PRINCESSE MAYA

Stupéfiant est le mot, l’hyper réalisme poussé au maximum par Jeronaton et de plus en relief donne une bande dessinée hors du commun. Les femmes sont très belles vues par cet auteur qui a le sens des courbes. Un vrai régal pour l’œil.

Une rectification néanmoins, ce n’est pas la première bande dessinée en relief, déjà Pif, et le Journal de Mickey avaient réalisé ce genre de technique, sans oublier les comic books dans les années soixante. Mais, il faut souligner que c’est la BD en relief la plus réussie techniquement. Quant à l’histoire, elle marquera l’histoire de la BD. CM

 

Ikchel, la fille du roi Xiu est une princesse maya. Amoureuse d’un cultivateur, elle refuse tous les prétendants que son vieux père lui soumet, et notamment le prince du royaume voisin, soucieux marier la belle pour fusionner leurs territoires respectifs. Ce dernier n’hésite donc pas à faire suivre Ickchel pour assassiner son amant et l’épouser.La jalousie, la corruption, la soif de puissance règnent ainsi dans ce récit adulte et érotique. Mais si celui ci  reste empreint d’une trame relativement classique dans son développement, il convient de saluer l’audacieux pari technique, et totalement réussi à ce niveau, que celui de donner, au sens propre, une nouvelle dimension à une bande dessinée. Le résultat est impressionnant Chaque case prend un volume tridimensionnel unique en bande dessinée. De plus, force est de constater que l’hyperréalisme totalement maîtrisé de Jéronaton se prête parfaitement à la démonstration (dont les limites, comme au cinéma d’ailleurs, sont l’obligation  du port assez contraignant des fameuses lunettes « un œil rouge, un œil bleu »).  LT

 

Albin Michel – 16,90€

 

 

Jeronaton (pseudonyme de Jean Torton)

 

Jéronaton, né le 4 septembre 1942 à Ohlin, se fait d’abord connaître sous son patronyme Torton par des récits historiques « authentiques » dans Tintin en 1962, journal ou : l dessine aussi Les conquérants du Mexique et Cortès à Mexico (1971-1972). Il travaille par ailleurs dans le cinéma d’animation notamment au studio Belvision avec Asterix et Cléopâtre (1968), Tintin et le temple du soleil (1969), Gulliver. C’est seulement à partir de 1978 qu’il prend le pseudonyme de Jéronaton, alors qu’il décide de réaliser des bandes dessinées pour adultes. Il signe alors dans Métal Hurlant : Champakou (1978), L’Œuf du monde (1981) et Les Amazones (1983). Aux. éditions Magic Strlp, II sort Le Grand Passage, un remake de Champakou, en 1982. Chez Bédéscope, il publie un portfolio, Femmes (1984), suivi de l’album L’Eternel voyage (1985), et chez Glenat : Theodora (1989). Par ailleurs, comme illustrateur, Jeronaton participe à la Fresque biblique de Claude Lalllbert aux. éditions du Lomlbard (1986-199O). Pratiquant l’hyperréalisme avec talent, Jeronaton développe une œuvre empreinte de mysticisme et d’introspection profondément originale. MD

 

 

 

 

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