Un retour Cossu !

Oro production est la maison d’édition belge où le dessinateur d’origine sarde Antonio Cossu (« Alcester Crowley », « Le Marchand d’idées »…) propose les essais sur papier de ses étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai où il enseigne la bande dessinée (1), mais aussi ses rares et toujours intéressants travaux dans cette discipline. À l’instar de cette envie personnelle qu’il a eue de mettre en scène, à travers « Le Dernier Combat du dragon », la confrontation indispensable avec notre part d’ombre.

Une nouvelle fois aidé par l’un de ses anciens élèves (Benoît Fauviaux, qui a travaillé également pour Jacques Martin, l’auteur d’« Alix » et de « Lefranc ») pour les crayonnés, l’encrage et les couleurs, il s’est attelé à ce récent album de quarante pages tout en couleurs, basé sur un folklore local bien particulier : ceci afin de nous parler de la lutte du bien contre le mal.

            À la sortie d’un vernissage d’exposition, trois jeunes gens sont interpellés par un personnage insolite qui annonce une malédiction : la célébration du légendaire combat de Saint-Georges sur le dragon verra la victoire de la bête fabuleuse et libérera les forces du mal.

Relayée abondamment par les médias, cette prophétie met toute la ville en émoi et enclenche une série d’événements fantastiques, alors que les trois amis vont affronter leur destin et tenter de changer le cours des choses, pour empêcher l’inéluctable.

            En essayant d’être le plus attrayant possible pour le plus grand nombre de lecteurs, Antonio Cossu affiche, clairement, son attirance graphique pour une sorte de ligne claire jacobsienne. Pourtant, malgré les apparences, il livre aussi un travail très personnel, car parsemé de délires étonnants qui peuvent faire penser, aussi, aux comics du génial Steve Ditko.

Gilles RATIER

« Le Dernier Combat du dragon » par Antonio Cossu et Benoît Fauviaux

Éditions Oro production (15 €) — ISBN : 9 782 930 105 055

(1) C’est ainsi qu’a été publié, en mai dernier, un ouvrage broché de trente-deux pages en noir et blanc titré « La Libre Censure », proposant de courts récits prometteurs : notamment signés par les jeunes Camille Ricard, Vincent Lallemant, Tristan Cottreau, Francesca De Blasi, Antoine Bréda, Deborah Derycke, Valentine Garcia de Suza Ventura, Alexandrine Bonicki, Georges Fert et Alexandra Pouille.

 

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