« Zéphyr » de Pierre Brochard

Comme annoncé dans l’un de nos précédents « Coin du patrimoine »(1), les éditions BD Must viennent de publier un épisode de la série « Zéphir » de Pierre Brochard : « Le Diamant rose de Singaradja », trente planches en couleurs publiées dans l’hebdomadaire Fripounet et Marisette, du n°31 (3 août 1952) au n°8 (22 février 1953), et reprises en Belgique dans l’hebdomadaire Pat, du n°34 de 1956 au n°10 de 1957, pour donner lieu à un album Édipat (sans date) : une délicieuse madeleine nostalgique qui n’a absolument rien perdu de sa saveur et de sa fraîcheur !

Page 25 de l'album BD Must « Le Diamant rose de Singaradja ».

D’autant plus qu’elle est présentée dans un bel écrin : un album de trente-deux pages en couleur imprimé sur papier Munken crème au format 22 x 30 cm, avec un dos toilé rouge bordeaux ; BD Must ayant pu partir, pour cette édition, directement des planches originales de l’auteur, avec une toute nouvelle mise en couleur…(2) En ce qui nous concerne, cette nouveauté du passé nous permet, par la même occasion, de reprendre (en l’illustrant largement), la notice sur cette série de  Pierre Brochard réalisée, par votre serviteur, pour ce petit éditeur belge…

Si l’histoire des revues Spirou, Tintin, Pilote ou même Vaillant a largement été commentée et disséquée par les exégètes du 9e art, il n’en est pas de même pour celle des magazines proposés par les maisons catholiques Bayard ou de l’U.O.C.F. de la rue Fleurus !

Par ailleurs, les pourtant excellentes bandes dessinées que ces dernières proposaient sont beaucoup moins rééditées (et donc moins accessibles) que celles issues des périodiques cités précédemment. Pourtant, rien que l’U.O.C.F., communément labellisé éditions Fleurus à partir de 1946, a quand même publié Cœurs vaillants (entre 1929 et 1963) et ses successeurs – J2 Jeunes (de 1963 à 1970) ou Formule 1 (de 1970 à 1981) – qui étaient destinés aux garçons âgés de onze à quatorze ans. Il y avait aussi Âmes vaillantes (entre 1937 et 1963) – remplacé par J2 Magazine (de 1963 à 1974) puis par Djin (de 1974 à 1981) -, pour les jeunes filles du même âge. Ces deux hebdomadaires fusionneront en Triolo, de 1981 à 1993.

N’oublions pas Perlin et Pinpin (publié de 1945 à 1980), pour les tout-petits, ou encore Fripounet et Marisette (de 1945 à 1993) qui s’adressait à un public juvénile intermédiaire.

Ces périodiques seront remplacés, à partir de 1993, par des supports ne proposant que peu, ou prou, de bandes dessinées ; tels Infos Junior, puis L’Hebdo des Juniors ou Le Monde des Ados.

Pierre Brochard.

Or, pendant des décennies, ces hebdomadaires ont bénéficié de la présence de dessinateurs talentueux qui ne travaillaient, pratiquement, que pour les éditions Fleurus ; à l’instar de Maurice Cuvillier, Robert Rigot, Érik, Noël Gloesner, Alain d’Orange, Roger Bussemey, Pierre Chéry, Pierdec, Janine Lay, Pierre Koernig…,

Autoportrait de Pierre Brochard, avec Zéphyr, Tony et Zamba, publié dans le n°1 de Fripounet et Marisette, le 2 janvier 1955.

 ou encore ceux que l’on appelait, dans les années 1950-60, les quatre « B » : René Bonnet (l’auteur de « Fripounet et Marisette »), Frédéric-Antonin Breysse (celui « Oscar Hamel et Isidore »), François Bel (« Pat et Moune » ou « Pompon rouge ») et Pierre Brochard, le créateur de  « Zéphyr » !

            Né le 23 mars 1921 à Issy-les-Moulineaux (dans les Hauts-de-Seine), ce dessinateur, bien trop méconnu aujourd’hui, a commencé sa carrière en illustrant divers contes et nouvelles dans Fripounet et Marisette (en 1947) ou dans les autres périodiques des éditions Fleurus ; ceci après avoir suivi des cours de dessin industriel.

