Patrice Pellerin toutes voiles dehors : suite et fin

Dernière partie de notre dossier Patrice Pellerin, à l’occasion de la parution des « Escales d’un corsaire » aux éditions Quadrants (reprise réactualisée et entièrement remaquettée des six numéros des « Rendez-vous de L’Épervier », fascicules brochés parus entre 2009 et 2012) avec la suite d’une interview de ce minutieux dessinateur réaliste réalisée par nos soins au festival « Quai des Bulles » de Saint-Malo et publiée uniquement dans le quotidien régional L’Écho du Centre, de juin à juillet 2001

Charlemagne avec son chien.

En 1985, pour le mensuel Vécu des éditions Glénat, Patrice Pellerin délaisse un temps ses histoires de pirates pour écrire les trois premiers épisodes de la saga moyenâgeuse « Les Aigles décapitées » (1),

Recherche pour « Les Aigles décapitées ».

illustrées alors par son ami Jean-Charles Kraehn : « En fait, c’est une série que je voulais faire seul, mais Jean-Charles, qui était venu me montrer ses dessins et avec qui je m’étais lié d’amitié, souhaitait se lancer dans la bande dessinée. Comme de mon côté, je voulais voir si j’étais capable, en cas de carence d’un scénariste quelconque, d’écrire mes propres histoires et que je n’avais pas le temps de dessiner ce récit, nous avons décidé de faire nos premières armes ensemble, en quelque sorte.

J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire le scénario, mais je ne voulais pas être seulement scénariste : c’est un métier ou l’on est souvent frustré, étant dépossédé de son travail par le dessinateur : car c’est toujours lui qui a le dernier mot. C’est ce que Charlier m’a toujours incité à faire : violer le scénariste, faire mieux que lui, tirer le scénario à soi… Donc, dès le départ je m’étais dit que je ne dépasserais pas les trois albums. »

Extrait du premier épisode des « Aigles décapitées » dans Vécu, sous le titre « Le Château d'enfer ».

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé puisqu’après trois volumes parus chez Glénat, Patrice Pellerin a laissé la série à Jean-Charles Kraehn qui s’est attelé lui-même au scénario (d’abord pour lui-même, puis pour le dessinateur belge Michel Pierret qui finira par reprendre, seul, la série) avant d’abandonner « Les Aigles décapitées » aux mains expertes d’Erik Arnoux : « Moi, je me suis mis à écrire des scénarios pour moi-même. Mais même quand on est son propre scénariste, le dessin qu’on réalise est en décalage par rapport à ce qu’on a dans la tête. Dans l’univers qu’on imagine, les personnages jouent mieux : ils sont plus beaux, plus mobiles… Et on est toujours déçu par le dessin que l’on exécute. On a toujours envie de refaire ses planches. Comme scénariste, je devrais faire une série psychologique ou un polar, car je suis incapable de dessiner ce genre de trucs.

Étude de personnage pour Hughes de Crozenc, faite en 1983, pour «Les Aigles décapitées ».

Curieusement, la plupart des grands scénaristes de bandes dessinées sont des dessinateurs ratés : Charlier, Goscinny, Greg… »

Une belle planche originale avec Barbe-Rouge où Pellerin n'est "que" le dessinateur du scénario de Jean-Michel Charlier.

D’ailleurs, Patrice a commencé a travailler ses scénarios comme le faisait Charlier, c’est-à-dire au fur et à mesure : « J’avais une idée vague, je faisais un synopsis et je commençais à découper mon histoire. Mais, le problème de la bande dessinée, c’est les quarante-six planches standards que comporte un album : c’est très court. Cela provoque des difficultés pour donner un rythme, pour ne pas trop développer une séquence au détriment de celle qui va suivre… Ce qui fait que maintenant, je conçois mon album d’un seul coup : j’écris mon scénario en entier avant de commencer le moindre dessin »

Quand il écrit ses scénarios, Patrice Pellerin ne fait strictement aucun dessin, comme s’il écrivait pour quelqu’un d’autre ; ce sont uniquement des textes avec des descriptifs très poussés : « Je ne pense absolument pas à la complexité des dessins à réaliser. Je me dis que je me débrouillerais le moment venu. Et bien sûr ; quand je dessine, je m’arrache les cheveux, car je me suis mis dans des situations pas possibles ! Mais si je pense trop à ce que je vais avoir à dessiner, j’ai tendance à multiplier les gros plans a à supprimer les décors pour diminuer la durée nécessaire au dessin. »

Esquisses de la planche 3 du tome 1 de «L’Épervier » (« Le Trépassé de Kermellec »), pour trouver le bon angle de vue et la bonne composition.

