« Le Cavalier inconnu »

Les éditions du Taupinambour, spécialisées dans la réédition de bandes dessinées d’autrefois aux petits tirages distribués uniquement sur Internet par le Coffre à BD (voir http://www.coffre-a-bd.com) ont eu la très bonne idée de reprendre en album l’excellente série « Le Cavalier inconnu ». Dessinée par Raphaël Marcello pour le compte de la S.A.G.É. (Société anonyme générale d’éditions) – qui deviendra la Sagédition à la fin des années 1960 —, elle a été publiée dans les pages de leur bimensuel Pépito, entre mars 1955 et 1967 : des péripéties exotiques, ayant souvent recours à l’onirisme, dans une Inde mythifiée, presque bollywoodienne, qui s’enchaînent sans aucun temps mort pour le grand plaisir des lecteurs.

Pas moins de deux cent soixante-huit épisodes composés d’environ dix planches chacun (soit presque trois mille pages en tout) nous racontent la destinée d’un intrépide cavalier mystérieux, monté sur son cheval blanc, qui voue sa vie au combat contre les brigands de la montagne.

Pour venger la mort de sa mère et se faire reconnaître de son père, il va devoir faire appel à toute sa bravoure pour déjouer les pièges subtils de ses adversaires et surmonter les obstacles qu‘on dresse devant lui ; ceci avec l’aide de Bindra, son fidèle serviteur, et de la douce princesse Nadyna qui, loin de lui, espère qu’un jour le destin les réunira à jamais : le tout dans un décor digne des « Mille et une Nuits » !

L’histoire commence vingt ans plus tôt, avec un prologue d’une page où des bandits conduits par le sanguinaire Gourban Khan attaquent le palais du rajah de Dynapore, enlevant sa femme Rani et son bébé : « J’étais resté en très bon terme avec la Sagédition. Quand ils ont lancé le mensuel petit format Pépito [en juin 1954], qui a démarré gentiment et a rapidement marché assez bien, ils ont pensé à profiter de son bon accueil pour le faire paraître tous les quinze jours [ceci dès le douzième numéro].

Dessin original pour une couverture de Pépito.

Pour cette formule, et pour fidéliser les lecteurs, ils ont voulu publier [à partir du n° 11 daté du 20 mars 1955] un personnage qui ne soit pas en récit complet, comme le contenu de la revue, mais à suivre. Ils m’ont demandé si j’avais une idée. Comme j’ai toujours été passionné par l’Inde, les mystères de ce pays, les thugs, la déesse Kali, etc., souvenirs de mes lectures d’enfance, j’ai proposé que l’action se déroule dans cette région exotique. Après discussion sur les problèmes de censure, on m’a laissé carte blanche et pendant deux ou trois nuits (je travaillais beaucoup la nuit à l’époque), j’ai mis au point le personnage [dont les traits s’apparentent à ceux de l’acteur australo-américain Errol Flynn] et j’ai été leur montrer le résultat : un cavalier, un prince dont la famille a perdu la trace parce qu’il a été enlevé quand il était petit, etc. Son nom : Le Cavalier inconnu, puisqu’il n’a pas d’origine bien établie. Ça leur a plu, et ça a démarré comme ça. J’ai commencé par des chapitres de dix pages environ et, apparemment, ça a bien pris puisqu’on a continué jusqu’à l’épuisement total du périodique et du personnage : c’est-à-dire une bonne douzaine d’années après. Il sera repris plusieurs fois par la suite et il aura même un trimestriel à son nom qui reprendra la presque totalité de la série. » (1)

Cependant, comme le rappelle Gérard Thomassian dans un article de présentation de la série publié dans le n° 112 de Hop !, magazine de référence sur la bande dessinée,en 2006, c’est véritablement Victor Broussard, le directeur de ce qui s’appelait encore la S.A.G.É. et qui était aussi le gendre d’Ettore Carozzo (le fondateur de La Librairie Moderne qui allait être le socle de ces éditions spécialisées dans les petits formats) qui eut l’idée de concevoir un héros évoluant aux Indes « pour éviter tout recours aux armes à feu et se préserver ainsi des reproches constants de la commission de surveillance, à l’époque intransigeante. »

Archétype de la bande dessinée populaire, la série « Le Cavalier inconnu » « représente l’un des meilleurs exemples pouvant contribuer à la défense et à l’illustration du petit format… », toujours dixit Thomassian qui rajoute que « Raphaël Marcello [qui signe ici, souvent, Raph Marc] est un dessinateur de talent avec un trait souple et précis, des cadrages dynamiques, des planches équilibrées. Au plaisir de la lecture s’ajoute celui des yeux. »

Deux originaux de Marcello pour « Le Cavalier inconnu ».

Autoportrait de Raphaël Marcello entouré de ses principaux héros.

