Les premières enquêtes d’Agatha Christie…

Avant de devenir la plus grande autrice de romans policier du XXe siècle, Agatha Christie a été une jeune fille de bonne famille curieuse ; une enfant que le bédéaste Augel imagine déchiffrant des énigmes à partir de menus faits de son quotidien. Elle invente déjà des enquêtes pour Miss Marple, mais celle-ci n’est que sa poupée qu’elle trimballe partout. « Little Agatha Christie », une bande dessinée sensible où le lecteur s’amuse des enquêtes enfantines de la future écrivaine.

Agatha Christie est née  Agatha Miller, en 1890, dans une famille bourgeoise d’un père états-unien et d’une mère anglaise. Alors que sa sœur et son frère ainés sont placés dans un pensionnat, la petite Agatha est éduquée à domicile à Torquay, dans le Devon, sur le littoral de la Manche. Sa gouvernante lui apprend à écrire et son père des rudiments de mathématiques.

En 1897 -1898, elle passe un séjour dépaysant à Pau, et dans les Pyrénées, et sympathise avec sa jeune gouvernante française. De retour en Angleterre, elle commence à écrire des poèmes, mais aussi des contes et des nouvelles. Cette activité littéraire est encouragée par une mère férue d’ésotérisme. Ses enfants croient qu’elle peut lire dans leurs pensées…

« Little Agatha Christie » page 4.

William Augel s’est fort bien documenté sur ce que l’on sait des premières années de l’écrivaine. Il utilise le décor du manoir familial et quelques anecdotes glanées ici et là pour donner chair et consistance à la petite Agatha et à ses proches.

Il fait de la future écrivaine une enfant curieuse, prompte à inventer des histoires, à s’imaginer des énigmes à partir de tout et de rien : un exercice de mathématiques, un jeu de dînette ou la disparition d’un gâteau.

Elle réécrit dans une version thriller les contes de son enfance et fait confiance à sa poupée détective, sa première Miss Marple, pour résoudre des enquêtes à hauteur de ses yeux d’enfant.

L’album s’organise en une suite de courts récits, souvent des planches-gags, autour des mini enquêtes de little Agatha, entrecoupés de planches la présentant en buste réfléchissant et écrivant, avec plus ou moins de facilité, ses premières nouvelles policières.

La lecture de l’album est agréable, car l’humour y est léger, porté par une grande tendresse pour tous les personnages : des membres de la famille Miller aux domestiques et à Tony, le chien facétieux de la maisonnée.

En hommage à la Reine du crime, des énigmes sont proposées à la sagacité des lecteurs tout au long de l’album. Les solutions sont dévoilées en fin d’ouvrage par sa poupée Miss Marple, avant un ludique cahier d’activités. On y trouve des jeux inspirés de ses romans policiers, ainsi qu’une courte biographie et quelques anecdotes amusantes. Savez-vous, par exemple, qu’elle fut une des premières Anglaises à pratiquer le surf !

Après les très amusants « Le Petit Mozart » et « Le Petit Vinci » dans la même collection et chez le même éditeur, Augel réussit à dessiner avec « Little Agatha Christie » un ouvrage intrigant et touchant dans lequel son trait rond, précis et expressif, fait mouche.

Ce petit livre joliment coloré plaira à tous, des enfants de l’école primaire aux adultes, les little crimes commis ici restant dans le domaine de l’enfance !

Des jeux inspirés par l'univers des romans d'Agatha Christie.

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Laurent LESSOUS (l@bd)

« Little Agatha Christie » par Augel

Éditions La Boîte à bulles, collection Les Petits Génies (16,00 €) – EAN : 978-2-84953-399-4

La famille d'Agatha Christie.

Galerie

5 réponses à Les premières enquêtes d’Agatha Christie…

  1. EC Comics fan dit :

    _ Bonsoir …
    quel horreur ce traitement graphique pour la grande Agatha Christie !!!
    Cette romancière aurait méritée mieux comme hommage !
    Même le style graphique de Guillaume Griffon aurait parfaitement collé , car
    au-delà de son trait cartonnesque les détails sont incroyablement nombreux …
    Lui ou un autre dessinateur talentueux , mais pas ça !
    Cette remarque acerbe ( j’assume totalement ) ne concerne évidemment aucunement
    l’article de Laurent Lessous .

    • Jacquet michel dit :

      Je ne souhaite pas polémiquer avec qui que ce soit, mais quand on n’a rien de mieux à dire on s’abstient. Je suis un des éditeurs de cet auteur dont vous n’aimez pas le dessin et je peux vous assurer que son graphisme fait recette. Un proverbe à méditer invite à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de s’exprimer, je vous invite pour ma part à faire de même avant de laisser courir vos doigts sur le clavier, par respect pour l’auteur, pour son travail que vous attaquez et pour les nombreux lecteurs qui l’apprécient. Au plaisir de ne plus vous lire si vous n’êtes pas réfléchi, reposé, détendu et un rien plus constructif dans vos remarques.
      Michel Jacquet

      • Laurent Turpin dit :

        Et hop !, ça c’est mon boulot, défendre envers et contre tout la liberté d’expression des chroniqueurs et lecteurs de BDzoom (dans le domaine de la BD, évidemment). Grace aux commentaires, vous avez donc pu également exprimer votre opposition aux propos tenus. Voilà ! LT

      • EC Comics fan dit :

        Oui ce n’est pas un trait très joli ni fin …
        le dessinateur est ainsi , ou est le mal d’en
        faire la remarque ?
        Si dans un resto votre plat est douteux vous continuerai
        à tourner 7 X votre langue dans un maëlstrom douteux afin
        de ne pas “« vexer »” le chef ?
        Afin de castrer toute remarque future sur la liberté d’opinion
        que chacun a droit , sachez bien que mes opinions ici
        sont á 99% positifs et mes opinions négatifs ne concerne que
        trois bd seulement ( celle-ci , “ et on tuera tous les affreux ” de
        Boris Vian après l’avoir [ hélas ] acheté , et “ je médite , tu médite ,
        nous méditons ” … de Joël Callède , ou l’observation 24/24 H
        d’un paresseux dans son arbre doit-être plus passionnante que cette
        bd ) .
        Rassurer-vous Michel , je suis encore plus brèle en dessin que votre
        artiste voyez-vous ….

  2. Nicolas dit :

    C’est juste, il y aura toujours des pâles types pour dire que c’est pas joli, que c’est moche, que ce n’est pas talentueux, que tel auteur est merdique… en disant que c’est leur liberté d’expression de dire cela. Plutôt que de dire « je n’aime pas » comme disent les gens bien éduqués. Ca traduit en fait une très mauvaise éducation, un comportement pourri d’enfant-roi devenu adulte.

    Par contre on n’a pas le droit de dire que la personne qui écrit ça est un connard, même si c’est le cas.