Comme Patrice fait aussi ses couleurs et qu’il consacre beaucoup de temps aux dédicaces (sans compter les nombreux ex-libris et autres petits travaux d’illustrations), on comprend mieux que le lecteur doive souvent patienter au moins deux ans entre chaque recueil des aventures de L’Épervier (2) : « Je vais essayer de réduire, mais ce n’est pas facile. Quelques fois, j’ai perdu plusieurs mois à parcourir la France pour des dédicaces en librairies ou dans les festivals. Désormais, je me contrains à aller seulement dans des endroits où je ne suis jamais allé parce que, sinon, je revois toujours les mêmes têtes. C’est vrai, qu’aussi, je vais de plus en plus sur le terrain pour le besoin de mes histoires : au Québec, en Guyane, etc. »

Restitution de la maison de maître des jésuites en Guyane par Patrice Pellerin (2002).

Patrice a même réalisé huit voyages en Guyane, mais pas uniquement pour ses besoins en documentation : « À l’invitation au festival de BD de Cayenne de la part de Yannick Le Roux, professeur d’arts plastiques fan de bandes dessinées, j’y suis resté une dizaine de jours pour découvrir le pays. Comme j’ai dessiné un site archéologique en cours de fouille, mes travaux ont été repris ensuite dans des bulletins archéologiques [« Une habitation en Guyane au XVIIIe siècle » de Yannick Le Roux publié par l’Inspection académique de la Guyane et la Cellule d’action culturelle du Ministère de la Culture en 1991 ou « Esomeric » d’Anne Guilhomon-Lamaze édité par l’Inspection académique de la Guyane en 1994 (pour les autres livres illustrés par Patrice Pellerin, voir : Patrice Pellerin toutes voiles dehors… : première partie]. Je suis resté en relation avec Yannick Le Roux et je suis, en effet, retourné plusieurs fois en Guyane. J’avais même proposé à Charlier, en 1987, d’en faire le décor d’une aventure de Barbe-Rouge : il avait l’air intéressé. À sa mort, quand j’ai créé « L’Épervier », je savais déjà que mon héros irait en Guyane. »

Planche originale du «Trésor de Mahury ».

Par ailleurs, cette documentation servira pour des habitations et des décors de l’épisode « Le Trésor de Mahury » (cinquième de la série), lequel donnera lieu à un album de l’album édité par Canal BD, en 2001, où sont publiés tous les dessins préparatoires, crayonnés, découpages, esquisses ou recherches de personnages, dus à l’exigeant artiste : le tout étant commenté chaleureusement par Patrice lui-même :« Je travaille un peu comme un historien, à la différence que le résultat sert à l’aventure au lieu de servir à un cours d’Histoire didactique. L’exactitude historique n’est là que pour une deuxième lecture, pour ceux qui veulent en savoir plus. J’ai de jeunes lecteurs et il faut qu’ils soient à même d’apprécier l’histoire au premier degré. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est plus difficile que de faire une histoire destinée uniquement à un public adulte. On peut alors raconter les choses de 1a manière que l’on veut, car le lecteur se débrouillera toujours pour comprendre.

Planche originale du « Rocher du crâne ».

Quand on s’adresse à un public plus large, il faut simplifier le langage, être extrêmement clair ; utiliser une narration très fluide…

Planche originale des « Larmes de Tlatoc ».

