David Vandermeulen récompensé par le Prix de la bd historique

Le 5ème Prix de la Bande dessinée historique Château de Cheverny-Les Rendez-vous de l’histoire vient d’être décerné à David Vandermeulen pour le second tome de « Fritz Haber », paru aux éditions Delcourt.

Le Jury comme chaque année était présidé par l’historien Pascal Ory et composé de Danièle Alexandre-Bidon, Thierry Crépin-Leblond, Sylvain Gache, Gilles Ratier, François Righi, Pierre Serna, Claire Sotinel, Laurent Wirth et des anciens lauréats David B. (Prix 2007), Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx (Prix 2006),

Albums nominés (par ordre alphabétique d’auteurs) :

- Emmanuel Guibert, La guerre d’Alan. Tome 3, L’Association
- Kris et Vincent Bailly, Coupures irlandaises, Futuropolis
- Fabien Nury et Sylvain Vallée, Il était une fois en France. Tome 1, Glénat
- Christophe Perrissin et Mathieu Blanchin, Martha Jane Cannary. Tome 1, Futuropolis
- Francesco Ripoli, 1890, Soleil éditions
- Le jury a par ailleurs tenu à souligner la qualité de l’album Jeronimus publié chez Futuropolis par Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx qui ne pouvaient concourir :

Ce Prix, doté de 3000€, sera remis : le samedi 11 octobre 2008 à 11h30 à Blois à la bibliothèque Abbé Grégoire et sera suivie de l’inauguration de l’exposition (organisée en partenariat ave l’association bd boum) : « Par les chemins noirs » sur David B., lauréat 2007 (Bibliothèque Abbé Grégoire du 9 octobre 2008 au 7 janvier 2009). Enfin, le 12 octobre, David Vandermeulen sera l’invité du Café littéraire de La Halle aux Grains de 15h15 à 16h.

Joël Dubos

Informations : www.rdv-histoire.com
tel : 02 54 56 13 53 – hrenard.rvh@wanadoo.fr

« Fritz Haber » est la première biographie en français jamais consacrée à un personnage clé de la science et de l’histoire contemporaines, et qui reste étrangement méconnu en France. Dans les dictionnaires, Haber n’est référencé que pour son prix Nobel de chimie reçu en 1918, pour la mise au point d’une synthèse industrielle de l’ammoniac qui a donc permis la production massive d’engrais agricoles. Ce que les dictionnaires ne disent pas, c’est qu’Haber reçut son Nobel sous les huées du public : quelques années auparavant, il avait aussi inventé les gaz de combat pour l’armée allemande. Homme d’une gigantesque ambition et juif en proie au fort racisme de son époque, il choisit de se convertir au protestantisme pour assouvir sa soif de pouvoir. Nationaliste convaincu, il mit ainsi sa science au service de l’armée allemande et participa aux premiers pas du conglomérat I.G. Farben. (notice éditions Delcourt)

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