Enquête sur « Bob Marone »

Les amateurs vont se régaler et ceux qui ne connaissent pas encore cette savoureuse parodie des romans d’Henri Vernes (mettant en scène le commandant « Bob Morane ») vont être étonnés par ces péripéties déjantées.

Les deux épisodes de « Bob Marone » signés Didier Conrad, Yann et Lucie et qui remontent jusqu’à l’ère jurassique dans « Le Dinosaure blanc », ainsi que les apparitions préalables de ce personnage haut en couleurs et de son fidèle ami Bill Gallantine(1) dans les hauts de pages de Spirou(2), sont réunis dans une belle intégrale éditée par Dargaud, sous couverture inédite réalisée à l’origine pour l’édition hollandaise !
Par contre, si une bonne partie graphique de la première époque de cette joyeuse série iconoclaste dessinée par Conrad, où nos héros font le maximum pour préserver leur couple, est compilée ici (il y a même des pages, des illustrations et des croquis totalement inédits, certainement prévus pour une nouvelle aventure)(3), pas un mot sur sa gestation et ses auteurs, ce qui aurait quand même eu le mérite de replacer l’œuvre dans son contexte ; à l’exception de quelques rares légendes d’images et d’une préface signée Henri Vernes ! Dommage… Même s’ils étaient pris par le temps, les responsables auraient pu, par exemple, se contenter de reprendre une partie de ce que Yann et Conrad, eux-mêmes, déclarent dans l’excellent ouvrage « Yann & Conrad : une monographie » concocté par Vivian Lecuivre (avec la participation de Serge Buch et d’un certain Gilles Ratier) aux éditions Mosquito !

Après quelques considérations yannesques sur le personnage d’origine et son créateur (« Pour moi, « Bob Morane » est la synthèse de l’aventure, de tout ce qu’on ne peut plus faire aujourd’hui à cause des portables, des GPS… Au départ, Vernes voulait me casser la gueule(4)Comme c’est quelqu’un d’intelligent, il voyait l’aspect parodique, mais la seule chose qui le gênait c’était l’homosexualité…J’ai fêté avec lui les cinquante ans de « Bob Morane » au restaurant et, d’ailleurs, il m’avait proposé de reprendre Morane en roman. »), c’est Didier Conrad qui ouvre le bal en dévoilant les origines de la série… « Nous avions présenté « Bob Marone » pour L’Aventure. C’était un projet de journal avec Charlier en directeur de publication et De Kuyssche en rédacteur en chef assisté par le libraire Yves Schlirf. Comme le projet avait foiré(5), nous avons essayé de placer la série ailleurs. Nous avons vu le rédacteur en chef de Fluide Glacial, car Gotlib nous avait conseillé d’aller le voir. Mais quand il nous l’a proposé, je crois qu’il nous a confondus avec d’autres gens. »

Vivian Lecuivre nous apprend ensuite que le projet est aussi proposé, en 1982, à un autre magazine qui n’a pas abouti (Casablanca, qui est finalement devenu l’éphémère Métal Aventures : dix numéros parus de 1983 à 1985 aux Humanoïdes associés), puis Yann précise la chronologie : « Nous sommes partis présenter « Bob & Bill » à Jacques Diament, le rédacteur en chef de Fluide. Il a regardé les pages et nous a dit : « Qu’est-ce que c’est que cette merde ? C’est du sous-Jidéhem, en plus je ne veux pas de Belges ici ». Nous étions humiliés, traités de Français en Belgique et de Belges en France… Nous sommes partis voir un copain, Jean Léturgie chez Circus ; il a regardé la série, ça l’a fait marrer. Il l’a montrée à Jacques Glénat qui nous a proposé tout de suite un contrat. Nous, nous ne voulions pas trop parce que nous n’aimions pas ce journal. Nous sommes allés au café et là, on s’est dit : « Finalement, nous allons leur demander si on peut mettre nos scènes de sodomie avec nos deux homosexuels, faire tout ce que nous voulons… » Glénat n’a pas tiqué : « Faites ce que vous avez envie les gars, j’aime bien, je prends… » Nous avons signé. C’était une époque bénie. Aujourd’hui, les éditeurs ne prendraient plus ces risques… ».

