Exposition « Salammbô – Les Nus » de Philippe DRUILLET

Occupé à toujours explorer de nouveaux territoires, Philippe Druillet s’est absenté ces dernières années de la scène BD. Le voilà qui revient avec une exposition de 40 acryliques inédites à la galerie d’art contemporain Pascal Gabert qui se déroulera du 20 mai au 12 juin 2010.
Prolongement de son travail sur le ?Salammbô? de Flaubert, il a peint 40 nus – 40 portraits de femme. On y découvre une Salammbô puissante, provocatrice et sensuelle, mais aussi une femme totem, symbole de fertilité.

Philippe Druillet occupe une place à part dans l’histoire de la bande dessinée. Dès 1966, il renouvelle les codes du genre avec son personnage de Lone Sloane. Ses architectures géométriques et ses planches qui font exploser le cadre traditionnel de la page séduisent toute une génération de lecteurs. Grâce à lui, la BD entre dans l’âge adulte.

Mais Philippe Druillet est un artiste complet. Un créateur aux multiples talents qui s’est illustré bien au-delà de la seule bande dessinée. Il s’est toujours plu à emprunter les passerelles tendues entre les différentes formes d’expression artistique. Il a ainsi exploré avec réussite des domaines aussi divers que la photographie – son premier métier -, la peinture, la sculpture, l’opéra-rock, l’architecture ou l’infographie.

Rien d’étonnant si, en 1978, Druillet se lance dans l’adaptation de Salammbô, un roman de Gustave Flaubert qui met en scène la révolte des anciens mercenaires de Carthage. Dans un style pictural flamboyant, il fusionne le monde de Flaubert et le sien à travers une trilogie qui connaîtra un succès public et critique. Tout en revendiquant sa fidélité à l’écrivain, il n’hésite pas à s’approprier son texte. Mathô, l’un des chefs des mercenaires, est mâtiné de Lone Sloane tandis que Salammbô, la fille d’Hamilcar, est magnifiée par la peinture de Druillet pour devenir une figure à part entière de son univers personnel.

Mais si Salammbô est un récit épique, c’est aussi une œuvre d’une grande sensualité. Une sensualité que Druillet met en valeur à travers une quarantaine de peintures figuratives rehaussées de couleurs chamarrées et présentées par la galerie Gabert. Le lecteur familier de l’univers du peintre/dessinateur retrouvera son graphisme si particulier, entre futurisme et onirisme, sur fond de décors truffés de visions spatiales et de signes cabalistiques sortis tout droit de son imagination sans limites. L’exposition dévoile une Salammbô fière et amoureuse, créature voluptueuse aux courbes généreuses. Symbole parfait de la féminité et de la fertilité, elle incarne un véritable totem, dans la tradition de la représentation de la femme depuis les origines de l’histoire de l’art.

Salammbô, femme-déesse, n’a décidément pas fini d’inspirer librement ce touche-à-tout de génie qu’est Philippe Druillet…

Contenu de l’exposition :
. 40 acryliques réalisées en techniques mixtes (acrylique, pastel, encre de chine, crayons de couleurs sur papier et support rigide)
. 3 bronzes – Nouvelles éditions (Fondeurs : Régis et Gilles BOCQUEL)
. Bijoux (or, argent, pâte de verre)

Le livre, « Salammbô – Les Nus« , paraîtra chez Glénat à la rentrée 2010. Un tirage de tête de 350 exemplaires numérotés et signés sera disponible dès le 20 mai à la Galerie Pascal Gabert.

Galerie Pascal Gabert
11 bis, rue du Perche – 75003 Paris
Tél : 01 44 54 09 44

galerie.gabert@wanadoo.fr
www.galeriepascalgabert.com

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