Les grands auteurs de la bande dessinée francophone, premier chapitre. Les origines : caricatures et histoires en images

Cette série d’articles a pour but de proposer une chronologie illustrée de la bande dessinée européenne, complétée par une bibliographie — tendant à l’exhaustivité — sur la période et les auteurs concernés : un recensement destiné à tous ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire du 9e art européen. Malgré tout le soin que nous avons pu apporter à ce travail minutieux, nous avons peut-être omis tels ou tels ouvrages, œuvres et créateurs, qui ont marqué leur époque : merci d’avance de nous signaler tout ce qui vous semble être un oubli ou une erreur de notre part.

En utilisant toutes les ressources des techniques narratives dans ses histoires en estampes qui sont, avant tout, des œuvres d’imagination et de divertissement, l’écrivain et pédagogue suisse Rodolphe Töpffer positionne la bande dessinée comme un média à part entière. Il propose ses récits en images sous forme d’albums (au format à l’italienne) — diffusés, à partir de 1833, à plusieurs centaines d’exemplaires —, ce qui leur permet de s’approprier le support imprimé, lequel connaît un important développement intimement lié aux progrès techniques du moment. (*)

« Histoire de M. Jabot » par Rodolphe Töpffer.

Ces publications, où le dessin est en corrélation étroite avec le texte, renouvellent l’imaginaire graphique et inspirent d’autres créateurs protéiformes remarquables comme les Français Cham, Gustave Doré ou Nadar.

On assiste alors à la naissance de la littérature en estampes : mode d’expression contemporain de l’apogée d’une école française de la caricature (forme nouvelle de journalisme politique avec la création de journaux satiriques comme La Caricature ou Le Charivari), de l’âge d’or de l’imagerie populaire (successions de scènes dans des vignettes en couleurs surmontant un petit bloc de textes, à l’instar des célèbres « Images d’Épinal ») et de l’invention du daguerréotype, donc de la photographie.

L'une des célèbres « Images d’Épinal ».

Pourtant, en Europe et à la fin du XIXe siècle, malgré les expériences narratives et picturales de Töpffer et de quelques suiveurs, les premières histoires en images se limitent, très souvent, à la composition d’une seule page sans paroles, se contentant d’être, à quelques exceptions près, une simple variante de la caricature. D’ailleurs, ses artistes investissent régulièrement les journaux de la presse satirique. Constatant aussi que l’imagerie populaire est en déclin — les enfants lui préférant l’album illustré —, certains d’entre eux s’inspirent alors de toutes sortes d’autres arts visuels dans ces périodiques.

Ainsi, en Allemagne, dans la seconde moitié du XIXe siècle, ce que l’on appellera la bande dessinée fait son apparition, sous une forme souvent muette, dans l’hebdomadaire satirique Fliegende Blätter, puis dans des livres destinées à un jeune public. Ceux de l’artiste et poète Wilhelm Bush sont imprimés à quatre cent mille exemplaires dans leur pays d’origine : son « Max und Moritz » étant, certainement, le premier best-seller du 9e art européen.

Le modèle allemand de la publication des bandes dessinées au milieu de caricatures et de textes humoristiques, dans des magazines généralement satiriques, se répand ensuite dans toute l’Europe. En Angleterre, par exemple, alors que la caricature journalistique s’est développée dans un hebdomadaire humoristique et satirique comme Punch, Marie Duval et Charles Henry Ross animent les aventures du prolétaire Ally Sloper dans Judy et une première revue proposant principalement des strips ou des cartoons humoristiques (Funny Folks) est créée en décembre 1874.

« Ally Sloper » par Marie Duval et Charles Henry Ross.

En France, alors qu’une deuxième génération d’auteurs prolifiques se met à travailler dans des journaux satiriques destinés à des lecteurs adultes (comme Le Chat noir ou L’Assiette au beurre), que des dessinateurs célèbres comme Albert Humbert ou Caran d’Ache s’intéressent de près à ce nouveau mode d’expression et que les histoires en images prennent le pas sur les autres rubriques des magasins pour enfants (comme on nommait à l’époque les revues destinées aux jeunes lecteurs), un certain Christophe, donne le coup d’envoi de la presse enfantine illustrée dans nos contrées, en participant au Petit Français illustré.

