Roberto Raviola dit Magnus

Alors que les éditions Delcourt rééditent « Les 110 pilules », afin de mettre sur « or-bite » leur belle et sulfureuse collection « Erotix » (1), et que les éditions Cornélius annoncent un sixième tome de « Nécron » (inédit en français), voici l’occasion de revenir sur la carrière de l’Italien Roberto Raviola, dit Magnus : un prétexte pour parcourir les nombreuses traductions françaises de son ?uvre souvent noire et cynique (2) qui, hélas, sont souvent passées inaperçues.

Né à Bologne le 31 mai 1939, Roberto Raviola succombera à la suite d’une longue maladie, le 5 février 1996, alors qu’il n’avait que 56 ans. Étudiant à l’Académie des Beaux-Arts, il passe sa licence en 1961, et travaille tout d’abord dans la décoration, la publicité et l’illustration ; il se retrouvera même professeur de dessin, de théâtre et de scénographie. Cependant, c’est dès 1958 qu’il signe son premier fumetti dans Il VittoriosoIl Vendicatore »), sous le nom de Bob la Volpe (c’est-à-dire Bob le renard), en hommage à un personnage dessiné par Carl Barks dans une histoire de « Donald ». En 1961, sur « Il Dottor Kastner », il utilise un autre pseudonyme inspiré d’une locution latine (Magnus Pictor Fecit) qu’il raccourcira rapidement en Magnus.
Mais c’est sa rencontre, suite à une petite annonce en 1964, avec le scénariste Luciano Secchi, qui va vraiment le faire démarrer dans la bande dessinée. Avec ce dernier (plus connu sous le pseudonyme de Max Bunker (3), et qui devient alors son scénariste attitré), il crée, pour l’éditeur milanais Corno, un grand nombre de héros. Leurs aventures violentes, érotiques et noires, tant par le texte que par le dessin, seront publiées dans ces formats de poche destinés aux adultes que l’on appelle « fumetti neri » en Italie et qui obtiennent alors un grand succès populaire. Á commencer par « Kriminal » (clone du fameux « Diabolik » (4)) qui fut « le premier fumetto à introduire des scènes érotiques et violentes qui étaient le juste reflet de la dégradation de la société » – dixit Max Bunker dans le n°10 de Pimpf Mag –, en étant publié de 1964 à 1970.

En effet bien plus cruel et cynique que son modèle, ce personnage (au costume noir orné d’un squelette) porte le même masque en plastique mou qui lui permet de prendre n’importe quelle apparence : en France, cette bande est publiée, de façon anarchique, dans divers petits formats aux éditions de Poche (Horror en 1974), Élisa Presse (Adagio, Dilemme, Effroi, Tantale, Épouvante, Revanche, Furioso en 1974 et Menace en 1975), Clarus (Magiax en 1975), France Sud Publications (Krimi, de 1976 à 1977) et les éditions du Bois de Boulogne (Série sanglante, en 1977) où la noirceur du « héros » était très atténuée (5). Dans le même genre, citons aussi « Satanik » (6) (son pendant féminin, de 1964 à 1971), un sous-« James Bond » traduit en France dans la série Démoniak, (« Agente Dennis Cobb SS 018 » (7), créé en 1965), de la science-fiction légèrement érotique (« Gesebel » (8) en 1966) et surtout, en 1969, ce que certains considèrent comme leur chef-d’œuvre : « Alan Ford ».
Cette série, qui était en gestation depuis deux ans, met en scène un agent secret calamiteux affublé d’un complice aussi malin que malhonnête et au nez proéminent (son physique étant inspiré par le dessinateur lui-même) : et elle devient un énorme succès populaire en Italie… Magnus dessine ce personnage jusqu’en 1975, avant de se faire assister puis remplacer (par un pool de dessinateurs constitué par Enrico Fanti, Paolo Chiarini, Paolo Piffarerio, Raffaele Della Monica et Giuliano Piccininno) sur cette bande qui paraît toujours dans son pays d’origine, et qui comporte de multiples séries dérivées, chez Max Bunker Press.

En France, elle n’a été traduite que partiellement, le temps de douze fascicules publiés par la Sagédition, de 1975 à 1976. Puis, en 2002, un album pirate (aux éditions du Brout), a devancé la louable initiative des éditions du Taupinambour qui tente, depuis 2003, de poursuivre la traduction des aventures de cet espion anti-héros qui se retrouve toujours dans des situations saugrenues (9).