Raffaele Carlo Marcello, dit Raphaël Marcello, est né à Vintimille (Italie) le 16 novembre 1929 et y est mort le 23 décembre 2007. Il n’est pas question ici de détailler l’immense carrière du responsable graphique de séries aussi célèbres que « Rin Tin Tin et Rusty », « Mylène danseuse étoile », « Le Prince fantôme », « Docteur Justice », « John Parade », « Taranis », « Zorro », « Le Club des cinq », « Wayne Thunder », « Cristal », « Tex Willer », « Zagor » et bien d’autres encore (voir à ce sujet les n° 112, 114, 116, 118 et 120 de Hop ! ou encore l’ouvrage « Marcello » de Louis Cance et Jean-Paul Tibéri, publiées par les éditions Taupinambour et Regards en 2009), mais attardons-nous un peu sur ses débuts et rappelons que cet excellent dessinateur, influencé par les classiques américains de son enfance (« Flash Gordon », « Mandrake », « Tim Tyler Luck », « The Phantom » ou « Terry and the Pirates ») s’est installé à Paris, dès octobre 1948, pour son travail : « À la fin de la guerre, un cousin qui était français et qui habitait Paris est venu pour faire notre connaissance en août 1947. Il a vu mes dessins et il s’est proposé de les présenter à un éditeur parisien. Moi, je n’y croyais pas du tout, mais il s’est trouvé qu’il avait raison. Un mois après son retour à Paris, j’ai reçu un télégramme d’un éditeur, Monsieur Carozzo de la Sagédition, une maison assez importante qui publiait un hebdomadaire (Aventures) et plusieurs collections de fascicules. Il acceptait mon projet et me demandait de monter à Paris. C’est comme ça que tout a commencé. Sans y croire et sans le vouloir vraiment, tout à fait par hasard ! » (1)

Original de « Nick Silver ».

C’est ainsi, en effet, qu’en 1948 naquit « Nick Silver », une série mettant en scène un ancien pilote de chasse qui traque les gangsters à travers le monde, puis « Loana » : exploits d’une princesse de la jungle, publiés dans la revue Aventures et dont les premières aventures sont calquées sur ceux d’une héroïne italienne dont Carozzo avait acquis les droits : « Pantera Bionda » (« Panthère blonde » en France) de Enzo Magni et Gian Giacomo Dalmasso.

La S.A.G.É. le fait ensuite travailler sur les couvertures ou illustrations intérieures des fascicules maison (Le Petit Shériff, Nat le petit mousse, Héroïc, Youmbo, Simbad le marin, Jim Taureau, Kansas Kid, Garth…) qu’il paraphe Carlo Marc, Raphaël, puis Ralph-Marc. Ce n’est que quand il travaillera pour la presse quotidienne (à partir de 1951), via l’agence de presse Opera Mundi, qu’il adoptera la signature de R. Marcello pour ses bandes quotidiennes horizontales.

Notons que, parallèlement au « Cavalier inconnu », il dessine aussi, toujours pour la S.A.G.É., les aventures africaines de Bob et Franck dans Bunny magazine (de 1956 à 1957), les enquêtes d’un agent de la police montée canadienne (« Canadian Boy », entre 1959 et 1960), sur quelques scénarios de Noël Perrone, dans le petit format Monty, et les premières adaptations de la série télé américaine « The Adventures of Rin Tin Tin » qu’il illustrede 1961 à 1972 :

Planche originale de « Rintintin » par R. Marcello.

« J’étais mon propre scénariste. J’ai longtemps écrit mes propres séries, mais je travaillais pour des maisons qui avaient des traducteurs attribués. Pas très sûr de mon français, cela me permettait de faire mes scénarios en italien, ils étaient traduits par la suite.

Plus tard, je me suis trouvé face à des éditeurs qui n’avaient plus cette approche. Le scénario devait être livré en français. Pour moi, c’était une crainte, et je me suis appuyé sur des scénaristes. Cela ne m’a pas empêché de faire des récits moi-même, en faisant attention et en consultant le “Larousse” ou quelques ouvrages de ce genre. Je suis tout de même arrivé à m’en sortir.

À la Sagédition, j’ai travaillé avec Noël Perrone, Luigi Grecchi et quelques autres…. et même avec Jean Ollivier qui, vers la fin de “Rintintin” m’a fourni quelques scénarios… J’étais un vrai forçat de travail. Finalement, l’arrêt du “Cavalier inconnu” m’a permis de souffler un peu, mais j’avais quand même beaucoup d’autres choses à faire. »

Une autre planche originale de « Rintintin » par R. Marcello.