J’ai toujours admiré des gens comme Hergé ou Goscinny qui arrivaient à s’adresser à un public très varié. Ils réussissaient à écrire des histoires à tiroirs, à plein de niveaux. C’était toujours très calé ! Personnellement, je ne veux pas renouveler le genre, je voudrais simplement tendre vers ça : essayer simplement de raconter une histoire pour tout le monde, tout bêtement ! »

Quel que soit le domaine qu’il explore en bandes dessinées, même pour son histoire d’heroic-fantasy qu’il a encore en tête et dont il a inventé un univers original, Patrice Pellerin raconte toujours des aventures pour tous les publics. Mais lui arrive-t-il de s’autocensurer ? : « Ce n’est pas vraiment de l’autocensure. Comme je m’adresse aussi à des enfants (3), il faut que je suggère l’érotisme, que je permette au lecteur d’ajouter son propre imaginaire : c’est d’ailleurs très intéressant à faire. »

Cases extraites de « La Planète perdue », bande dessinée inédite de science-fiction.

Le secret du succès de ses bandes dessinées est peut-être là : c’est comme dans les films d’autrefois où l’on ne voyait pas grand-chose, mais où l’on avait des sensations irremplaçables, même si elles étaient très atténuées : « Pour le moment, j’aime la bande dessinée populaire et c’est ce que je veux faire. Quand Jean-Michel Charlier est mort, j’aurais franchement aimé trouver un scénariste, car je me sentais avant tout dessinateur. J’ai cherché, mais tous les scénaristes de la nouvelle vague que j’estimais voulaient raconter leur vie. Moi, cela ne m’intéressait pas : je voulais qu’ils racontent l’histoire d’un personnage. Cela ne veut pas dire qu’un jour, je n’aurais pas l’ambition de réaliser quelque chose de plus personnel ; mais je pense que l’on peut aussi faire passer ses goûts dans des bandes dessinées d’aventures. J’aime les dessins fouillés, les grands espaces… : cela passe dans mes dessins. En fait, j’aime surtout retrouver ce que j’appréciais quand j’étais gosse. Et c’est pour cela que je m’entendais bien avec Charlier, car il pensait toujours au lecteur : il fallait qu’il en ait pour son argent. Il disait que le lecteur, en achetant son bouquin, faisait un effort financier et qu’il fallait lui donner, en contrepartie, un certain temps de lecture ; que ça soit facile à lire et, qu’en même temps, qu’il y ait plein de choses. C’est une leçon que je n’ai pas oubliée. J’ai eu la chance de travailler avec des maîtres comme Pierre Joubert, Jean Giraud ou Jean-Michel Charlier, et cela n’a pas de prix.

quelques crayonnés de Patrice Pellerin...

Du coup, j’ai gardé une certaine modestie par rapport à mon travail : ce sont des gens qui sont allés au maximum de ce qu’ils pouvaient faire, à leur époque et dans leur domaine. Qui peut en dire autant aujourd’hui ? »

Dessin pour un calendrier paru dans le n° 3323 de Spirou daté du 19 décembre 2001.

Sérigraphie pour BD Must.

En tout cas, désormais, Patrice Pellerin semble bien être le digne héritier de ces gens-là : son dessin réaliste et fouillé, ainsi que son imagination fertile appuyée sur une documentation sans faille sont là pour nous en convaincre.

Ex-libris pour BDphage.

Cependant, malgré un dernier secret révélé en trois pages publiées au n° 3557 du journal Spirou et reprises avec bien d’autres inédits dans l’album « Archives secrètes » chez Dupuis, en 2006, Patrice Pellerin, fidèle en amitié va conduire son Épervier, sur d’autres flots.

Claude Gendrot croqué pour « Les Larmes de Tlatoc ».

En pleine tempête éditoriale chez Dupuis, il quitte cet éditeur en réaction à la mise à pied de son ami Claude Gendrot, directeur littéraire de l’époque avec lequel il travaillait en parfaite osmose depuis quinze ans.

Il suit alors chez Quadrants, récente filiale des éditions Soleil, sa directrice de collection chez Dupuis, Corinne Bertrand qui avait aussi démissionné à la suite du licenciement de Claude Gendrot.

