BATMAN BEGINS bientôt sur les écrans

Le jeune Bruce Wayne assiste au meurtre de ses parents,  et dès ce moment il décide de dévouer sa vie à parcourir le monde pour combattre l’injustice et les organisations mafieuses qui font régner la terreur sur la planète.De retour …

Le jeune Bruce Wayne assiste au meurtre de ses parents,  et dès ce moment il décide de dévouer sa vie à parcourir le monde pour combattre l’injustice et les organisations mafieuses qui font régner la terreur sur la planète.De retour à Gotham City, il devient Batman, justicier masqué qui utilise son intelligence en ayant à sa disposition tout un arsenal d’instruments sophistiqués, dont la fameuse Batmobile pour lutter contre  les forces du mal qui menacent la ville.CM.


 


Sortie du film aux Etats-Unis le 7 juin 2005


Histoire: Bob Kane


Scénario: S. Goyer


Batman: Christian Bale


Mise en scène :Christopher Nolan


 


Batman


États-Unis


1939


Bill Finger-Bob Kane


D.C. Comics


Parmi les héros masqués, l’inévitable Batman fait une entrée remarquée dans Detective Comics n° 27, en mai 1939, distribué par le McClure Syndicate. Il n’est rien d’autre qu’un concurrent direct de Superman, arrivé sur scène quelques mois plus tôt (tous deux feront le succès de la National Periodical Publication). Il est l’œuvre de plusieurs collaborateurs. Cependant, le véritable créateur demeure le dessinateur Bob Kane. Le premier épisode, pourtant, n’est composé que de six planches ; il s’intitule The Case of the Chemical Syndicate. D.C. Comics lance, à partir de 1940, une série de fascicules. En avril 1940, paraît le premier comic book, voué à Bartman et Robin et, la même année, un magazine spécial au New York World’s Fair, jusqu’à sa disparition, la publication prenant alors le titre de World’s Finest Comics. Ce n’est véritablement que cette année-là que Batman se revêt de ses attributs – la cape noire le protégeant de tout danger et inspirant la terreur – qui feront de lui un incontournable héros dans le monde entier. Certains personnages, tels que Robin ou Batgirl, pourront même se permettre de faire l’objet de leur propre magazine. D’octobre 1943 à octobre 1946, années de gloire de la bande dessinée, elle vient s’inscrire dans la presse quotidienne (dans le New York Daily Mirror). Distribué par le McClure Syndicate, ce daily strip semble être l’œuvre de Charlie Paris, Jack Burnley et Jerry Robinson. Pendant les décennies qui suivent, le succès variera selon les moments. Le personnage de Batman perd de son impact auprès des lecteurs. Le dynamisme et l’intérêt des récits connaissent un passage à vide, accentué encore par l’abus de comparses et de l’influence d’une certaine science-fiction de pacotille.


