« Black : le retour des avant-gardes soft » : l’internationale serait-elle un genre humain ?

Le dessinateur italien Igort, nouvelle coqueluche de la scène BD parisienne, s’est imposé, en peu de temps, chez l’éditeur Vertige Graphic, en y associant le label Coconino Press, fortement inspiré de l’édition italienne du même nom.

 


Son principal fer de lance est une revue annoncée comme un rendez-vous des avant-gardes internationales et dont le premier numéro vient de paraître en librairies. Sous un couverture de David B, Black veut nous proposer une réflexion sur un style international que l’on est censé reconnaître sous les signatures de François Ayroles, David B. et Baru (pour la France), d’Igort (comme de bien entendu), Sergio Ponchione, Gabriella Giandelli, Gipi, Leila Marzocchi, Massimo Semerano et Menotti (pour l’Italie), de Yoshihiro Tatsumi et Suehiro Maruo (pour le Japon), de Javier Olivares (pour l’Espagne), de Seth (pour le Canada), de Pedro Nora (pour le Portugal) ou de David Mazzuchelli, l’américain de service qui, lui, fait l’objet d’un interview. Il y a en effet comme un air de famille chez ces auteurs venus d’horizons différents et les influences des uns semblent pénétrer les procédés graphiques ou narratifs des autres. Une sorte de world BD fort intéressante qui devrait ravir les aficionados des mouvements tendances à la sauce Inrockuptibles ou Technick’art.


 


Gilles RATIER


 

Galerie

Les commentaires sont fermés.