Depuis, il y a entamé un nouveau cycle se déroulant au Québec et les deux albums parus jusqu’à présent (« La Mission » en mars 2009 et « Corsaire du Roy » en octobre 2012)

Une planche originale de « Corsaire du Roy ».

ont été proposés, auparavant, dans six fascicules brochés : « Les Rendez-vous de L’Épervier », publiés entre juin 2008 et septembre 2012, lesquels contiennent, en sus, la plupart des nombreuses illustrations, dossiers et documentations réunis dans l’album « Les Escales d’un corsaire » qui vient de paraître.

Une planche en cours de réalisation, issue de « Corsaire du Roy ».

« L’Épervier » adapté à la télévision.

 Et le succès continue d’être au rendez-vous, car, outre les très bonnes ventes enregistrées par chaque nouvel album de cette excellente série historique, le fait que le premier cycle de « L’Épervier » ait été adapté en feuilleton télévisé, de six épisodes de cinquante-deux minutes chacun réalisés par Stéphane Clavier et diffusés à partir du 18 juin 2011  sur France 3, a nettement contribué à la popularisation de ce seigneur des tempêtes : « Le titre original de cette série de bandes dessinées d’aventures devait être « Le Seigneur des tempêtes » ; mais chez Dupuis, ils ont eu peur d’être accusés de plagiat par l’éditeur de Loup Durand qui avait sorti un bouquin sous ce titre-là. S’ils ont proposé « L’Épervier », c’est que mon personnage est inspiré par un brigand breton qu’on appelait L’Épervier de Crozon », déclarait aussi notre perfectionniste interviewé à Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault dans le n° 22 de La Lettre de Dargaud, en mars 1995… (4)

Dessin de Patrice Pellerin dans le n° 22 de La Lettre de Dargaud, en 1995.

Gilles RATIER

(1) Les quarante-six pages du premier tome (« La Nuit des jongleurs ») ont été prépubliées dans le magazine Vécu, sous le titre « Le Château d’enfer » du n° 5 au n° 9 de 1985, et compilées en album aux éditions Glénat en janvier 1986. Les quarante-six du deuxième (« L’Héritier sans nom ») l’ont été dans les n° 19 à 24 de 1986 et compilées en album aux éditions Glénat en mars 1987. Quant aux quarante-six pages du troisième (« Les Éperons d’or »), seules quinze d’entre-elles ont été proposé dans le n° 30 de 1987, l’album complet étant paru chez Glénat en février 1988. En revanche, Patrice a réalisé une très belle couverture inédite sur les Vikings pour le n° 37 de 1989.

(2) Le premier cycle des aventures de L’Épervier comporte six albums publiés aux éditions Dupuis. Le premier épisode (« Le Trépassé de Kermellec ») est paru sans prépublication, directement dans la collection Repérages des éditions Dupuis en mai 1994. Le deuxième (« Le Rocher du crâne ») a été proposé en avant-première dans Spirou, du n° 2954 au n° 2963 de 1994, sous l’impulsion du rédacteur en chef de l’époque (Thierry Tinlot) ; l’album sort chez Dupuis en février 1995. Le troisième (« Tempête sur Brest ») l’a été du n° 3078 au n° 3088 de 1997 et en album chez Dupuis en juin 1997. Le quatrième (« Captives à bord ») l’a été du n° 3198 au n° 3208 de 1999 et en album chez Dupuis en octobre 1999. Le cinquième (« Le Trésor de Mahury ») l’a été du n° 3307 au n° 3317 de 2001 et en album chez Dupuis en novembre 2001. Quant au sixième (« Les Larmes de Tlatoc », il l’a été du n° 3307 au n° 3317 de 2004.

Illustration du roman « Cabrita » pour Je Bouquine.

