Pif le chien : histoire d’une tragédie éditoriale

Dès les années cinquante, « Pif le chien », né du crayon de l’Espagnol José Cabrero Arnal est une vedette auprès des lecteurs de la presse communiste, avant de devenir une star après l’arrivée du magazine Pif-Gadget. Comment un héros aussi populaire auprès de millions de lecteurs de tous âges a-t-il pu disparaître brusquement du monde d’une bande dessinée alors plus conquérante que jamais ? C’est ce massacre éditorial que nous allons essayer de vous conter.

Première apparition de Pif dans L'Humanité.

Un héros communiste

Après la Seconde Guerre mondiale, le quotidien L’Humanité, organe officiel du Parti communiste français, publie la bande quotidienne des aventures de « Félix le chat », dont les strips en provenance des États-Unis sont distribués dans l’hexagone par l’agence de presse Opera Mundi. Le plan Marshall, imaginé par cette Amérique honnie et à laquelle s’opposent avec force les communistes, incite le quotidien à abandonner la publication des aventures du félin US, le 29 février 1948. Dans le numéro du 26 mars, Pif fait sa première apparition dans le journal annonçant son arrivée, sous forme de quatre images dans la livraison datée du dimanche 28 et du lundi 29 mars 1948. À la recherche de nourriture, le brave cabot escamote un os de dinosaure provoquant la colère du gardien du musée où il s’est introduit. Un chien, et quel chien, vient de chasser un chat des pages du quotidien qui, à l’époque, possède une audience bien plus importante qu’aujourd’hui.

Autoportrait d'Arnal.

Ce strip qui ne porte pas encore de signature est l’œuvre du dessinateur espagnol José Cabrero Arnal, aidé par Pierre Olivier pour le texte. Rédacteur à l’hebdomadaire Vaillant, Pierre Olivier est déjà l’auteur des scénarios des aventures de Placid et Muzo qu’anime le même Arnal dans l’hebdomadaire, depuis 1946. Les fidèles du « journal le plus captivant » devront attendre le 21 décembre 1952 (n° 397) pour voir arriver Pif, surgissant d’un colis offert par le père Noël aux jeunes lecteurs. En attendant, « Pif le chien » fait la conquête de ceux dont les parents lisent le quotidien et les habitués des pages jeunesse de L’Humanité dimanche.

Chien errant à ses débuts, Pif trouve, dès la fin de l’année 1949, une famille pour l’accueillir : Tonton Césarin, Tata Agathe et leur fils Doudou. Tonton César travaille dans le bâtiment, cultive son jardin et aime la chasse où il entraîne le malheureux Pif qui fait tout pour protéger ses amis les lapins. Tata Agathe, en bonne mère de famille et femme au foyer, mitonne de bons petits plats, mais peut aussi pousser de grosses colères. Doudou, un cheveu unique au sommet du crâne, est un gosse plutôt paisible, souvent victime des facéties du chat Hercule.

Celui-là, il ne faudra pas attendre longtemps pour le voir s’imposer au sein de la famille Césarin. Un sparadrap sur la joue, le regard malicieux, il devient le compagnon inséparable de Pif, malgré les innombrables bagarres qui les opposent.

Le quintette réside dans un sympathique pavillon situé dans une banlieue paisible où il fait bon vivre. En résumé, l’image idyllique d’une famille communiste française type, comme le PCF souhaite la présenter à ses lecteurs.

La première apparition de Pif dans Vaillant.

D’Arnal…

Né le 6 septembre 1909 en Aragon, à Castilsabas-Loporzano (un village de la province de Huesca), José Cabrero Arnal et sa famille gagnent Barcelone où son père devient policier pour fuir la misère.

Apprenti menuisier à 14 ans, élève mécanicien… Il n’a qu’une passion le dessin.

Il publie ses premières bandes dessinées à 18 ans dans le journal TBO (bande dessinée en espagnol) où il anime des personnages assez proches de la future famille Césarin.

Très vite, Arnal devient un artiste de premier plan en Espagne, dessinant pour KKO, Pocholo où il crée « Top le chien » (un ancêtre de « Pif »),

« Top le chien ».

Mickey où il dessine « Chin-Chin »…

« Chin-Chin ».

Dès juillet 1936, il entre dans l’armée républicaine, combattant les troupes franquistes jusqu’à la défaite en février 1939. Contraint à l’exode, il est arrêté par la police française, enfermé au camp de concentration d’Argelès. Ce seront ensuite les camps de Saint-Cyprien puis d’Agde où il s’engage dans les Compagnies de travailleurs étrangers. Fuyant les Allemands, refoulé par la Suisse, il est fait prisonnier et déporté à Mauthausen le 27 janvier 1941.

Arnal à Mauthausen.

Il y côtoie l’enfer jusqu’au 5 mai 1945, libéré par la onzième division de cavalerie américaine.

