Aquafadas passe dans le giron de Kobo

À l’occasion du Salon du Livre de Francfort 2012, qui s’est tenu du 10 au 12 octobre, le Canadien Kobo a annoncé qu’il s’est offert le Français Aquafadas.

Kobo, c’est le fabricant de la liseuse du même nom dont la FNAC a l’exclusivité en France. C’est aussi et surtout le concurrent du Kindle d’Amazon. Aquafadas est une société toulousaine spécialisée, à l’origine, dans l’édition de logiciels pour plateforme Macintosh. Elle a pris le virage du numérique, il y a quelques années, en proposant un système innovant de lecture de bandes dessinées dématérialisées et adaptées aux téléphones portables. Le système d’Aquafadas, AVE comics, permet d’obtenir une scénographie agençant les planches de BD de manière à les adapter à l’écran et, ainsi, faciliter la lecture grâce à un jeu de zoom et de passage de case en case automatisée (Plus d’infos directement sur le site d’Aquafadas). Extrêmement novateur, ce système a mis beaucoup de temps à percer du fait de la frilosité de la plupart des éditeurs de BD. Du coup, Aquafadas a diversifié son offre et a créé, l’année dernière, un partenariat avec la société Quark, éditeur d’X-press : un logiciel utilisé de longue date dans la réalisation de maquette pour l’édition de livre, brochures, revues et tout ce qui peut être imprimé.

« Cette acquisition est très enthousiasmante dans la mesure où elle profite à Kobo comme à Aquafadas », commente Michael Serbinis, PDG de Kobo. « Elle va grandement renforcer la position tant de Kobo que d’Aquafadas sur leurs marchés actuels. Elle nous permet d’accélérer grandement le service d’auto-édition de Kobo, et, grâce au système de publication numérique d’Aquafadas, d’offrir les outils nécessaires aux éditeurs pour produire facilement des contenus riches. »

Cela va permettre à Kobo de diversifier son offre et ainsi créer des livres enrichis et peut être des bandes dessinées enfin lisibles de manière agréable sur une tablette numérique. C’est également une opportunité pour les créateurs de journaux ou de livres, qui peuvent, à moindre coût, adapter leurs publications à un environnement numérique.

 

« L’arrivée de Kobo représente une incroyable opportunité », ajoute Claudia Zimmer, Présidente d’Aquafadas. « Grâce à cette acquisition, les éditeurs qui utilisent le système de publication numérique d’Aquafadas vont bénéficier d’un accès facile et rapide à un nouveau canal de distribution – la plateforme de Kobo et ses 10 millions d’utilisateurs –, qui s’ajoute aux autres canaux. Nous allons disposer de moyens significatifs pour poursuivre nos développements actuels et pour créer de nouveaux outils innovants inédits. En poussant plus loin les capacités des produits de Kobo et la création de contenu riche, Kobo et Aquafadas feront avancer l’innovation autour de la lecture numérique. »

C’est également un atout majeur pour la plateforme d’auto-édition Kobo Writing Life. Cela va permettre de démocratiser la publication à compte d’auteur. Plus besoin d’investir dans un tirage papier coûteux. L’export au format ePUB 3 permet de vendre les livres sur les boutiques tels que celle de Kobo, Apple, Google ou Amazon.

L’édition numérique n’est pas prête à remplacer le papier. Les lecteurs sont attachés au format livre. En plus, les liseuses ont encore un écran bien plus petit que la plupart des albums de BD franco-belge. Pourtant, certains médias, tels que les quotidiens ou les magazines de gare, pourraient, à terme, trouver un nouveau souffle en étant distribués de manière dématérialisée. À voir ce que l’avenir nous réserve…

Gwenaël JACQUET

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