Fantomiald et les méchants…

S’il est un héros de l’écurie Disney (italienne) qui collectionne les méchants, c’est bien Fantomiald ! Créé à la fin des années 1960 par Guido Martina et Gian Battista Carpi, il est baptisé Paperinik : clin d’œil à la série « Diabolik » qui, à l’époque, cartonne dans les kiosques italiens. Mais c’est sous le nom de Fantomiald qu’il est publié en France dans les pages de Mickey parade. C’est ce personnage, et plus particulièrement les méchants qu’il a combattus, qu’évoque ce n° 7 de Mickey parade géant collector.

Visitant la Villa Rose, vieille maison abandonnée de Donaldville, l’oncle Donald découvre les mémoires de son ancêtre Fantomius, célèbre gentleman-cambrioleur du début du vingtième siècle.

Avec l’aide de Géo Trouvetou qui lui invente costume et gadgets, Donald revêt la défroque d’un justicier masqué lorsque la nuit tombe sur Donaldville.

Plus tard, il sera accompagné par Fantomialde qui n’est autre que Daisy Duck.

Parmi les méchants qu’il affronte, on peut croiser les Twin Boys, Tommy et Jimmy deux jumeaux passés maîtres dans l’art de brouiller les pistes (scénario de Giorgio Salati et dessins de Marco Palazzi), Intoxman, le roi des cracra dont le plaisir est de polluer, salir ou encore dégrader (Giorgio Pezzin et Alessandro Gottardo), Zafire la reine de l’hypnose, membre de la bande des Bad-7 (Giorgio Salati et Marco Gervasio), Mister Invisible à la tête d’une bande de vilains (Giorgio Salati, Luciano Secchi et Roberto Rian), le professeur Delta à la pointe de la technologie au service du crime (Carlo Panaro et Michele Mazzon), Fantomiald lui-même ou plutôt son double maléfique (Carlo Panaro et Marco Meloni), l’Astérisque géant masqué plus rapide que l’éclair (Riccardo Pesce et Ettore Gula). Enfin, bouquet final avec trois superbes récits évoquant Fantomius, alias Lord Quackett, élégant amateur d’objets précieux qu’il dérobe avec l’aide de Dolly Paprika sa jolie complice, traqués par l’infatigable commissaire Pinko (Marco Gervasio).L’univers Disney transalpin est tellement vaste et varié qu’il faudrait beaucoup de temps pour en découvrir tous les trésors offerts par des centaines d’auteurs depuis les années d’après-guerre. Ce nouveau numéro de Mickey parade géant (trimestriel de Disney Hachette Presse : 300 pages couleurs, 5,95 €, diffusé en kiosques) permet d’en apprécier quelques-uns dans une excellente présentation, pour un prix modeste. À signaler que chaque histoire est précédée d’un texte de présentation très bien fait.

Henri FILIPPINI

Nota bene : ceux qui en redemandent peuvent se procurer le n° 192 de Super Picsou géant qui propose cinq aventures de Fantomiald et quelques gags réalisés, non pas pour l’Italie, mais pour l’Allemagne où les héros Disney cartonnent.

Réalisés par les dessinateurs du studio espagnol Comicup (José Colomer Fonts, Andra Ferraris, José Antonio Gonzalez), ces récits sont intéressants, sans pourtant avoir le charme des histoires publiées en Italie.

Notons que ce même numéro publie un bel hommage à Fellini en mettant en scène Mickey et Minnie dans « Retour à la Dolce Vita » dessiné par l’excellent Paolo Mottura.

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Une réponse à Fantomiald et les méchants…

  1. jeanjean dit :

    Dans mes souvenirs, Donald avait reçu un ticket de loterie gagnante dont le premier prix était la villa Rose par le facteur. Il se rend compte que le facteur s’est trompé et qu’en fait c’est Gontran qui avait gagné la villa. Donald emmène les enfants à la villa Rose pour leur faire découvrir le prix : une maison en ruine… C’est là, dans les souterrains qu’il découvre que c’est le repaire de Fantomius… Il décide d’endosser le costume pour se venger de Gontran et de Picsou… Ce Mickey parade ancien, que j’ai toujours pieusement dans ma collection, a été réédité plusieurs fois… Par la suite, les dessinateurs italiens ont fait un reboot de Fantomiald… Un mot pour la bd Fantomius qui est une vraie réussite dont les premiers épisodes ont été publiés depuis un an dans Mickey Parade.. Ces premiers épisodes sont l’adaptation des premières aventures d’Arsène Lupin de Maurice Leblanc puis les dessinateurs ont pris le partis-pris de se diriger le personnage de Fantomius vers Diabolic… n’hésitant pas à intégrer dans les volumes précédents paru dans Mickey Parade, Hercule Poirot… etc. Bref, que du plaisir pour le lecteur…