C’est ainsi que paraissent, dans le mensuel Circus des éditions Glénat, les 46 planches du premier épisode du « Dinosaure blanc » (du n°65 d’octobre 1983 au n°70 de juin 1984), sous-titré « Á la recherche de Frank Veeres » lors de sa parution en album en mai 1984, et les 47 planches de sa suite « L’Affrontement » (du n°78 d’octobre 1984 au n°84 d’avril 1984 ; album en mai 1985) reprises dans cette « intégrale »(6) et co-signée avec une certaine Lucie(7)

Et pourtant, après deux albums, nos provocateurs auteurs vont arrêter de travailler ensemble : « Nous en avons eu marre. Tous les matins, nous habitions encore à Marseille, je sortais de chez moi, je descendais la Canebière, j’allais chez Didier. Il détestait ça parce qu’il se réveillait tard : je le sortais du lit pour le mettre au travail. Á la fin, il en a eu vraiment assez : il venait d’avoir une copine. Elle pensait : « Il est gentil Yann », mais elle voulait être un peu tranquille ; alors que tous les jours, j’arrivais, je m’installais à ma table et je travaillais comme si elle n’était pas là… Un jour, Didier m’a annoncé qu’il n’avait plus envie qu’on travaille ensemble… »(8).

Dans le n°3 de Ratatouille, fin 1985, Conrad confiait même à Bob Falfa et à Freddy Cocconut qui s’interrogeaient sur la fin expéditive des aventures de ce petit teigneux de Bob (à cause d’un père toujours parti et d’une mère abusive) : « Il y a deux choses. D’abord, ça a été fait dans des conditions épouvantables ; ensuite, ça a été fait pour Glénat (…). D’autre part, c’est basé sur une série qui est un peu le symbole de l’aventurier des années 50. C’était assez bon au départ, et au fur et à mesure, ça s’est dégradé. Une parodie doit suivre le même schéma ; et si on regarde les dernières pages, elles sont de plus en plus bâclées… »

Pourtant, comme les deux auteurs restent en contact, cela ne les empêchera pas de se retrouver, dix ans plus tard, pour reprendre leur série phare (« Les Innommables »(9)), en 1994, chacun ayant alors réalisé assez d’ouvrages seuls pour s’être créé leur propre identité !

Curieusement, dans le n°2 (de novembre 1993) de Auracan, Yann donne, à l’équipe dirigée par Marc Carlot, une autre version de cet arrêt : « Ça marchait assez bien. Nous avions de bonnes critiques dans les journaux homosexuels. Á cette époque, nous disions partout que nous étions homos. Ça créait un certain malaise très agréable. La série s’est arrêtée suite à un problème avec Glénat. Et comme cet éditeur a toujours les droits, on n’a pas pu continuer. Le troisième aurait dû s’intituler « L’Ombre Rose »… Vous voyez la finesse ! »

Sur la suite hypothétique de « Bob Marone », Yann donne d’autres pistes à suivre dans le n°83 des Cahiers de la BD de décembre 1988, en répondant aux questions de Thierry Groensteen et de Jean-Christophe Menu (oui, oui, on parle bien de l’éditeur seul maître à bord, désormais, de l’Association) : « Nous avions de grands projets pour « Bob Marone » qui, dès le troisième tome, devait combattre l’Ombre Mauve (on n’en est plus à une couleur près ! NDLR), un gros pédé ayant construit une sorte de refuge idéal dans l’Himalaya, un lieu rempli d’œuvres d’art et de gens beaux, gardés par des singes blancs ou des yetis. Le but de l’Ombre Mauve aurait été d’attirer « Bob Marone » dans son lit, mais qu’il y vienne de son plein gré !… Nous nous retrouvions chacun dans les deux personnages. Avec en plus, des arrière-pensées concernant nos parents. Mon père était capitaine, il avait des principes de discipline et des idées toutes faites tout comme Marone ; Conrad, pour sa part, avait certains problèmes avec sa maman. J’ajouterai que comme Conrad et moi passions tout notre temps ensemble, beaucoup de gens nous croyaient homosexuels. Qu’est ce que nous avons pu nous amuser de ces réactions ! ».

