COMIC BOOK HEBDO n°55 (20/12/2008)

Cette semaine : SANDMAN et STARCHILD…

Oui, je sais… J’entends déjà la foule qui gronde et vocifère : « Encore Gaiman ! », « Non mais il en a pas marre, à force ? », « C’est Gaiman Book Hebdo, ou quoi ? » Bah oui, mais… Maintenant que les œuvres de cet auteur incontournable et pour tout dire génial sont de plus en plus publiées après tant d’années d’absence et d’aventures éditoriales sporadiques ou chaotiques, on ne va pas se plaindre, tout de même ! C’est vrai, je parle beaucoup de Gaiman et de McKean, dans cette chronique. Mais ne pas parler d’eux alors que certains de leurs chefs-d’œuvre sortent en librairie serait déontologiquement répréhensible, non ? Sur ce, mes petits lapins, suivez-moi… vous allez voir, ça ne fait pas mal…

SANDMAN vol.9 : LES BIENVEILLANTES (Panini Comics, Vertigo Cult)

Avec Panini, l’édition de l’intégrale de Sandman s’est réellement accélérée, offrant enfin une concrétisation de ce chef-d’œuvre dans nos bibliothèques. À tel point qu’après avoir désespéré pendant des années, j’en suis presque à dire que voici déjà le neuvième et avant-dernier volume de Sandman (du moins la série régulière). Vu ce que j’ai dit en introduction, je ne m’aventurerai pas à vous représenter une nouvelle fois cette merveille incontournable, mais au cas où certains d’entre vous ne connaîtraient pas encore Sandman et voudraient se familiariser avec cet univers, je vous conseille de cliquer sur le lien suivant: Les Bienveillantes (The Kindly Ones) est donc un volume charnière dans la continuité de l’œuvre, car même si chaque volume peut se lire indépendamment des autres (comme le dit si bien le slogan), il n’en reste pas moins que ce kaléidoscope hypnotique et libre suit ses propres chronologies, évolue selon ses propres ramifications qui se nouent et se dénouent au fil des récits. Cette évolution n’est ni sous-jacente ni parallèle : elle est analogique, et perce par endroits pour mieux nous rappeler que rien ne se joue impunément, que la vérité des choses s’explique par des chemins qui sont plus des cheminements que des creux de terre linéaires entre deux boccages. Gaiman a bâti un véritable univers, une réalité s’échappant des pages, une sensibilité et une acuité d’esprit qui lui ont permis avec cette œuvre d’explorer d’autres pans de la narration, de la logique narrative ; c’est se qui crève les yeux dès qu’on lit une page de ce comic à nul autre pareil. Oui, une œuvre unique. Et inoubliable. Car, aussi profonde que les encres sculptant le visage contrasté de Sandman, la lecture de cette série est indélébile. Mais bref (sinon je vais repartir comme en 40) : Les Bienveillantes est une facette importante du joyau, contenant en elle tous les éléments récurrents de la série, ses personnages, ses mythes, son articulation entre réalité et rêve, règle et libre arbitre, existence et fantasme, humour et amertume, amour et mort, antinomies complémentaires se chevauchant dans des méandres qui ne cessent de nous interpeller par la justesse de leur nature. Et comme toujours avec ce chenapan de Neil, rien ne se passe comme prévu…

