« Arthur contre l’insaisissable Prince Noir »

Arthur et le Père Passe-Passe se retrouvent dans le passé grave à leur machine à remonter le temps.Voilà une histoire écrite et dessinée par Cezard au meilleur de sa forme dans le numéro 998  de l’hebdomadaire Vaillant  en date du …

Arthur et le Père Passe-Passe se retrouvent dans le passé grave à leur machine à remonter le temps.Voilà une histoire écrite et dessinée par Cezard au meilleur de sa forme dans le numéro 998  de l’hebdomadaire Vaillant  en date du 28 juin 1964.


Arthur le fantôme


France


1953


Cézard (pseudonyme de Jean César)


À l’origine, Arthur est un jeune fantôme écossais qui loge dans un château en ruines où il passe le plus clair de son temps à faire des farces aux vivants. Mais il peut aussi bien se déplacer dans l’espace que dans le temps, tout en traversant, comme il se doit, les cloisons. On va donc, au gré de ses aventures, le retrouver aussi bien au Moyen-Orient qu’à l’Age de pierre, sous la Révolution française ou dans le futur.


Grâce aux scénarios dynamiques de Cézard, les gags sont nombreux et fort réussis, peuplés de nombreux rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine. Très fournis dans les premières années, les décors, remplis de détails pittoresques, s’aèrent par la suite, rendant la lecture des planches plus faciles aux jeunes lecteurs.


Prépublié dans l’hebdomadaire Vaillant, puis dans Pif-Gadget, Arthur le fantôme s’interrompt à la mort de son créateur, en 1977. Il renaît en 1982, dessiné cette fois par Marc Arapu qui ne possède malheureusement pas le dynamisme graphique de Cézard.


Plusieurs albums ont été publiés : trois chez Vaillant en 1963 et 1964, deux aux éditions du Kangourou en 1974 et 1975, puis, vingt ans plus tard un autre chez Vents d’Ouest en 1996. Une série, sous forme de magazine, a été éditée en 1977-78 chez Jeunesse et Vacances, une autre en petit format, Arthur Poche, a duré le temps de cinquante-quatre numéros aux éditions Vaillant de 1964 à 1977. MD


 

 

 

CÉZARD, Jean

 

France

 

23 mars 1925

 

8 avril 1977

 

Jean Cézard, qui n’avait pas de pseudonyme et dont le patronyme est bien Cézard (et non César comme écrit dans nombre d’articles et encyclopédies), fait ses premiers pas dans la bande dessinée en avril 1948 dans le bimensuel Francs Jeux où il crée Monsieur Toudou. Auparavant, il a réalisé quelques illustrations dans le même journal à partir de 1946 et fait quelques travaux publicitaires.

 

Parallèlement, il signe une bande de science-fiction loufoque Le Professeur Pipe dans l’hebdomadaire Mon Journal (1946-1948), bande qu’il redessinera de 1955 à 1959 dans le mensuel Dakota. Il collabore aussi en 1947 à Pic et Nic 2e série avec un western humoristique Pillul, l’as du Texas, ainsi qu’à la S.A.T.E.L. dans les récits complets des « Sélections Le Risque-Tout », « Le Corsaire » et Texas Bill.

 

Cézard se lance également dans la bande réaliste avec des histoires romancées réalisées au lavis dans Modes de Paris et les fascicules d’Aventures et Voyages : Brick le corsaire, puis Yak, tous deux à partir de 1949, scénarisés par Melwyn-Nash (Marcel Navarro). Peu après, il dessine, dans Vaillant, Les Compagnons de la section noire (1951), Le Chevalier de Lagardère. En janvier 1954, dans ce même journal, il revient à l’humour avec Arthur le Fantôme justicier, bande comique populaire qu’il va animer jusqu’en 1977. Pour les éditions Lug, en septembre 1955, il conçoit un oiseau comique, Kiwi, qui donne son nom à un mensuel en petit format devenu célèbre. Chez ce même éditeur, il dessine aussi une version française de Pim Pam Poum dans le magazine du même nom.

 

Pour le journal Pif-Gadget, il crée les désopilants Tristus et Rigolus de 1969 à 1973, habitants d’une planète où les gentils sont roses et les méchants très verts. Puis, il continue dans Pif-Gadget par Surplouf et ses corsaires de 1973 à 1977. Parallèlement, chez Aventures et Voyages, il signe Jim Minimum, dans Dakota à partir de 1959, et Billy Bonbon en 1973-1974, trois albums d’un western humoristique dont le héros est un bébé.

 

À noter la parution d’Arthur le Fantôme en bandes horizontales dans les quotidiens L’Union de Reims (1957 à 1969) et L’Humanité (1961).

 

Aussi à l’aise dans l’humour que dans le réalisme, Cézard possède un graphisme inimitable, reconnaissable entre tous, qu’il renouvelle d’ailleurs sans cesse. Il compose des planches remplies de détails et de trognes pittoresques, notamment dans ses bandes comiques où il dirige la plupart des gags avec une très grande habileté dans la narration figurative.

 

Précisons enfin que Cézard a reçu le Prix international de la bande dessinée à Bruxelles en 1968. MD

 

Publié par Toth, 42? rue du Roi de Sicile.75004 Paris. Tel: 06 62 00 23 02

 

12 euros

Galerie

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