C’est un homme brisé et malade qui se présente à la rédaction de l’hebdomadaire Vaillant où il publie ses premiers dessins en janvier 1946, proposant la première planche de « Placid et Muzo » dans le numéro 56 du 16 mai 1946.

Son trait rond et sympathique, inspiré par l’univers Disney, lui permet de séduire rapidement les jeunes lecteurs qui plébiscitent l’ours et le renard, dès leurs débuts à la Une de l’hebdomadaire. Il leur faudra attendre six ans et l’arrivée de « Pif le chien » pour en être chassés, mais le père du cabot s’appelle aussi… Arnal !

Ne s’étant jamais vraiment remis de son passage dans le camp de concentration nazi, et malgré la présence de son épouse Denise, Arnal travaille lentement, trop lentement pour ses employeurs qui doivent lui trouver des suppléants. En ce début des années cinquante, Arnal doit produire 6 bandes quotidiennes de « Pif le chien », une planche dominicale pour L’Humanité dimanche, une page de « Pif le chien » et une autre de « Placid et Muzo » pour Vaillant ; sans oublier des couvertures, des illustrations, des publicités… Pas vraiment l’idéal pour un homme qui vient de connaître les camps de concentration.

Si Jacques Nicolaou se révèle un successeur sur mesure pour « Placid et Muzo » qu’il animera jusqu’à leur disparition tout en restant fidèle à la trame d’origine, il n’en sera pas de même pour « Pif le chien » qui, au fil des années, connaîtra le meilleur… et le pire !

« Pif le chien » par José Cabrero Arnal dans Vaillant.

« Becdor » par R. Mas.

… à R. Mas

Dès 1947, découvert par Roger Moreu l’un des rédacteurs de Vaillant, Roger Masmontiel (né en 1924), un employé de banque rêvant de dessin, fait une brève apparition dans cet hebdomadaire d’obédience communiste avant de travailler pour divers journaux du PCF comme Femmes françaises, L’Avant-Garde (avec la série  « Gavroche »), Les Beaux Jeudis de l’Humanité (où il reprend « Becdor » un canard imaginé par Arnal)… : voir aussi http://bdzoom.com/7079/actualites/«-pif-»-est-encore-orphelin/.

Peu à peu, il intervient sur la page du dimanche, puis sur le strip quotidien de « Pif le chien » qu’il finit par animer seul, avant de le signer à partir de 1950 de son pseudonyme : R. Mas.

Il réalisera plus de 13 000 strips jusqu’à son départ à la retraite.

C’est lui, qui dès l’entrée du personnage dans Vaillant, seconde puis assure la réalisation complète de la planche qui devient double page en 1956.

Première page de « Pif le chien » réalisée par R. Mas.

Peut-être plus qu’Arnal, Roger Mas donne sa véritable identité à « Pif », soignant les gags, dynamisant l’antagonisme entre Pif et Hercule, construisant avec amour l’ambiance champêtre où évoluent ses personnages. C’est sous le crayon de Mas que « Pif » devient la vedette incontestable de Vaillant, au point de pousser la rédaction à changer le nom du journal qui devient Vaillant, le journal de Pif avec son numéro 1038 du 4 avril 1965, avant de prendre le titre de Pif-Gadget en 1969. À cette occasion, les aventures de Pif le chien passent de deux à quatre planches. C’est encore Roger Mas qui crée « Pifou » dans le numéro 684 de Vaillant du 12 juin 1958. Fils naturel de Pif, le chiot dont les seules paroles sont — après quelques hésitations — glop-glop, devient très vite aussi populaire que les autres membres de la famille Césarin. Malgré cette nouvelle trouvaille qui enrichit l’univers imaginé par Arnal et déjà beaucoup transformé par son remarquable travail, Roger Mas supporte de moins en moins l’obligation imposée par la rédaction d’indiquer la mention « d’après C. Arnal ». Mention qui permet aux responsables de l’hebdomadaire de verser des droits à Arnal qui épuisé et malade travaille de moins en moins. Souhaitant voler de ses propres ailes, Mas abandonne son travail pour « Pif » dans Vaillant en 1967 (numéro 1143), livrant désormais la page hebdomadaire de « Pifou » puis la création de « Léo bête à part ». Dans L’Humanité et L’Humanité dimanche, il poursuivra les aventures de Pif sans jamais en modifier le concept. Ce n’est hélas pas le cas dans Vaillant… Notons qu’au cours de cette période d’intenses activités, Roger Mas fait appel à des assistants, particulièrement Guy Lehideux qui travaille aussi sur les aventures de l’ourson Spoutnik, un autre de ses personnages dont les textes illustrés sont publiés dans L’Humanité dimanche et dans le magazine Pif le chien.

« Pif » par R. Mas dans L'Humanité.