Entre-temps, de1968 à 1970, Magnus participe à la revue Eureka, que vient de créer son complice Max Bunker, dessinant le personnage loufoque et satirique de « Maxmagnus » : un despote médiéval plutôt ridicule, comme la plupart de leurs personnages communs d’ailleurs.

Cette critique amusante mais amère de notre société fut traduite chez nous, de 1969 à 1971, dans Pogo (qui deviendra Poco pour des raisons de copyright), l’équivalent français de Eureka (dont la direction était assurée par Claude Moliterni), puis dans le n°7 de Comics 130 (en 1972).
Roberto Raviola va ensuite collaborer avec les scénaristes, journalistes et écrivains Renzo Barbieri et Ennio Missaglia, lesquels se spécialisent alors dans l’écriture des fumetti érotiques pour adultes chez Edifumetto (« Mezzanotte di morte » en 1974, « Quella sera al collegio femminile » en 1975, « Vendetta Macumba » (10) en 1979, « Il Teschio vivente » en 1980…) ou chez Geis (« 10 cavalieri e un mago » en 1974…).

Certaines de ces histoires, souvent macabres, ont été traduites en français, de façon plutôt irrégulière et marginale, dans les petits formats des éditions de Poche (Infernal en 1967), Brandt (Oulram en 1972), Frinter (Les Aventuriers) et dans les pockets fripons des éditions Elvifrance (Contes féérotiques ou Contes satyriques en 1975 et Wallestein en 1979), ou encore de ses divers concurrents comme les éditions du Bois de Boulogne (Les Salopards, Satana, Série ardente, Série blême, Série chaude ou Série sanglante en 1977, Série action et Série colt en 1978) : des parutions éphémères et souvent assez mal diffusées en kiosques ou en maisons de la presse. Par ailleurs, les récits de seize pages « Fantasme » et « L’Armure », publiés dans les n°1 et 2 du mensuel Rebels des éditions Ideogram (en 1985) sont des remontages approximatifs de « Mezzanotte di morte » et de « Quella sera al collegio femminile ».

Parallèlement, de 1975 à 1976, Magnus décide de voler de ses propres ailes et de sortir du format exigu des petits formats. Il se sépare donc de Max Bunker et des éditions Corso (avec lesquelles il avait signé un contrat de dupe, s’ apercevant, un peu tard, qu’il n’était pas intéressé aux bénéfices résultant des rééditions et des nouveaux épisodes d’« Alan Ford ») et s’attaque à « Lo Sconosciuto » pour les éditions de Vascello : une longue série qui réapparaîtra dans les revues S et M (Strisce et Musica, en 1981) puis Orient Express (de 1982 à 1983) et enfin aux éditions L’Isola Trovata, en 1985. Ce polar explosif met en scène l’aventurier et baroudeur « Unknow » (rebaptisé « Le Spécialiste » ou « L’Inconnu » en France) qui se retrouve régulièrement au milieu de guerres ou de révolutions. Ces aventures remuantes ont été traduites dans les pockets Elvifrance Série jaune (n°70 de 1981) et Hors-série jaune (n°14 de 1981). L’un des deux récits publiés dans ce dernier support a également été repris dans le n°2 de la nouvelle série de L’Écho des Savanes, en 1982. D’autres épisodes ont aussi été proposés dans les albums « Le Spécialiste » (chez Albin Michel en 1985) et « L’Inconnu » en 2007, sachant que les responsables de cette édition ont pris quelques libertés, peu appréciées par les amateurs, avec la version d’origine : dessins refaits, cases inter-changées, découpage bousculé…

De 1977 à 1978, Magnus interrompt sa production pour suivre une troupe de théâtre (« La Compagnia della Forca »), en Asie Mineure : de ce voyage, il tirera un pocket éponyme, entre 1977 à 1979. À son retour en Europe, pour Edifumetto, il commence la longue saga « I Briganti » (d’après « Au bord de l’eau », un classique de la littérature chinoise), de 1979 à 1986 ; série qu’il poursuivra dans le magazine Comic Art, en 1988 et 1989. Á noter que ces ouvrages (que l’on retrouve en France dans deux albums intitulés « Les Brigands » aux Humanoïdes associés en 1982, puis sous le titre « Les Partisans », en quatre volumes, chez Magic Strip, de 1990 à 1992) sont régulièrement pimentés d’une bonne poignée d’érotisme : ce qui deviendra la marque de fabrique de l’auteur.