Dans Cœurs vaillants, de 1948 à 1949, il va créer les personnages de J. Connayrien et C. Syprendre qui interviennent dans des bandes verticales pédagogiques. Cependant, ce n’est qu’en 1951 qu’il s’attelle à sa première grande série de bande dessinée, dont il signe aussi le scénario : « Zéphyr ».

Après avoir publié, dans Fripounet et Marisette, une illustration couleurs annonçant ses débuts imminents dans le dernier numéro de l’année 1951, Pierre Brochard va animer les aventures de ce jeune garçon « paterné » par le loyal et droit Tony (entouré de sa sœur Clara et de son chien Zamba), de 1952 à 1963.

La première aventure de Zéphyr : « Cap au Sud ».

          « Zéphyr » vivra le temps de seize passionnants et amusants longs épisodes (plus trois courts récits complets) – soit environ cinq cent cinquante pages en grand, puis plus petit, format – qui vont charmer plusieurs générations de lecteurs.

Un autre extrait d'une aventure de Zéphyr (« Rendez-vous à Hirschenberg »), en 1958.

Parallèlement, notre dessinateur va alimenter les différentes revues du groupe Fleurus avec de nombreuses histoires complètes, historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages éphémères, tout en créant graphiquement quelques héros, plus significatifs, qui émergeront de son immense production.

            Ainsi, dans Cœurs vaillants (après avoir été le responsable de diverses aventures comme « Les Portes du fleuve » ou « Colibri reporter », en 1953), notre dessinateur va signer les enquêtes d’« Alex, Tambour et Eurêka ».

Après « Zéphyr », il s’agit de sa deuxième principale série puisqu’il la mettra en scène de 1956 jusqu’en 1970 (la revue étant devenue alors J2 Jeunes), avec l’aide scénaristique de Jean-Marie Pélaprat alias Guy Hempay, à partir du deuxième épisode.

Ce dernier en profite alors pour éliminer le gros chien Tambour, un Saint-bernard plutôt encombrant, par l’inspecteur Lestaque auquel Pierre Brochard donne les traits du scénariste. Plus tard, Pélaprat introduira un autre personnage de policier, Fricot, lequel s’avérera beaucoup plus farfelu et apportera une source de gags supplémentaires.

« Alex et Eurêka ».

            Fripounet et Marisette deviendra seulement Fripounet, sans Marisette, en 1969…

Toujours pour cet hebdomadaire des éditions Fleurus, Pierre Brochard va dessiner, et scénariser aussi, les captivantes aventures de cape et d’épée du « Chevalier de Saint-Clair » de 1963 à 1971 – deux des cinq albums regroupant chacun deux épisodes publiés aux éditions du Triomphe sont encore disponibles, voir : http://www.editionsdutriomphe.fr/brochard-pierre -,

« Chevalier de Saint-Clair ».

tout en illustrant quelques westerns écrits par Noël Carré ou Georges Fronval (« Mississippi » en 1963, « Poste 117 » en 1964…) ou les aventures maritimes d’« Éric et Lespadon » (scénarios de Jean-Marie Nadaud, en 1972).

« Éric et Lespadon ».

À partir de 1974, il y mettra en images les aventures policières mettant en scène « Théo Besagne » – sur des scénarios de son vieux complice Guy Hempay -,

« Théo Besagne ».

ainsi que celles de « Maître Chang et les brigands » – scénarisées par Robert Génin, en 1980 et 1981 ; sans oublier l’enlumination de quelques récits aux thèmes religieux : « Samuel et Jésus » (1978) ou « Les Chrétiens dans Rome » (1979), écrits par François-Marie Pons.

« Maître Chang et les brigands ».

            Dans Âmes vaillantes (puis J2 Magazine et Djin), il va aussi réaliser de nombreux longs récits historiques indépendants (« Napoléon », « Louis XVII », « Marie-Antoinette »,

« Marie-Antoinette »

« Le Masque de fer », « De l’or à la pourpre », « Le Roi a disparu »…) ou adaptations de romans (« Michel Strogoff », « Le Capitaine Fracasse »…), souvent sur des scénarios de Guy Hempay, Louis Saurel, May d’Alençon, Monique Amiel, Jacques Josselin ou Hélène Millet qui signait aussi Rose Dardennes (sur « Jusqu’au bout du monde », en 1974, par exemple).

