Une nouvelle aventure d’Enola Holmes : la petite sœur sympathique du grand Sherlock…

Holmes, son nom est Holmes ! Mais ce n’est ni le brillant détective Sherlock ni son frère ainé, le redoutable Mycroft, mais Enola, leur sœur cadette. Indépendante, intelligente et possédant elle aussi un bel esprit de déduction, Enola Holmes est amenée à résoudre des enquêtes complexes au cœur de la société victorienne de la fin du XIXe siècle. Le septième volume de la série « Enola Holmes » confirme le succès de cette belle adaptation des romans de Nancy Springer.

Enola Holmes a grandi avec sa mère dans la maison familiale de Ferndell Hall, près du village de Kineford. Orpheline de père dès l’âge quatre ans, elle fait la connaissance de ses frères ainés à 14 ans : quand sa mère, la suffragette Lady Eudoria Vernet Holmes, disparait soudainement. Sherlock et Mycroft ont respectivement 20 et 27 ans de plus qu’elle. Cette rencontre soudaine et inattendue transforme la vie de la jeune adolescente. Si ses frères souhaitent l’envoyer dans une pension, afin d’en faire une dame de la bonne société, elle fait preuve d’audace et d’inventivité pour échapper à ce destin tout tracé. Emancipée, elle mène par la suite une vie de femme indépendante, en utilisant l’esprit de déduction familial à bon escient pour résoudre les énigmes qu’on lui soumet.

Au début du septième volume de ses aventures, une lettre du docteur Watson trouble le tranquille quotidien d’Enola. Elle l’avertit de l’état dépressif alarmant de Sherlock et sollicite sa venue pour qu’elle exerce son heureuse influence sur la santé mentale de son ainé.

Si la bonne volonté de la jeune femme ne suffit pas à réveiller l’envie de vivre de son frère, sa venue au 221 bis Baker Street lui permet de rencontrer une jeune lady en détresse.

Sherlock toujours allongé sur son sofa, c’est Enola qui prend la requête de Letitia Glover. Celle-ci est inquiète du sort de sa sœur jumelle. Felicity a été déclarée morte par son mari, mais Letitia ne peut y croire. L’avis de décès est bien frauduleux, car signé par un docteur Watson ignorant tout de la soi-disant défunte.

« Enola Holmes T7 : Et la baruche noire » page 7.

L’enquête d’Enola Holmes la conduit au sein de riches demeures de l’aristocratie britannique où son talent pour recueillir de fragiles indices fait merveille. Avec l’aide de Sherlock, elle dénoue une sordide histoire qui s’est nouée dans un château proche de Londres duquel partaient des sombres calèches : de mystérieuses barouches noires. Mais, nous n’en dirons pas plus ici…

C’est un véritable plaisir de retrouver la sensible et perspicace Enola Holmes, trois ans après sa dernière aventure en bande dessinée. On doit sa création à Nancy Springer, professeure d’université états-unienne et romancière, qui développe le personnage, inédit dans les écrits de Conan Doyle, dans une série de romans à partir de 2006.

Serena Blasco en réalise l’adaptation en bande dessinée depuis 2015.

Acmé de la célébrité pour ce personnage féminin original : l’adaptation de ses aventures pour le cinéma et leur diffusion sur la plateforme Netflix, avec dans le rôle-titre Millie Bobby Brown (l’héroïne de la série « Stranger Things »). Le deuxième épisode sera disponible sur cette plateforme, dès le 4 novembre prochain.

« Enola Holmes T7 : Et la baruche noire » page 11.

On retrouve dans le septième volume de la série en bande dessinée les mêmes qualités que dans les tomes précédents : intrigue policière bien construite, des personnages attachants et empathiques et le charme discret de la société victorienne londonienne transcrit dans de superbes planches aux couleurs aquarellées. Beaucoup de douceur et d’ambiances feutrées dans des pages aux cadrages originaux et à la mise en scène moderne. C’est le deuxième volume sur lequel Serena Blasco s’est adjoint l’aide de l’illustratrice Lucie Arnoux pour la composition des aventures d’Enola Holmes. Devant le succès de leur collaboration, nul doute que celle-ci soit amenée à se poursuivre.

Laurent LESSOUS (l@bd)

« Enola Holmes T7 : Et la baruche noire » par Serena Blasco et Lucie Arnoux, d’après Nancy Springer

Éditions Jungle (13,95 €) – EAN :  978-2-8222-3662-1

Parution 13 octobre 2022

 

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