C’est ainsi que les périodiques vont devenir le support privilégié de ce que l’on va bientôt appeler la bande dessinée…

(*) Avant les œuvres de Rodolphe Töpffer, les gravures à l’eau-forte des « Voyages et aventures surprenantes de Robinson Crusoé » de son compatriote François Aimé Louis Dumoulin peuvent aussi être considérées comme annonçant la bande dessinée ; puisque cet ouvrage (publié aux éditions Loertscher et fils, vers 1805) constitue une histoire en images, ne se contentant pas d’être un simple livre illustré. Il en est de même pour certaines lithographies de l’illustrateur français Jean-Jacques Grandville (comme « Les Métamorphoses du jour » en 1829) ou encore, quelques décennies plus tôt, de la plupart des estampes du Britannique William Hogarth (« A Harlot’s Progress » en 1732).

BIBLIOGRAPHIE (*)

Sur la période 1833-1902

-       « Épinal et l’imagerie populaire » par François Blaudez, Jean Mistler, André Jacquemin (Hachette, 1961)

-       « Les Copains de votre enfance » par Jérôme Peignot (Denoël, 1963)

-       « Les Chefs-d’œuvre de la bande dessinée » par Jacques Sternberg, Michel Caen et Jacques Lob, sous la direction artistique de Pierre Chapelo (Planète, 1967)

-       « Histoire de la presse des jeunes et des journaux d’enfants : 1768-1988 » par Alain Fourment (Éole, 1987)

-       « La Belle Histoire des images d’Épinal » par Henri George (Le Cherche-Midi, 1996)

-       « Les Origines de la bande dessinée » (Le Collectionneur de bandes dessinées & Centre national de la bande dessinée et de l’image, 1996)

-       « L’Imagerie populaire française T2 : images d’Épinal gravées sur bois » contributions de Nicole Garnier-Pelle et Maxime Préaud (Réunion des musées nationaux, 1996)

-       « Le Métier d’illustrateur, 1830-1880 : Rodolphe Töpffer, J. J. Grandville, Gustave Doré » par Philippe Kaenel (Droz, 2004)

-       « 30 héros de toujours : chefs-d’œuvre de la BD 1830-1930 » par Claude Moliterni (Presses de la cité, 2005)

-      « La Presse illustrée au XIXe siècle : une histoire oubliée » par Jean-Pierre Bacot (Presses universitaires de Limoges et du Limousin, 2005)

-       « Les Prémices de la bande dessinée : ou le siècle d’avant Tintin » par Jean Aucquier (Bibliotheca Wittockiana, 2009)

-       « Naissances de la bande dessinée : de William Hogarth à Winsor McCay » par Thierry Smolderen (Les Impressions nouvelles, 2009)

-       « Images d’Épinal » par Martine Sadion (La Martinière, 2013)

-       « Anthologie historique de la bande dessinée : préhistoire-XIXe.1930-1980 : tome 1 en 4 volumes » par Victor Cypowyj (édité par l’auteur, 2013)

-       « Imagerie d’Épinal : l’encyclopédie illustrée » par Myriam Blanc (Imagerie d’Épinal & Chêne, 2016).

Sur les principales revues de la période 1833-1902

 L’Assiette au beurre : « L’Assiette au beurre : revue satirique illustrée, 1901-1912 » par Élisabeth et Michel Dixmier (Maspero, 1974), « Le Livre d’or de L’Assiette au beurre » tome 1 & 2 introduction et dessins choisis par Jean-Michel Royer (Jean-Claude Simoën, 1977-1978), « L’Assiette au beurre 1901-1912 : l’âge d’or de la caricature » (Les Nuits rouges, 2007).

 Le Chat noir : « Histoires sans paroles du Chat noir » bibliographie par Thierry Groensteen et préface par Mariel Oberthür (Centre national de la bande dessinée et de l’image, 1998).

Sur les principaux auteurs de la période 1833-1902

Henry Mayo Bateman : « Mimodrames » introduction par Anthony Anderson (Actes Sud – L’An 2, 2012).

Wilhelm Busch (Heinrich Christian Wilhelm Busch, dit) : « Max et Moritz » préface et adaptation de François Cavanna (L’École des loisirs, 1978), « Wilhelm Busch : le précurseur de la bande dessinée » catalogue de l’exposition au Centre culturel allemand de Paris, du 2 novembre au 20 décembre 1979 (Goethe-Institut, 1979), « Histoires dessinées » préface de Sylvia Gourdet (Horay, 1980), « Wilhelm Busch : de la caricature à la BD » par Michel Defourny, Nelly Feuerhahn et Hans Joachim Neyer (Stichting Kunstboek, 2009), Beurk n° 11.

