Bernard Dufossé : encore un talent réaliste bien oublié…

Aucune actualité ne concerne Bernard Dufossé, talentueux dessinateur réaliste de séries un peu oubliées (comme « Nathalie » dans Record ou « Tärhn, prince des étoiles » dans Djin) disparu discrètement le 21 août 2016, à Hyères, à l’âge de quatre-vingts ans. Nous avons cependant souhaité consacrer, aujourd’hui, un dossier à cet excellent artisan qui, comme l’écrivait Louis Cance dans le n° 151 de Hop !, « mériterait mieux que de rester dans l’ombre. Pendant près de cinquante ans, il a su par son talent, amuser et intéresser ses lecteurs, mais il reste peu connu en raison de la rareté de ses albums… Il fait partie de ces auteurs qu’il faut réhabiliter, car ils méritent d’être enfin reconnus à leur juste valeur. »

C’est justement grâce à Hop ! (notamment aux n° 10, 18, 146 et 151) et à Louis Cance que nous avons pu réaliser cet article ponctué par des interventions de Dufossé publiées dans les deux premiers numéros cités de cette revue d’informations et d’études sur la BD.

            Bernard Dufossé est né le 11 juin 1936 à Le Raincy (Seine-Saint-Denis). Enfant, il apprécie particulièrement les bandes dessinées publiées dans le Coq hardi de Marijac et les aventures de Tarzan dessinées par Burne Hogarth. Il décide alors, tout naturellement, de devenir illustrateur et il étudie les arts appliqués à Paris, avant de s’atteler à divers travaux publicitaires : « En ce qui concerne mes lectures de jeunesse, je planais aussi littéralement avec les livres de la collection Signe de piste qu’illustrait Pierre Joubert et d’autres. Les récits d’aventures, les découvertes mystérieuses, les luttes héroïques et chevaleresques… Ça sentait le vent du large, l’amitié, l’espace. »

Illustration de Bernard Dufossé pour les Scouts de France.

« Florence et Patrice ».

Autre autoportrait de Bernard Dufossé.

Début 1964, il commence à prospecter pour trouver du boulot dans la bande dessinée et est embauché aux éditions Fleurus où il signe diverses histoires dans des journaux comme J2 magazine (son premier récit complet, « La Reine chercheuse », paraît dans le n° 26) ou Fripounet qui lui offre de plus en plus de travail, à partir de 1966 (1).

Il y illustre, entre autres, les textes d’Agnès Aufort racontant les exploits de Florence et Patrice : « Embourbé dans les maquettes d’affiches ou de boîtes de fromages, je me suis un jour décidé à me présenter, sans aucune relation, chez Fleurus, puis [l’année suivante] chez Record – mensuel de la Maison de la Bonne Presse, futures éditions Bayard – où j’ai eu le plaisir de rencontrer Nicolas Goujon, en 1965. Ce dernier cherchait justement une héroïne pour ses lectrices. C’est la création de Nathalie, personnage féminin un peu boy-scout au début (je traîne encore mes idées de jeunesse), mais qui va s’étoffer, à tous points de vue, d’ailleurs. »

L'une des premières enquêtes de Nathalie dans Record, en 1965.

            Dufossé animera la série « Nathalie » (qui débute fin 1965, au n° 46, après une page-annonce au numéro précédent), dessins et scénarios, jusqu’à l’arrêt de Record en 1974, au travers de quarante-quatre récits complets : « C’est la disparition, hélas trop rapide de monsieur Goujon, puis l’avènement d’une nouvelle équipe rédactionnelle qui a mis fin à la carrière de mon personnage… J’ai assisté, impuissant après la grande épuration, au naufrage, au sabotage de Record, tel le vieux marin devant le nouveau capitaine jetant son navire sur les récifs. Le ou les responsables s’en sont tirés, sans doute, laissant à la mer les membres de l’équipage qui se nommaient Lob et Lenoir, Dorville, Tabary, Dubouillon, Acar et Sidney, Chakir, Bretécher, Érik, Marculeta, Garel… »

Une page de « Nathalie » publiée, dans les années soixante-dix, en noir et blanc.

