Bob De Moor (1ère partie)

Alors que les visiteurs du Centre Belge de la Bande Dessinée peuvent découvrir, jusqu’au 15 janvier 2012, une superbe exposition intitulée « Bob De Moor et la mer », présentant de nombreuses planches originales et des esquisses dues au bras droit du père de « Tintin » (et dont certaines sont d’ailleurs signées Hergé) au milieu des évocations maritimes en trois dimensions de l’œuvre magistrale de ce monstre sacré du 9e art, les éditions belges BDMust viennent de rééditer les aventures de son indémodable « Barelli » ; voir : [http://www.bdmust.be/djp_barelli.htm->http://www.bdmust.be/djp_barelli.htm].

Ce fleuron de l’école belge, et plus particulièrement du style « ligne claire », se compose de huit beaux albums cartonnés de trente-deux pages, tous tirés et numérotés à mille exemplaires seulement (avec huit ex-libris également numérotés), qui reprennent respectueusement l’intégrale des aventures publiées dans Tintin, en version originale ; le huitième album étant notamment constitué de courts récits mettant en scène ce personnage créé par Bob De Moor, dont certains n’ont jamais été publiés en album !

Quelques amateurs pointilleux pourront toujours faire remarquer qu’il manque l’ultime histoire réalisée en 1989 : « Barelli in Bruisend Brussel », initiée par les pouvoirs publics flamands de Bruxelles pour valoriser la ville et traduit en français par « Bruxelles bouillonne » ;

mais l’album avait à peine été supervisé par Bob De Moor, lequel en avait alors confié la réalisation à ses divers assistants qui, eux, finaliseront le projet…(1) C’est pour cela que l’éditeur et les ayants droit (les deux fils de l’auteur, Stephan et Johan) ont préféré ne pas inclure cet ouvrage dans l’intégrale éditée aujourd’hui.

Cette excellente initiative propose également une plaquette très illustrée de vingt pages (« Barelli : au cœur de la ligne claire », réalisée par votre serviteur) où l’on trouve une biographie de Bob de Moor ponctuée par de nombreux commentaires issus d’interviews peu connues, un long texte sur la série remettant « Barelli » dans son contexte et une bibliographie très détaillée. En accord avec l’éditeur, nous allons reprendre la partie biographie(2) dans ce « Coin du patrimoine » que nous avons, comme d’habitude, ornementé avec de nombreuses planches ou dessins peu connus dus à l’auteur concerné ; car toutes celles qu’on pouvait trouver sur le Net, jusqu’à lors, étaient soit incomplètes, soit erronées. Comme quoi, il y a encore énormément de travail à faire pour défricher efficacement le patrimoine de la bande dessinée et obtenir des textes de référence raisonnablement fiables, même sur des sujets qui semblent pourtant déjà bien balisés…

Avant de créer « Barelli » (sa série la plus connue avec « Cori le moussaillon ») ou d’avoir été le principal collaborateur d’Hergé, pendant plus de trente ans, le dessinateur belge Bob De Moor (de son vrai nom Robert Frans Maria De Moor, né à Anvers le 20 décembre 1925 et décédé le 26 août 1992 à Bruxelles) était déjà un travailleur acharné… Aux divers journaux et magazines auxquels il collaborait, dans les premières années de l’après-guerre, il ne livrait pas moins de sept à dix histoires par semaine, dans des styles et des registres extrêmement variés !

Inspiré par ses lectures des récits d’aventures, Bob De Moor se raconte très tôt ses propres histoires qu’il ne tarde pas à dessiner, construisant parallèlement nombre de maquettes de bateaux. Tout en poursuivant ses études à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers, le jeune Bob a à peine dix-huit ans, en 1943, lorsqu’il entame une carrière prometteuse, en travaillant pour les dessins animés de la société de film anversoise Antwerpse Filmmaatschappij (l’AFIM) dont le studio est dirigé par Jules Luyckx et Ray Goossens ; et avec lesquels il va se lier d’amitié. Alors qu’il est déjà plus particulièrement chargé des décors, notamment sur « De Geboorte van Pimmeke » et « Smidje Smee », personnage inspiré d’un conte populaire de Flandre, sa collaboration à l’AFIM est cependant assez brève car il est blessé par l’explosion d’un obus, à la Libération, en septembre 1944.

