquement dans des documents liés à l’édition) et cette appellation ne se répandra dans le public qu’à la fin de la décennie suivante. 

(3) En effet, la bande dessinée ne s’est pas propagée de la même manière dans tout l’espace européen. Si les échanges ont toujours été riches entre les pays dits latins (principalement la France, l’Espagne, l’Italie ou le Portugal) et leurs voisins (la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, ou, dans une moindre mesure, la Grande-Bretagne), ils n’ont pas été facilités par l’éloignement de certaines contrées (comme la Scandinavie) ou par les politiques extérieures menées par les dirigeants des pays d’Europe centrale, par exemple. 

BIBLIOGRAPHIE EN LANGUE FRANÇAISE (*)

Sur la période 1925-1933

-       « Les Périodiques français pour enfants » par Mathilde Leriche (Revue du livre, 1935)

-       « Histoire de la littérature enfantine : de Ma mère l’Oye au Roi Babar » par Jean de Trigon (Hachette, 1950)

-       « Tout sur la presse enfantine française » par Élisabeth Gérin (Bonne Presse, 1958)

-       « Les Copains de votre enfance » par Jérôme Peignot (Denoël, 1963)

-       « La Presse enfantine française » par Jacqueline Dubois & Raoul Dubois (Francs et Franches Camarades, 1957 ; rééd. Messeiller, 1964)

-       « La Presse illustrée pour enfants et adolescents » par Théo Decaigny (ministère de l’Éducation nationale de Bruxelles, 1965)

-       « Les Chefs-d’œuvre de la bande dessinée » par Jacques Sternberg, Michel Caen et Jacques Lob, sous la direction artistique de Pierre Chapelo (Planète, 1967)

-       « La Dynastie des Offenstadt » par George Fronval (dans Phénix n° 3 et n° 4, 1967)

-       « Histoire de la presse des jeunes et des journaux d’enfants : 1768-1988 » par Alain Fourment (Éole, 1987)

-       « Les Groupes de presse catholique à la recherche de la diversification » (dans Le Monde du 1er novembre 1989)

-       « Fictions et journaux pour la jeunesse au XXe siècle » par Raymond Perrin (L’Harmattan, 2009)

-       « Anthologie historique de la bande dessinée : préhistoire-XIXe.1930-1980 : tome 1 en 4 volumes » par Victor Cypowyj (édité par l’auteur, 2013).

Sur les principales revues de la période 1925-1933

-       Les Belles Images : voir Deuxième chapitre.

-       Benjamin : Le Collectionneur de bandes dessinées n° 73.

-       Bernadette : Le Collectionneur de bandes dessinées n° 30, n° 34.

-       Le Bon Point amusant : Deuxième chapitre.

-       Cadet : voir Deuxième chapitre.

-       Cœurs vaillants : BD bulle n° 5, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 21, n° 22.

-       Le Cri-Cri : voir Deuxième chapitre.

-       Dimanche-Illustré : Le Chercheur de publications d’autrefois n° 10-11, Désiré 2e série n° 5 à 12, n° 15 à 17.

-       L’Écho du « Noël » : voir Deuxième chapitre.

-       Les Enfants de France : Le Collectionneur de bandes dessinées n° 99.

-       L’Épatant : voir Deuxième chapitre.

-       L’Étoile noëliste : voir Deuxième chapitre.

-       Fillette : voir Deuxième chapitre.

-       Guignol 2ème série : voir Deuxième chapitre.

-       L’Intrépide : voir Deuxième chapitre.

-       La Jeunesse illustrée : voir Deuxième chapitre.

-       Lisette : voir Deuxième chapitre.

-       Mon camarade : « Mon camarade » par Alexandre David (La Mémoire vivante, 1997), « Mon Camarade, Vaillant, Pif gadget : l’histoire complète, 1901-1994 les journaux pour enfants de la mouvance communiste et leurs BD exceptionnelles » par Richard Medioni (Vaillant Collector, 2012), « Mon camarade : 1933-1939 l’intégrale » par Richard Medioni (Vaillant Collector, 2016), Le Collectionneur de bandes dessinées n° 65, n° 89, Supplément au Collectionneur de bandes dessinées n° 14.

-       Le Petit Illustré : voir Deuxième chapitre.

-       Petits Belges : voir Deuxième chapitre.

-       Pierrot : Le Chasseur d’illustrés n° 18, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 27, n° 30.

-       La Semaine de Suzette : voir Deuxième chapitre.

-       La Vie de garnison : voir Deuxième chapitre.