Au début des Bienveillantes, Dream (Sandman) règne encore sur un Royaume des Songes tel qu’il doit être : l’entrée du château est gardée par trois créatures fantastiques, Lucien s’affaire à la bibliothèque, Abel et Caïn se supportent plus ou moins bien, Matthew fait son malin, Mervyn pousse sa gueulante, Nuala s’occupe comme elle peut, le temps est changeant selon l’humeur de Dream, le champ du violoneux est inspiré (hommage à Gilbert Keith Chesterton), et de rutilants coquelicots éclatent çà et là dans de hautes herbes noires…Mais les choses sont en train de se dégrader dramatiquement sans que tout ce petit monde s’en rende compte. Rassurez-vous, je ne vais pas commencer à vous raconter l’histoire, ce ne serait pas gentil. Sachez juste qu’à cause de Lyta (la mère du petit Daniel qui va se faire enlever), et de Loki (oui, le fils d’Odin, le frère de Thor) qui a été libéré, l’étau de la vengeance se ressert autour de Sandman par l’incarnation des trois Furies (les Bienveillantes), en route pour détruire ni plus ni moins que le Royaume des Songes, ses habitants et son Seigneur. Badaboum ! Oui… Vous allez lire des pages bien pénibles, traversées par des accents tragiques qui vont mettre à mal toute notre approche du mythe. Heureusement, ce bon vieux Matthew est là pour nous arracher quelque sourire entre deux émotions, mais attention, un nouveau Corinthien est là aussi, et lui pourrait vous arracher les yeux (ce serait bête). Je ne vous en dit pas plus, car Les Bienveillantes articule une force, une puissance, qui se déploie d’elle-même sans qu’on ait à la commenter : elle se vit, se lit, tout simplement.

Un petit mot tout de même sur les personnes présentes dans cet album… Bien sûr, nous retrouvons Dave McKean avec ses si fascinantes couvertures mêlant des techniques mixtes et créant des sensations visuelles uniques en leur genre. Et puis c’est Marc Hempel qui se charge du dessin, instaurant par son trait assez linographique une atmosphère particulière, à la fois brute et souple, engendrant une belle évidence visuelle. Mais il n’est pas seul, car il est épaulé par de talentueux enlumineurs : Richard Case, D’Israeli, Teddy Kristiansen, Glyn Dillon, Dean Ormston, Kevin Nowlan, et enfin le génial Charles Vess pour une incursion en tous points remarquable… Enfin, la préface (longue, passionnée, lucide et drôle) est signée par Frank McConnell, homme de lettres et ami de Gaiman. Un album que je vous conseille hystériquement, comme toute la série, ÉVIDEMMENT !!!

SANDMAN vol.1 : PRÉLUDES & NOCTURNES (Panini Comics, Vertigo Cult)

Comme je l’ai esquissé plus haut, l’aventure éditoriale de Sandman a été plutôt compliquée, en France. En même temps qu’elles bouclent la série, les éditions Panini commencent à rééditer les premiers volumes de celle-ci afin de constituer une édition intégrale complètement homogène chez le même éditeur (je vous rappelle que Panini avait repris Sandman à partir du cinquième volume). Une très bonne nouvelle pour tous les amoureux de ce chef-d’œuvre, et bien sûr pour tous ceux qui voudraient le découvrir dans son entier… Comme je l’ai aussi rappelé plus haut, chaque volume de Sandman peut se lire indépendamment des autres albums, mais lire l’intégralité de la chose de manière strictement chronologique s’avère très intéressant, car nous voyons alors comment Gaiman a mis en place les facettes de son kaléidoscope, et – pour faire court – comment il a envisagé l’évolution de la compréhension de l’architecture de son œuvre afin de nous révéler les choses d’une certaine manière et surtout pas d’une autre ; c’est-à-dire pas du tout innocemment, malgré son petit sourire candide qui nous ferait lui donner le Bon Dieu sans confession. Du 1er au 75ème numéro de Sandman, quelque chose se produit, dans cette continuité qui n’en est pas une. Oui, vous devez trouver que je suis un peu nébuleux, mais c’est normal, on n’entre pas dans Sandman avec un pourquoi au comment et les idées en ligne droite. Il faut aborder le vaisseau en circonvolutions, en laissant tous ses synapses s’ouvrir d’eux-mêmes à de nouvelles sensations. Se laisser embarquer. Le plus naturellement du monde, sans se raccrocher à quoi que ce soit. Il n’y a rien à comprendre pour lire Sandman. Sandman se comprend en se lisant.

