L’impressionnant dessinateur serbe Gradimir Smudja s’est emparé d’un étonnant et méconnu haut fait de bravoure de l’histoire de l’art — qui s’est déroulé à Paris, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale —, afin de le raconter en bande dessinée dans un diptyque dont le premier tome vient de sortir et où il impose, une fois de plus, son flamboyant style graphique… mais toujours avec beaucoup d’humour et de fantaisie. Le 14 juillet 1939, Jacques Jaujard, directeur du Musée du Louvre en place, va organiser le plus grand déménagement d’œuvres artistiques au monde (4 000 merveilles, dont « La Joconde », « Le Radeau de la Méduse » ou la « Victoire de Samothrace »). Ceci pour éviter qu’elles tombent dans les griffes des nazis : incroyable, mais vrai !
Lire la suite...» Rinne » T1 & 2 de Takahashi Rumiko
Takahashi Rumiko est une mangaka prolifique et régulière. Sa dernière ?uvre ( » Rine « ) reprend l’archétype de ses précédents succès, que ce soit » Urusei Yatsura » ( » Lamu « ), » Ranma1/2 » ou » Inuyasha » : un peu de fantastique, de la mythologie japonaise, de l’humour et des personnages caricaturaux ayant forcément une part de secret.

Rinne, du nom du héros du manga, est un shinigami, sorte de démon japonais passeur des morts. Il n’est cependant pas vraiment mort, mais pas vraiment vivant non plus, sa grand-mère étant également une shinigami et son grand-père étant humain.
Sakura Mamia, quant à elle est étudiante et a la particularité de voir les esprits depuis son passage involontaire dans l’autre monde alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Du coup, elle peut voir ce que fait Rinne lorsqu’il s’occupe des problèmes des esprits perdus sur terre. Elle deviendra de ce fait son assistante involontaire dans toutes ses missions.

Remplie d’humour, cette série est un pur produit de Rumiko Takahashi : on y retrouve les éléments marquants qui ont fait son succès depuis plus de vingt ans. Les rouages de l’histoire sont bien huilés et, du coup, le lecteur est peu surpris par les rebondissements et la linéarité des enchainements qui font que ce manga se lit extrêmement facilement. Néanmoins, si l’aventure est plaisante, elle se développe de numéro en numéro en donnant de plus en plus de consistance au fil du récit. Le trait de Takahashi est reconnaissable, son pinceau, extrêmement bien maitrisé, dépeint des personnages ayant un air de « déjà vu » tout en rendant chaque protagoniste identifiable au premier coup d’oeil.

Si vous aimez les précédentes œuvres de la mangaka, vous serez comblé, les autres trouveront peut-être cela répétitif.
Gwenaël JACQUET
» Rinne » T1 & 2
de Takahashi Rumiko
Éditeur Kaze, collection » Sh?nen up « , (6,95 Euros)













j’apprécie les autres oeuvres de la mangaka et pourtant je n’ai pas apprécié ce dernier, il lui manque beaucoup de chose pour devenir aussi bon que ces autres oeuvres.
manque d’humour, manque de charisme et background anodin.
pour l’instant c’est clairement très passable.