Pandora : la nouvelle revue des éditions Casterman !

Dix-huit ans après l’abandon de (À suivre), en décembre 1997, les éditions Casterman renouent avec la presse… ou tout du moins avec la parution régulière d’un magazine. Ce n’est pas, en effet, en direction du circuit habituel des kiosques que lorgne cette filiale du groupe Madrigal pour vendre Pandora, leur nouveau bébé, mais vers celui des librairies : Ni animal, ni machine. Juste humain, précise le sous-titre à la Une.

Plus proche de La Revue dessinée (vendue à la fois sur tablettes et en librairies, mais aussi dans certaines maisons de la presse) que des traditionnels magazines BD, Pandora s’oriente vers une forte pagination, une présentation proche des romans graphiques, un prix de vente égal à celui d’un album et une périodicité (non annoncée) plus longue, probablement trimestrielle.

Le rédacteur en chef de Pandora, Benoît Mouchart (ancien directeur artistique chargé de la programmation culturelle du FIBD d’Angoulême, aujourd’hui directeur éditorial bande dessinée chez Casterman) annonce la couleur en précisant que Pandora n’ouvrira pas ses pages aux séries récurrentes, se réservant à la publication de one shot ou d’histoires courtes : « Une revue de bande dessinée qui permet d’explorer des formes nouvelles, pas seulement pour les auteurs en devenir, mais aussi pour les artistes confirmés ; un support qui reste accessible à la lecture d’un public non bédéphile, mais curieux de dessins et d’histoires ; un support qui permet de nourrir d’un souffle nouveau le segment du divertissement. »

Blutch rendant hommage à « Alix » dans Pandora.

Pandora doit son titre à un clin d’œil à la première femme de l’humanité selon les Grecques, mais aussi à une jeune fille rencontrée par Corto Maltese. Le sommaire du premier numéro (ouvrage broché de 264 pages en couleurs et noir et blanc, vendu 18 €) est alléchant, grâce à des créations originales signées Alfred, Denis Bajram, Blutch, Eleanor Davis, Johan De Moor, Florence Dupré la Tour, Jean-Claude Götting, Jean Harambat, Patrice Killoffer, Jacques de Loustal, Valérie Mangin, Ronan Toulhoat, Lorenzo Mattotti, Jean-Christophe Menu, Katsuhiro Otomo, Anthony Pastor, Michel Pirus, Ville Ranta, Aapo Rapi, François Ravard, Christian Rossi, Géraldine Bindi, Art Spiegelman, Terreur Graphique, Jean-Louis Tripp, Fabio Viscigliosi, Bastien Vivès, Matthias Lehmann, Isabelle Merlet, Brigitte Fontaine et Olivia Clavel. Avouez qu’il y a pire…

À noter que les éditions Casterman présentent dès maintenant leur nouveau bébé, qui sortira en librairies le 13 avril 2016, à la presse et aux libraires dans une brochure gratuite de 36 pages au tirage limité à 2 000 exemplaires. Sans le moindre doute un futur collector.

Henri FILIPPINI

Anthony Pastor dans Pandora.

Galerie

5 réponses à Pandora : la nouvelle revue des éditions Casterman !

  1. Lionel GARCIA dit :

    On est malheureusement, bien loin, d’une revue bd abordable au plus grand nombre.

  2. Effectivement j adore les BD mais le prix me freine aussi par contre dès que l on me demande « tu veux quoi »…….je réponds… »une BD » et j arrive à trouver des BD abordables (promo) ou en fouinant en brocante ou vide grenier (j habite près d Esquelbecq village du livre….cela aide un peu) afin d en proposer à mes clients (très apprécié d ailleurs par les grands et les petits)…..

  3. Thark B. dit :

    Je suis dans le même cas, le coût est forcément un écueil…
    Mais là, 18 € pour 264 pages en n&b ET en couleurs (!), avec une fantastique brochette d’Auteurs (et sûrement une très grande liberté de Création) au menu, ma foi, ça me paraît plus que raisonnable.

    Ancien grand lecteur d’ « A Suivre » (parallèlement au succulent « Circus » de Glénat), je suis ravi de voir le Casterman d’aujourd’hui tenter à nouveau l’aventure (toujours audacieuse) d’un magazine totalement neuf et inédit ! One-shots et récits courts, la formule est risquée mais sûrement plus viable que de réessayer celle des longs récits à épisodes. En tout cas, la plupart des auteurs cités par M. Filippini sont de vrais acrobates de la Bande Dessinée, habitués aux challenges narratifs…

    Alors, oui, j’ai hâte de voir ce que ça va donner, je réserve mes 18 € … :)

  4. Mariano dit :

    Salut

    Même avis que Thark. 18 euros pour 264 pages, c’est quand même un bon deal.
    Comme indiqué, c’est le prix moyen d’un album. N’exagérons pas en parlant de prix rédhibitoire.
    Hâte aussi de voir enfin un nouveau périodique. J’espère que ce ne sera pas qu’un simple contenant de prépublications.
    :o )

  5. BARRE dit :

    Une revue  » à suivre »!!…(je me suis creusé pour la sortir celle là)