Pif ne se contente pas d’être la vedette incontestée de Vaillant et de L’Humanité, il est aussi le héros de magazines portant son nom. Tout d’abord, les Aventures de Pif le chien, dont les superbes couvertures livrées par Arnal témoignent de la maîtrise graphique du dessinateur catalan. De 1950 à 1953 (12 numéros), de 1954 à 1957 (16 numéros) et enfin de 1958 à 1967 (112 numéros), ce périodique propose principalement les strips publiés dans L’Humanité. Mas y illustre en complément « Les Mémoires de Pif », ainsi que « Les Nouvelles Aventures de Spoutnik ». Au début des années soixante, la situation financière de Vaillant devenant difficile, la publication des « Poches » est annoncée afin d’apporter l’oxygène indispensable à sa survie. Premier titre proposé en décembre 1962, Pif poche remporte un succès immédiat avec sa formule 100 gags/100 jeux qui dépasse rapidement les 150 000 exemplaires. Sous une couverture de Mas, ce trimestriel (devenu mensuel trois ans plus tard) reprend dans un premier temps les strips de L’Humanitéremontés au format poche, puis propose des gags inédits majoritairement dessinés par Louis Cance, jusqu’à la disparition du titre au numéro 321 en 1992.

Pif par Louis Cance dans le n° 222 de Pif Poche, en 1984

Adieu famille

Dans Vaillant, après quelques reprises d’anciennes histoires de Roger Mas, un nouveau dessinateur fait son apparition en juin 1967 : Louis Cance, dont il faudra attendre plusieurs années avant de voir figurer la signature. Né dans le Cantal (où il demeure toujours) en 1939, Louis Cance après des débuts dans la presse populaire (« Red Devil » dans Johnny Texas) collabore à Lisette, Record, Amis-Coop… avant d’entrer à Vaillant où la reprise de « Pif le chien » lui est proposée alors qu’Arnal livre de temps à autre une histoire inédite. Passionné de BD, Louis Cance anime depuis quarante ans le magazine Hop !. Proche d’Arnal, son trait se personnalise au fil des années, sans retrouver la rondeur bon enfant de Mas. Dans un premier temps, Pif et Hercule poursuivent leurs facéties au sein de la famille Césarin, hélas sans le populaire Pifou que Mas a emporté avec lui afin d’animer ses propres gags. Si le mois de février 1969 marque l’arrivée de Pif-Gadget, c’est hélas aussi la disparition de Tonton, Tata et Doudou de l’univers des aventures de Pif. Le chien et le chat vont désormais vivre en citadins, parcourir le monde, s’humaniser. Erreur funeste, due à une rédaction qui estime que les enfants de l’ère du gadget sont perturbés par ces héros d’un autre temps. Curieuse démarche, alors que le journal vient de prendre pour titre le nom de ce héros soi-disant dépassé. C’est un peu comme si ont demandait aux auteurs de « Boule et Bill » de les faire déménager dans une HLM ou à « Lucky Luke » de voyager dans l’espace.

Louis Cance doit attendre 1971 pour pouvoir enfin signer de son nom les cinq pages hebdomadaires imposées depuis la nouvelle formule, récits dont les scénarios sont signés Patrice Valli, Jean-Marie Nadaud ou encore Christian Godard.

Une planche originale de « Pif » par Louis Cance.

Couverture d'un Pif spécial comique de juin 1980 dessinée par Michel Motti.

L’idée de créer un atelier « Pif » est dans l’air depuis la naissance de Pif Gadget, mais il faudra attendre quelques années pour qu’il devienne réalité. Michel Motti, né en 1934, en assure la direction, entouré de deux jeunes dessinateurs talentueux : Yannick (Hodebert) qui plus tard animera avec succès les gags d’Hercule et Jacques Tabary, frère du dessinateur d’« Iznogoud ». Au fil des années, l’équipe s’étoffe avec François Corteggiani, François Dimberton, Rachid Nawa, Clod (Onesti), Giorgio Cavazzano, Totaro, Luciano Gatto, Carmen Levi, Cober, Scott… De nouveaux partenaires, bons ou méchants, font leur apparition : le docteur Kifelkloun, Pamela, Krapulax, le professeur Belpomme… et même Tonton, Tata et Doudou étrangement relookés qui tentent un bref retour au milieu des années 1980. Pif, héros bien de chez nous, campé par un artisan de la bande dessinée, perd peu à peu son identité tout au long de cette débauche d’auteurs qui ont pour consigne d’en faire un nouveau « Mickey Mouse ». La presse BD communiste française a toujours curieusement lorgné vers les États-Unis en matière de bande dessinée. Une série de dessins animés médiocres destinée à la télévision confirme le mauvais goût ambiant. Le journal multiplie les formules, toutes plus hasardeuses les unes que les autres, jusqu’à ce sombre jour de janvier 1994 où Pif-Gadgetdisparaît des kiosques après avoir été racheté par un entrepreneur du bâtiment. « Pif le chien » meurt avec lui, trop ballotté au cours des dernières années de sa vie pour laisser des regrets chez les lecteurs.