Après avoir passé plusieurs mois à l’hôpital, il rejoint ses amis du studio qui collaboraient, alors, au KZV (Kleine Zondagsvriend) : supplément hebdomadaire pour la jeunesse que venait de lancer le quotidien Zondagsvriend. En 1945, au n°11 du mois de mars, il y crée sa première bande dessinée professionnelle (« Bart de Scheepsjongen » <a href=’« Bart le moussaillon »’>« Bart le moussaillon ») : histoire maritime et historique, thème qu’il portera en lui toute sa vie ; ceci au sein d’Artec-Studio’s, structure qu’il monte avec son beau-frère John Van Looveren.

Ainsi, il va concevoir bien d’autres séries où il forgera, tranquillement, son style clair et efficace : les enquêtes de l’inspecteur Marks (« Om 10 Miljoen », en 1946,

et « De Man uit Zuid-Afrika », en 1947), une autre bande maritime (« De Lotgevallen van Hannes  » Boegspriet «  », en 1946),

l’amusant « Dat Wondere Pimpeltje » (scénario de Jozef Van Overstraeten, en 1948)

et une aventure moyenâgeuse située en Flandres (« De Verklikker », en 1949).

Parallèlement, toujours dans le Kleine Zondagsvriend, Bob De Moor et ses associés de l’Artec-Studio’s vont aussi animer, dès 1946, une série aussi humoristique que fantastique qui met en scène un professeur un peu distrait et son assistant, à raison de deux bandes par semaine (soit deux cent huit en tout) : « Hobbel en Sobbel ». Par ailleurs, pendant cette période où ses histoires éditées étaient signées soit Robert De Moor, soit Bob, soit Artec-Studio’s, notre prolifique dessinateur, assisté par son ami Armand Van Meulenbroek pour la mise à l’encre d’une partie des dessins, multiplie également les dessins d’humour, les caricatures et autres diverses créations graphiques dans d’autres magazines et quotidiens néerlandophones : le médium commençant vraiment à décoller en Belgique.

Même si, en 1947, Bob De Moor réalise un premier album en langue française (« Le Mystère du vieux château fort », scénario de John Van Looveren, aux éditions Campéador), il travaille surtout, pour la presse flamande ;

notamment pour ?t Kapoentje avec, toujours en 1947, les planches de gags de « De Lustige Kapoentjes » <a href=’« Les Joyeux lurons »’>« Les Joyeux lurons » – qui s’épanouiront, finalement, sous le pinceau de Marc Sleen -,

et une bande dessinée sur l’histoire de la Flandre (« Willem Koelbloed » alias « Willem de Vrijbuiter »).

Puis, ce seront les amusants « Monneke en Johnekke »,

« Janneke en Stanneke »,

« De Rosse », « Bloske & Zwik detectives » (en 1948),

« Tim en Tom » (en 1949)…,

ou le western « Het Land Zonder Wet » (1948-1949).

Sans oublier, toujours en 1949, une multitude d’autres histoires qui seront les dernières à être produites par le studio Artec : « De Slaapmachine van Jonas »,

« Het Eiland der Reuzen »,

« De Vergeten Stad »,

« Het Halsnoer met de Groene Smaragd »,

« De Slaven van de Keizer »,

« De Tijdmachine van Carolus Clem »

et « De Koene Edelman », biographie de Jean-Baptiste de la Salle écrite par le poète et journaliste Gaston Durnez, laquelle sera, d’ailleurs, traduite en français sous le titre « La Vie extraordinaire de Jean-Baptiste de la Salle », dans un album cartonné aux éditions Jonas, en 1979.

L’euphorie de l’après-guerre provocant un besoin de distractions, les rares auteurs présents sur le marché sont alors très sollicités. Surtout quand, comme Bob De Moor, ils allient talent et polyvalence, en faisant systématiquement face à la demande !

En revanche, les autres magazines qui le contactent, que ce soient De Volksmacht, Het Handelsblad, Het Laatste Nieuws, ABC, Pum-Pum, Het Wekelijkse Nieuws ou les quotidiens T’Vrije Volksblad, Het Nieuws van de Dag, De Nieuwe Gids et De Antwerpse Gids (où il publie le stop-comic humoristique « De Lotgevallen van de Familie Kibbel », toujours scénarisé par Van Looveren, dès 1947) lui permettent de s’exercer à tous les genres.

On le retrouve aussi, de 1947 à 1949, dans Week-End (« Professor Quick in actie »

et « De Lotgevallen van Babel & Cie »)

ou dans De Zweep (avec les strips « De Lotgevallen van Kareltje »

et « De Lotgevallen van Vodje de Zwerver »).