Caran d’Ache (Emmanuel Poiré, dit) : « Histoires en images » préface par Jean-François Bory (Horay, 1979), « Les Années Caran d’Ache » par Thierry Groensteen (Centre national de la bande dessinée et de l’image, 1998), « Maestro » préface par Thierry Groensteen (Musée de la bande dessinée, 1999), L’Indispensable n° 4, 9e Artn° 7.

Cham (Amédée de Noé, dit) : Le Collectionneur de bandes dessinées n° 108, Papiers nickelés n° 29.

Christophe (Marie-Louis-Georges Colomb, dit) : « Mon grand-père Christophe » par Hélène Colomb (Éd. de l’Athanor, 1975), « Christophe Colomb » par François Caradec (Grasset, 1956 ; rééd. remaniée chez Horay, en 1981), Pilote/Charlie n° 14, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 100, Papiers nickelés n° 23, n° 24.

Émile Cohl (Émile Eugène Jean-Louis Courtet, dit) : « Émile Cohl : l’inventeur du dessin animé » par Pierre Courtet-Cohl & Bernard Génin (Omniscience, 2008), « Émile Cohl » sous la dir. de Pascal Vimenet (Éd. de l’Œil communauté de l’agglomération d’Annecy, 2008), « Émile Cohl » sous la dir. de Valérie Vignaux (Association française de recherche sur l’histoire du cinéma, 2007).

Gustave Doré (Paul Gustave Louis Christophe Doré, dit) : « Gustave Doré, peintre, sculpteur, dessinateur et graveur » par René Delorme (Baschet, 1879), « La Vie et les œuvres de Gustave Doré, d’après les souvenirs de sa famille, de ses amis et de l’auteur » par Blanche Roosevelt (Librairie illustrée, 1887), « Catalogue de l’œuvre complet de Gustave Doré » par Henri Leblanc (Bosse, 1931), « Exposition rétrospective Gustave Doré 1832-1883 » (Édition du Palais des beaux-arts de la ville de Paris, 1952), « Gustave Doré 1832-1883 : catalogue d’exposition » (Musée d’Art moderne et Cabinet des estampes de Strasbourg, 1983), « Gustave Doré : le rêveur éveillé » par Christophe Leclerc (L’Harmattan, 2012), « Gustave Doré (1832-1883) : l’imaginaire au pouvoir » sous la dir. de Philippe Kaenel (Flammarion, 2014), « Gustave Doré, ogre et génie » (Musées de la ville de Strasbourg, 2014), 9e Art n° 3.

Nadar (Félix Tournachon, dit) : « Nadar ou le paradoxe vital » par Roger Greaves (Flammarion, 1980),  « Nadar : introduction, repères chronologiques, notes bibliographiques et techniques » par André Jammes (Fondation nationale de la photographie, 1982), « Les Métamorphoses de Nadar » par Benoît Peeters (Marot, 1994), « Nadar » par James H. Rubin (Phaidon, 2001), « Nadar quand même ! » par Roger Greaves (En face-Jacques Reich, 2010), « Nadar » par Stéphanie de Saint Marc (Gallimard, 2010), Papiers nickelés n° 11.

Henri de Sta (Arsène-Henry de Saint-Alary, dit) : 9e Art n° 4.

Théophile-Alexandre Steinlen : « Steinlen peintre, graveur, lithographe » par Ernest de Crauzat (Meunier, 1902), « Catalogue de l’exposition des œuvres peintes, dessinées et gravées de Th.-A. Steinlen » avec une étude d’Anatole France (Pelletan, 1904), « Steinlen, l’homme et l’œuvre » par Claude Aveline (Les Écrivains réunis, 1926), « Un grand imagier : Alexandre Steinlen » par Francis Jourdain (Éditions du Cercle d’Art, 1954), « Théophile Alexandre Steinlen » par Léonie Contat-Mercanton (Musée Gutenberg, 1960), « Steinlen affichiste : catalogue raisonné » par Réjane Bargiel & Christophe Zagrodski (Éditions du Grand-Pont, 1986), « Steinlen, l’œuvre de guerre : 1914-1920 » 2 tomes par Jacques Christophe (Aléas, 1999), « Théophile-Alexandre Steinlen : l’œil de la rue » par Philippe Kaenel & Catherine Lepdor (5 Continents Éditions & Musée cantonal des Beaux-Arts, 2008).

