CINE BD DE MAI : BRAZIL ET ABRACADABRA

MK2, en partenariat avec les éditions Dargaud, organise tous les mois les rendez-vous Ciné BD. Le 17 mai, Gotlib viendra présenter le film de Terry Gilliam à l’occasion de la parution du recueil collectif réalisé dans l’esprit de « La Rubrique à Brac. »

 


Samedi 17 mai à 11h30


RENCONTRE avec Marcel GOTLIB qui viendra présenter Rubrique Abracadabra.


 


La Rubrique-à-brac est de retour pour fêter ses quarante ans, à travers la plume d’une trentaine de créateurs de la BD contemporaine.


 


Programme


 


11h30 : Présentation de Rubrique Abracadabra


 


Projection du film Brazil de Terry GILLIAM, choisi et présenté par GOTLIB


 


14h00 : Rencontre et dédicace de Marcel GOTLIB


à la librairie du MK2 Quai de Loire


 


Uniquement 20 dédicaces, sur tirage au sort.


Le tirage au sort aura lieu dans la salle de cinéma juste avant la projection.


Le bulletin pour le tirage au sort sera remis au moment de l’achat de la place de cinéma.


 


Tarif unique : 5,90€


cartes ILLIMITE U1 et U2 acceptées


 


MK2 Quai de Loire : 7 quai de Loire – 75019 Paris


Informations : www.mk2.com – 08 92 69 84 84


La Rubrique Abracadabra (Dargaud – 13€) : C’est bien joli de célébrer Mai 68. Mais ce qui s’est passé en janvier 68 n’est pas mal non plus : le 11 janvier de cette année-là, la première Rubrique-à-brac est née dans le numéro 429 de feu Pilote (le journal qui s’amuse à revenir ces jours-ci avec un superbe numéro spécial que nous ne saurions trop vous conseiller). Rubrique-à-brac ? À la seule évocation de cette formule magique, des générations entières sentent la larme leur monter à l’œil. Car la RAB, comme on l’appelait familièrement, (et qu’on ne doit pas confondre avec le vulgaire Rien à Branler) ne fut rien d’autre qu’un délicieux pavé d’humour et de délire jubilatoire lancé par son créateur, Marcel Gotlib, à la face du vieux monde de la bande dessinée. Mais revenons en arrière afin de comprendre la genèse de cette merveilleuse épopée. Depuis mai 65, Gotlib illustrait chaque semaine dans Pilote les Dingodossiers. Ces chroniques sociologiques mâtinées d’humour, écrites par René Goscinny dans l’esprit du magazine américain Mad, traitaient des grands thèmes de l’époque, des joies du camping aux affres de la rentrée. À la fin de l’année 1967, surchargé de travail, Goscinny arrête les Dingodossiers et propose à Gotlib d’imaginer des histoires de son cru. Quelques semaines plus tard, la Rubrique-à-brac effectue ses débuts dans Pilote. La révolution est en marche. Le pitch (comme on ne disait pas encore en ce temps-là) de la RAB est aussi court que la trajectoire d’une pomme tombant sur le crâne d’Isaac Newton : parler de sujets aussi divers que loufoques sur un ton aussi sentencieux que didactique. Autrement dit, déconner à pleins tubes sous une apparence de sérieux. De 1968 à 1972, Marcel Gotlib allait aborder tous les thèmes qui lui passaient par la tête, faisant ainsi de la RAB l’équivalent illustré de l’Encyclopedia Universalis – mais en beaucoup plus drôle et avec de plus chouettes dessins. Et ses lecteurs allaient devenir incollables sur la vie du paresseux, le spaghetti-western, le théâtre Nô ou l’acte sexuel chez les animaux. Comme dans les Dingodossiers, Gotlib ne s’encombrait pas de héros, ce qui était nouveau pour l’époque. Ou plutôt, la RAB allait donner naissance à une multitude de « héros » assez éloignés des stéréotypes du genre, du célébrissime professeur Burp à Isaac Newton en passant par l’inénarrables Commissaire Bougret flanqué de son fidèle adjoint l’Inspecteur Charolles. Sans oublier la fameuse coccinelle, évidemment, devenue une figure de légende de la geste gotlibienne et de la bande dessinée. Quarante ans plus tard, après avoir influencé, amusé et enthousiasmé des générations de lecteurs/dessinateurs/scénaristes/cinéastes (Alain Chabat est un amoureux compulsif de la RAB), la Rubrique-à-brac est de retour. Non pas sous la plume de Marcel Gotlib, qui a pris un repos bien mérité et s’est retiré loin de la frénésie contemporaine, observant avec une distance teintée de bienveillance toute cette agitation commémorative. Mais à travers une trentaine de créateurs de la BD contemporaine pétris d’émotion qui se sont vu confier une mission passionnante : faire revivre à leur manière les riches heures de la RAB. Attention, il ne s’agit en rien d’un hommage, exercice de style qui a vite fait de tourner au pensum ennuyeux. Cette fois, le pitch serait le suivant : on dirait que Pilote existerait encore et qu’il faudrait être Marcel Gotlib à la place de Marcel Gotlib… Et ils n’ont pas reculé devant l’immensité de la tâche, les bougres ! Ils sont plus de trente à avoir relevé le défi, et non des moindres. Ce qui nous donne, dans le désordre : Bilal, Binet, Tronchet, Edika, Benacquista/Barral, Christin/Mézières, Goossens, Margerin, Ferri/Larcenet, Arleston/Mourier, Solé, Maester, Jeannin/Dal, Mandryka, Dupuy-Berberian, Lefred Thouron/Chauzy, Lindingre/Julien/CDM, Ptiluc, Tardi, Zep, Boucq/Karim, Blutch, Antoine de Caunes/Guarnido. Entre les variations très personnelles de Tardi ou Goossens sur le thème de la coccinelle, les leçons de zoologie amusante signées Edika ou Dupuy-Berberian et les relectures du personnage de Burp par Binet, Boucq ou Tronchet, le lecteur ne risque pas de s’ennuyer. Et il apprendra enfin qui était Gottfried Wilhelm Leibniz, concurrent malheureux d’Isaac Newton. Gotlib peut continuer à se reposer, la relève est prête !

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