« Dragons T1 : Tombé du ciel » par Bambos Georgiou, Iwan Nazif et Simon Furman

Les personnages des films à succès du studio DreamWorks vivent désormais des aventures en bande dessinée. Des dragons apprivoisés de fiers Vikings aux pingouins farfelus de Madagascar, les jeunes lecteurs peuvent désormais retrouver en album leurs héros du grand écran.

 

Depuis 1998, le studio DreamWorks produit des films d’animation qui rencontrent un succès planétaire. Citons ainsi « Antz » (« Fourmiz ») et « Le Prince d’Égypte » en 1998, « Shrek » en 2001, « Madagascar » en 2005, « Kung-fu Panda » en 2008, « Dragons » en 2010, « Les Croods » en 2013 et « En route », cette année.

Soucieux de la rentabilité de leur entreprise, les dirigeants de la société développent très tôt une politique transmédia. C’est-à-dire qu’ils étendent un contenu narratif sur plusieurs médias, en différenciant les récits suivant les spécificités de chaque média. Ainsi le cinéma, la série télévisée animée, le jeu vidéo ou l’album BD ont des histoires spécifiques, des points d’entrée différents dans l’histoire.

Prenons par exemple, les jeunes héros des films « Dragons ». Ils vivent au Moyen Âge, sur l’île scandinave de Beurk. Dans le premier album de la série en bande dessinée, dragons et humains ont déjà sympathisé. Le récit se passe donc chronologiquement après les événements narrés dans les films. Chaque adolescent viking chevauche son dragon dans de folles acrobaties aériennes. Harold, sur son fidèle Krokmou, est souvent accompagnés de ses amis, Gueulfor, Rustik, Kranedur, Kognedur et de la belle Astrid, sur leurs montures ailées.

Quand Krochefer, le dragon de Rustik le morveux, perd ses écailles en fusion au-dessus du village, le chef est obligé de l’isoler, le temps qu’il termine sa mue. Une nuit de tempête, affolé, Krochefer s’enfuit. Harold et ses amis partent à sa recherche par-delà la mer. Ils ne savent pas  que le dragon fugueur est retenu prisonnier dans une grotte volcanique par des vikings en rupture de ban. Le chef des renégats, Alvin, tend un piège aux dresseurs de dragon de Beurk.

 

L’adaptation en BD de ce récit en 3D au cinéma est très classique. Le scénario développe une trame on ne peut plus simple autour d’une quête initiatique basique. Le dessin est fonctionnel, efficace, il reprend les principales caractéristiques du cartoon.

 

Plus de folies, de loufoqueries dans l’album « Les Pingouins ». On y retrouve les héros déjantés des films « Madagascar » et « Les Pingouins de Madagascar » dans trois courts récits dans lesquels ils affrontent des rats, réussissent à faire un selfie en pleine nuit devant les joyaux  de la couronne, dans la Tour de Londres, avant une virée nocturne, intense et surréaliste.

 

 

Les aventures de Capitaine, Kowalski, Rico et Soldat, quatre pingouins téméraires et souvent inconscients des dangers, sont vives, sans temps morts, vraiment  amusantes, dans l’esprit des longs métrages. Le graphisme numérique est là encore efficace à défaut d’être original.

Ne boudons pas notre plaisir, le studio DreamWorks réussi en bande dessinée ce pour quoi il excelle dans le cinéma d’animation, faire rêver et rire les enfants.

Laurent LESSOUS (l@bd)

« Dragons T1 : Tombé du ciel » par Bambos Georgiou, Iwan Nazif et Simon Furman

Éditions Soleil (10,95 €) – ISBN : 978-2-302-04586-6

« Les Pingouins de Madagascar T1 : Complètement givré ! » par Lawrence Etherington, Jai Nitz & Co

Éditions Soleil (10,95 €) – ISBN : 978-2-302-04585-9

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