La famille d’Arsène Lupin a poursuivi son œuvre après sa disparition. Ainsi, son petit-fils, appelé par commodité Lupin III, est, comme son aïeul, un voleur charmant, souriant et manipulateur. Nous devons cette résurrection contemporaine à Monkey Punch : un auteur japonais de mangas. En hommage à la BD asiatique créé en 1967, José Luis Munuera et Kid Toussaint offrent, avec « Lupin III – La Merveille », une nouvelle jeunesse au dernier représentant d’une famille de cambrioleur davantage motivé par la beauté du geste que par l’argent.
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Commerciaux, t1, Farce de vente, Goulet, Plumeri, Boitelle, Bamboo, 8,99 euros A la globarep « on vend tout ce qui s’achète ». Et la batterie de vendeurs fait montre d’une inépuisable réserve d’astuces pour améliorer le chiffre de vente. Il …
Commerciaux, t1, Farce de vente, Goulet, Plumeri, Boitelle, Bamboo, 8,99 euros
A la globarep « on vend tout ce qui s’achète ». Et la batterie de vendeurs fait montre d’une inépuisable réserve d’astuces pour améliorer le chiffre de vente.
Il y a d’abord le beau Franky, un air du Jean Claude de la télé, l’oeil vif, le sourire carnassier, les épaules larges, la pose avantageuse, dragueur impénitent qui n’a qu’un rêve : arnaquer le diable en lui vendant son âme. Il y a aussi la mignonne secrétaire, blonde et accorte ; la vamp au dents longues, en tailleur rouge et décolleté avantageux ; le vieux ringard dépassé qui n’aspire qu’au repos ; l’employé fayot, pourtant sans cesse rembarré par le patron ; le jeune diplômé qui ne parvient pas à cacher son inexpérience derrière sa phraséologie américaine ; le PDG, gros monsieur à cigare et cravate pétante, amateur de voitures de luxe ; sans oublier les clients, pigeons qu’il importe de plumer par tous les moyens. La thématique, qui évoque immanquablement la série télé « Caméra café », entend visiblement profiter de la vague de l’humour au bureau et y parvient bien , sur un registre bon enfant. C’est drôle, un tantinet caustique sans jamais tomber dans la méchanceté. Avec un dessin souple qui ménage ses effets et n’est pas sans rappeler le style de Morris, l’ensemble donne une impression de grande aisance et ouvre une série qui possède tous les atouts pour séduire un très large public.
Joël Dubos