Il privilégie toutefois le meilleur de sa production à Overal (avec le récit d’anticipation « De Dodende Wolk »

et sa suite « De Vergeten Stad », en 1948, puis dans ?t Kapoentje, en 1950) et, surtout, à l’hebdomadaire Ons Volkse (l’édition flamande de Junior), en 1949 : avec des récits maritimes (« Het Wonderschip »)

ou de science-fiction (« Oorlog in het heelal » qui fût traduit en français sous le titre « Guerre dans le cosmos » aux éditions The Skull, dans un album broché en noir et blanc correspondant au n°9 de la revue Comics 130, en 1974)

et des bandes dessinées humoristiques (« Fiske neemt wraak »

et « De Avonturen van Mieleke en Dolf »).

En 1950, il réalise encore le distrayant « Petrus en zijn Rakkers » pour De Nieuwe Gazet

et propose diverses séries dans le quotidien T’Vrije Volksblad, dont « De Nieuwe avonturen van Tijl Uilenspiegel »

et « Nonkel Zigomar, Snoe et Snolleke ».

Parues entre 1950 et 1951, les quatre « De Nieuwe avonturen van Tijl Uilenspiegel » sont des mises en images des péripéties d’un célèbre saltimbanque malicieux issu de la littérature populaire du Nord de l’Allemagne (dont une seule, « Le Lama de Laibonia », a été traduite en français, et ceci très approximativement, par les éditions Chlorophylle, en 1978 ; les héros ayant été rebaptisés « Thyl et Lamme »).

Quant aux quinze aventures fantaisistes d’Oncle Zigomar et de ses neveux (« Nonkel Zigomar, Snoe et Snolleke »), publiées entre 1951 et 1956, elles représentent parfaitement l’esprit et l’humour souvent absurde des Flamands ! La série sera relancée, en avril 1989, dans la Gazet van Antwerpen, Bob De Moor rebaptisera les protagonistes des prénoms de deux de ses fils (Johan et Stephan).

Quelques épisodes ont aussi été édités, par intermittence et dans un curieux ordre chronologique, en langue française : en commençant par le deuxième (« Le Renard qui louche ») qui fut proposé dans Tintin, dès 1952 ; le nom d’Oncle Zigomar étant alors « traduit » par… Coco Vilain ! Bien plus tard, ce seront les éditions Bédéscope qui publieront, entre 1979 et 1980, six albums brochés en noir et blanc : rééditant d’abord « Le Renard qui louche » et finissant par « L’Empire des taupes » (le douzième épisode paru, à l’origine, en 1955).

Les quatre autres, c’est-à-dire, dans l’ordre de parution, « Le Caballero rouge » (le quatorzième datant de 1955), « Les Cigarillos de la reine Thia » (le troisième de 1952), « Les Boucs émissaires » (le treizième de 1955) et « L’Espion jaune » (le onzième de 1954) ont été repris, en couleurs, chez Rijperman/Boogaloo, de 1987 à 1989, ainsi que deux autres histoires inédites alors en français : « La Grande pagaille » (en fait, le premier épisode paru, à l’origine, d’août à décembre 1951) et « Le Trésor du brigand » (le quatrième datant de 1952). Enfin, sous le titre « Les Aventures de Johan et Stephan », les éditions Standaard ont proposé deux autres aventures en couleurs (« Le Dragon noir » et « Le Secret de Volcanie »), en 1993, lesquelles correspondent aux huitième et neuvième épisodes parus dans T’Vrije Volksblad, en 1953 et 1954, puis la réédition du « Renard qui louche », en 1994.

Cependant, par le biais d’Ons Volkse, Bob De Moor fait, en 1949, une entrée remarquée dans Kuifje : l’équivalent néerlandophone du journal Tintin. Il y dessine, dans un style réaliste très minutieux, le récit historique « De Leeuw van Vlaanderen »

qui sera suivi, en 1952, par « De Kerels van Vlaanderen ». Il s’agit d’adaptations de l’œuvre de l’écrivain belge d’expression néerlandaise Hendrik Conscience qui ne seront traduites en français que plus de vingt-cinq ans plus tard : « Le Lion des Flandres » sera proposé dans un album broché en noir et blanc chez Deligne, en 1976, puis en couleurs et cartonné chez Bédescope, en 1980, et en petit format au Centre Belge de la Bande Dessinée, en 2002 ; quant à « Les Gars de Flandres », il sera édité en album broché en noir et blanc chez Bédescope, en 1978, puis en couleurs et cartonné, de petit format, au Centre Belge de la Bande Dessinée, en 2002.