Planche originale de Giorgio Cavazzano représentant Pif & Cie.

Retour raté

En juillet 2004, les nostalgiques de Pif-Gadget ont la surprise de le retrouver chez leurs marchands de journaux. Mensuel édité par L’Humanité, avec pour rédacteur en chef plein de bonne volonté François Corteggiani.

Ce magazine copieux propose des récits complets, dont les aventures de Pif le chien. Un Pif toujours flanqué d’Hercule dessiné par Chicco (alias Bernard Ciccolini) au trait bien éloigné de celui de son créateur. Olivier Fiquet, Fourneuf ou René Mazyn se succèdent multipliant les styles et les thèmes, comme si la nouvelle rédaction n’avait pas compris la leçon.

Pif-Gadget meurt une seconde fois en décembre 2008 ; voir aussi http://bdzoom.com/4734/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-pif-gadget-periode-rouge/.

Pif vu par Olivier Fiquet

Petit espoir avec François Corteggiani, une  fois de plus confronté au personnage, qui depuis 2013 réanime le strip quotidien dans les pages de L’Humanité, en signant Kort. Une tentative intéressante proposée en couleur et renouant avec les origines du personnage.

La vie chaotique et la mort annoncée de « Pif le chien » témoignent d’un véritable gâchis, orchestré par une succession de pseudos rédacteurs venus du monde politique qui, en quelques années, ont détruit le travail de l’équipe originelle de l’hebdomadaire Vaillant. Il faut y ajouter une politique abracadabrante de la gestion des albums. Une dizaine d’éditeurs, un choix curieux du matériel où ne figurent pas les travaux de Roger Mas, l’auteur qui a permis au « Pif » d’Arnal de grandir.

 Henri FILIPPINI

Recherches iconographiques et mise en pages : Gilles Ratier

Note : merci aux sites http://dessine.blogspot.frhttp://vaillant-pif-gadget.over-blog.comhttp://www.forumpimpf.nethttp://www.les-dessous-du-dessin.be et  http://grenierdelatv.free.fr pour certaines images que nous n’avons pas hésiter à reprendre afin d’illustrer convenablement cet article. Par ailleurs, pour découvrir l’Histoire de « Pif le chien » et du journal Vaillant il est recommandé de lire l’ouvrage « Mon Camarade, Vaillant, Pif gadget : L’Histoire complète, 1901-1994 » de Richard Médioni : 560 pages, 39 euros (10, Grande Rue 02330 Pargny-la-Dhuys, vaillantcollector@orange.fr) ; voir aussi http://bdzoom.com/53620/actualites/«-mon-camarade-vaillant-pif-gadget-l’histoire-complete-1901-1994-»-un-nouvel-ouvrage-indispensable-aux-amateurs-du-9e-art/.

Et pour en savoir plus sur José Cabrero Arnal, nous ne pouvons que vous conseiller l’ouvrage que Philippe Guillén lui a consacré aux éditions Loubatières, en 2011 : « José Cabrero Arnal de la République espagnole aux pages de Vaillant : la vie du créateur de Pif ».

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26 réponses à Pif le chien : histoire d’une tragédie éditoriale

  1. Christophe Cassiau-Haurie dit :

    Superbe article ! Merci infiniment.

  2. Un article passionnant, érudit et juste: en effet, Pif le canidé est passé d’une immense popularité à l’oubli quasi-total. Les planches de monsieur Arnal étaient bien sympathiques, tout comme celles de Placid et Muzo.

  3. Timon dit :

    Whaouw ! Merci pour cet article : juste passionnant !

  4. guillén philippe dit :