Rodolphe Töpffer : « La Vie et les œuvres de Töpffer » par l’abbé Relave (Hachette, 1886), « Rodolphe Töpffer : l’écrivain, l’artiste et l’homme » par Auguste Blondel (Hachette, 1886), « Caricatures töpffériennes » par Paul Chaponnière (À la Baconnière, 1941), « Töpffer : l’invention de la BD » par Thierry Groensteen & Benoît Peeters (Hermann, 1994), « Töpffer » sous la dir. de Daniel Maggetti (Skira, 1996), « Rodolphe Töpffer : 1799-1846, aventures graphiques » (Musées d’art et d’histoire de Genève & Centre national de la bande dessinée et de l’image, 1996), « R. Töpffer invente la bande dessinée » par Thierry Groensteen (Les Impressions nouvelles, 2014), Pilote/Charlie n° 37, Phénix n° 43, Le Collectionneur de bandes dessinées n° 64, n° 79, 9e Art n° 1, n° 6, Études francophones vol. 20/n° 1, Books n° HS2.

Adolphe Léon Willette : « Adolphe Willette : 1857-1926 » collectif (Leinart, 2014), Papiers nickelésn° 52.

Gilles RATIER

(*) Cette bibliographie reprend, complète, adapte et met à jour celle réalisée par Michel Denni et Gilles Ratier, publiée dans la dernière édition du « BDM : trésors de la bande dessinée 2017-2018 ».

Rodolphe Töpffer présentant lui-même ses ouvrages à la suite de l’« Histoire d’Albert ».

CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES BANDES DESSINÉES ENTRE 1833 et 1902

1833 : « Histoire de M. Jabot » par Rodolphe Töpffer, autographié chez J. Freydig à Genève (Suisse) : réalisé en 1831 .

« Histoire de M. Jabot » par Rodolphe Töpffer.

1837 : « Histoire de monsieur Crépin » par Rodolphe Töpffer, édité chez Frutiger (Suisse) : réalisé en 1827.

« Histoire de monsieur Crépin » par Rodolphe Töpffer.

1837 : « Amours de M. Vieux-Bois » par Rodolphe Töpffer, édité chez Frutiger (Suisse).

« Amours de M. Vieux-Bois » par Rodolphe Töpffer.

1839 : « Histoire de Mr Lajaunisse » par Cham, édité chez Aubert (France).

« Histoire de Mr Lajaunisse » par Cham.

1839 : « M. Lamélasse » par Cham, édité chez Aubert (France).

« M. Lamélasse » par Cham.

1840 : « Histoire de Mr. de Vertpré et de sa ménagère aussi » attribué à Eugène-Hippolyte Forest, édité chez Aubert (France).

« Histoire de Mr. de Vertpré et de sa ménagère aussi » attribué à Eugène-Hippolyte Forest.

1843 : « Le Déluge à Bruxelles » par Richard de Querelles, édité chezJules Géruzet (Belgique).

« Le Déluge à Bruxelles » par Richard de Querelles.

1844 : « Ett Frieri » par Fritz von Dardel (Suède).

« Ett Frieri » par Fritz von Dardel.

1845 : « Histoire d’Albert » par Rodolphe Töpffer (Suisse), édité chez Simon de Nantua (Suisse).

« Histoire d’Albert » par Rodolphe Töpffer.

1845 : « Histoire de monsieur Cryptogame » par Rodolphe Töpffer, gravé par Cham, dans L’illustration (France).

« Histoire de monsieur Cryptogame » par Rodolphe Töpffer.

1845 : « The Loving Ballad of Lord Bateman » par George Cruikshank [d’après Charles Dickens], édité chez Charles Tilt (Grande-Bretagne).

« The Loving Ballad of Lord Bateman » par George Cruikshank.

1846 : « M. de la Canardière » par Henry Émy, dans Le Journal des chasseurs (France).

« M. de la Canardière » par Henry Émy.

1847 : « Les Travaux d’Hercule » par Gustave Doré, édité chez Aubert (France).

