Disparition de Michel Koeniguer : les éditions Paquet en deuil…

Fidèle aux éditions Paquet depuis près de 20 ans, le scénariste et dessinateur Michel Koeniguer s’en est allé le 6 avril dernier, victime d’un arrêt cardiaque. Apprécié par les lecteurs amateurs de bandes dessinées classiques, il a mené une carrière peut-être trop discrète, loin de certains plumitifs qui l’ont trop souvent ignoré. Il avait seulement 49 ans.

« Bushido ».

Né le 12 août 1971 dans la région de Strasbourg, Michel Koeniguer étudie le dessin à l’école des Arts décoratifs, puis les arts plastiques à l’université de Strasbourg.

Comme beaucoup d’autres jeunes qui rêvent de devenir dessinateurs, il publie ses premiers travaux dans les fanzines des années 1990.

Son premier album, « Bushido », est publié en 2002 aux éditions Pointe noire.

La faillite de cette petite structure lui permet de contacter l’éditeur suisse Pierre Paquet qui lui ouvre les portes de sa maison, à laquelle il sera toujours fidèle.

Il y publie les deux derniers épisodes de la trilogie « Bushido » qui évoque le dernier combat d’un tueur victime d’un cancer face à la mafia japonaise.

« Brooklyn 62nd ».

De 2005 à 2006, il dessine « Brooklyn 62nd » : trilogie policière ayant pour cadre le fameux quartier de New York. En 2008, il évoque la guerre en Irak dans le one shot « The Bridge ».

« The Bridge ».

Une autre guerre, celle du Vietnam, sert de thème à « Bomb Road » : trilogie publiée de 2010 à 2012.

« Bomb Road ».

En 2010 et 2013, il écrit « Eightball Hunter » : deux albums policiers interactifs dessinés par Callixte.

« Eightball Hunter ».

De 2016 à 2018, il propose une nouvelle trilogie d’aviation : « Misty Mission ».

« Misty Mission ».

Enfin, en 2019, il aborde la Seconde Guerre mondiale avec « Berlin sera notre tombeau » : ouvrage remarqué par la critique, dont seuls les deux premiers albums sont sortis. Le tome 2, publié en octobre de l’année passée, bénéficie d’une édition en noir et blanc qui permet de savourer la pureté de son trait.

« Berlin sera notre tombeau ».

Scénariste appréciant les histoires à la fois humaines et violentes, dessinateur au trait réaliste puissant, Michel Koeniguer suit les traces des grands maîtres de la bande dessinée d’aventure en y ajoutant sa note personnelle.

Le meilleur hommage que l’on puisse lui rendre est de plonger dans la quinzaine d’albums qu’il a réalisés, dont la plupart ont été réunis dans des intégrales toujours disponibles au sein du catalogue des éditions Paquet.

 Henri FILIPPINI    

« Berlin sera notre tombeau » en noir et blanc.

Galerie

Une réponse à Disparition de Michel Koeniguer : les éditions Paquet en deuil…

  1. colette weiss dit :

    Nous l’avons apprécié de près et de loin, nous avons ses albums en attendant patiemment … le suivant.
    Nous lui souhaitons de s’être propulsé vers des cieux où ses rêves seront les meilleurs., mais il va manquer à l’équilibre de la BD.