C’est Willy Vandersteen, que Bob De Moor trouvait encore le temps d’aider sur plusieurs de ses séries (dont « Suske en Wiske » <a href=’« Bob et Bobette »)’>« Bob et Bobette ») et « La Révolte des gueux », une aventure de « Thyl Ulenspiegel » parue dans Tintin, dont il a d’ailleurs dessiné la couverture de l’album, en 1954), qui le convainc de rejoindre, à Bruxelles, l’équipe francophone de l’hebdomadaire dirigé artistiquement par le dessinateur de « Tintin » : décelant déjà, dans le dessin de Bob, une réelle influence hergéenne ! Il va s’en suivre une collaboration qui ne s’arrêtera qu’avec la disparition de ce journal des éditions du Lombard.
À suivre…

Gilles RATIER

(1) Il s’agit donc de « Barelli in Bruisend Brussel » : vingt-huit planches dessinées par Geert De Sutter (pour les décors) et colorisées par Hanelore Vantieghem, parues directement en un album broché édité par le Kabinet van de Gemeenschapsminister van Onderwijs en de Brusselse Aangelegenheden, en 1988 ; traduit en français sous le titre « Bruxelles Bouillonne » aux éditions du Ministère de la Santé Publique et des Affaires Bruxelloises de la Communauté Flamande, en 1990.

(2) Pour ne pas faire du tort à la vente de cette plaquette, nous en avons cependant supprimé les nombreux extraits d’interviews ; ces derniers étant issus de « Bob De Moor : 40 ans de bande dessinée, 35 ans aux côtés d’Hergé » de Pierre-Yves Bourdil et Bernard Tordeur, aux éditions du Lombard (en 1986), de « Rencontre avec Bob De Moor », article de Denis Privat paru dans le n°54 de Haga (à l’automne 1983), d’une interview de Bob De Moor réalisée par Thierry Groensteen et Didier Pasamonik pour le n°24 de Hop ! (en juin 1980), de l’indispensable « Hommage à Bob De Moor » de Jean-Pierre Verheyleweghen, publié en 2001 par la Chambre Belge des Experts en Bande Dessinée (et qui nous a beaucoup servi pour illustrer dignement ce « Coin du patrimoine»), d’un témoignage de Bob De Moor paru dans le n° hors-série d’(À Suivre) sur Hergé (paru en avril 1983) et d’une interview de Bob De Moor par Jean-Louis Lechat, parue dans le n°14 du 24 décembre 1989 d’Hello Bédé. Outre ces principaux ouvrages et revues en langue française sur Bob de Moor, l’amateur pourra aussi se reporter à Tintin n°115 (1951), n°1112 (1970), n°30 (1976) et 171 ou 2bis (1979), Hop ! n°9, n°25, n°33 et n°53, Pogo n°9, (À Suivre) n°105, Les Cahiers de la BD n°78, Sapristi n°8, Le Fouineur n°1, L’Hebdo n°138, Le Collectionneur de Bandes Dessinées n°71, Rumeur n°9, « Toute la BD 1992 », Hello Bédé n°59 et n°159, Des Bulles plein les oreilles n°19, Bo Doï n°74, « L’École d’Hergé » par François Rivière aux éditions Glénat (1976), « Bob De Moor : un Flamand chez les corsaires » par Alain Goutal aux éditions du Musée de Saint Malo (1994) et l’introduction à « Les Gars de Flandre » par Jean Auquier aux éditions du Centre Belge de la Bande Dessinée (2002) ; signalons aussi l’existence d’un portfolio géant reprenant des planches au format d’origine (« Bob de Moor », tiré à quatre-vingt onze exemplaires seulement aux éditions Ligne Claire, en 1991) et du site Internet http://bobdemoor.canalblog.com.

Galerie

9 réponses à Bob De Moor (1ère partie)

  1. Patrick Gaumer dit :

    Cher Gilles,

    excellente idée d’ouvrir cette rentrée avec l’inoxydable Bob De Moor (l’expo au Centre Belge vaut vraiment le détour !). Il ne reste plus qu’à espérer que ces travaux, pour bon nombre d’entre-eux, largement méconnus du public francophone, fassent l’objet de beaux et bons albums, à l’image de ceux que viennent de publier les éditions BDMust.