Donc nous revoici aux tout premiers épisodes (donc pas le début de l’histoire, si vous avez bien compris). Des épisodes rentrés dans la légende, des épisodes magnifiques, d’une grande intensité, où tout est déjà là. Je ne sais pas si c’est par effet de nostalgie ou bien parce que ces fameux épisodes prennent un relief particulier une fois l’intégralité de l’œuvre parcourue (avec ses si nombreux univers, ses dessinateurs différents…), mais c’est vraiment superbe… Il faut dire que Gaiman s’est dès le départ entouré de dessinateurs brillants qui vont réellement construire l’identité visuelle de la série. Nous étions en 1988-1989, et les trois dessinateurs principaux de la série étaient Mike Dringenberg (un Français né à Laon !), Malcolm Jones III, et le génial Sam Keith (eh oui !). Et puis bien sûr il y a le compagnon de toujours, Dave McKean, qui du début à la fin de la série réalisera des couvertures absolument géniales.Le résultat est magnifiquement sombre, inquiétant, onirique : des épisodes parmi les plus intenses et les plus réussis de la série, assurément. Les histoires sont incroyables, les dessins très impressionnants, bref, je vous envie, vous qui ne connaissiez pas cette œuvre et qui allez la découvrir par ce premier volume : c’est une expérience forte, qui ne laisse pas indemne. Comme une révélation. Et dès la première histoire, le charme opère. Poésie, humour noir, émotion, fantastique, philosophie, horreur et humanité, rêve et réalité… Le maelström est en vibration, et nous ne savons pas trop ce que nous sommes en train de lire ; mais c’est fascinant. Nous apprendrons que Dream était prisonnier depuis des décennies dans une cellule de cristal, nous verrons comment il se retrouve libre, et saurons qui il est, lui et sa famille des Éternels. Nous comprendrons aussi que cette série n’a pas qu’un territoire, qu’un temps, qu’une intention. Passé, présent, futur, limbes ou Etats-Unis, Enfer ou route pluvieuse, tout est permis. Il y a notamment dans ce premier volume une histoire qui – je crois, à moins que je ne sois qu’une chochotte – est la plus horrifique de toute l’œuvre, et peut-être même l’une des histoires qui fait le plus peur de toute l’histoire de la bande dessinée (j’en tremble en écrivant ces lignes). Il s’agit de 24 Hours, un récit où il est question d’un abominable démon faisant une halte dans un petit café américain typique. Brrrrrr !!! Cette édition contient une préface de Karen Berger, la géniale éditrice de chez DC qui permit à Sandman d’être publié, et qui a toujours appuyé Gaiman dans ses projets. Plus qu’une éditrice, une marraine, une bonne fée, une amie, qui revient ici sur la genèse et la nature de cette œuvre: une préface impeccable pour les novices, où ils apprendront entre autres que Sandman fut déterminant dans la création du label Vertigo… Si vous aimez la création artistique, lisez Sandman. Si vous aimez la bande dessinée, lisez Sandman. Si vous aimez la littérature, lisez Sandman. Si vous aimez l’onirique et la lucidité, lisez Sandman. Si vous doutez de l’humanité, lisez Sandman (et vous en douterez encore plus?). Et si vous aimez Sandman, alors relisez-le…

STARCHILD (Kymera)

Chroniquer Starchild de James A. Owen dans le même article que celui consacré à Sandman n’est pas le fruit du hasard, ni une rencontre anodine. En effet, cet album possède de fortes ramifications avec Neil Gaiman et son œuvre. Pour preuve, les deux cases de Starchild qui ornent la tête d’article, faisant le lien parfait entre les deux auteurs dont il est question aujourd’hui : non, vous ne rêvez pas, Neil Gaiman est bien l’un des personnages de la bande dessinée d’Owen. Dans Starchild, Gaiman tient le rôle d’un conteur jardinier qui passe le plus clair de son temps à la table d’une taverne (non, ce n’est pas Au Bout des Mondes, mais ça pourrait l’être), fumant et distillant quelques paroles à la lueur d’une lampe. Il a ici pour nom Little Neil, car c’est un mini Gaiman qu’a créé Owen, en hommage direct aux Little Endless, ces versions réduites et enfantines de la famille des Éternels. Mais il n’y a pas que « ça » (c’est déjà suffisamment chouette, non ?), car l’univers de Starchild est pétri d’un imaginaire que Gaiman affectionne aussi tout particulièrement : le folklore fantastique des anciennes croyances britanniques, les mythes ancestraux s’incarnant le long des siècles, la magie tellurique de la nature, les contes et les conteurs, les histoires d’amour et de filiations plus ou moins dramatiques, l’humour et l’onirisme, etc., etc., etc. : à n’en pas douter, ces deux-là ont des goûts communs, à commencer par Gilbert Keith Chesterton (un écrivain remarquable dont je vous recommande chaque livre, ou, pour n’en citer qu’un, Le Club des métiers bizarres qui est une petite merveille et qui vous éclairera sûrement sur les influences de Gaiman). Influences, oui… Owen rend hommage à Gaiman de manière ostensible, ne cachant en rien l’influence de ce dernier sur son œuvre, et l’assumant même de belle manière, enfonçant le clou jusqu’à réunir Sandman (écoutant ce que lui dit Shakespeare), Matthew la corneille, et Death parmi les clients de la taverne, dans une même grande case nous présentant une scène d’ensemble frisant le panthéon.