    Hola, me llamo Guillén, je suis l’auteur de la biographie dont vous présentez la couverture en photo et que vous citez, mais sans en donner le titre exact et long:  » JOSE CABRERO ARNAL. de la République espagnole aux pages de Vaillant. La vie du créateur de PIF »(je vous en remercie) , chez Loubatières éditeur… Mais je m’arrête juste pour préciser ceci= Ayer fue – en EspaNa, pero tambien en Francia y en la nuestra memoria, ella de los hijos y nietos del exilio republicano espaNol, y en Memoria historica de todos, un dia de homenaje a los nuestros familiares, represellados, torturados por la milice de Petain y por los SS o nazis y quienes deportaron a Mauthausen, Dachau y otros campos… -.14′ de abril de 1931: el dia historico de’ la Proclamacion tranquil de la Segunda Repùblica EspaNola que la mataron Franco y sus amigos Hitler, Mussolini, Salazar y eso, con la cobarde complicidad de los gobiernos frances y ingles de la no-intervencion. Ceci dit, je ne fais là aucun Hors-sujet, et je parle très précisément de JOSE CABRERO ARNAL, car lui encore vivant (hélas, il est décédé depuis septembre 1982) il aurait été hier parmi nous à honorer la proclamation de cette Seconde Republique pour laquelle il a tant tant donné, de son sang et par exemple, de la chair de sa cuisse (pour parler très juste et très vrai), pour laquelle il a combattu contre le fascisme. Rendre hommage à la Répùblica c’est rendre hommage à C.Arnal, et réciproquement. Je l’ai dit et écrit dans mon livre, tout ce qui permet de se remémorer C.Arnal , de citer son nom au moins une fois, est pour moi « gotita de miel » (: une petite goutte de miel, précieuse!). je vous en suis gré donc, merci, merci, gracias. Pour autant, je me vois contraint de corriger les quelques petites erreurs ou omissions de votre article et en ce qui le concerne, lui, le dessinateur père de PIF entre autres (mais vous m’excuserez , je ne suis qu’ historien et non journaliste -même de bonne volonté, car je le sais de vous-, je vais rester donc précis et ne parlerai donc ici que de mon domaine de prédilection, et à ce moment de mes connaissances et recherches sur lui). Petite 1ere PRECISION: José Cabrero n’est pas né comme vous l’écrivez  » dans un village proche d’Aragon », mais bien EN Aragon (qui est une région espagnole), et EN-dans la Provincia de Huesca (équivalent d’un de nos départements) et, je vous l’ai dit: en étant précis, est né A Castilsabas-Loporzano (si vous voulez respecter et la Géographie, et les faits, ce dont je ne doute pas) ; 2éme précision, dommageable à mon sens: vous résumez le parcours du républicain (et je sais combienl’exercice est difficile, pour n’avoir pas su écrire moi-même moins de 3OO pages sur l’Histoire de C.Arnal) mais vous avez du mal avec l’emploi de certains mots, dont je sais le sens effroyable, mais que vous semblez vous interdire d’employer, alors qu’ils sont si justes, si vrais, et historiques! Par exemple vous résumez en disant « il est fait prisonnier et envoyé à Mauthausen », pourquoi ne dites vous jamais (et ce n’est pas plus long), « il est fait prisonnier et DEPORTE à Mauthausen » (puisque jamais non plus vous n’utilisez le nom: déportation), vous insistez dans ce non-emploi (bon sang, appelez donc Hercule un chat!) au point même d’en faire une grosse erreur et confusion = vous dites, plus loin « …il ne s’est jamais remis de ses années de Stalag, et malgré la présence de sopn épouse Denise… » Là, je suis obligé de vous dire que c’est faux (quel dommage, sincèrement, quel dommage) : C.Arnal n’a jamais vraiment passé des années de Stalag, il a été avec ses camarades quelques mois de 194O-après les tentatives ratées d’entrer en Suisse- détenu au Frontstalag de Belfort (caserne Bougenel et Fort-Harty) puis moins d’une quinzaine de jour au Stalag de Falingbostel (Prusse orientale, pour être précis donc) avant d’arriver par train à bestiaux et plombé comme déporté , en DEPORTATION, au camp de Mauthausen, dont vous auriez pu dire (et c’est historique) qu’il fut un CAMP DE CONCENTRATION NAZI. Voila au sujet du résumé biographique que vous donnez à lire de Jose Cabrero Arnal ce que je puis faire comme remarque (je ne dis rien du reste de l’article, sur la revue, les éditions, les relations avec le PC, car je ne suis pas à même de me prononcer sur ces questions là. je pense qu’il y a des spécialistes, qui valideront ou rectifieront); néanmoins vous parlez de Cabrero Arnal, donc j’en oublierai presque l’Histoire et la vérité, pour n’en retenir que votre effort et le dire louable; Merci donc pour lui.
    Guillén Philippe

    • Votre ouvrage, monsieur Guillén, sur José Arnal est brillant! Grâce à celui-ci, j’arrive à mieux comprendre comment, cet homme engagé et dont les créations de sa période républicaine sont pleine de vitalité, ait pu après la guerre faire un « Pif le chien » aussi neutre. Une calligraphie restée toujours pleine d’élégance (les couvertures et les pages de Placide et Muzo du début des années 50 sont exceptionnelles) mais l’auteur semble ailleurs.

      Et concernant l’article de monsieur Filippini, j’apprécie certaines choses anciennes mais j’ai du mal à percevoir R.Mas comme autre chose qu’un apparatchik, figeant le personnage de PIF d’un sourire béat et d’un humour forcé.

      Avec la formule Pif Gadget, les dessinateur se succèdent auprès d ‘une mascotte du consumérisme, allant parfois bien plus loin que leurs concurrents ouvertement capitalistes. L’évolution de Vaillant à Pif(gadget) est bien déconcertante. Malgré les ouvrages sur le sujet et cet article, les explications manquent.