De 1980 à 1984, toujours dans la même veine érotique, il dessine « Milady 3000 nel 3000 » (en s’inspirant vaguement d’un récit de science-fiction d’Isaac Asimov), pour la revue Il Mago des éditions Mondadori. Quelques épisodes seront traduits en français dans Métal Hurlant (de 1980 à 1981), puis dans un album aux éditions Ansaldi, en 1986.
Ensuite, c’est le retour aux formats de poche chez Edifumetto et à l’érotisme sadique avec « Necron », qu’il dessine et scénarise de 1981 à 1985. Une première version remontée est traduite en France dans la nouvelle version de L’Écho des Savanes, entre 1983 et 1985 (cinq albums chez Albin Michel, de 1983 à 1989) mais, depuis 2006, cette bouffonnerie pornographique (même si l’auteur en réfutait cet adjectif) est très soigneusement publiée par les éditions Cornélius, dans un petit format plus respectueux de celui d’origine. Ceci dit, c’est aussi ce récit sado-maso très violent, dont le héros est un robot nécrophage, qui est à l’origine de la mauvaise réputation de Magnus auprès des éducateurs et des bibliothécaires.

On retrouve encore les influences orientales de Magnus dans divers récits érotiques comme « Il Sogno dello scroscio di pioggia » chez Glittering Images (l’éditeur de la revue Diva Bizarre)11 en 1984 : dans « Fiori di prugno in un vaso d’oro » (toujours en 1984) et surtout dans « Le 110 Pillole« , inspiré d’un texte anonyme chinois du XVe siècle et publié, dans un premier temps, dans la revue Totem, en 1985, en Italie comme en Espagne. On a pu lire récemment (dans dBD n°36, par exemple), que la publication de la version française des « 110 pilules » dans la nouvelle formule du mensuel L’Écho des Savanes (en 1985) (12), avait contraint les responsables du journal à publier certaines images noircies et que sa réédition, aujourd’hui, dans la collection « Erotix » de chez Delcourt, est une version intégrale ! Vérifications faites, c’est absolument faux : il s’agit exactement des mêmes 46 pages, où aucune censure n’a été exercée ! Renseignements pris auprès du grand spécialiste de ce domaine qu’est Bernard Joubert, ce dernier nous a assuré que même les précédentes publications en albums (chez Albin Michel en 1986, puis en poche chez Média 1000 en 1988) sont aussi hard que la version presse ! Par contre, il suppose que les auteurs de ces écrits ont certainement confondu avec l’autocensure du « Necron » (dans L’Écho puis en album chez Albin Michel) ou avec certaines éditions étrangères dont il nous a fourni un scan. Effectivement, dans les revues Totem (versions italienne et espagnole), on ne peut que remarquer d’horribles caches noirs ajoutés aux cases : de bouche à oreille, et de communiqué de presse en recopieurs d’articles, voici comment se font, se défont et se déforment les légendes…

Á partir de 1987, Magnus publie également d’autres courts récits érotiques rassemblés sous le titre « I Femmine incantate » (dans Dolce Vita puis Comic Art en Italie) et « Femmes envoûtées » (dans L’Écho des Savanes) : parution suivie, en France, d’un album aux éditions Albin Michel, en 1991. Puis, ce sera, en Italie, « Il Principe nel suo giardino » chez Granata Press en 1994 et « Storie Strane » dans Comix en 1995… Cependant, l’une de ces dernières œuvres reste un long épisode, encore inédit en France, de 224 pages des aventures de « Tex Willer » paru dans la collection « Tex Gigante », sur un scénario de Claudio Nizzi : « La Vallee del terrore » aux éditions Bonelli (voir « Le Coin du patrimoine » consacré à cette série : http://bdzoom.com/spip.php?article3869). Enfin, peu avant sa mort, en 1996, il venait de reprendre sa série « Lo Sconosiuto », pour le mensuel Comix.
Longtemps boudé par l’intelligentsia bédéphile car considéré comme vulgaire, Magnus, qui a quand-même joué un rôle important dans le développement de la bande dessinée pour adultes, est aujourd’hui enfin reconnu comme tel par les gardiens du temple (surtout depuis que l’éditeur indépendant Cornélius l’a mis à son catalogue, d’ailleurs). Pourtant, ce maître du noir et blanc (et du clair-obscur) reste avant tout une icône incontestée de cette bande dessinée divertissante publiée dans des fascicules bon marché (ce qu’on appelle la BD populaire, quoi !) !!!