Car il n’y a pas que Gaiman, comme influence visible et revendiquée. Il y a aussi Bernie Wrightson (comme le fait très justement remarqué Paul Chadwick dans sa préface en parlant de l’esthétique de Starchild), et surtout, et principalement, et avant tout, Dave Sim. Car parmi les clients de la taverne nous remarquons la présence d’Oscar Wilde, ainsi qu’une certaine poupée de chiffon… Mais ces présences seraient presque anecdotiques, si l’influence de l’auteur et artiste canadien n’explosait pas à chaque page. Le nom de Dave Sim risque de ne pas vous dire grand-chose, très malheureusement, car il n’a jamais été traduit en France (il faut dire que l’œuvre est gigantesque) et est même complètement ignoré et injustement méprisé : c’est scandaleux. Voilà. C’est dit. Seul Thierry Groensteen avait signé un article et publié un entretien avec l’auteur en 1986 dans le numéro 68 des Cahiers de la bande Dessinée… Et pourtant il est l’auteur d’une des plus fabuleuses et géniales aventures de toute l’histoire des comics : Cerebus. Une œuvre génialissime, insurpassable, hallucinante, unique en son genre. Cerebus, c’est une seule et même histoire commencée en 1977 et achevée en 2004, s’étalant sur plus de 6300 pages, en 300 épisodes regroupés en 16 volumes : l’œuvre d’une vie, racontant l’histoire d’un oryctérope (un cochon africain) qui de barbare va devenir premier ministre puis Pape, amoureux, messie, vieux. Un chef-d’œuvre absolu auquel je consacrerai bientôt un article, même si malheureusement Dave Sim est devenu avec le temps de plus en plus réactionnaire et pour tout dire un peu barré, et que l’œuvre en a pâti… Mais bref. Sans vous parler en détail de Cerebus, sachez que son influence sur Starchild crève les yeux, sur plusieurs points très définissables. Le bord des cadres, tout d’abord, reconnaissable entre tous, épais, noir, en ligne déchirée. La mise en page et la narration, ensuite, Owen insérant un texte joliment calligraphié entre certaines cases (ces textes prenant régulièrement le relais des cases dessinées afin d’exprimer certains moments spécifiques du récit), et agençant ses cases selon des inventions et intentions narratives ou purement esthétiques. Il y a aussi l’usage de l’onomatopée, assez ostentatoire, le goût de la hachure, et bien sûr la parodie de super-héros (assez hilarante dans Cerebus) avec ici un Wolverine à gros tarin portant le collier à trois plaque de l’oryctérope, et qui se fait appeler Serbius (mais à son grand dam tout le monde s’évertue à l’appeler Cerebrius ou Cerebus ou tout sauf Serbius…). Il dit lui-même qu’après avoir pris un emploi à l’hôtel des impôts, il pourra devenir premier ministre et même Pape… À l’occasion, il se déguisera en lapin géant pour traquer l’ennemi… Et pour boucler la boucle (après je la boucle), la présence d’oscar Wilde (personnage important de la série principalement dans les volumes Jaka’s Story et Melmoth) et de la poupée de chiffon de Jaka dans la scène de la taverne est bel et bien un hommage non dissimulé à Dave Sim, sans parler du personnage de Martin Humble. Dave Sim qui fut aussi l’un des bienfaiteurs d’Owen (avec Will Eisner, entre autres) pour le sortir de la panade (presque aussi gratinée que celle de Champignac)… Car le parcours d’Owen (et le parcours de Starchild, puisque l’œuvre a bouleversé son existence) fut des plus difficiles, comme l’écrit avec humanité Paul Chadwick dans sa très belle préface.