Cependant, pour en savoir plus sur les prémices de cette hilarante bande dessinée, les éditeurs de cet album auraient également pu consulter le non moins indispensable « Yann : un harem de papier » réalisé par Ronan Lancelot aux éditions Toth ; ils auraient pu y lire ceci : « Bambins, Didier et moi avions adoré « Bob Morane ». C’est parti du constat qu’il n’y avait plus de bande dessinée d’aventure… Or, l’archétype de l’aventurier populaire, c’est « Bob Morane ». Il a tout fait ! Alors, soit nous faisions un plagiat, soit nous en prenions le contre-pied. Nous avions réalisé des hauts de pages avec une parodie de « Bob & Bill »(10) et, comme Didier dessine superbement bien les petits personnages ronds, c’était encore plus drôle de les faire homosexuels. Cela permettait de retraiter toutes les histoires d’aventure par le biais d’une histoire d’amour entre deux hommes, avec tous leurs complexes, etc. »
Dans L’Année de la B.D. 85/86, Stefan Verschuere et Arnaud De La Croix nous préviennent cependant que « Yann récupère des discours ambiants (coupure de presse, photos-romans…) et, les pervertissant par de raffinés glissements, les utilise comme cautions crédibles pour raconter ses « idioties ». Tout « Bob Marone » procède évidemment de là ; exemple de ce type de recyclage, le texte qui figure sur le quatrième de couverture des albums de la série, et qui commence par ces mots : « Le héros complet Bob Marone devrait remplacer définitivement les héros blanchis ou glacés, dont l’excès de raffinage est une hérésie… ». Ce texte, qu’on dirait d’un exégète distingué, était imprimé sur l’emballage d’un paquet de sucre : Yann a simplement substitué le mot « héros » au terme « sucre ». Le scénariste a travaillé dans la pub, où un tel procédé de récupération est souvent pratiqué… »

Il aurait également été de bon ton de préciser, dans cette pourtant bienvenue réédition, que « Bob Marone » eu, après les romans illustrés des hauts de page de Spirou et l’aventure bédéesque en deux parties dans Circus, une troisième vie sous forme de récits complets humoristiques dans Fluide Glacial, de 2003 à 2005.

Toujours dans « Yann & Conrad : une monographie » aux éditions Mosquito, Yann s’explique : « Conrad et moi parlions souvent de la reprise de « Bob Marone » mais nous n’avions jamais le temps, et un jour Yoann, un fan absolu de la série, dessine devant mes yeux éblouis des Bob et Bill à main levée. J’avais été étonné qu’il sorte également la sœur, la maman, et toute une galerie de personnages, tout cela dans son style, mais l’esprit y était. Il n’était pas un copieur. J’ai proposé de lui faire une histoire en quatre pages pour faire un test, et de le montrer à Didier. Entre-temps, Yoann devait livrer une nouvelle série pour Fluide Glacial : ça a été « Bob & Bill ». »(11)

Au départ, Yann, Conrad et Yoann (qui prend le pseudonyme de Janus, par orgueil d’auteur, pour ne pas se faire moquer de lui, avec cette reprise, par ses petits copains Trondheim, Sfar et les autres) voulaient réaliser « Bob & Bill » dans l’esprit des romans d’Henri Vernes, lequel sortait un nouvel épisode tous les deux mois : au même rythme que les mangas ou que les premiers « Donjon » des mêmes Sfar et Trondheim… Plusieurs dessinateurs (comme Marc Hardy, Laurent Verron ou Fabrice Tarrin) devaient y participer mais ils ne pouvaient pas le faire immédiatement vu leur emploi du temps chargé et Fluide Glacial n’en publiant pas tous les mois, la sortie des albums en aurait été fort retardée… En plus, la première tentative avec Fabrice Tarrin (une séquence de six pages prévue pour s’inclure dans une histoire plus longue qui se déroulait au Tibet, voir : http://www.fabricetarrin.com/blog) a été refusée : fin de l’histoire…

Voilà, avec tout ça (réécrit plus finement par un spécialiste plumitif maison), cette « intégrale » du « Dinosaure blanc » aurait pu être beaucoup plus indispensable qu’elle ne l’est aujourd’hui ! Espérons simplement que les éditeurs en tiendront compte et feront encore mieux la prochaine fois !!! On y croit !!!