En effet, entre 1965 et 1966, son compatriote Luigi Grecchi (prolifique scénariste de « Forza John ! », « Bufalo Bill », « Roland Eagle », « Chiomadoro, il principe del Sogno », « Fiordistella la Reginetta del Cielo », « Rocky Rider »…), lui écrira quelques-uns des derniers épisodes du « Cavalier inconnu », série qui sera reprise dans un trimestriel à son nom entre juillet 1967 et juin 1973 : vingt-trois numéros qui reprennent la quasi-intégralité des épisodes parus dans Pépito, mais avec, hélas, des planches remontées et mutilées.

Si « Le Cavalier inconnu » est aussi réédité en grande partie et dans l’ordre chronologique dans Titi poche, entre 1978 et 1986, quelques épisodes seront également publiés dans la troisième série du trimestriel en petit format Pépito, en 1975 et dans quatre albums de petit format édités entre 1983 et 1987.

Toutes ces revues de poches étant, évidemment publiées par la Sagédition, successeur de La Librairie Moderne, laquelle était déjà renommée la S.A.G.É., en 1939 ! (2)

Dessin original d'une couverture pour Le Cavalier inconnu.

Il est assez étonnant de constater que, dans une France alors plutôt xénophobe (pour ne pas dire raciste), les principaux éditeurs de la presse enfantine d’avant-guerre, et donc, quelque part, éducateurs des jeunes lecteurs, sont pratiquement tous des exilés : l’Italien Cino del Duca (voir Cino Del Duca : de la presse du cœur à la BD…), l’Austro-Hongrois Paul Winkler (voir 80 bougies pour Le Journal de Mickey [première partie]), le Juif Jacques May (responsable du Petit Écho de la mode qui deviendra les éditions de Montsouris avec Pierrot ou Lisette), les frères Offenstadt d’origine allemande (éditeurs de journaux comme L’Épatant ou L’Illustré, ils formeront par la suite la SPE : Société parisienne d’édition) et, donc, Ettore Carozzo.

Installé à Paris depuis le début des années trente, cet éditeur italien devient le patron de la Librairie moderne et se lance dans la bande dessinée, en créant deux hebdomadaires pour enfants (Jumbo en février 1935 et Aventures en avril 1936), se faufilant dans le sillage du succès du Journal de Mickey.

En 1938, il se démarque de ses concurrents en proposant des récits complets publiés dans des fascicules au format à l’italienne et, l’année suivante, la librairie devient la S.A.G.É. (Société anonyme générale d’édition).

Après guerre, Ettore Carozzo multiplie les récits complets, alors très en vogue, proposant de nombreuses bandes italiennes ou américaines qui mettent en scène, la plupart du temps, d’intrépides adolescents auxquels le jeune lectorat peut alors aisément s’identifier.

Pourtant, en partie à cause des pressions exercées par la commission de surveillance et la loi du 16 juillet 1949, la S.A.G.É. décide ensuite de s’adresser à un public plus jeune et propose, sous le sigle P.E.I. (Périodiques et éditions illustrées), des Funny Animals comme « Tom et Jerry » ou « Bugs Bunny », entre 1949 et 1959. Après le décès de Carozzo en 1951, c’est son gendre Victor Broussard qui reprend l’affaire, avec l’aide du journaliste et homme politique Max Boyer.

En 1957, l’entreprise abandonne le format à l’italienne et publie ses différents titres indifféremment : en petite, moyenne ou grande dimension. L’un d’eux, racheté à l’éditeur italien Alpe, va connaître alors un énorme succès : il s’agit de Pépito, dont la première série atteindra les 249 numéros !

Dans les années soixante, la télévision envahit les foyers et la S.A.G.É., qui va donc bientôt être rebaptisée Sagédition, propose plusieurs revues accueillant des adaptations de dessins animés ou de séries télévisées américaines, comme Rin Tin Tin et Rusty publié, sans interruption, pendant plus de vingt ans.

Dans les années 1970, l’éditeur se diversifie en publiant les deux bandes majeures de la DC Comics (« Batman » et « Superman »), mais aussi Hugo Pratt avec son « Sgt Kirk » et des westerns argentins plus violents signés Ernesto García Seijas ou Arturo Pérez del Castillo.

Comme pour la plupart des éditeurs de petits formats, les années quatre-vingt seront fatales à la Sagédition qui diminuera, petit à petit, le nombre de ses revues, avant de cesser complètement son activité en 1987. Finalement, on remarquera que la Sagédition n’aura publié que peu de bandes de création (3), et seule l’une d’entre elles aura fait date : « Le Cavalier inconnu » de R. Marcello !

Il ne reste plus qu’à espérer que, même si c’est le mensuel de la Sagédition qui sert de base à la réédition chez Le Taupinambour, de nombreux lecteurs se ruent sur cette résurrection, toutefois chronologique et fort bien venue, laquelle propose, déjà, les premiers épisodes d’une longue et captivante saga feuilletonnesque.