Oui, une préface magnifique qui nous explique qui est James A. Owen et comment il a réussi à faire éditer Starchild : difficilement et dans la douleur, accumulant malgré lui écueils, aléas, catastrophes, et la malchance… Bref, un parcours du combattant comme en connaissent tant d’artistes (presque un classique!), mais Owen a élevé celui-ci au rang des beaux-arts ! En tout cas, un exemple de volonté magnifique, où la création n’est pas un produit mais bien une question de vie ou de mort, la condition sine qua non pour respirer et exister lorsque l’art est sa pulsation première. Owen ne triche pas. Là où tout le monde cache ses influences, il les assume, on l’a vu (et on pourrait rajouter Aubrey Beardsley et les préraphaélites à cette liste d’influences), car il a en lui un véritable univers et un talent certain pour bâtir sa propre œuvre. Lorsqu’on voit avec quelle patience il a dessiné ces milliers de brins d’herbe, un par un, abordant chaque détail en enlumineur amoureux, lorsqu’on est transporté par la poésie de son propos, on se dit que nous avons bien affaire à un véritable auteur, à un artiste admirable.

Une œuvre telle que Starchild contient et exhale tellement de profondeur et de strates narratives qu’elle suscite l’envie de plusieurs lectures afin d’en goûter toute la richesse. C’est une œuvre alambiquée, parcellaire, en mondes et temps noués. Une enquête généalogique nous précipitant dans le fantastique sans que nous ayons toutes les ficelles pour comprendre où nous mettons les pieds, la vérité de l’histoire ne se révélant que petit à petit, par fragments, allers et retours dans le temps, paroles en pointillés, visions et souvenirs aléatoires. Owen a bâti un puzzle savamment structuré autour d’une histoire simple et complexe à la fois. Je vais vous présenter l’histoire en quelques lignes, quand même… Le peuple des fées est la résultante d’un combat qui fit rage au Paradis, et tous ceux qui ne voulurent pas prendre position dans cette guerre ne pouvaient plus être ni anges ni démons, et ont trouvé refuge sur notre Terre, avant que notre race humaine apparaisse. Afin que les deux peuples – humains et féériques – puissent vivre sur le même territoire en ayant des sphères de conscience et de réalité différentes, un concilium de conteurs a lieu tous les 100 ans (les conteurs sont le lien entre notre réalité et le monde des fées). À cette occasion, celui qui portera le manteau (la cape magique du chef des fées) pourra le temps d’une journée avoir le pouvoir des dieux et recréer le monde selon la nature de son conte. Un manteau qui attire les plus grandes convoitises, entraînant à lui deux clans (les Higgins et les Learmont) liés par la magie. Tout démarre avec Ezekiel Higgins qui part à la recherche du manteau et qui laissera derrière lui un journal intime expliquant son parcours avant de disparaître. Ses deux fils, Matthew et Homer, vont partir à sa recherche, et Matthew disparaissant à son tour, ce sera Anders, le petit-fils, qui se retrouvera à son tour embarqué dans cette histoire de fou. L’ouvrage raconte les péripéties et les épreuves rencontrées pour enfin arriver à la vérité… Une lecture en elle-même initiatique, hantée par des esprits shamaniques et druidiques, magnifiée par une représentation esthétique de la nature omniprésente qui en fait presque un petit bijou modern style. Édité en 2005 par les excellentes éditions Kymera, cet album est toujours disponibles et vous tend les branches, euh… les bras : ne le loupez pas !
L’iconographie de cette chronique de Starchild vient du site des éditions Kymera, visitez-le en cliquant sur le lien
Cecil McKINLEY

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