« Le Masque de fer ».

            Pour Formule 1, puis pour Triolo, Pierre Brochard revient aux histoires de cape et d’épée, en 1971, toujours avec Jean-Marie Pélaprat au scénario, grâce à « Perrac la Rapière » qui connaîtra de nombreuses péripéties, jusqu’en 1980. Enfin, pour Triolo, outre quelques histoires complètes écrites par son fils Philippe, Monique Amiel ou Guy Hempay, il illustre une version de « L’Île au trésor » adaptée par E. Carry ( ?) en 1982, et quelques enquêtes de « Sherlock Holmes » scénarisées par Didier Convard, entre 1983 et 1987.

            Toujours pour les éditions Fleurus, il collaborera à divers autres périodiques (Tric et Truc, Prier, Le Chœur, Monique, Historiques…), almanachs ou collections (Jean-François, Chrétiens de nos régions, Espace…).

D’où plusieurs albums didactiques publiés entre 1986 et 1987, exploitant des thèmes religieux (« Bertrand de Comminges », « Roger Riou », « Samuel et Jésus » et « Les Premiers chrétiens de Rome » qui ne sont que des reprises de Fripounet) ou scientifiques avec l’aide de son fils Philippe pour les scénarios (« Ariane et le journal de l’homme dans l’espace », « Hermès et le journal de la vie » et « S.O.S. Gwenn Mor »).

« Ariane et le journal de l’homme dans l’espace ».

            Ayant quand même fait quelques incursions dans d’autres titres pour la jeunesse publiés par différents éditeurs (Jeudi Matin en 1951, Ima ou L’Intrépide en 1955, Rallye Jeunesse en 1959, Juanita en 1962, le laïque Francs-Jeux de 1964 à 1973, Pilote en 1969, L’Appel d’Ololé en 1970…), il se diversifie progressivement, sentant venir le déclin de Fleurus sur le plan de la bande dessinée.

            Notre dessinateur va alors travailler pour Tintin (notamment avec la série historique « Les Gens de Lameraven », les rois du Nouveau Monde, de 1976 à 1977, via Jean-Michel Charlier alors responsable de la version française de ce magazine), puis pour Jonas et Balades (en 1981).

            On lui doit aussi nombre d’illustrations pour la publicité, les Sélections du Reader’s Digest ou les collections L’Album des jeunesLa Vie privée des hommes, Histoire Junior, La Bibliothèque rose (« Le Clan des sept ») chez Hachette, La France en histoire chez Albin Michel, Le Monde en poche chez Nathan… Enfin, il faut citer quelques albums de bandes dessinées réalisés pour les éditions confessionnelles Sadifa, Cheminements, Le Sarment et du Bosquet ; réalisés, notamment, pour consolider le catalogue de leurs collections religieuses Bandes dessinées sur l’Évangile, Les Grandes Questions de notre temps, Vivants Témoins, Les Grandes Religions, Les Grandes heures des églises, L’Histoire du peuple de Dieu

« Les Paraboles du Seigneur ».

           On retrouvera enfin son trait réaliste et efficace, qui sait aussi se rendre humoristique mais qui reste toujours reconnaissable entre tous (comme le dit si bien Patrick Gaumer sans son « Dictionnaire mondial de la BD » chez Larousse), dans quelques rééditions de ces œuvres qu’exhumeront les éditions du Triomphe(3), dans le milieu des années quatre-vingt-dix ; comme ce fut le cas pour trois aventures en couleurs de « Zéphyr » : « La Caverne de la licorne » et « La Calanque au requin » en 1995, puis « La Montagne de l’oubli » en 2000.

