LANCEMENT DE « CHIMERE(S) 1887″

C’est dans le cabaret « Chez Moune » qu’avait lieu, mercredi 7 septembre, le lancement de la nouvelle série de Christophe Pelinq, plus connu pour ses scénarios d’aventures humoristiques sous le pseudonyme d’Arleston.

Associé pour l’écriture de cette nouvelle série à Melanyn, avec qui il travaille depuis près de 10 ans, l’auteur narratif de « Lanfeust de Troy » ne souhaitait pas induire ses lecteurs en erreur : « Mon pseudonyme est lié au type d’histoires que j’écris habituellement. Sans dissimuler qui je suis, j’ai néanmoins préféré, par honnêteté, signer « Chimère(s) 1887 » de mon vrai nom. »

Sa co-scénariste,, venue spécialement de Mexico où elle réside désormais, nous raconte la genèse de la série, « au départ écrite pour la télévision , et finalement non retenue par « frilosité » », nous informe-t-elle. La cause de cette « frilosité » ? : la fameuse « Chimère », héroïne principale âgée de 13 ans et vendue à Madame Gisèle, propriétaire de la Perle Pourpre, qui espère une forte rentabilité de ce placement ! La jeune fille, qui perd rapidement toute ses illusions, fait aussi vite preuve d’un sens de l’adaptation nécessaire à sa survie dans ce monde trouble.

Tout sulfureux qu’il semble, le sujet ne fait que refléter une réalité d’époque sans jamais l’exploiter de manière perverse. Dans la France de 1887, quand Ferdinand de Lesseps se bat à coup de pots de vin pour obtenir des appuis politique et le financement complémentaire du percement du canal de Panama, c’est dans les maisons closes que les intrigues et autres complots se nouent, sur fond de luxure. « C’est un peu comme un club anglais, un endroit à enjeux économiques et relationnelles , mais avec la gaudriole en plus, ce qui correspond bien à l’esprit français », souligne Pelinq en riant.

Si il faut reconnaitre que la mécanique très précise mise en place par les scénaristes fonctionne parfaitement, il convient également d’adresser une mention spéciale à Vincent. Le dessinateur d’ »Albatros » avait pour lourde tâche de coller au réalisme du récit, principalement situé à La Perle Pourpre, et de relater graphiquement tout ce qui s’y passe, sans sombrer dans le voyeurisme malsain et dévier vers la série érotique, ce dont il s’acquitte parfaitement.

Laurent TURPIN

Un grand merci à Scarlett Diamond, dont la magnifique prestation d’effeuilleuse burlesque, sensuelle et subtile, égaya la soirée … et cet article.

« Chimère(s) 1887 » T1 (« La Perle pourpre ») par Christophe Pelinq, Melanÿn et Vincent
Éditions Glénat (13,50€)

Bande annonce :

CHIMERE(S) 1887 T1 / Bande-Annonce par GLENATBD

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