    • Gilles Ratier dit :

      Merci pour vos précisions monsieur Guillén.
      Nous avons corrigé l’article d’Henri Filippini qui souhaite cependant préciser que pour ce qui est d’Arnal, comme d’ailleurs des autres dessinateurs de « Pif », le propos n’était pas de raconter leurs vies ; le sujet étant avant tout Pif le chien. Il comprend néanmoins votre émotion et reconnait qu’il n’a pas approfondi les détails de ses cinq années de guerre qu’a connu Arnal : d’où le renvoi à votre ouvrage, d’ailleurs.
      La rédaction de BDzoom.com

  5. Richard Medioni dit :

    Cela fait plaisir de voir BDZoom consacrer un long et bon article, très documenté, à notre cher Arnal, qui mériterait que ses merveilleuses créations soient rééditées.
    Avec le recul, comme Henri Filippini je pense effectivement que ce fut une très mauvaise idée d’abandonner à la fin des années 60 l’univers et la famille de Pif. Pour l’histoire, cette décision fut prise à l’unanimité des rédacteurs, de la rédaction en chef et de la direction des Éditions Vaillant.
    Un autre problème fut que, après Arnal (qui ne travaillait pratiquement plus) et Mas (qui se consacrait à son Pifou), il fut impossible de trouver un scénariste apte à bien faire vivre ce personnage. Les scénaristes, à l’époque, ne couraient pas les rues ! En désespoir de cause, nous avons même demandé à l’un des meilleurs scénaristes de BD, Christian Godard, de prendre en main la série, et force est de constater que ce ne fut pas une réussite.
    Par conséquent, à l’erreur première de la suppression de l’univers de Pif, s’ajouta le problème de ne pas avoir réussi à trouver un scénariste pouvant reprendre le personnage en lui gardant son originalité, en sachant faire cohabiter Hercule et Pif, etc. Et puis, sans critiquer les autres dessinateurs, il faut reconnaître que le trait même d’Arnal, ses compositions de planches, ne furent jamais égalés, sauf dans une certaine mesure par Roger Mas.
    Encore une fois, un article très intéressant !
    Et comme disait Maurice Biraud sur Europe n° 1 : « Pif ! Pif ! Pif ! Hourrah ! »

  6. Magnifique article se rapprochant de la réalité vécue par un pifophile avéré.
    Merci à Philippe Guillen d’avoir éclairé de ses précisions ces détails historiques important de la vie d’Arnal, ainsi qu’à Richard Médioni pour cette explication très intéressante d’une décision prise somme toute à l’unanimité au sein de la rédaction Vaillant, et qui allait sans le savoir provoquer le lent déclin que nous connaissons tous…
    Léo, bête à part.

  7. ap dit :

    Excellent article, et qui évoque pour moi bien des souvenirs. Je suis né en même temps que Pif gadget, et les personnages du mensuel ont bercé toute une partie de mon enfance. Tout ça a bel et bien disparu, à présent. Et ( Rahan excepté ) je ne vois nulle part de tentative d’envergure de faire renaître ces trésors du passé en de belles éditions accessibles à tous. Pourtant, je suis sûr de n’être pas le seul qu’une publication de l’oeuvre française d’Arnal réjouirait.

  8. JC Lebourdais dit :

    MarShall. Une faute d’orthographe sur la premiere ligne ca fait un peu desordre.

  9. guillén dit :

    Bonsoir,
    Merci Monsieur G.Ratier pour le correctif et votre commentaire à mon commentaire. Mais, permettez moi encore, juste une nouvelle précision: non pas 5 ans de Guerre pour Cabrero Arnal et les autres exilés républicains espagnols, ses frères… mais bien 9 ans (il faut être moins franco-français) et plus soucieux des mathématiques historiques. Jose Cabrero Arnal commence à se battre contre le fascisme (franquiste) dès juillet 1936, jusqu’à son exil en France en janvier 1939 ;;; et ensuite, on sait: libéré du camp de concentration nazi de Mauthausen, en mai 1945 (et déporté dans celui-ci depuis le Stalag XI-B de Fallingbostel et non en fin 1940 comme le dit l’article, mais bien dès le 27 janvier 1941, dans le convoi des 1472 RoteSpanier). Donc 9 ANS….. il faut savoir, car c’est Historique mais méconnu… alors, je rectifie… Le 18 juin 1945 (car les derniers à « rentrer » des camps nazis furent les « apatrides » espagnols qu’on ne savait pas où les envoyer!), le fameux déporté Mariano Constante (un des chefs de la Résistance clandestine internationale dans le camp lui-même) arrive à l’Hôtel Lutetia de ¨Paris et, est, comme l’ont été tous ses prédécesseurs à un interrogatoire de vérification de son identité. Et l’officier-enquêteur des FFL interrompt soudain son interrogatoire – il vient de prendre la mesure de ce qu’a vécu le jeune homme qui lui fait face- et ordonne alors a tous les soldats et officiers de la salle de se lever. Il leur demande à tous de se mettre a

