« Buck Danny T54 : La Nuit du spectre » par Gil Formosa et Frédéric Zumbieh

Après le 1er volume de la collection « Classic » dessiné par Jean-Michel Arroyo qui a fait un triomphe avec « Sabre sur la Corée » et l’accueil plus mitigé de « Cobra noir », lesquels ont marqué, en 2013, le grand retour du trio imaginé par Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon (voir Buck Danny : double retour…), il ne faut pas rater ce 54ème album.

Au large des côtes d’Okinawa, un patrouilleur japonais explose en plein vol après avoir été touché par un missile envoyé d’un prototype d’avion furtif que l’on soupçonne venir de Chine. Faire penser à une attaque chinoise, c’est ce que souhaite faire croire l’organisation criminelle conduite par Lady X, employée par Yamasaki, riche capitaine d’industrie ultranationaliste japonais qui veut ébranler le monde, tout en mettant en avant le TX60 Spectre conçu dans ses usines. Prochain objectif de ce piège imparable : le porte-avions Ronald Reagan qui patrouille non loin des côtes Japonaises. Afin de calmer le jeu, les Américains alliés par un accord de défense avec les Japonais expédient Buck Danny, Sonny Tuckson et Tumbler sur le porte-avions afin d’éclaircir ce mystère, tout en surveillant le Liaoning, nouveau porte-avions chinois dont la technologie intéresse la Navy.

Après avoir involontairement blessé l’amiral, Sonny est contraint de rester au sol où il a pour mission de voler à bord du Northman RQ-47B, le nouveau appareil de l’armée US, alors que Buck et Tumbler sont confrontés à un Ucav (drone de combat). Lady X s’attaque, cette fois-ci, à un chasseur américain désignant une fois encore les Chinois, mais Buck Danny, aidé par les observations de Sonny, met au point un plan efficace destiné à piéger les mystérieux agresseurs…

L’excellent scénario de Frédéric Zumbiehl renoue avec les ingrédients qui ont fait le succès de la série : organisation secrète, menace de conflit, combats aériens, humour potache… et retour en grande forme de Lady X. Si, malgré une bonne volonté évidente du dessinateur, les pages de Francis Winis n’avaient pas convaincu, celles de Gilles Formosa sont à la hauteur de ses illustres prédécesseurs. Né en 1956, Gilles Formosa n’est pas un « bleu » : ayant débuté en 1976 au studio artistique des éditions Dargaud où il assiste Morris, Uderzo, Roba… pour le merchandising, il travaille pour la publicité et l’animation, crée « La Légende du chevalier Cargal » (l’un des premiers scénarios de Daniel Pecqueur) chez Dargaud en 1982, suivi de « Robur » chez Albin Michel, « Double-Gauche » chez Dargaud, « Bowen sergent major » chez Glénat…

Recruté par Alexandre Paringaux, responsable du label Zéphir intégré, depuis 2013, au catalogue Dupuis, ce dessinateur exigeant et précis parvient à relever le défi. Oubliant son style personnel, il se coule avec aisance dans la ligne graphique qu’impose toute bonne reprise. Défi réussi !

Henri FILIPPINI

« Buck Danny T54 : La Nuit du spectre » par Gil Formosa et Frédéric Zumbiehl

Éditions Dupuis (12 €) – ISBN : 9 782 800 166 193

 

 

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