Sur les principaux auteurs de la période 1925-1933

-       José Cabrero Arnal : « Le Petit Monde de Pif le Chien » par Barthélémy Amengual (Travail et Culture d’Algérie, 1955), « La Fabuleuse Histoire de Pif le chien » (Vaillant, 1979), « Arnal, une vie de Pif » par René Moreu (La Farandole 1983), « Animaux en cases » par Thierry Groensteen (Futuropolis 1987), « Pif gadget, la véritable histoire des origines à 1973 » par Richard Medioni (Vaillant Collector 2003), « José Cabrero Arnal : de la république espagnole aux pages de Vaillant, la vie du créateur de Pif le Chien » par Philippe Guillen (Loubatières 2011), Hop ! n° 2, n° 30, n° 66, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 35, Submarine n° 8, dBD 2e série n° 38, Période rouge vol. 1, vol. 2.

-       Jean Bruller (dit Vercors) : « Vercors : l’homme du silence » par Alain Riffaud (Portaparole, 2014), Le Collectionneur de bandes dessinées n° 72.

-       Jean de Brunhoff : « L’Art de Babar » par Nicholas Fox Weber (Nathan, 1989), « De mémoire de Babar : catalogue d’exposition du Salon du livre de jeunesse de Montreuil » par Paul Fournel (Hachette, 1997), « Les Histoires de Babar » par Charles Dorothée (Les Arts décoratifs/Bibliothèque nationale de France, 2011), La Vie du collectionneur n° 393.

-           René Gifffey : voir Deuxième chapitre.

-       Hergé (Georges Remi, dit) : pour une bibliographie complète jusqu’en 2014, voir « Tintin : bibliographie d’un mythe » par Olivier Roche & Dominique Cerbelaud (Les Impressions nouvelles, 2014).

Nous nous contenterons ici de citer les principaux ouvrages biographiques : « Tintin et moi : entretiens avec Hergé » par Numa Sadoul (Casterman, 1975 ; rééd. augmentée 1983, 1989 sous le titre « Entretiens avec Hergé : édition définitive », 2000 avec préface de Fanny Rodwell, 2003 chez Flammarion), « Le Monde d’Hergé » par Benoît Peeters (Casterman, 1983 ; rééd. 1984, refondue 1990, 2004), « Hergé et Tintin reporters : du Petit Vingtième au journal Tintin » par Philippe Goddin (Le Lombard, 1986), « Avant Tintin : dialogue sur Hergé » par Hervé Springaël (chez l’auteur, 1987), « Hergé » par Serge Tisseron (Seghers, 1987), « Hergé : les débuts d’un illustrateur » par Benoît Peeters (Casterman, 1987), « Hergé dessinateur » par Pierre Sterckx & Benoît Peeters (Casterman, 1988), « Hergé : portrait biographique » par Thierry Smolderen & Pierre Sterckx (Casterman 1988), « Hergé » par Pierre Ajame (Gallimard, 1991), « Hergé » par Pierre Assouline (Plon, 1996 ; rééd. 1998 chez Gallimard), « Tracé RG : le phénomène Hergé » par Huibrecht Van Opstal (Lefrancq, 1998), « Les Débuts d’Hergé : du dessin à la bande dessinée » par Philippe Goddin (Casterman, 1999), « Hergé mon ami : études et portrait » par Michel Serres (Moulinsart, 2000), « Hergé : chronologie d’une œuvre » sept tomes par Philippe Goddin (Moulinsart, 2000-2011), « Hergé : fils de Tintin » par Benoît Peeters (Flammarion, 2002 ; rééd. 2006 & 2011 chez Flammarion), « Hergé autrement » par Stéphane Steeman (L. Pire, 2004), « Hergé par lui-même » par Dominique Maricq (Librio, 2007), « Hergé : lignes de vie » par Philippe Goddin (Moulinsart, 2007), « Les Aventures de Hergé : créateur de Tintin » par Michael Farr (Moulinsart, 2009), « Dans la peau de Tintin » par Jean-Marie Apostolidès (Les Impressions nouvelles, 2010), « Hergé : portrait intime du père de Tintin » par Benoît Mouchart & François Rivière (Laffont, 2011), « Un oncle nommé Hergé » par Georges Remi Jr (L’Archipel, 2013), « Hergénéalogie : les secrets de famille du créateur de Tintin » par Philippe Goddin (Les Amis de Hergé, 2014), « Hergé, la part du lecteur » par Jean-Marc Pontier (P.L.G, 2016), « Le Mystère Tintin : les raisons d’un succès universel » par Renaud Nattiez (Les Impressions nouvelles, 2016), « Hergé : Tintin & compagnie » par Dominique Maricq (Gallimard/Moulinsart, 2016)…