(3) Patrice Pellerin a même travaillé pour des numéros spéciaux du Journal de Mickey, notamment pour un spécial pirates en 1992, et c’est à cette occasion qu’il s’est essayé pour la première fois à la technique de la couleur directe : « J’ai même fait une vingtaine de dessins pour illustrer le roman « Cabrita la sauvage » d’Anne-Marie Pol pour Je Bouquine, le mensuel des éditions Bayard, vers 1989. Ils ont été refusé car trop réalistes (?). L’histoire était sombre, se passait quasiment de nuit ou dans des grottes… et mes dessins étaient en conséquence. Ils n’ont pas édité mes travaux, mais ils me les ont payés. C’est finalement André Juillard qui a fait le boulot, avec de très beaux dessins, bien clairs, bien lumineux, comme ils voulaient. Toutefois, c’est avec ce boulot que j’ai vraiment appris à dessiner en couleurs directes. »

(4) Pour en savoir plus sur Patrice Pellerin, n’hésitez pas à consulter les revues À l’Aise n° 10, Tilt n° 6, La Lettre de Dargaud n° 22, Vécu n° 30, Auracan n° 19, Hop ! n° 44, Tout Bulle or not to bulle n° 5, Spirou n° 3198, Le Petit Bullaire 2000, Violon dingue n° 1, On a marché sur la bulle (NS) n° 1, La Lettre n° 81 et n° 90, Bandes dessinées magazine n° 5, Á Propos n° 15 (« Á propos de L’Épervier » par Stéphane Caluwaerts et Philippe Wurm aux éditions Á Propos, en 2005), Les Cahiers de la bande dessinée (NS) n° 5, BoDoï n° 98, CaseMate n° 5, n° 26, n° 38, et n° 51, Zoo n° 15, DBD (NF) n° 32 ou L’Immanquable n° 20, les ouvrages « Sur la dunette avec Pellerin » d’Olivier Petit aux éditions Petit à petit (2001), « Le Trésor du Mahury : l’album de l’album » de Sébastien Gnaedig aux éditions Dupuis (2001), « Itinéraires dans l’univers de la bande dessinée » de Michel-Édouard Leclerc aux éditions Flammarion (2003), « L’Épervier : archives secrètes » aux éditions Dupuis (2006), « L’Épervier à Ozoir-la-Ferrière : XXVIIIe Salon de Printemps » aux éditions de la Mairie d’Ozoir-la-Ferrière (voir « L’Épervier » à Ozoir-la-Ferrière) et « L’Épervier : secrets de tournage » de Christophe Quillien aux éditions Dupuis (2011) ou l’interview de Laurent Turpin sur BDzoom.com : Rencontre avec Patrice Pellerin (l’auteur de la série « L’Épervier »).

Exemples d'ex-libris dessinés par Patrice Pellerin.

Un autre ex-libris pour BD Must.

Galerie

6 réponses à Patrice Pellerin toutes voiles dehors : suite et fin

  1. vincent dit :

    Curieusement, la plupart des grands scénaristes de bandes dessinées sont des dessinateurs ratés : Charlier, Goscinny, Greg… »

    Je ne pense pas que cela s’applique à Greg qui était un tres bon dessinateur plein de poésie et de dynamisme !

  2. Fermier dit :

    Excellent sujet parfaitement traité. Une légère correction toutefois : « Le Trésor du Mahury : l’album de l’album » de Sébastien Gnaedig a été édité par CANAL BD… et peut encore y être trouvé d’ailleurs :)

    • Gilles Ratier dit :

      Oulah, lah, Oui, bien sûr. Merci Bruno.
      J’ai même mis la couverture, pourtant !
      Étourderie, quand tu nous tiens…
      Je corrige derechef…
      La bise et l’amitié
      Gilles

      • Francois Pincemi dit :

        Il doit s’agir d’une sorte de making of à tirage limité, donc c’est plus logique que cela soit directement par un réseau de libraires BD, d’ailleurs le livre semble épuisé et n’a jamais été soldé.

  3. BOUSTER Patrick dit :

    Excellent dossier, très instructif. Cela manquait pour un grand de la BD à la fois minutieux et épique.
    Pour lever un petit doute : La lettre de Dargaud 22 (n note 4) ou 23 (légende de l’illustration un peu plus haut) ?
    Merci pour les documents rares et inédits.

    • Gilles Ratier dit :

      Merci Patrick pour tes compliments ! Et merci de m’avoir fait remarquer cette faute de frappe à répétition, c’est bien le n° 22 de mars 1995 (et non 23), désolé : je viens de corriger…
      La bise et l’amitié
      Gilles