Gilles RATIER, avec Laurent TURPIN aux manettes

(1) Pour l’instant, Guy Delcourt et Vincent Bernière (son directeur de collection) vont bâtir les bases du catalogue de cette collection, au logo explicite, en rééditant les titres fondamentaux de la bande dessinée franchement érotique. Ils annoncent donc pour bientôt « Emmanuelle » de Guido Crépax, « Iron Devil » de Frank Thorne, « Liz et Beth » de Georges Lévis (alias Jean Sidobre), « Mona Street » de Leone Frollo, « Sam Bot » de Raoul Buzzelli (le frère de l’immense auteur italien Guido Buzzelli)… Mais « Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope » de Georges Pichard, l’un des grands classiques du genre, lui, sera réédité chez son éditeur d’origine : Glénat !

(2) Cet article doit énormément aux divers écrits des spécialistes des petits formats que sont Dominik Vallet et Fabrice Castanet, que ce soit dans le n°10 de Pimpf Mag ou sur Wikipedia (http://wikipf.net/wiki/index.php/Magnus et http://fr.wikipedia.org/wiki/Roberto_Raviola) ; ils nous ont permis de concocter un article bien plus fiable que tous ceux que l’on trouve dans n’importe quelle encyclopédie ou dictionnaire consacré au 9e art, en langue française. On peut éventuellement le compléter, pour ceux qui parlent italien, par les sites officiels consacrés à Magnus : http://www.ubcfumetti.com/magnus et http://www.magnusonline.it.

(3) Max Bunker (pseudonyme de Luciano Secchi) est né à Milan, le 24 août 1939. Entré aux éditions Corno, en 1960, pour y diriger la collection « Gordon », il se lance deux ans plus tard dans le scénario de bandes dessinées en signant Max Bunker. Il écrit de nombreuses séries populaires dessinées par Magnus, mais aussi « Maschera Nera » et « Atomik » (en 1962), « Capitan Audax » (1963), « Kin della jungla », « Rio Danger », « Primula Verde », « Morgan », « Max reporter » (1964), « El Gringo », « Zorak », « Rio River » (1965), « Milord », « Virus Prik » (1968), « Lurid Scorpion » (1970), « Daniel » (1974), « Cliff » (1979), « Xibor » (1979), « Boden-Baden », « Thriller Killer », « Pinocchio Super-Robot » (1981)….Pour le mensuel Eureka, dont il est le créateur et responsable de 1967 à 1984 (sauf pendant deux courtes périodes), il écrit « Magmagnus », « Il lento incedere del tempo » et « Fouché, un uomo nella Revoluzione » que dessine Paolo Piffarerio en 1973, tout en publiant « The Spirit », « Andy Capp », « Sturmtruppen » ou les super-héros de chez Marvel… En 1983, il crée Max Bunker Press, sa propre maison d’édition qui publie plusieurs de ses anciennes séries comme « Alan Ford », « Satanik » ou « Kriminal », mais aussi quelques créations : « Robespierre » (1989), « Angel Dark » (1990), « Kerry Kross » (1994), « Beverly Kerr », « Padre Kimberly » (2001)…. Max Bunker est également romancier : il a écrit, entre autres, quatorze thrillers mettant en scène le détective « Riccardo Finzi ». Pour en savoir plus, consulter le site de Max Bunker Press : http://www.maxbunker.it.

(4) Une nouvelle traduction française de ce « fumetti neri », créé par les soeurs Angela et Luciana Giussani en 1962, est annoncée pour bientôt aux éditions Clair de Lune : dans leur collection « Encre de Chine », laquelle comporte déjà nombre de bandes italiennes intéressantes. Il s’agira, en fait, de la collection « Il grande Diabolik » où les épisodes sont regroupés par deux (soit 360 pages environ ou à l’unité quand il s’agit de tomes spéciaux centrés sur un personnage) dans l’ordre chronologique des événements, et non dans l’ordre de parution en Italie : ceci pour une meilleure compréhension, l’éditeur ayant suivi, en cela, les conseils d’Astorina, la maison détentrice des droits.

(5) Les spécialistes du sujet (Dominik Vallet et Fabrice Castanet en tête) mentionnent souvent des albums parus chez Vents d’Ouest en 1992 et chez Albin Michel en 1998. Pourtant, même si ces ouvrages ont été effectivement annoncés, il nous semble (si nos souvenirs sont encore bons) qu’ils n’ont, en fait, jamais été publiés : d’ailleurs, le BDM n’en porte aucune trace !!!