            Ancien scout et catholique convaincu, il peaufine son style adapté aux courts récits complets ou aux illustrations de rubriques mettant en scène des enfants, et va alors travailler pratiquement exclusivement pour ses deux seuls éditeurs, proches de ses croyances (2) : « En reconnaissant celui de Pierre Joubert derrière mon dessin, vous avez visé juste, bien que je pense m’en être largement dégagé depuis longtemps et avoir acquis mon propre style. »

Chez Fleurus, il produit régulièrement pour J2 Magazine (« Valentine » scénario de François Drall alias F. Rouillard entre 1970 et 1972, et bien d’autres histoires écrites par des scénaristes maison comme Henriette Bichonnier, Monique Caviale, Gabou ou Monique Amiel, jusqu’en 1974),

« Les Pionniers de l'espace ».

puis pour son successeur Djin : « J’y fis encore les textes et dessins de “Pionniers de l’espace”, de 1971 à 1974, série dans laquelle je montrais mon goût pour la science-fiction, mais une science-fiction exempte de monstres, d’humanoïdes super-intelligents, une science-fiction qui pourrait exister, humaine quoi. »

             Pour ce périodique qui disparaîtra en 1981, Bernard Dufossé dessine plusieurs récits complets et crée « Mémory et Myrtille », en 1976.

Encore une série de science-fiction,sur des textes de Jean-Marie Nadaud, qui met en scène, bien avant la sortie du film « Star Wars », un androïde métallique et sa petite maîtresse, princesse d’un monde disparu détruit par de méchants envahisseurs.

« Mémory et Myrtille ».

  Deux ans plus tard, il lance « Tärhn, prince des étoiles » : un autre space opera qui continuera dans Triolo, de 1981 à 1986. Entre 1979 et 1987, neuf albums de cette série qu’il scénarise lui-même paraissent aux éditions Glénat : « Pour ma part, je préfère travailler l’histoire entièrement : de l’idée de base jusqu’au dernier coup de pinceau. C’est du travail, mais quelle satisfaction ! »

« Tärhn, prince des étoiles ».

            On le retrouve aussi au sommaire de Formule 1, la troisième publication Fleurus, avec diverses illustrations et courtes histoires ou la série « Frank et Drago » (personnages créés par Patrice Serres alias Esdé, en 1970, et scénarios écrits par Jean-Marie Nadaud) : « Ça, ça me plaisait bien. C’était viril, ça bougeait, ça a d’ailleurs bougé dans Formule 1 pendant plusieurs années… »

On peut lire l’intégralité de l’un des onze épisodes de cette série d’aventures mouvementées qu’il dessine de 1974 à 1980 – et y admirer son travail minutieux — sur http://www.forumpimpf.net : « Je suis, en effet, assez perfectionniste, bien que le temps ne me permette pas toujours de fouiller un dessin ; et en tant que dessinateur réaliste, j’accorde presque autant d’intérêt au dessin qu’à l’histoire. Le dessinateur est comme un acteur de cinéma qui aborde un scénario de film. »

« Frank et Drago ».

« Anna and co ».

Hélas, la série est brutalement interrompue, laissant la place à « Anna and co » (toujours sur scénario de Jean-Marie Nadaud) en 1978, puis à « Mais où est donc Jatsby ? » (dessins mêlés à des photos sur des textes de Jacques Josselin) en 1981.

Toujours dans Hop !, Bernard Dufossé précisait : « Je ne sais pas pour quelles raisons, malgré mes protestations écrites, ils ont été supprimés du journal. J’aime mieux ne pas chercher à comprendre. Je n’ai jamais eu d’explications de la part de la rédaction, mais j’en garde toujours une certaine amertume qui se ressent, d’ailleurs, dans ma façon de traiter les dessins de la nouvelle série “Anna and co”. »

« Mais où est donc Jatsby ? ».