Ainsi que les principaux articles de presse sur l’auteur : Le Chercheur de publications d’autrefois n° 14, Lire n° 40, n° HS4, Haga n° 16-17, n° 53, Schtroumpf : les cahiers de la BD n° 14/15, n° 56, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 20, n° 37, n° 87, n° 93, n° 97, n° 112, (À suivre) n° 11, n° spécial Hergé, Hop ! n° 8, n° 31, Bédésup n° 23 bis, n° 32/33, n° 46/47, L’Âge d’or n° 6, n° 15, n° 16, Libération n° 558, Le Vif magazine du 22 avril 1983, Tintin spécial n° 11bis, 9e Art n° 1, BoDoï n° 15, n° 40, n° 60, n° 101, n° 105, Études francophones vol. 20/n° 1, Bang 2e série n° 6, dBD 2e série n° 10, n° 79, L’Express n° HS5, Papiers nickelés n° 10, n° 11, n° 37, CaseMate n° 43, n° 56, n° 89, n° 100, Kaboom n° 16, Beaux Arts n° HS38.

-       Marcel Jeanjean : Le Collectionneur de bandes dessinées n° 83, n° 84, Pégase n° 103.

-       Félix Pol Jobbé Duval : Rocambole n° 2, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 109.

-       Marijac (Jacques Dumas, dit) : « Souvenirs de Marijac » par Marijac (Glénat, 1978), « Avant la case » par Gilles Ratier (P.L.G, 2002 ; rééd. complétée 2005 chez Sangam), RanTanPlan n° 28, Hop ! n° 1 à n° 10, n° 30, n° 33, n° 46 bis, n° 62, n° 64, n° 79, n° 103, n° 105, n° 107, n° 109, n° 111, n° 113, n° 115, n° 117, n° 119, n° 121, n° 123, n° 125, n° 127, n° 129, n° 131, n° 133, n° 135, n° 137, n° 141, n° 143, n° 145, n° 149, n° 151, Haga n° 20/21, À l’aise n° 15, L’Âge d’or n° 1, n° 14, n° 32/33, L’Hebdo n° 55, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 76, n° 88, dBD 2e série n° 10, BoDoï n° 1 HS8.

-       Frans Masereel : voir Deuxième chapitre.

-       Otto Nückel : « Destin » préface d’Alexis Drion (Imho, 2005), « Le Roman graphique : des origines aux années 1950 » par David A. Beronä (Éditions de La Martinière, 2009).

-       Aristide Perré : « Les Pieds nickelés » par Jean-Paul Tiberi (J. Goupil, 1984), Le Collectionneur de bandes dessinées n° 67, Le Club des Pieds nickelés n° 13, Zoo n° 31.

-       Alain Saint-Ogan : « Je me souviens de Zig et Puce et de quelques autres » par Alain Saint-Ogan (La Table ronde, 1961 ; rééd. 2008), « Alain Saint-Ogan dessinateur de presse » par Éric Leguèbe (SERG, 1974), « Zig et Puce au 21e siècle : hommage à Alain Saint-Ogan » dirigé par Édouard François (Hachette, 1974), « Zig et Puce » six tomes préfacés par Dominique Petitfaux (Futuropolis, 1986-1992), « Zig et Puce » dix-huit tomes postfacés par Dominique Petitfaux (Glénat, 1995-2001), « L’Art d’Alain Saint-Ogan » par Thierry Groensteen & Harry Morgan (Actes Sud/L’An 2, 2007), « La Bande dessinée entre dessin de presse et culture enfantine : relecture de l’œuvre d’Alain Saint-Ogan (1895-1974) » par Julien Baudry (Université Paris Diderot, 2014), Haga n° 6/7, Phénix n° 1, n° 9, n° 22, n° 40, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 48, n° 49, n° 56, n° 77, n° 107, n° 111, Submarine n° 9, Skblllz n° 6, Circus n° 48bis, dBD 2e série n° 3, Papiers nickelés n° 53.

-       Samivel (Paul Gayet-Tancrède, dit) : Carton, les cahiers du dessin d’humour n° 7, 9e Art n° 1, Hop ! n° 52, Papiers nickelés n° 9.

-       Aleksas Stonkus : Hop ! n° 49

Gilles RATIER 

(*) Cette bibliographie reprend, complète, adapte et met à jour celle réalisée par Michel Denni et Gilles Ratier, publiée dans la dernière édition du « BDM : trésors de la bande dessinée 2017-2018 ».

CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES BANDES DESSINÉES PUBLIÉES ENTRE 1925 et 1933

1925 : « For the King ! » par Vincent S. Daniel, dans Puck (Grande-Bretagne).

« For the King ! » par Vincent S. Daniel.

1925 : « Pekka Puupää » par Fogeli [Ole Fogelberg, dit], dans Kuluttajain Lehdessä (Finlande).

« Pekka Puupää » par Fogeli.

1925 : « Das Neueste von Onkel Jup » par Emmerich Huber, dans Die Blauband Woche (Allemagne).

« Das Neueste von Onkel Jup » par Emmerich Huber.

1925 : « Zig et Puce » par Alain Saint-Ogan, dans Dimanche-Illustré (France).

« Zig et Puce » par Alain Saint-Ogan.

1925 : « La Ville » par Frans Masereel, édité chez Albert Morancé (France/Belgique).

« La Ville » par Frans Masereel.

 

1925 : « De Cómo Pasan el Rato Currinche y Don Turulato » par K-Hito [Ricardo García López, dit], dans Pinocho (Espagne).

« De Cómo Pasan el Rato Currinche y Don Turulato » par K-Hito.

1926 : « Spara och Slösa » par Birgitta Lilliehöök, dans Lyckoslanten (Suède).

« Spara och Slösa » par Birgitta Lilliehöök.

1926 : « Das Schicksal : eine Geschichte in Bildern » par Otto Nückel, édité chez Delphin-Verlag (Allemagne).

« Das Schicksal : eine Geschichte in Bildern » par Otto Nückel.

1926 : « Totor, C. P. des Hannetons » par Hergé, dans Le Boy-Scout belge (Belgique).

« Totor, C. P. des Hannetons » par Hergé.

1927 : « Junnu » par Alexander Tawitz et Veli Giovanni, dans Suomen Kuvalehti (Finlande).

« Junnu » par Alexander Tawitz et Veli Giovanni.

1927 : « Kronblom » par Elov Persson, dans Allt för Alla (Suède).

« Kronblom » par Elov Persson.

1927 : Pages libertines par René Giffey, dans L’Humour (France).

Une page libertine par René Giffey.

1927 : « O Zuncha, artista de circo » par Carlos Botelho, dans ABC-Zinho (Portugal).

« O Zuncha, artista de circo » par Carlos Botelho.

1928 : « Agust och Lotta » par Elov Persson, dans Hela Världen (Suède).

« Agust och Lotta » par Elov Persson.

1928 : « Aventuras de Pipo y Pipa » par Salvador Bartolozzi, dans Estampa (Espagne).

« Aventuras de Pipo y Pipa » par Salvador Bartolozzi.

1928 : « Corazón Leal » par Francisco Darnis, dans Rin-Tin-Tin (Espagne).

« Corazón Leal » par Francisco Darnis.

1928 : « Marmittone » par Bruno Angoletta, dans Corriere dei Piccoli (Italie).

« Marmittone » par Bruno Angoletta.

1929 : « Tintin » par Hergé, dans Le Petit Vingtième (Belgique).

« Tintin » par Hergé.

1929 : « Babar, le petit éléphant » par Jean de Brunhoff, chez Éditions du Jardin des modes (France).

« Babar, le petit éléphant » par Jean de Brunhoff.

1929 : « La Conquête de la planète Mars » par Félix Jobbé Duval, dans Le Cri-Cri (France).

1929 : « La Conquête de la planète Mars » par Félix Jobbé Duval.

1929 : « Sor Pampurio » par Carlo Bisi, dans Corriere dei Piccoli (Italie).

« Sor Pampurio » par Carlo Bisi.

1930 : « I Magasin Madsen » par Ingvar [Axel Johansen, dit], dans Politiken (Danemark).

« I Magasin Madsen » par Ingvar.

1930 : « Tobias Seicherl » par Ladislaus Kmoch, dans Das Kleine Blatt (Allemagne).

« Tobias Seicherl » par Ladislaus Kmoch.

1930 : « Adolphus » par Henk Backer, dans Rotterdamsch Nieuwsblad (Pays-Bas).

1930 : « Quick et Flupke » par Hergé, dans Le Petit Vingtième (Belgique).

« Quick et Flupke » par Hergé.

1930 : « Pier Cloruro de Lambicchi » par Giovanni Manca, dans Corriere dei Piccoli (Italie).

« Pier Cloruro de Lambicchi » par Giovanni Manca.