(6) « Satanik » (appelée aussi « La Sorcière » ou « La Veuve noire») est considérée comme la première héroïne des « fumetti neri ». Cette histoire de femme vieille et laide, qu’une potion chimique transforme en beauté fatale (lui permettant ainsi d’assouvir tous ses fantasmes), a été traduite, en France, dans divers petits formats aux éditions de Poche (Démoniak en 1967 et La Louve en 1972), Brandt (Desdémone en 1968), Élisa Presse (Épouvante, Insolite, Sortilège, Tantale, Cormoran, Angoisse en 1974 et Demona ou Adagio en 1975), Clarus (Fedora en 1975), Bois de Boulogne (Satanix en 1976), Rhodos Presse (Fatal et Déluge en 1974)… : la peur de la censure ayant souvent obligé ces éditeurs à faire quasiment disparaître les métamorphoses du personnage.

(7) « Dennis Cobb » est paru en France dans les petits formats des éditions de Poche (SS 018 de 1966 à 1969 et Laser en 1970), d’Élisa Presse (Riposte en 1974, C.I.A. en 1975), de Rhodos Presse (Yatacan en 1974), et de Clarus (Hands-Up en 1975), ainsi que dans une revue éponyme chez Belle-France (quatre numéros en 1978).

(8) Cette héritière de « Barbarella », dont Magnus ne dessina que les six premiers épisodes, fut traduite et copieusement rhabillée dans la revue Jézabel de la Sagédition, de 1967 à 1968, puis dans le petit format éponyme d’Élisa Presse (en 1975) et dans ceux édités par Rhodos Presse (Baroud, en 1974) ou Clarus (Rayon Lambda, en 1975).

(9) Finalement, seuls trois albums, au tirage limité, sont parus à ce jour et sont encore disponibles sur http://www.coffre-a-bd.com/cgi-bin/boutique.bin?s=0.

(10) Traduit en français dans le n°1 de l’éphémère revue L’Infernal B.D en 1985.

(11) La revue Diva Bizarre a également publié un récit situé dans un avenir de science-fiction intitulé « Su la terraza », en 1985 : quatre pages sans paroles traduites littéralement « Su la terraza » dans le n°2 de la nouvelle formule de Bang ! au premier trimestre 2005 et reprises dans Beaux Arts Magazine, en 2009.

(12) À noter que le succès des « 110 pilules » fut tel que l’on demanda à Georges Pichard d’en donner une suite (« La Fleur du lotus »), publiée directement en album chez Albin Michel, en 1987.

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2 réponses à Roberto Raviola dit Magnus

  1. Bernard Joubert dit :

    Salut Gilles.
    Je viens de lire ton article sur Magnus.Tu évoques son voyage en Asie mineure, mais peut-être ne sais-tu pas que « la Compagnia della forca » fut aussi une série de pockets de Magnus publiée de 1977 à 1979 :
    http://it.wikipedia.org/wiki/La_compagnia_della_forca
    Je les ai et je te les décris rapidement pour compléter le Wikipedia italien. C’est un format pocket, chez un éditeur de pockets pour adultes, mais ça s’adresse à la jeunesse, il n’y a pas de sexe. C’est une série humoristique. Magnus et Romanini signent à égalité, ce qui fait penser que Romanini, assistant de Magnus, a largement participé au dessin. Mais le style est 100% du Magnus, Romanini étant, de toute façon, un clone du maître. Jamais traduit en français, à ma connaissance. Panini avait annoncé une sortie en France, parallèlement à leur réédition italienne, mais je n’ai rien vu passer, l’idée d’une version française a dû être abandonnée. Ce qui est dommage, parce que c’est de l’excellent Magnus (dans le genre caricatural, pas réaliste).
    Pourquoi te parlé-je de tout ça ? Ah, oui, parce que tu écris : « De 1977 à 1978, Magnus interrompt sa production pour suivre une troupe de théâtre («La Compagnia della Forca »), en Asie Mineure » et que l’info semblait te manquer.
    Ciao !
    Bernard Joubert

  2. pmls dit :

    « Ces aventures remuantes ont été traduites dans les pockets Elvifrance Série jaune (n°70 de 1981) et Hors-série jaune (n°14 de 1981) »
    >> hs n° 03, de 81 ! :)

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