             Dans Lisette ou le petit format Lisette magazine, Dufossé publie aussi, entre août 1965 et juin 1970, plusieurs illustrations de nouvelles et histoires plus ou moins longues sur des textes de scénaristes comme Hélène Lecomte-Vigié, Algé, Henriette Robitaillie (« Le Temps des roses » ou « On a volé Spoutnick » en 1966, « Une bouteille à la mer » en 1969) qui signait aussi Cécile Romancère sur « Christine et la vague » en 1965,  Guy Hempay (« Un pigeon perdu » en 1967), François Drall qui signe aussi sous le pseudonyme d’Yvon Rhuis (« Dans les ruines de Bürsahya » en 1968, « L’Équipe des quatre », « La Malle de monsieur Plumeau », « Roxanville contre Green-City », « Enquête au collège d’été » en 1969, « La Dame au bras dans le plâtre » en 1970) ou Isabelle Gendron.

Récit complet dans le petit format Lisette magazine.

 Il s’agit en fait de Bernadette, l’hebdomadaire destiné aux jeunes filles de ce qui deviendra les éditions Bayard, devenu entre-temps Nade et associé alors au Lisette des éditions de Montsouris.

Le contenu des deux magazines était identique, à une exception près, mais la rédaction était de la responsabilité de Lisette : « Je faisais de la fille à tour de bras, réaliste et humoristique… Mais vint chez Lisette, parallèlement au vent de changement survenu chez Record, un goût prononcé pour le barbouillage, la purée de couleurs. En effet, on trouvait très rusé de faire faire les couleurs par d’autres personnes que le dessinateur, sans que celui-ci puisse donner son avis. Changement de rédaction là aussi et quelque temps après : plouf ! Nouveau naufrage… Je préfère, quand c’est possible, travailler au trait noir que je mets ensuite en couleurs. L’apport de la couleur peut ajouter une atmosphère, une ambiance, un sentiment à un dessin. »

            Toujours dans le domaine de la presse pour les jeunes, notre dessinateur collabore, à partir de février 1972, aux journaux Kouakou et Calao (créés par Pierre Rostini au sein des éditions Segedo) à destination des pays d’Afrique francophone. Pendant plus de vingt ans, il va illustrer notamment, sur des scénarios de divers journalistes locaux, mais aussi et surtout de Serge Saint-Michel, les séries « Kouakou » (créée graphiquement par Jean-Claude Morchoisne), puis « Calao » pour un lectorat plus âgé, lesquelles donnent leurs titres à ces magazines distribués gratuitement dans les écoles d’Afrique, avec le soutien du Ministère français de la Coopération : « C’est un coup de téléphone qui a tout déclenché. Cela n’a l’air de rien (quelques pages à faire dans un petit journal), mais il paraît que “Kouakou” est très connu en Afrique francophone et je me demande si je ne ferais pas bien d’aller vivre là-bas. »

« Kouakou ».

            Dans le même ordre d’idées, Dufossé livre également, à la même époque, quelques autres bandes dessinées pour le quotidien Fraternité matin d’Abidjan. Plusieurs de ces histoires destinées au seul marché africain — et toujours écrites par Serge Saint-Michel — sont publiées ensuite en albums chez Segedo (« Passe croisée » et « Aka et les forages » en 1988, « La Ballade africaine » en 1989, « Les Deux Princes » et « L’Axe lourd » en 1990, « La Gazelle » en 1994…), éditions qui ont aussi compilé trois aventures de Kouakou entre 1976 et 1992 : « Serge Saint-Michel, professeur de français et d’esthétique [voir Hommage à Serge Saint-Michel ou Le décès de Serge Saint-Michel], me fournit très judicieusement la documentation adéquate, ce qui fait croire que je connais l’Afrique par cœur. Mais ce scénariste possède surtout un sens de la poésie et de l’âme africaine qui touche certainement l’esprit du public. C’est une chance pour moi de travailler avec lui… Je fournis les dessins à un bureau parisien qui fait imprimer les journaux et les expédie dans tous les pays francophones africains. »

« Les Deux Princes ».