            Notons, toutefois, que ce jeune héros malgré lui, qui combat les criminels et les trafiquants de tous poils aux quatre coins du monde, avait eu, précédemment, l’honneur de quelques rares autres albums : avant une édition en noir et blanc limitée à cinq cents exemplaires publiée par les P.B.D.I. de Dominique Thura (« La Calanqueau requin » en 1980), les éditions Fleurus avaient proposé cinq titres en couleurs dans leur collection au format à l’italienne Fleurdor (puis pour la Nouvelle collection Fleurdor, au format plus traditionnel) : « Le Grand Mur blanc » en 1955, « La Montagne de l’oubli » en 1956, « Messathi, le prince des sables » en 1957, « Rendez-vous à à Hirschenberg » en 1959 et « La Tache de feu » en 1960. Leur équivalent belge, les éditions Édipat, re-publièrent, quant-à-elles, « Le Grand Mur blanc » et les deux derniers titres mis au catalogue de Fleurus avant de proposer « Le Diamant rose de Singaradja » et « Le Ravin aux loups », vers la même époque.

            Terrassé par un cancer, le 22 mars 2001, à Moret-sur-Loing, la veille de ses quatre-vingts ans, Pierre Brochard n’a eu, toute sa vie, d’autres ambitions que celle « d’amuser la jeunesse et de l’instruire gentiment. ». C’est exactement cette volonté d’éduquer tout en distrayant ces jeunes lecteurs que l’on retrouve dans les aventures de cet adolescent malicieux et débrouillard qu’était « Zéphyr ».

            Espérons que ces quatre premières rééditions que mettent aujourd’hui en exergue BD Must, rencontreront un public suffisant pour, qu’un jour, cet éditeur puisse nous proposer, au moins, toutes les autres histoires de « Zéphyr » encore inédites en album…

                                                                                                           Gilles RATIER

(1) Voir : Mes dernières nouveautés « égocentriques » du passé….

(2) Attention, il n’en existe que trois cent trente-trois exemplaires numérotés (Prix de vente : 59 €).

(3) Les éditions du Triomphe proposent également d’autres bandes dessinées de Pierre Brochard : « Le Chevalier Saint Clair » avec cinq titres différents, « Alex et Eurêka » dans « Opération furet », « Lameraven », « Marie-Antoinette », « Le Masque de fer », « Napoléon Bonaparte » ou « Paraboles » sont, par exemple, toujours disponibles à leur catalogue.

 Bibliographie de toutes les aventures de « Zéphyr » parues dans Fripounet et Marisette

Source principale : « Zéphyr de Pierre Brochard : héros malgré lui » par François Feuga, édité et imprimé par l’auteur en août 1998.

1/ « Cap au Sud » : quarante-sept planches publiées sur trente semaines, du n°1 (6 janvier 1952) au n°30 (27 juillet 1952), et bénéficiant d’un dessin annonce inédit au premier plat de la reliure du journal Fripounet et Marisette publiée au premier semestre 1952. »

« Cap au Sud ».

2/ « Le Diamant rose de Singaradja » : trente planches publiées du n°31 (3 août 1952) au n°8 (22 février 1953), et reprises en Belgique dans l’hebdomadaire Pat, du n°34 de 1956 au n°10 de 1957, pour donner lieu à un album Édipat (sans date).

3/ « Le Ravin aux loups » : trente planches publiées du n°9 (1er mars 1953) au n°38 (20 septembre 1953) et reprises en Belgique dans l’hebdomadaire Pat, du n°11 au n°40 de 1957, pour donner lieu à un album Édipat (sans date).

4/ « Le Grand mur blanc » : trente-six planches publiées du n°41 (11 octobre 1953) au n°24 (13 juin 1954), précédées de deux strips de liaison annonçant la disparition mystérieuse des héros (aux n°39 et 40 des 27 septembre et 4 octobre 1953) et reprises en Belgique dans l’hebdomadaire Pat, de 1957 à 1958, pour donner lieu à un album Fleurus (dans la collection Fleurdor, en 1955) et à un album Édipat (sans date) : les pages étant remontées et redécoupées pour les besoins du format à l’italienne.

5/ « La Montagne de l’oubli » : trente-six planches publiées du n°29 (18 juillet 1954) au n°12 (10 mars 1955).

Elles donneront lieu à un album Fleurus (dans la collection Fleurdor, au troisième trimestre 1956, les pages étant remontées et redécoupées pour les besoins du format à l’italienne) et à un album aux éditions du Triomphe (en 2000).

« La Montagne de l'oubli ».