GILLES RATIER, avec Christophe Léchopier (dit « Bichop ») à la technique

(1) Cette grosse brute de Bill, dont Bob est amoureux, n’est autre qu’une cynique imitation burlesque de l’infatigable meilleur ami de Morane dans les romans de Vernes : le géant roux à la verve argotique Bill Ballantine, grand amateur du whisky ZAT 77. Or, dans l’histoire « Château en Écosse » dessinée par Yoann dans Fluide Glacial, une probable étourderie des auteurs fait apparaître son nom d’origine sur un quotidien : un reportage signé Alain De Kuysche, l’ancien rédacteur en chef de Spirou, ex-responsable du projet L’Aventure, qui travaille aujourd’hui pour la société Moulinsart. C’est du moins ce que nous révèle Le Pinailleur sur http://aproposdebobmorane.net.

(2) Dans les hauts de page de Spirou, deux épisodes sont parus sous forme de roman illustré : « Les Bonbons de l’Ombre Mauve » (16 strips au n° 2255 de 1981) et « Les Gâcheurs de dinosaures » (16 strips au n° 2267 de 1981). Ils ont été repris sous la forme de mini-livrets tirés à cinquante exemplaires par la librairie Impressions d’Enghien, en 1997, sans les deux strips d’annonce aux n° précédents, tout comme dans cette « intégrale ». Bons princes, nous vous les offrons ci-dessous !

(3) Il s’agit précisément de la couverture prévue pour L’Aventure recyclée en hommage à celles des premiers romans d’Henri Vernes, d’un crobard de recherche pour la couverture de l’édition en flamand, de la publicité pour Amnesty International parue pour la première fois dans l’unique numéro pirate du Tromblon illettré ! (voir ce « Coin du patrimoine » ), de quatre pages de bande dessinée inédites prévues pour un troisième épisode, de divers croquis, d’une carte de vœux envoyée à Yann par Didier Conrad et d’une pub pour une société philatélique marseillaise.

(4) Dans « Henri Vernes & Bob Morane : une double vie d’aventures » de Daniel Fano, paru au Castor Astral en 2007, Yann (qui est par ailleurs un grand collectionneur des originaux de Pierre Joubert, le principal illustrateur des romans de « Bob Morane ») raconte que : « ma première rencontre avec Henri Vernes a failli mal tourner. C’était à la librairie Pepperland. Nous étions côte à côte. Il dédicaçait « Bob Morane » (« Les Chasseurs de dinosaures » version bande dessinée) et moi « Bob Marone » (« Le Dinosaure blanc », qui en était la parodie) ! Jusque-là, Henri Vernes, je m’en fichais un peu. Je ne sais pas pourquoi je l’avais imaginé comme un vieillard sénile. De toute façon, ce qui m’intéressait alors, c’était le héros, pas son créateur. Sauf que, en l’occurrence, le bonhomme s’est avéré d’emblée très sympathique. Il m’a dit : « On va sortir, je vais te boxer, te démolir. » Je faisais un peu de gonflette, alors je ne l’ai pas pris au sérieux. Mais j’avais tort ! Il avait fait de la boxe, il tenait la forme, il continuait à faire du sport. S’il avait mis ses menaces à exécution, c’est sûr qu’il m’aurait étendu pour le compte, réellement ! J’ai plus que du respect pour lui. J’aimerais être comme lui, plus tard… Henri Vernes, il est génial, vraiment ! »

(5) Á propos du mensuel L’Aventure (qui devait aussi contenir des bandes de jeunes dessinateurs de Spirou comme Antonio Cossu, Philippe Berthet, André Geerts, Frédéric Jannin…), Bernar Yslaire, dessinateur très impliqué dans le projet, tenait les propos suivants au jeune Frédéric Niffle, dans le n°3 de son très appréciable fanzine Synopsis (au printemps 1985) : « Dès le départ, De Kuyssche se méfiait de Yann et Conrad. Ce sont des gens assez difficiles, capricieux, compliqués, qui sortaient des hauts de pages. Ils venaient d’avoir créé un tas d’ennuis à la suite desquels on les avait virés de chez Spirou. De Kuyssche avait des rapports bizarres avec eux ; je crois qu’il y a eu un petit accroc. J’ai vraiment tout fait pour qu’ils participent au projet car j’estimais qu’ils pouvaient apporter beaucoup de choses. Ils ont assisté à de nombreuses réunions jusqu’au jour où – Didier Conrad particulièrement – ils n’ont plus cru à L’Aventure. Cela a évidemment créé des périodes de flottement… »

(6) Amputées des deux premières pages (résumant l’épisode précédent) présentées ci-dessous !


