Le Laverdure de la télé a effectué son dernier vol !

C’est avec émotion que nous venons d’apprendre le décès du comédien Christian Marin, ce mercredi matin, à l’âge de 83 ans dans un hôpital parisien : il avait, notamment, incarné l’aviateur gaffeur Ernest Laverdure dans la série télévisée « Les Chevaliers du ciel ».

Nous avions eu récemment la chance de rencontrer ce sympathique acteur (né à Lyon, en 1929) et de passer quelques moments agréables avec lui lors de l’inauguration de l’exposition consacrée à Jean-Michel Charlier, au dernier festival de Chambéry ; voir : L’exposition « Jean-Michel Charlier vous raconte… », au nouveau Musée des beaux-arts de Chambéry, remporte un grand succès !

« Visage allongé, oreilles décollées et air ahuri, Christian Marin a marqué l’histoire de la télévision et du cinéma avec deux rôles très populaires », note l’AFP : en effet, au côté de Louis de Funès, il a interprété le maréchal des logis Albert Merlot, l’un des « Gendarmes de Saint-Tropez » dans les quatre premiers épisodes de la série, et à la télévision, de 1967 à 1969, il a été l’un des deux héros des «  Chevaliers du ciel » : adaptation de la bande dessinée  d’aviation « Tanguy et Laverdure » créée par Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo pour l’hebdomadaire Pilote, en 1959. Compagnon de Michel Tanguy (Jacques Santi), il y était donc ce lieutenant excentrique, dragueur invétéré, mais qui se révélait aussi, quand le danger se présentait, un excellent pilote.

Notons que le dessinateur Jijé, successeur d’Uderzo sur la série, s’était d’ailleurs efforcé de faire ressembler les héros de papier aux acteurs du feuilleton télévisé !

Une photo du tournage d'un épisode des « Chevaliers du ciel ». - DR, via J-Y Brouard.

Spécialiste des seconds rôles (dans les films de Jean Girault, par exemple), Christian Marin avait tourné dans une cinquantaine de films sous la direction de Claude Autant-Lara, Costa-Gavras ou Yves Robert.

Sa principale activité était cependant le théâtre : il a joué dans une quarantaine de pièces, tant dans le répertoire classique que dans le boulevard.

Gilles RATIER

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