La première moitié des années cinquante marquent ainsi un retrait dans le nombre des publications. Les années soixante, en revanche, voient naître un regain d’intérêt, avec la mode des super-héros de Stan Lee et de Jack Kirby. Les chiffres sont impressionnants : 1960, quatorze millions d’exemplaires ; 1965, trente-quatre millions ; 1966, près de quarante millions. L’arrivée de Gene Colan, de Mazzuchelli et surtout de Frank Miller redonne un nouvel élan au héros. Miller, tant pour le scénario que pour le graphisme, renouvelle complètement l’esprit de la série et se montre un digne continuateur de Neal Adams. En 1986, il revigore la série, intitulée alors The Dark Knight Returns et publiée sous forme de quatre fascicules, dans laquelle Batman, plus âgé, plus moderne aussi, est en proie au doute, médite sur lui-même et fait preuve d’introspection, troublé par sa propre personnalité. Le succès est immédiat. Plus de vingt-cinq pays s’y intéressent. Pendant l’année 1988, tout un ensemble de scénarios de divers auteurs mettent en scène notre protagoniste. Un texte indépendant orienté sur le personnage du Joker, est l’ouvrage d’Alan Moore. Frank Miller, sur des dessins de David Mazuchelli, écrit Batman-Year One, reprenant l’histoire du héros dans ses premières années. C’est au tour de Jim Starlin (pour le texte) et de Berni Wrightson (pour les dessins), de réaliser The Cult, opposant Batman et un prêcheur fort dangereux, dans une série de quatre ouvrages. En 1989, les Anglais Grant Morison et Dave McKean rédigent Arkham Asylum, un étonnant épisode de la vie de Batman. À l’écran, Batman trouve bien des occasions de survoler la ville. Et cela, dès 1940, dans des dessins animés (en 1988 notamment), des longs-métrages et des feuilletons destinés à la télévision : notamment des séries en 1947 et en 1954 ; un serial de quinze épisodes, en 1949, sous le titre de The New Adventures of Batman and Robin, est redistribué en 1957 ; un feuilleton télévisé, en 1966, est produit par ABC, avec Adam West et Burt Ward. Grâce à l’une de ces prestations, Bob Kane et Al Plastino reprennent la bande quotidienne que distribuera le Ledger Syndicate, tandis qu’un long-métrage en couleurs est tourné pour la télévision, produit par C.B.S., en 1966, avec Adam West (Batman), Burt Ward (Robin). Dans le cinéma, on assiste à une véritable « batmania ». Aussi faut-il souligner l’importance de certains films. Le premier date de la fin de 1942 ; La Columbia Pictures réalise, en 1950, en quinze épisodes, Batman and Robin. Un autre film, en 1989, consiste en une superproduction, réalisée par Tim Burton, diffusée par la Warner Bross, le héros étant interprété par Michael Keaton, Jack Nicholson s’emparant du rôle du fou Joker (voilà qui lui sied à merveille !). Le budget reste sans précédant ; les entrées atteignent un record ; la superproduction aux décors stupéfiants s’envole à travers le monde, à l’image du personnage ; D.C. Comics évalue à six cent cinquante millions de dollars les cessions de droits commerciaux. 1991, Batman Returns : Michael Keaton, toujours lui, se retrouve aux côtés de Michelle Pfeiffer, dans le rôle de Catwoman, et de Danny De Vito, transformé en the Pinguin. En 1994, Joel Schumacher met en scène le troisième Batman, Batman Forever. Ici Robin lutte contre The Face, interprété par Tommy Lee Jones. Dans le dernier, c’est George Cloney, acteur de télévision venu de la série culte Urgences, qui reprend le héros. Les publications, dans le monde, restent sur le même modèle de la démesure. En France, Batman devient le Justicier, en 1940, dans les Grandes Aventures ; la Chauve-souris, de 1946 à 1948, dans Tarzan ; il reste Batman, en 1947 et 1948, dans l’Astucieux (durant une quarantaine de numéros, sous le titre Les Ailes rouges). Sagédition, en 1971 et après, fait paraître plusieurs épisodes dans un certain nombre de revues homonymes. Les albums sont édités par Futuropolis, en 1982, Aedena, en 1986, Zenda, en 1991, Comics U.S.A., en 1997, et par Albin Michel et Canal + éditions. Parallèlement à la saga des éditions et de la filmographie, un nombre prestigieux d’auteurs en accentue la notoriété. Pour les dessinateurs, Robert (Bob) Kane, le dessinateur et créateur de Batman jusqu’en 1968, est accompagné d’une kyrielle de collaborateurs : Gardner Fox, Jerry Robinson, de 1939 à 1946 ; George Roussos, de 1940 à 1947 ; Jack Burnley, de 1941 à 1946 ; L. Marris, de 1941 à 1943 ; Mort Meskin, de 1943 à 1946 ; Neal Adams (auteur de Deadman et de The Spectre, il dessine, en 1968, The Brave and the Bold ; il accentue le drame, la violence et le fantastique du personnage de Batman, le projetant dans les airs, la cape soulevée par le vent) ; Carmine Infantino, à partir de 1968 ; Dick Giordano (compagnon de Neal Adams dans The Green Lantern, il participa à Batman dans le courant des années 1970) ; Alexander Toth, dans les années 1960 et 1970 ; Frank Robbins, en 1971 ; mais aussi, dans l’ordre alphabétique : Murphy Anderson, Ross Andru, Jim Aparo, Bob Brown, Nick Cardy, Gene Colan, Trevor von Eeden, Bill Elder, Joe Grella, Sid Green, Bole Haney, Irwin Hasen, Eli Katz (utilisant le pseudonyme de Gil Kane), Jim Mooney, Sheldon Moldoff, Jim Moondey, Winslow Mortimer, Don Newton, Irn Novick, Charlie Paris, Jerry Robinson, Marshall Rogers, George Roussos, Mike Seljouski, Howard Sherman, Jon Small, Jack et Dick Sprang, Curt Swan, Sal Trapani,..