6/ « Le Prince des sables » : trente-six planches publiées du n°18 (1er mai 1955) au n°1 (1er janvier 1956), pour donner lieu à un album Fleurus (dans la collection Fleurdor, au troisième trimestre 1957), publié sous le titre « Messathi, le prince des sables ».

7/ « Le Message passe à 21 heures » : trente-six planches publiées du n°3 (15 janvier 1956) au n°38 (16 septembre 1956), précédées d’une page annonce au n°2 du 8 janvier 1956 et suivies d’une page intitulée « Le Message ne passe plus à 21 heures », pour annoncer l’épisode suivant, au n°39 du 23 septembre 1956.

8/« L’Escale du Balaou » : trente-six planches publiées du n°41 (7 octobre 1956) au n°24 (16 juin 1957).

« L'Escale du Balaou ».

8 bis/ « Coup d’œil dans le rétroviseur » : une planche, pour souhaiter la bonne année, publiée au n° 53 du 30 décembre 1956.

9/« Le Cavalier noir » : soixante et une planches publiées du n°27 (7 juillet 1957) au n°35 (31 août 1958), précédées d’une page annonce intitulée « Zéphyr va-t-il nous quitter ? » au n°25 du 23 juin 1957.

« Le Cavalier noir ».

9 bis/ « Enquête Z.E.F. » : six planches publiées du n°43 (27 octobre 1957) au n°47 (24 novembre 1957) pour l’énigme proprement dite, puis au n°6 (9 février 1958) pour la solution annoncée par une illustration en pleine page de couverture ; si la première planche est occupée de moitié par une galerie des personnages, il y a une demi-planche numérotée 2bis qui vient la compenser, le tout étant également publié, simultanément, dans Cœurs vaillants et Âmes vaillantes.

10/ « Rendez-vous à Hirschenberg » : trente planches en plus petit format publiées du n°37 (14 septembre 1958) au n°14 (5 avril 1959), précédées d’une page annonce (au n°36 du 7 septembre 1958) et reprises en Belgique dans l’hebdomadaire Grand Cœur, en 1960, pour donner lieu à un album Fleurus (dans la Nouvelle collection Fleurdor, au 2ème trimestre 1959) et à un album Édipat (sans date) ; il existe aussi une illustration de couverture au n°45 (9 novembre 1960) de Fripounet et Marisette.

11/ « La Tache de feu » : trente planches en plus petit format publiées du n°15 (12 avril 1959) au n°44 (1er novembre 1959) et reprises en Belgique dans l’hebdomadaire Grand Cœur, en 1960 et 1961, pour donner lieu à un album Fleurus (dans la Nouvelle collection Fleurdor, au 2ème trimestre 1960).

12/ « La Calanque aux requins » : trente planches en plus petit format publiées du n°46 (15 novembre 1959) au n°23 (5 juin 1960) et précédées d’une page annonce (au n°45 du 8 novembre 1959).

Elles donneront lieu à un album P.B.D.I. (au 3ème trimestre 1980) et à un album aux éditions du Triomphe (septembre 1995).

Il existe aussi trois illustrations de couvertures au n°46, n°4 (24 janvier 1960) et 14 (3 avril 1960) de Fripounet et Marisette.

« La Calanque aux requins » dans l'album P.B.D.I. en 1980.

13/ « Opération serpent à plumes » : quarante-cinq planches en plus petit format publiées du n°25 (19 juin 1960) au n°18 (4 mai 1961) et précédées d’une page annonce (au n°24 du 12 juin 1960) ; il existe aussi deux illustrations de couvertures au n°26 (26 juin 1960) et 11 (16 mars 1961) de Fripounet et Marisette.

Illustration ZEF avec Zéphyr, Eurêka et Finette (héroïne d'Érik) figurant à l'intérieur d'un agenda disponible, alors, uniquement par abonnement.

13 bis/ « Nationale 7. » : huit planches publiées du n°45 (10 novembre 1960) au n°50 (15 décembre 1960) pour l’énigme proprement dite, puis au n°5 (2 février 1961) pour la solution ; une illustration en pleine page de couverture annonçait le concours au n°45 et le tout était également publié, simultanément, dans Cœurs vaillants et Âmes vaillantes.

