Dans un monde médiéval fantastique ravagé par la guerre, où le bien et le mal se confondent en absurdités sanglantes, Alastor de Sombregarde est un chevalier maudit, revenu d’entre les morts, grâce à l’intervention d’un maître-gobelin plutôt roublard du nom de Guulghar. Cette anthropomorphe créature, aussi cynique que philosophe, tient en sa main un bâton orné du crâne de son frère Huulghar, lequel continue, malgré tout, de parler et d’exercer la sorcellerie. L’improbable trio traverse champs de bataille et forêts damnées, afin de retrouver la dulcinée du seigneur désabusé… Aurélien Morinière illustre de façon magistrale cette grinçante épopée d’heroic fantasy —tendance Tim Burton —, dont son complice (Olivier Dobremel, alias Dobbs) nous livre de prometteuses prémices tragi-comiques…
Lire la suite...MORT DE FRANCOIS CARADEC
François Caradec, né à Quimper en 1924, débute comme typographe .On le retrouve comme collaborateur dans plusieurs maisons d’édition. Il est directeur de collection chez Garnier, participe à la rédaction de plusieurs «Guides noirs», édités par Tchou. Il est le biographe érudit de Lautréamont, Raymond Roussel, Alfred Jarry, Willy, Jane Avril et d’ Alphonse Allais. .
Il est l’un des spécialistes français de la bande dessinée. Il publie chez Garzanti en 1962 Il Primi eroi, préfacé par René Clair

Grand amateur de pastiches et de canulars, il était membre de l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle, dont ont fait partie Queneau et Perec) et du Collège de Pataphysique,

En dehors des biographies, il a aussi publié un Dictionnaire du français argotique et populaire; une histoire du café-concert; un ouvrage sur les bistrots qu’il a beaucoup fréquentés (La Compagnie des zinc). Son premier – et dernier – roman est un polar, qui vient de paraître chez Fayard Noir. Le Doigt coupé de la rue du Bison. Il est décédé le 13 novembre 2008

Claude Moliterni









