Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Dans la foulée de l’amusante et réussie reprise des « Pieds Nickelés » par Stéphane Oiry et Trap chez Delcourt, ce copieux hommage à l’?uvre et aux personnages créés par Louis Forton (1) est le premier album cartonné de l’association Onapratut.
Cependant, cette dernière n’est pas vraiment un nouveau venu puisqu’elle a déjà été la responsable de plusieurs sympathiques collectifs (« Qui est Dieu & pourquoi ? », « Qui veut tuer le président ? », « Qu’est-ce qui te fait peur ? », « Qu’est-ce qu’on mange ? »…) ou publications d’albums dus à Martin Vidberg, Fabrice Tarrin, Fred Neidhardt ou O’Groj ; et ceci depuis 2002 !

Ces 288 pages (dont 16 en couleurs), sous une superbe couverture de Pascal Rabaté, leur permettent toutefois mieux promouvoir leur action en continuant d’éditer les histoires dessinées de leurs petits protégés dont certains, qui iront certainement très loin (on pense surtout à Unter, Clotka, Thibaut Soulcié, Elric, Paul Burckel, Stéphane Girod, Loïc Senan, Waltch, Aurélien Bédéneau, Loco, Pasto, François Duprat…, à tous, en fait !), donnent leur vision iconoclaste et très personnelle de nos désinvoltes anarchistes mis au goût du jour depuis qu’ils sont tombés dans le domaine public ! Le tout à côté de travaux réalisés par différents professionnels, de toutes générations et de tous courants graphiques, qui, eux, se sont fendus d’illustrations couleurs souvent très réussies : de François Walthéry à Jeff Pourquié, en passant par Al Séverin, Olivier Schwartz, Nancy Peña, Obion, Marc Hardy, André Lamorthe, Paul Carali, Philip Caza, Thierry Martin, Jean-Pierre Hugot, Étienne Lécroart, Laurel, O’Groj, Marc Wasterlain (ils les ont tous réussies, en fait !)…
Enfin, ne ratez pas la préface désopilante de Théophraste Épistolier père (alias Yves Frémion, le fondateur de l’érudite et excellente revue Papiers Nickelés) – lequel se fait passer pour le quatrième « Pied Nickelés » qui, lui, a su rester dans l’ombre – : ça vaut son pesant de cacahuètes, comme on dit !
Gilles RATIER
« Les Nouveaux Pieds Nickelés » : collectif
Éditions Onapratut (25 Euros)
(1) voir notre « Coin du patrimoine » sur ce sujet.








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