  10. guillén dit :

    (bugg informatique… et suite)= … . Il leur demande à tous de se mettre au garde à vous, et salue ce tout jeune ex-teniente del Ejercito popular de la Repùblica EspaNola. L’officier français dit alors haut et forts: « Messieurs, cet homme qui est devant nous et à qui nous rendons les honneurs s’est battu 9 années contre le fascisme! ».
    Bonne soirée à vous.
    Philippe Guillén

  11. l'Apache dit :

    Il y a pas mal de sites sur le net qui postent des images des personnages de C.Arnal.
    A mon petit niveau j’essaye d’en faire découvrir le plus possible en espérant qu’un éditeur avisé les voit et nous sorte enfin de beaux albums de Pif, Hercule, Placid et Muzo.

  12. Francis GROUX dit :

    Je ne crois pas que GAVROCHE était édité par la Presse communiste, comme semble le dire
    Henri FILIPPINI;

    • Gilles Ratier dit :

      En effet, mon cher Francis, Gavroche était édité par les éditions Théophraste Renaudot de Paris, je ne pense pas que cette structure avait des accointances avec la Presse communiste : encore une occasion de tirer les oreilles d’Henri (rires) : je corrige !
      La bise et l’amitié
      Gilles

  13. guillén dit :

    A travailler ainsi conjointement, les uns avec les autres, nous marchons vers un Article avec « A » majuscule: et c’est l’hommage qui leur est du, à Cabrero Arnal, à Mas et à tous…! Et c’est bien la moindre des choses pour ceux qui ont su enchanter ainsi nos enfances et continuent à nous faire rêver et aimer de petites choses… et très sérieuses, finalement !
    Merci donc à tous les contributeurs et auteurs, pour les correctifs pris en compte.! Ole ! Bravo – ! Y es sincero !- pour cet article évolutif (donc!) et l’esprit ouvert qui anime ses concepteurs.
    Guillén

    • Gilles Ratier dit :

      Cher Philippe, vous avez parfaitement résumé l’esprit qui anime le site BDzoom.com ! Nous ne prétendons pas tout connaître sur le monde très très vaste de la bande dessinée, nous essayons simplement de faire partager notre passion en ne racontant pas trop de bêtises : et si on en écrit parfois, nul n’est parfait, nous faisons tout pour les corriger le plus vite possible, ceci afin de permettre de faire évoluer nos connaissances (et du même coup, les vôtres aussi, chers lecteurs) : chacun apportant, ainsi, sa pierre à l’édifice.
      Encore mille mercis !
      La bise et l’amitié
      Gilles Ratier

  14. vincent dit :

    Félicitations a l’equipe bdzoom et à vous Gilles ! Un article digne de Pif et d’Arnal ! Ca fait vraiment plaisir de voir des passionnés aussi minutieux et attentifs ! C’est du bonheur ! Et je tiens, par ce present post, a remercier Guillèn pour son ouvrage qui m’a appris enormement de choses sur Arnal que j’adore et sur une partie de l’histoire d’Espagne que mon grand pere a connu. Merci pour tout !

  15. guillén dit :

    Mais de rien Vincent, de rien. Et puis c’est José Cabrero Arnal qu’il faut remercier. Merci à lui qui a su enchanter nos enfances et nous amuser ! … Que pena ! (dit-on en castillan: »quelle peine! ») qu’il soit ainsi oublié par tant d’excellents auteurs de nos modernes BD et certains de nos spécialistes… Mais gageons qu’avec cet article et d’autres, futurs, ça va viendre!.. Et puis, je ne désespère pas aussi de le faire connaître dans son propre pays, et m’efforce d’y multiplier les présentations. Là-bas, la méconnaissance s’expliquait par plus de 40 années de dictature fasciste (et les censeurs franquistes, croyez-moi, travaillaient « très bien », avec une rigoureuse efficacité, chirurgicale. Ils ne le perdaient pas de vu, et même lors de « ses voyages » contraints, et vous savez où! Hallucinant cette « traçabilité » des exilés politiques)…. Et, nous en France, qui sourions à l’évocation de ses dessins et de ses personnages… C’est oublier (mais en France, on oublie la méticulosité des officiers fascistes,ou on veut la penser « absurde » , ridicule même, et on parle de fous ou paranoïa. On n’imagine même pas/plus 40 ans de censure… On oublie ici que son père républicain fut fusillé un petit matin et abandonné avec d’autres dans une fosse… que l’on recherche encore du côté de Huesca. Et on trouvera!.. En France, on a totalement oublié que José fut un prodigieux caricaturiste politique (puisque ça se passait avant, et à l’étranger. Ben-sûr-de-chez-sûûûr, qu’un dessinateur ça nait quand c’est publié en France, que ça n’a pas grandi avant, ni appris… Caricaturiste politique oublié, mais pas dans l’Espagne de Franco et au Ministerio de la Informacion y la Propagande. Pour sûr ! Pour eux, c’était un Caricaturiste républicain à Barcelona, un ENNEMI (allez, visualez juste une seconde: imaginez notre C.Arnal en « Ennemi ».. j’suis sûr : vous n’y avez jamais jamais pensé, et vous n’arrivez même pas imaginer ça. Eh bien, sachez-le: pas eux! Je ne veux rien plomber, juste rappeler que le dessin c’est aussi un métier, que les auteurs doivent aussi pouvoir se payer un bout de steak, un kilo de patates, pour bouffer, sinon pas de petits bonhommes z’et aventures sur papier. C’est con de rappeler ce qu’est la vraie vie…. A toutes et tous, à bientôt. Merci de vous en rappeler et avec sourires et tendresse. Et Vive Top, Topilita, Rob, Pif, Hercule, Placid, Fifine, Roudoudou (et à très bientôt Roudoudou!)…….