« La Gazelle ».

En mars 1979, notre dessinateur réalise une planche de « Pétunia » (projet avorté d’une amusante série qui n’aura pas de suite) dans le dernier numéro de l’éphémère Lili-Aggie magazine, mais à partir de 1982, il met aussi en images quatre histoires de la série « Le Club des cinq », d’après les célèbres personnages créés par Enid Blyton.

Adaptés d’après les romans jeunesse que Claude Voilier a écrits pour la collection La Bibliothèque rose, les scénarios sont signés Serge Rosenzweig et la série est proposée en albums chez Hachette, entre 1982 et 1984.

À noter que les épisodes 3 et 4 sont prépubliés dans Le Journal de Mickey (en 1983 et 1984), et que la série sera poursuivie par Raffaele Carlo Marcello (dit Raphaël Marcello, voir « Le Cavalier inconnu ») : dessinateur italien au style très proche du sien.

« Le Club des cinq ».

            À cette époque, Dufossé s’oriente aussi vers la bande dessinée didactique (« Il était une fois… Hassan II » chez Fayolle en 1979 sur scénario de Serge Saint-Michel,

« Il était une fois… Hassan II ».

« Le Piège et le journal des matériels de l’an 2000 » chez Fleurus en 1986 sur scénario de Philippe Brochard, « Le Lions Club International : un mouvement au service de l’humanité » aux éditions du Signe en 1989 sur scénario de Maric

« Le Lions Club International : un mouvement au service de l’humanité ».

et une participation à « 100 ans de cinéma : 1895-1995 » de Gilbert Bouchard chez Glénat en 1995) ou promotionnelle avec « Le Coût du risque » pour Total (scénario d’Isabelle Dagallier, en 1985),

« Le Coût du risque ».

« Alerte en forêt » pour les ministères de l’Environnement, de l’Intérieur et de l’Agriculture (scénario de Roger Brunel, chez Glénat concept, en 1986), « L’Aventure d’un département : Isère » (scénario d’Isabelle Dagallier, chez Glénat concept, en 1987),

« L’Aventure d’un département : Isère ».

« Les Aventuriers de l’or noir » pour Elf (scénario Serge Saint-Michel, chez Segedo, en 1987), « Mon pays, l’Europe » avec le concours d’institutions européennes (scénario Serge Saint-Michel, chez Fleurus, en 1990)…

« Mon pays, l’Europe ».

Ancien scout et chef scout, engagé dans les associations du scoutisme, Bernard Dufossé est, comme nous l’avons vu, un disciple de Pierre Joubert.

Il prend d’ailleurs sa suite comme illustrateur officiel des Scouts de France, dès 1989, en livrant nombre de dessins pour les revues du mouvement et plusieurs ouvrages pédagogiques sur le sujet.

Ainsi, il met en scène « La Patrouille des Mouflons » — scénarios de Stéphane Gallon —

« La Patrouille des Mouflons ».

dans la revue Scouts à partir de 1993 (et ceci jusqu’en 2001) et « Pierre et la meute » dans le magazine Louveteaux, sous le pseudonyme de Jek, également entre 1993 et 2001.

Deux tomes des aventures de la Patrouille des Mouflons sont sortis en albums aux Presses d’Île-de-France en 1992 et en 1994, de même qu’une biographie de Baden Powell scénarisée par Serge Saint-Michel aux éditions du Rameau (en 1988).

« Baden Powell ».