« Les Travaux d’Hercule » par Gustave Doré.

1848 : « La Vie publique et privée de Mossieu Réac » par Nadar, dans La Revue comique à l’usage des gens sérieux (France).

« La Vie publique et privée de Mossieu Réac » par Nadar.

1848 : «Thaten und Meinungen des Herrn Piepmeyer » par Adolf Schrödter, édité chez Jügel (Allemagne).

«Thaten und Meinungen des Herrn Piepmeyer » par Adolf Schrödter.

1848 : « Meister Lapp und sein Lehrjunge Pips » par Carl Reinhardt, dans Fliegende Blätter (Allemagne).

« Meister Lapp und sein Lehrjunge Pips » par Carl Reinhardt.

1849 : « Pantomime : to be played as it was, is, and will be, at home » par Alfred Crowquill, édité chez J. Harwood (Grande-Bretagne).

1849 : « Pantomime : to be played as it was, is, and will be, at home » par Alfred Crowquill.

1851 : « Trois artistes incompris et mécontents » par Gustave Doré, édité chez Aubert (France).

« Trois artistes incompris et mécontents » par Gustave Doré.

1851 : « Dés-agréments d’un voyage d’agrément » par Gustave Doré, édité chez Aubert (France).

« Dés-agréments d’un voyage d’agrément » par Gustave Doré.

1854 : « Histoire dramatique, pittoresque et caricaturale de la Sainte Russie » par Gustave Doré, édité chez J. Bry aîné (France).

« Histoire dramatique, pittoresque et caricaturale de la Sainte Russie » par Gustave Doré.

1860 : bandes muettes par Adolf Oberländer, dans Fliegende Blätter (Allemagne).

Une bande muette d'Adolf Oberländer dans Fliegende Blätter.

1865 : « Max und Moritz » par Wilhelm Busch, édité chez Braun & Schneider (Allemagne).

« Max und Moritz » par Wilhelm Busch.

1866 : « Anatole Balochard » par Albert Humbert, édité chez Arnauld de Vresse (France).

« Anatole Balochard » par Albert Humbert.

1867 : « Voyage d’un âne dans la planète Mars » par Gabriel David Liquier, édité chez Lith. Excoffier (Suisse).

« Voyage d’un âne dans la planète Mars » par Gabriel Liquier.

1867 : « Les Mésaventures de M. Bêton » par Léonce Petit, édité chez Lacroix (France).

« Les Mésaventures de M. Bêton » par Léonce Petit.

1867 : « Ally Sloper » par Marie Duval et Charles Henry Ross, dans Judy (Grande-Bretagne).

« Ally Sloper » par Marie Duval et Charles Henry Ross.

1872 : « Apontamentos… » par Raphael Bordallo Pinheiro, édité à Lisbonne sans nom d’éditeur (Portugal).

« Apontamentos… » par Raphael Bordallo Pinheiro.

1873 : histoires par José Luis Pellicer, dans El Mundo cómico (Espagne).

Une histoire de José Luis Pellicer dans El Mundo cómico.

1874 : histoires par Jan Linse, dans l’Humoristisch Album (Pays-Bas).

Une histoire par Jan Linse dans Humoristisch Album.

1881 : bandes muettes par Hans Schließmann, dans Fliegende Blätter (Allemagne).

Une bande muette par Hans Schließmann, dans Fliegende Blätter.

1882 : « Pierrot » par Adolphe Léon Willette, dans Le Chat noir (France).

« Pierrot » par Adolphe Léon Willette.

1883 : « Patric et Patrac » par Henri Hébert, édité chez H. Maire (Suisse).

« Patric et Patrac » par Henri Hébert.

1884 : « Des chats » par Théophile-Alexandre Steinlen, dans Le Chat noir (France).

« Des chats » par Théophile-Alexandre Steinlen.

1884 : « Les Prétendus de mademoiselle Pulchérie » par Louis-Christian Doës, édité à la librairie Vanier (Suisse).

« Les Prétendus de mademoiselle Pulchérie » par Louis-Christian Doës.

1885 : historietas par Mecáchis, dans Madrid Cómico (Espagne).

Une historieta par Mecáchis, dans Madrid Cómico.

1886 : « Histoires en images » par Caran d’Ache, dans Le Chat noir (France).