14/ « La Caverne de la licorne » : trente planches en plus petit format publiées du n°24 (15 juin 1961) au n°52 (28 décembre 1961), pour donner lieu à un album aux éditions du Triomphe (septembre 1995) ; il existe aussi deux illustrations de couvertures au n°24 et 29 (20 juillet 1961) de Fripounet et Marisette.

15/ « Les Orchidées rouges » : trente et une planches en plus petit format publiées du n°1 (4 janvier 1962) au n°29 (19 juillet 1962) ; il existe aussi une illustration de couverture au n°15 (12 avril 1962) de Fripounet et Marisette.

16/ « Zéphyr et Pépita » : trente planches en plus petit format publiées du n°45 (8 novembre 1962) au n°25 (20 juin 1963), avec une interruption de quatre semaines entre les n°2 et 7 de 1963.

« Zéphyr et Pépita ».

Il existe aussi deux illustrations de couvertures au n°46 (15 novembre 1962) et au n°7 (14 février 1963) de Fripounet et Marisette.

PS : Merci aux sites pimpf.net (http://www.forumpimpf.net/viewtopic.php?f=1&t=27941) et bdtheque.com (http://www.bedetheque.com/auteur-5536-BD-Brochard-Pierre.html) où nous nous sommes servis pour compléter nos manques afin d’illustrer au mieux ce dossier.

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4 réponses à « Zéphyr » de Pierre Brochard

  1. Fabrice dit :

    Grand fan devant l’Eternel de l’œuvre de Pierre Brochard, je suis très heureux que bd zoom lui consacre une rubrique. J’ai découvert le plaisir de lire la bd grâce à lui il y a déjà fort longtemps , lorsque ma mère m’avait ramené du marche un album qu’elle avait acheté en solde. Il s’agissait du  » Cercle rouge », une aventure d’Alex et Eurêka . Je conseille cet album à tous les amoureux d’aventure et d’humour bon enfant. Ils y trouveront tout ce qui fait le charme d’une grande bd classique franco belge: Suspense, humour et ambiance années cinquante. Nul doute que nombre d’auteurs, tels Yves Chaland par exemple, furent d’anciens lecteurs de Pierre Brochard. D’ailleurs, je n’hesiterais pas a placer Brochard parmi les plus grands de la franco belge. Il mérite largement cette reconnaissance et , au même titre qu’un Tillieux ou qu’un Jije, il faut lui offrir ces lauriers dont on l’a injustement privé.
    Merci à Gilles Ratier et à toute son équipe!

    • Marc Besset dit :

      Bonjour .

      Je vous avais signalé les scans des premières planches d’une histoire dessinée par Pierre Brochard , « Avontuur in Napels » .
      Ce site ( qui propose d’autres histoires des années 60 ) a publié l’histoire dans son intégralité ( 40 planches ! ). Si elle n’a pas été publiée en français , il ne me reste plus qu’à trouver un traducteur ! On retrouve le style d’autres séries de Pierre Brochard : la scène avec le canot dans le port et le « méchant » de l’avant dernière planche m’ont tout de suite fait penser à la « Tache de feu » ( aventure de Zéphyr) …..
      Voici le lien de ce site :
      https://jaren60weekbladstripsnr1.wordpress.com/
      Si par hasard vous trouviez des informations sur cette aventure ….merci d’avance .
      Je continue à lire avec beaucoup d’intérêt vos articles et consulte régulièrement Bdzoom .

      Cordialement .

      Marc BESSET

  2. Un peu de pub !

    J’ai une bonne nouvelle pour ceux qui comme moi sont fans de Brochard : nous (les micro-éditions PLOTCH SPLAF) allons prochainement éditer l’ensemble de ALEX, EUREKA et l’INSPECTEUR LESTAQUE en 13 intégrales.

    Nous espérons sortir les 2 premiers tomes au premier trimestre 2016.

    Merci à tous ceux que ça intéresse de nous contacter, car nous comptons prendre le plus possible en compte les souhaits de nos futurs lecteurs et vous solliciter sur un certain nombre de choix.

    Nous aurons aussi besoin qu’on nous prête quelques revues qu’il nous manque, notamment les dernières.

    Pour tout contact ou recevoir notre News letter : plotch.splaf@gmail.com

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