    Juste une petite correction : Oorlog in het heelal, traduit en français par Guerre dans le cosmos, a en réalité paru dans le n° 9 de Comics 130, en 1974. édité par Georges L. Coune, responsable de « The Skull », antre dantesque et bruxellois. L’erreur de date vient parfois de ce que cette histoire de S-F. fut proposée trois ans plus plus tôt dans le n° 5/6 de Ciso, une revue flamande éditée par Brabantia Nostra.

    http://www.zilverendolfijn.nl/zz/sbp/1/NL/PILOOTST,%20S01/c/zd.html

    Bises et belle rentrée,

    amitiés,

    Patrick Gaumer

    • Bdzoom dit :

      Tu as entièrement raison, mon cher Patrick ! J’ai en effet mélangé les références flamandes et francophones : on se se relit jamais assez !

      Merci pour cette correction indispensable !

      La bise et l’amitié

      Gilles Ratier

      • Patrick Gaumer dit :

        Juste un petit détail, j’évoque dans mon post précédent la « revue » Ciso. Même si elle se définissait comme « Ciso Magazine », cette publication s’apparentait plus en réalité à une collection d’ouvrages brochés indépendants, qu’à une « revue » proprement dite. « The Skull » proposera d’ailleurs sur le même principe, en janvier 1975, un n° spécial de Comics 130, reprenant Le Pharaon des cavernes, un épisode de L’Épervier bleu de Sirius, assorti d’un texte complémentaire de Danny « Big D » De Laet (ce grand connaisseur a également signé un dossier de présentation dans Guerre dans le cosmos.)

        Bises,

        PG

    • BD Must dit :

      Bonjour Patrick,

      Pour les autres séries de Bob De Moor, ce que je peux déjà annoncer c’est que les Monsieur Tric sont en chantier. Il y aura bientôt une intégrale « Monsieur Tric », avec des albums cartonnés et en couleur !

  2. Jean-Pierre Verheylewegen dit :

    Mon cher Gilles,
    Je te félicite pour la qualité de la présentation de l’oeuvre de Bob De Moor, que tu as réalisée.Sais-tu que la même année que la sortie de mon étude sur Bob ( 2001 ), la CBEBD a également sorti une autre étude sur Bob, mais en néerlandais, à destination des membres flamands de l’association?Le contenu est totalement différent. Titre: « Avonturen van Vodje, Kareltje, De Rosse, Mieleke en Dolf – Jaren 1948 tot 1951″. L’ouvrage comporte 99 pages!
    Au plaisir de se rencontrer,
    Jean-Pierre Verheylewegen.

    • Bdzoom dit :

      Je n’en savais rien, mon cher Jean-Pierre ! Merci donc pour ce complément d’information et pour tes félicitations ! Et je le répète, heureusement que j’avais acheté ta monographie à l’époque car, sans elle, l’iconographie de mon article aurait été beaucoup moins riche !

      Au plaisir également de se rencontrer !

      Bien amicalement

      Gilles Ratier

      • Bernard de Gioanni dit :

        Bonjour,
        bravo pour votre rubrique Patrimoine. Le grand Bob mérite bien d’être mieux reconnu. J’en profite pour vous signaler l’adresse de mon blog que j’ai créé en 2007 et qui lui est consacré. J’avais tenté déjà à l’époque de constituer un catalogue raisonné (sans doute imparfait) de son oeuvre. En voici le lien:
        http://bobdemoor.canalblog.com/
        Bien cordialement.
        Bernard

  3. Anonyme dit :

    félicitation, une fois de plus pour cet article remarquablement documenté sur ce grand dessinateur qu’était Bob de Moor.
    Il faisait parti des pionniers et des grands réalisateurs du journal Tintin.
    Il a fortement marqué ce journal de son immense talent.
    Pourtant, je suis resté sur ma faim, sa série la plus célébre « Barelli » ne m’a jamais fait rever, cela reste une copie des aventures de Tintin.
    Je pense que contrairement à Jacques Martin qui a su se démarquer de Hergé pour se consacrer à ses propres séries, Bob de Moor n’a pas su prendre ses distances vis à vis du grand maitre, au détriment de sa propre carrière.
    Lorsque je relis pour la éme fois les deux albums de Cori le moussaillon sur l’invincible armada, ou encore le chef d’oeuvre qu’est « le lion des Flandres » je me sent frusté devant ce que cet artiste aurait pu réaliser comme oeuvre à l’égal de jacques Martin.
    Dommage mais Bob de Moor mérite bien de figurer au panthéon des grands de la BD

    Jacques guillerm