1931 : « Rymy-Eetu » par Erkki Tanttu, dans Nuoressa Voimassa (Finlande).

« Rymy-Eetu » par Erkki Tanttu.

1931 : « Saku Sämpylä » par Poika Vesanto, dans Karjala-Lehdessä (Finlande).

« Saku Sämpylä » par Poika Vesanto.

1931 : « Pietje » [« Pitche »] par Aleksas Stonkus, dans Le Bon Point amusant (France/Lituanie).

« Pitche » par Aleksas Stonkus.

1931 : « Le Mariage de M. Lakonik » par Jean Bruller, édité chez Paul Hartmann (France).

« Le Mariage de M. Lakonik » par Jean Bruller.

1931 : « Jim Boum » par Marijac, dans Cœurs vaillants (France).

« Jim Boum » par Marijac.

1932 : « Jane » par Norman Pett, dans The Daily Mirror (Grande-Bretagne).

« Jane » par Norman Pett.

1932 : « Kieku ja Kaiku » par Asmo Alho et Mika Waltari, dans Oma Koti (Finlande).

« Kieku ja Kaiku » par Asmo Alho et Mika Waltari.

1932 : « 91:an » par Rudolf Petersson, dans Allt för Alla (Suède).

« 91:an » par Rudolf Petersson.

1932 : « De Chef » par Alfred Leonardus Mazure, dans Geïllustreerd Stuiversblad (Pays-Bas).

« De Chef » par Alfred Leonardus Mazure.

1932 : « Globi » par Robert Lips et Ignazius Klaus Schiele, édité par les grands magasins Globus (Suisse).

« Globi » par Robert Lips et Ignazius Klaus Schiele.

1933 : « Les Aventures de Tique et Toque » par Marcel Jeanjean, dans Pierrot (France).

« Les Aventures de Tique et Toque » par Marcel Jeanjean.

1933 : « Samovar et Baculot » par Samivel, édité chez Paul Hartmann (France).

« Samovar et Baculot » par Samivel.

1933 : « L’Ours Prosper » par Alain Saint-Ogan, dans Le Matin (France).

« L’Ours Prosper » par Alain Saint-Ogan.

1933 : « Poucette Trottin » par Aristide Perré, dans Midinette (France).

« Poucette Trottin » par Aristide Perré.

1933 : « Guerra en el Païs de los Insectos » par José Cabrero Arnal, dans Pocholo (Espagne).

« Guerra en el Païs de los Insectos » par José Cabrero Arnal.

1933 : « Las Hazañas de Nick, pecho de hierro » par Francisco Darnis  et José María Canellas, dans La Risa infantil (Espagne).

« Las Hazañas de Nick, pecho de hierro » par Francisco Darnis.

1933 : « Pisellino » par Buriko [Antonio Burattini, dit], dans Topolino (Italie).

« Pisellino » par Buriko.

 

1933 :« Topo Lino » par Giove Toppi et Gaetano Vitelli, dans Il Giornale di Topo Lino (Italie).

« Topo Lino » par Giove Toppi et Gaetano Vitelli.

Gilles RATIER

Merci aux excellents sites http://www.antikvariaattimakedonia.fi, http://www.bd-nostalgie.org, http://www.comicartfans.com, http://fanzines.fr/historiqueperiodiques.html, https://www.lambiek.net, http://navarrobadia.blogspot.frhttp://www.pressibus.org et https://www.tebeosfera.com, sur lesquels nous avons pu trouver nombre de reproductions qui nous ont permis d’illustrer dignement cet article.

Vous pouvez aussi lire, sur BDzoom.com, nos différents dossiers sur L’Épatant d’avant-guerre (première série 1908-1937) : première partie, L’Épatant d’avant-guerre (première série 1908-1937) : deuxième partie, Fillette avant-guerre : 1909-1942 (première partie), Fillette avant-guerre : 1909-1942 (deuxième partie), Fillette avant-guerre : 1909-1942 (troisième et dernière partie), L’Intrépide, un hebdomadaire classique (première partie), Cino Del Duca : de la presse du cœur à la BD…, Pif le chien : histoire d’une tragédie éditoriale, « Mon camarade, Vaillant, Pif Gadget : l’histoire complète, 1901-1994 » : un nouvel ouvrage indispensable aux amateurs du 9e art !, Rencontre avec Alain Saint-Ogan et La dernière interview d’Alain Saint-Ogan….

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Une réponse à Les grands auteurs de la bande dessinée européenne, troisième chapitre. Vous avez dit phylactères ? : humour à la page et feuilletons de longue haleine…

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