Publicité italienne pour « Le Cavalier inconnu ».

Gilles RATIER

 (1) : Extraits d’une interview de Raphaël Marcello par Guy Lehideux, publiée dans n° 112 de Hop !, au quatrième trimestre 2006.

(2) : Pour en savoir plus sur la Sagédition, voir l’excellent article de Fabrice Castanet sur http://sageditions.free.fr.

 (3) : Comme le précise, avec image à l’appui, l’incontournable Fabrice Castanet sur son site Comics Vintage (http://conchita.over-blog.net/article-le-cavalier-inconnu-fait-sa-pub-41848923.html), auquel nous avons emprunté quelques images pour illustrer dignement cet article, « Le Cavalier inconnu » n’était pas tout à fait inconnu dans le pays natal de son créateur, « comme en témoigne cette publicité de 1961 de l’éditeur milanais Cenisio (qui publia avec Sagédition beaucoup de revues et de matériel en commun y compris des jeux et gags dessinés par Raymond Maric ou Serge Segret, voire des nouvelles illustrées par Fernando Fusco ou Carlo Marcello écrites pour l’éditeur français !). »

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7 réponses à « Le Cavalier inconnu »

  1. Jean-Luc Muller dit :

    Formidable !!
    Article tres fourni et illustré comme on aime…
    Marcello, quel magnifique artisan de la BD réaliste et populaire, au style toujours dynamique et gracieux.
    Merci ! :-)

  2. Merci pour cet excellent article Monsieur Ratier, cela fait plaisir de voir qu’il existe encore des spécialistes de la BD populaire en petit format dit de gare. Un genre quasi-disparu aujourd’hui et c’est regrettable car ces histoires sans prétention se lisaient avec plaisir, offrant frisson et émotion (et parfois même un peu d’érotisme, notamment chez Arédit et surtout Elvifrance) à une époque où nous n’étions pas encore inondé sous les chaines de télévision.
    Cela dit…. j’ai eu beau cliqué sur votre lien Coffre à BD à la 4ème ligne de votre paragraphe introductif, je n’ai pas trouvé l’album en question. Est-il déjà sorti, vraiment? Où faut il chercher pour le trouver? Bien cordialement

    • Gilles Ratier dit :

      Bonjour François et merci pour vos commentaires !
      En fait, l’ouvrage était en souscription, car comme indiqué lors de nos précédents dossiers sur les « nouveautés du passé », Le Coffre a BD a changé son mode de fonctionnement et propose d’abord les ouvrages en souscription (mais la souscription est terminée depuis presque un mois). Ceci dit, « Le Cavalier inconnu » tome 1 sera en vente officiellement d’ici 15 jours, d’après l’éditeur. Il ne vous restera plus, alors, qu’à cliquer sur le site du Coffre à BD pour le commander. Juste un peu de patience…
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

  3. Serge Monfort dit :

    Très bon dossier sur une bonne BD que j’ai lue et relue étant enfant. J’ai d’ailleurs précieusement gardé ces numéros de Pépito où elle paraissait. J’ai en même temps découvert que Marcello réalisait des tas de BD que j’aimais bien (et qui n’était pas toujours signées)…

  4. Quand je vois la quantité de travail qu’il a fourni, je me dis qu’il devait travailler même le samedi et le dimanche, et sans doute parfois la nuit. Et avec un style puissant, détaillé et majestueux, le contraire de la BD minimaliste et volontairement dépouillée actuellement à la mode!! Un authentique forcat de la planche à dessin qui trouvait son plaisir à imaginer de formidables aventures. Mais l’excellent article de Monsieur Ratier ne parle pas de ce qui l’a rendu le plus célèbre, ses Doc Justice dans les pages de Pif-Gadget!! Avec Rahan, c’était la série réaliste la plus populaire du début des années septante-dix!

    • Gilles Ratier dit :

      Il me semble que j’avais pourtant pris mes précautions, mon cher François Pincemi, en écrivant dans mon article qu’ « Il n’est pas question ici de détailler l’immense carrière du responsable graphique de séries aussi célèbres que « Rin Tin Tin et Rusty », « Mylène danseuse étoile », « Le Prince fantôme », « Docteur Justice », « John Parade », « Taranis », « Zorro », « Le Club des cinq », « Wayne Thunder », « Cristal », « Tex Willer », « Zagor » et bien d’autres encore », mais de s’attarder un peu sur ses débuts.
      Donc, pour le reste de sa carrière (et notamment pour « Docteur Justice »), comme je le précise aussi, dans la même phrase : « voir à ce sujet les n° 112, 114, 116, 118 et 120 de Hop ! ou encore l’ouvrage « Marcello » de Louis Cance et Jean-Paul Tibéri, publiées par les éditions Taupinambour et Regards en 2009). »
      Bien cordialement
      Gilles Ratier

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