L'une des « Histoires en images » par Caran d’Ache.

1886 : histoires muettes par Fernand Fau, dans Le Chat noir (France).

Une histoire muette par Fernand Fau, dans Le Chat noir.

1886 : histoires muettes par Henri de Sta, dans La Chronique amusante (France).

Une histoire muette par Henri de Sta, dans La Chronique amusante.

1889 : « La Famille Fenouillard » par Christophe, dans Le Petit Français illustré (France).

« La Famille Fenouillard » par Christophe.

1890 : « Les Facéties du sapeur Camember » par Christophe, dans Le Petit Français illustré (France).

« Les Facéties du sapeur Camember » par Christophe.

1890 : histoires muettes par Godefroy, dans La Caricature (France).

Une histoire muette par Godefroy, dans La Caricature.

1890 : « Images enfantines » par René Lacker, édité auxLibrairies imprimeries réunis Ancienne Maison Quantin (France).

« Images enfantines » par René Lacker.

1893 : « Vie et mésaventures du savant Cosinus » par Christophe, dans Le Petit Français illustré (France).

« Vie et mésaventures du savant Cosinus » par Christophe.

1896 : « Weary Willie and Tired Tim » par Tom Browne, dans Chips (Grande-Bretagne).

« Weary Willie and Tired Tim » par Tom Browne.

1897 : séquences dessinées par Émile Cohl, dans Polichinelle (France).

Une séquence dessinée par Émile Cohl, dans Polichinelle.

1900 : histoires illustrées par Achille Lemot (dit aussi Uzès ou Lilio), dans Le Pélerin (France).

Une histoire illustrée par Achille Lemot (dit aussi Uzès ou Lilio), dans Le Pélerin.

1902 : « Mannen som gör vad somfaller honom in » par Oskar Andersson (Suède).

« Mannen som gör vad somfaller honom in » par Oskar Andersson.

1902 : histoires muettes par Olaf Gulbransson, dans Simplicissimus (Norvège-Allemagne).

Une histoire muette par Olaf Gulbransson, dans Simplicissimus.

Merci aux excellents sites http://www.topfferiana.frhttp://www.comicforschung.dehttp://konkykru.com, http://loicdauvillier.com et http://www.pressibus.org sur lesquels nous avons pu trouver nombre de reproductions qui nous ont permis d’illustrer dignement cet article.

Galerie

10 réponses à Les grands auteurs de la bande dessinée francophone, premier chapitre. Les origines : caricatures et histoires en images

  1. Willy Aubert dit :

    Travail remarquable, nous ne manquerons pas l’occasion d’y faire régulièrement référence
    Vivement la suite.

    • Gilles Ratier dit :

      Merci pour vos compliments Willy.
      Je travaille en effet sur la suite : le deuxième chapitre intitulé « Avant les bulles : récits pour les enfants » (période 1905-1925).
      Mais, comme vous vous en doutez, cela nécessite du temps et de la précision, je ne peux donc pas vous donner de date précise de mise en ligne : pas avant un mois, en tout cas.
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

  2. ROGER BRUNEL dit :

    Merci et bravo, Gilles de rappeler avec force documents le formidable travail « d’inventeur » des grands
    anciens ! Bon courage pour la suite que j’attends aussi passionnée et intéressante !

  3. Franck Guigue dit :

    Merci Gilles pour cet article illustré original.
    > Etonnante modernité en tous cas du « Désagréments » de Gustave Doré dès 1851 dans sa mise en page ! Impressionnant.

  4. Roberto Pedroni dit :

    Merci pour ce beau travail sur les pères de notre bien -aimée bande dessinée! C’est un plaisir pour les yeux et pour l’esprit. Bonne continuation.
    Roberto Pedroni – (Italia)

  5. PATYDOC dit :

    La BD européenne commence avec les grottes Chauvet et Lascaux …

    • Gilles Ratier dit :

      C’est un point de vue… Je me suis simplement basé sur le concept qui rassemble la plupart des principaux essayistes et historiens, reconnus comme tels par leurs pairs, du 9e art. On ne va pas recommencer ici les débats qui ont déjà enflammé des décennies de discutions sans fin sur la naissance de la bande dessinée… Si ?
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

  6. PATYDOC dit :

    C’était juste un clin d’œil … Merci pour votre travail et bon courage pour la (longue…) suite

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