En tant que scénaristes, on trouvera successivement après Bill Finger, en 1939 : Gardner Fox, en 1940 ; Jack Schiff, en 1942 ; Alfred Bester, de 1942 à 1947 ; Mort Weissinger, de 1943 à 1945 ; John Broone, en 1947 ; Frank Robbins, en 1947 ; Dennis O’Neil, à partir de 1969 ; Frank Miller (il figure parmi les auteurs importants, en 1985) ; mais encore : Otto Binder, John Broome, D. Cameron, Archie Goodwin, Edmond Hamilton, William Woolfolk…


Batman représente la double nature de l’homme : l’être civil, Bruce Wayne, un jeune homme fier et fortuné, et le justicier, l’homme de fer. Dans ce second rôle, il n’intervient que de nuit. Il se métamorphose alors en chauve-souris masquée. Le matin, il retrouve son identité. L’histoire débute de manière classique. Bruce Wayne, dans son enfance, est le témoin du meurtre terrifiant de ses parents, perpétré par un rôdeur nocturne. Il décide de les venger et de livrer une lutte sans merci à tout criminel. L’intrigue n’est pas nouvelle, mais elle explore toutes les potentialités du héros masqué. Elle se déroule à Gotham City, ville imaginaire. Un commissaire juste et bon, Gordon, ferme les yeux et donne sa bénédiction. Batman est bientôt rejoint par un compagnon, son pupille, Dick Grayson, alias Robin pendant la nuit – apparu en mai 1940 dans Detective Comics n° 38 ; il prendra le nom de Jason Todd, dans les années quatre-vingt. La même année, Batman trouve sa dulcinée, une actrice nommée Julie Madison. Et puis l’on verra apparaître d’autres jeunes femmes, telles que Bat-Amazon ou Batgirl, leurs amies, Catwoman ou Batwoman. Il rencontre aussi Superman ou Sgt Rock, avec qui ils font équipe. Ils font régner l’ordre – ou plutôt la terreur pour leurs innombrables ennemis aux pouvoirs immenses, alertés par la silhouette de la chauve-souris. Tous sont analysés avec acuité : the Clayface, the Pinguin, Crime Doctor, Niddler, Two Face, et surtout the Jolly Joker, entre autres. Dès que l’ombre de la chauve-souris se profile au dessus des gratte-ciel, ils se terrent. Ils déploient toutes leurs forces et leur puissance pour tenter d’interrompre cette massive opposition à leur exactions. Si Batman ne possède, à l’encontre de ses homologues, aucun super-pouvoir de nature extraordinaire, il fait appel à son courage, à sa détermination et à sa ruse, aidé, il faut l’avouer, par un certain nombre de gadgets ultra-perfectionnés et d’une haute technicité : la Batmobile, le Batplane, le Batgyro, qu’il fabrique lui-même dans sa Batcave, autrement dit son laboratoire. Voilà, en quelques mots, ce qui fait la notoriété de ce personnage et d’une bande dessinée aux possibilités inouïes. Nathalie Michel


 


KANE, Bob


États-Unis (1916-1998)


Robert Kane naît à New York le 24 octobre 1916 et après avoir fréquenté la Cooper Union et l’Art Students’League, il est embauché par le S.M. Iger’s Studio, où il réalise des personnages comiques tels que Hiram Hick, le premier publié sur Wow, Peter Pupp, Jest Laffs, Pluto dans Jumbo Comics. En 1938, il passe à la National Comics où, il crée une série d’histoires humoristiques : Professor Doolittle dans Adventure Comics, Ginger Snaps dans More Fun, Oscar the Gumshore dans Detective Comics. Après d’autres séries comiques comme Jest a Second et Gumshoe Gus, il produit, en collaboration avec Bill Finger, deux séries d’aventures policières : Rusty and His Pals et Clip Carso éditées l’une dans Detective Comics, l’autre dans Action Comics. L’année suivante, devant le succès de Superman, Will Ellsworth, l’un des éditeurs de la National Comics, leur demande d’imaginer un personnage analogue. C’est ainsi que naît Batman qui, après une apparition rapide dans Detective Stories n° 27 en 1939, a son propre album dès le printemps suivant. Bob Kane suit son personnage pendant presque trente ans, aidé par un groupe d’assistants, dont Jerry Robinson. Vers la fin des années cinquante, il se consacre surtout à l’animation et réalise des séries télévision à succès : en 1958 Courageous Cat et en 1969 Cool McCool. Claude Moliterni


 


 


 


 

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