(7) Lucie, qui participe au scénario du « Dinosaure blanc », n’est autre que Sophie Commenge, la copine de Didier Conrad dont parle Yann juste après…Elle collabore ensuite à d’autres titres dessinés par Conrad (« L’Avatar » en 1985, « Tatum : La machine écarlate » et « Le Piège Malais » en 1990, « Donito » de 1991 à 1996…). Aujourd’hui, elle co-signe, avec son époux, les scénarios de « Tigresse blanche » (depuis 2006) et de « Raj » (depuis 2007) sous le nouveau pseudonyme de Wilbur.

(8) Ainsi parlait Yann dans « Yann & Conrad : une monographie » de Vivian Lecuivre (avec la participation de Serge Buch et Gilles Ratier) aux éditions Mosquito, en 2007.

(9) Dans cette série, on retrouve aussi de nombreuses références à « Bob Morane ». Dans le n°83 des Cahiers de la BD de décembre 1988 qui lui est consacré, Yann déclare même que « c’est l’aspect « Bob Morane », aventurier non crédible qui embarque pour Hong Kong sans qu’on ait à se demander comment il paie son voyage ou s’il va écrire des articles… ».

(10) Toujours dans « Henri Vernes & Bob Morane : une double vie d’aventures » de Daniel Fano, paru au Castor Astral en 2007, Yann précise qu’« au début des années 80, Didier Conrad et moi, nous faisions des animations dans les hauts de pages de Spirou. Mais la direction a vite voulu qu’on cesse de se moquer des dessinateurs du journal. Alors, on s’est dit : « Faisons des parodies de tout ce que nous avons lu quand nous étions gamins, « Oui-Oui », « Le Club des Cinq » et, bien sûr, « Bob Morane ». C’est ainsi qu’est né « Bob Marone ». On ne peut parodier bien que ce qu’on aime sincèrement, pleinement… Après quoi, nous nous sommes fait virer du journal. Du coup, nous avons pensé : « Pourquoi ne pas continuer sous forme de bande dessinée ? » Il faut se replacer dans l’époque : celle de Coluche, de Reiser… Il est indéniable que nous n’avons pas réfléchi des heures là-dessus… ».

(11) Après un récit de 5 pages en couleurs dans le n°329 de novembre 2003, « Bob & Bill » connurent six autres petites aventures en noir et blanc : 7 pages au n°334 (avril 2004), 6 au n°336 (juin 2004), au n°338 (août 2004), au n°340 (octobre 2004) et au n°344 (février 2005), puis 7 au n°350 (août 2005), soit 43 pages : de quoi faire un album, non ?

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4 réponses à Enquête sur « Bob Marone »

  1. GPoussin dit :

    Dans le même (mauvais) esprit, une autre série magnifique de Yann, à rééditer d’urgence, « La Patrouilles des Libellules », avec Hardy au dessin.

  2. PPV dit :

    Tout a été dit, bel article pour superbe intégrale (ah ! les « faux jaunis » !!!): je rejoins ce lecteur qui suggère de remettre ça avec une intégrale de La Patrouille des Libellules.

  3. jacques dutrey dit :

    En esthète dévot, il me faut souligner que la maquette de l’album, du dos toilé au choix du papier en passant par la mise en page du 4e de couverture est un délicieux démarquage raffiné des premiers albums de bandes dessinées de Bob Morane chez Marabout (dont les couvertures étaient dues à Pierre Joubert), clin d’oeil qui fait de ce superbe volume un objet indispensable aux amateurs de parodies réussies. Même la couverture est « pré-salie »!

    • rokkapokka dit :

      Merci, merci, merci pour cette enquète passionnante et surtout pour les deux pages d’introduction de la seconde partie, manquant de façon incompréhensible dans cette « intégrale ».