  16. Mario dit :

    Franchement, même si le débat est intéressant, est-ce bien utile de revenir sur des mots non-utilisés ? Alors que l’article est :
    «  »Comment un héros aussi populaire auprès de millions de lecteurs de tous âges a-t-il pu disparaître brusquement du monde d’une bande dessinée alors plus conquérante que jamais ? C’est ce massacre éditorial que nous allons essayer de vous conter. »"

    «  »Envoyé »" à la place de «  »déporté »" ? Il faudrait avoir vécu 70/75 ans sur une île déserte pour ne pas savoir ce qu’être « envoyé » en Allemagne lorsqu’on avait certains critères.

    «  »C.Arnal n’a jamais vraiment passé des années de Stalag »"
    Je ne comprends pas non plus cette remise en cause puisqu’il est dit plus loin :
    «  »détenu au Frontstalag de Belfort «  » et «  »et déporté dans celui-ci depuis le Stalag XI-B de Fallingbostel »"
    Il y aurait donc Stalag et… Stalag ?

    «  »non en fin 1940″ » alors que c’est «  »27 janvier 1941″ ».

    M. Filippini ne nous narrait pas la biographie de Arnal mais un sujet sur Pif le chien.

    Pour avoir lu et apprécié le livre de M. Guillén, et son travail exceptionnel de recherches, je crois que nous sommes complètement dans le hors-sujet voire dans le tripotage de diptères.

    cdlt

  17. Jean-François Douvry dit :

    Non, les précisions historiques de M. Guillén sont bienvenues, en ce qu’elles prolongent l’excellent article de Henri Fillipini sur les avatars éditoriaux subis par Pif. Son créateur, Arnal, gagne a être connu pour la totalité de son parcours, y compris bien sûr ses travaux antérieurs à la guerre, et tout autant ses engagements anti-fascistes ( il a fait carrière ensuite dans la presse communiste, ce que tout amateur de l’histoire de la bande dessinée prend évidemment en compte dans son approche du genre).
    Depuis longtemps j’étais fasciné par ce destin hors-normes. Les commentaires de M.Guillén m’incitent à me procurer son ouvrage.

  18. Oui, Monsieur Douvry, c’est très bien de parler des engagements anti-fascistes, on sait que c’est une tragédie. Mais il me semble qu’ elle se situe à un niveau tout à fait comparable dans l’horreur à celui des régimes communistes. Staline, Mao, et d’autres n’ont pas été les bienfaiteurs de l’humanité, ils ont également des dizaines de millions de morts sur la conscience, issus parfois de leur propre peuple. Et là, bizarrement, il n’y a quasiment pas de bandes dessinées sur le sujet, à part le livre de Delisle sur la Corée du Nord, ceux de Séra sur les Khmers Rouges, ceux de Giarnido sur Jonas Fink. Au cinéma, il y eut « La vie des autres », témoignage effroyable sur les méfaits de la Stasie. L’archipel du goulag en roman. Mais peu de littérature dessinée, et pourtant le danger guette toujours…IL convient de rester vigilant, et de dénoncer avec la même force les dérives des extrèmes totalitaires, qu’elles soient de gauche ou de droite.

  19. Mario dit :

    Mais je n’ai pas dis le contraire puisque je me suis procuré ce livre à sa sortie et l’ai apprécié.
    Cependant, ces précisions, je le répète, n’ont pas lieu d’être car « abusives » et hors propos.
    La preuve.
    Au lieu de parler de l’article de M. Filippini, vous parlez, nous parlons du livre sur Arnal.
    Ce n’est pas le sujet pour le vendre.

    Oui M. Filippini a raison de dire qu’il est anormal qu’un titre, qu’un personnage comme Pif le chien, n’ait plus sa place dans le paysage de la Bande Dessinée.
    cdlt

  20. BARRE Pascal dit :

    Message personnel pour M. Medioni: pourriez vous me donner des nouvelles de Gisèle s’il vous plait?

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