De 2006 à 2010, il travaille pour les Scouts unitaires de France, illustrant la revue Woodcraft et plusieurs manuels pédagogiques de la branche éclaireurs : « Azimut », « Cri de Pat » »…

Marchant une nouvelle fois sur les pas de Pierre Joubert, il réalise, pour les éditions de la Licorne, les dessins des rééditions des livres de la collection Signe de piste (« Les Enquêtes du Chat-Tigre » de Mik Fondal, « Les Voleurs » de Serge Dalens…), ainsi que des romans inédits (« Le Royaume et la Gloire » d’Yves Taillefer), à partir de 2007.

« Maïakovski » avec Rodolphe, dans le n° 46 de Vécu, en 1991.

En 1995, par l’intermédiaire d’Henri Filippini (alors directeur de collection chez Glénat), Bernard Dufossé participe au magazine Vécu en illustrant une nouvelle, en 1985, et deux courts récits écrits par Rodolphe, en 1988 et 1991. Il fait ensuite équipe avec le scénariste Patrick Cothias pour créer deux albums de la série historique « Les Sanguinaires », publiés chez Glénat en 1997 et 1999 : « La BD adulte, celle qui ne se lit, en principe, qu’à partir de dix-huit ans, me tente également. Mais attention, on risque d’être vite étiqueté et de ne plus pouvoir revenir à la BD proprement dite. De plus, elle est souvent très mal et très pauvrement servie, débile ou vulgaire. Ce qui me tente, c’est le fantastique, le phantasme. Jusqu’à présent, je me suis toujours senti bridé. C’est pour cela qu’à côté de la BD, je dessine pour moi des trucs délirants. »

« Les Sanguinaires ».

Curieusement, à la fin de sa longue carrière (entre 1997 et 2004), il œuvre également dans le domaine de l’érotisme, sous le pseudonyme de Hanz Kovacq, en collaborant à la revue Bédéadult’, où il publie les séries « Hilda » (trois albums chez I.P.M. — International Presse Magazine – entre 2000 et 2002, et un quatrième chez Rebecca Rils en 2008) et « Diane de Grand Lieu » (deux albums chez I.P.M. en 2003 et 2004), ainsi qu’en illustrant l’artbook « Beautés dociles » publié chez I.P.M., en 2004.

Espérons simplement que cet article donnera quelques idées aux éditeurs désireux de remettre en lumière le travail de cet artisan méritant du 9e art (qui pratiquait aussi assidûment l’art de la peinture), ne serait-ce qu’en rééditant, par ordre de priorité, ses « Frank et Drago », sa « Nathalie » ou encore ses « Tärhn, prince des étoiles » : « On s’est aperçu, soudain, que la BD faisait vendre : c’est devenu un marché comme un autre… Des centaines de jeunes se précipitent maintenant dans ce métier, illusionnés par le miroitement de la réussite d’une poignée de vedettes qui commencent, elles-mêmes, à dégringoler… La BD, on lui court après, on se plie à ses caprices, à ses modes, à moins de s’imposer. Mais combien y a-t-il d’Hergé pour des centaines d’inconnus ? »

« Hilda ».

Gilles RATIER

(1) Dans Fripounet, Bernard Dufossé livre nombre d’illustrations et de courts récits dont certains sont réalisés dans un style humoristique, à l’instar de « Cap’tain Furybon », courts récits écrits par Guy Hempay (pseudonyme de Jean-Marie Pélaprat), en 1969 et 1970.

« Cap'tain Furybon ».

(2) Dufossé fait toutefois une apparition dans Pilote, sous le pseudonyme transparent de B. Duf, avec « La Bande à Momot » : un récit complet humoristique de sept planches mettant en scène Nock L’Aventure, publié dans le n° 515 de 1969 et écrit par son ami scénariste Jean-Marie Pélaprat, lequel a dû faire le lien avec la rédaction de cet hebdomadaire dirigé alors par Goscinny et Charlier.

Galerie

9 réponses à Bernard Dufossé : encore un talent réaliste bien oublié…

  1. Mariano dit :

    Encore un superbe article. :o )

    • Gilles Ratier dit :

      Merci Mariano !
      On fait de notre mieux et on est content de voir que c’est apprécié par nos internautes, lesquels sont de plus en plus nombreux et fidèles !
      Bien cordialement et respectueusement
      Gilles

  2. Quelques ajouts bibliographiques concernant sa période de pornographe (où il s’est révélé très inspiré, devenant une des meilleures ventes de « Bédé adult’ »). Il a participé aux illustrations (+ couvertures) de deux recueils de nouvelles de Romain Peyret, « Jeux S.M. » (2002) et « les Liens du plaisir » (2003), dans la collection du Donjon chez IPM. Chez Sabine Fournier (La Musardine), il a illustré le roman « Vicieuses Dodues » de Christian Defort (2011) et, cas unique, il a lui-même écrit (et illustré de 40 dessins) un roman de cette collection, « l’Esprit de famille » (une histoire d’inceste mère-fils), en 2010.
    À noter que le sujet de ses BD porno n’était pas déconnecté de son ancienne carrière de « catholique convaincu » : Inquisition et possessions diaboliques dans « Hilda », contre-révolutionnaires vendéens dans « Diane ».

  3. Franck dit :

    Quand j’aurais le temps, je vais reprendre ma collection de Formule 1 de cette époque, déjà commencée à être dépouillée sur BDoubliées, pour voir quels épisodes de Frank & Drago et/ou Anna & Co seraient éventuellement scannables en HR. Pour info, j’avais déjà proposé un travail de réédition, à Bernard, pour « Alerte au Nimbus » il y a quelques années.
    http://leblogd-hectorvadair.blogspot.fr/2009/11/pierre-koernig-perdu-entre-feu-terre-et.html

  4. STERNIS Philippe dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article sur Bernard…avec qui j’ai travaillé à mes débuts, en particulier pour les BD africaines où je réalisais certains de ses décors…un dessinateur discret, polyvalent, très gentil…faisant partie de ces dessinateurs incontournables des années 60/70…souvent trop modestes.
    Bien amicalement.
    Philippe

  5. Gipo dit :

    Coïncidence extraordinaire : je viens de dénicher le n°10 de HOP! dans une brocante et j’ai immédiatement reconnu le dessin de Bernard DUFOSSÉ sur la couverture (avec un encart pour le FIBD 1977 président Hergé) : ces grands yeux charbonneux, ces anatomies élancées, ces mimiques expressives, cette maîtrise du pinceau et ces mise-en-pages dynamique… c’était un dessinateur fabuleux.

    J’ai encore les Formule1 où il dessinait « Frank et Drago » « Les pirates de l’Ikayi » que publie PIMPF :
    http://www.forumpimpf.net/viewtopic.php?f=1&t=24919&hilit=dufoss%C3%A9#p464760
    puis celle de la voiture de course au carburant écologique (mais explosif !)
    et vous venez de me rappeler ce récit d’Anna & co avec les décors-photo que j’avais totalement oublié !
    Ce n’est que plus tard que je découvrais « TARHN Prince des étoiles » dans le Triolo de ma petite soeur…

    Je souscris totalement à votre souhait de réédition de ses oeuvres (dans le même ordre : Frank, Drago et Anna en premier). Et je vous remercie encore pour ce doux moment de nostalgie, pour ces infos exhaustives et pour cette réhabilitation indispensable.

  6. ROGER BRUNEL dit :

    Merci Gilles de ce beau souvenir de l’ami Bernard ! Petite correction pour un perfectionniste comme toi : l’album pour Total par Glénat concept s’appelle : « LE COÛT DU RISQUE » et pas LE GOÛT… mais, l’important, c’est son œuvre ! Amical salut

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