L’actualité de Sergio Bonelli Editore, partie 5 : « Dampyr », « Le Storie » et « Commissario Ricciardi »…

Parmi les lancements de nouveaux personnages au sein de SBE, Dampyr a rapidement conquis un lectorat amateur d’histoires de vampires. Éditeur populaire s’il en est, après la mythique collection « Un Homme une Aventure », Sergio Bonelli Editore parvient à séduire un public plus pointu avec les one shot aux scénarios exigeants de Le Storie. Enfin, le Commissario Ricciardi est le dernier héros né au sein de l’écurie Bonelli.

Apparu en 2000 dans Dampyr, un fascicule au titre évocateur, Harlan Draka, séduisant jeune homme évoluant en Europe centrale dans un futur proche détruit par la guerre, est le fils d’un vampire et d’une humaine. Il parcourt les régions mythiques où règnent les vampires qu’il traque afin de les anéantir. Imaginées par Mauro Boselli et Maurizio Colombo, ses aventures sont illustrées par Majo, puis par de nombreux autres dessinateurs, Lucca Rossi, Maurizio Dotti, Nicola Genzianella, Stefano Casini, Alessandro Bocci, Stefano Andreucci… Avec plus de 250 épisodes publiés « Dampyr » est devenu une série incontournable.

Si « Cuba Libre ! » (N° 223) écrit par Luigi Mignacco pour Dario Viotti conduit Harlan et ses amis au cœur de la dictature cubaine, c’est en Irlande que se déroule l’action de « Il Santo venuto dall’Irlanda » (N° 224) une histoire pas comme les autres écrite par Mauro Boselli pour les plus fameux dessinateurs de la série, Michel Rubini, Lucio Parillo, Ivan Cavini, Paolo Berbieri, Nicola Genzianella, Alberto Dal Lago, Michele Cropera, Edvige Faini, Luca Zantini, Antonio De Luca, Majo, Aggelo Montanini et Dany Orizio. Il existe deux versions de ce récit, le fascicule classique (100 pages couleurs, 3,50 €) et un album cartonné de format 22 x 31 vendu en librairie (128 pages couleurs, 22 €, ISBN : 9788869613265). Enfin, le numéro 225 propose « Gli Orrori di Red Hook » avec H.P. Lovecraft en guest star, une histoire de Mauro Boselli dessinée par Paolo Raffaelli (100 pages, 3,50 €).

Spéciale Dampyr N° 14 : Le traditionnel annuel présente sous une couverture d’Enea Riboldi « Le Bestie del mondo di sotto » de Giovanni Di Gregorio dessiné par Antonio Del Campo. Un combat contre deux créatures sanguinaires pour notre chasseur de vampires. (160 pages noir et blanc, 5,80 €).

« Dylan Dog contre Dampyr » : Le chasseur de cauchemars et le traqueur de vampires se sont rencontrés à l’été 2017. Cet ouvrage réunit sous une couverture cartonnée signée Gigi Cavenago les deux épisodes réalisés par Roberto Recchioni, Mauro Boselli, Daniele Bigliardo et Bruno Brindisi. (208 pages couleurs, 19 €, ISBN : 9788869613074).

Animée par Mauro Marcheselli, Le Storie présente des one shot signés par des auteurs venus de tous horizons. Une collection ambitieuse qui explore des univers nouveaux pour SBE et dont les couvertures sont réalisées par le grand illustrateur Aldo Di Gennaro.

« Inciso nel sangue » de Emiliano Polo et Salvo Coniglione a pour héros un homme obsédé par un crime qui s’est déroulé au quinzième siècle à Bologne (N° 73, 116 pages, 4 €). « Wildlife »de Michele Medda, Paola Barbato, Werner Maresta et Fabio Detullio raconte une histoire de revenants organisée par des membres du gouvernement américain (N° 74, 4 €). Enfin « Il Mistero del lago » évoque un dragon monstrueux qui hantait en l’an 1193 les eaux du lac Gerundo. Un récit moyenâgeux entre légende et aventure écrit par Fabrizio Accatino mis en images par Tommaso Bianchi. (N° 75, 4 €).

Une sélection des histoires proposées par Le Storie bénéficie d’une réédition sous forme d’ouvrages cartonnés. Les derniers récits sont « Il Prezzo dell’onore » un western au cœur de l’Arizona écrit par Fabrizio Accatino, superbement mis en images par Paolo Bacilieri (128 pages , 19 €, ISBN : 9788869613128), « Mohawk River » de Mauro Boselli et Angelo Stano raconte l’histoire de Daniel Chapman à la recherche de son frère et de sa sœur, prisonniers d’indiens hostiles en 1755 (146 pages couleurs, 19 €).

« Le Stagioni del commissario Ricciardi » N°4 : « Il Giorno dei Morti ». Proposée trois fois par an, cette série récente  lancée l’an dernier est l’adaptation en bande dessinée des célèbres romans policiers de Maurizio de Giovanni. A Naples au début des années 30 le taciturne commissaire Ricciardi mène ses enquêtes avec flegme. Un passionnant polar adapté par Claudio Falco, Sergio Broncato et Paolo Terracciano, mis en images par Luigi Siniscalchi. Il en existe deux versions : sous forme de fascicule au format Bonelli (160 pages couleurs, 7,90 €) ou sous forme d’album cartonné (176 pages couleurs, 19 €, ISBN : 9788869613159).

À noter les trois premiers épisodes disponibles dans ces deux présentations : « « Il Senso del dolore » par Daniele Bigliardo, « Le Condanna del sangue » par Lucilla Stillato et « Il Posto di Ognuno » par Alessandro Nespolino.

Quel éditeur français aura la bonne idée de traduire ces ouvrages ?

Henri FILIPPINI

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5 réponses à L’actualité de Sergio Bonelli Editore, partie 5 : « Dampyr », « Le Storie » et « Commissario Ricciardi »…

  1. milo dit :

    Bonjour à toute l’équipe de BDZooM
    Je profite de cet article sur la bd italienne pour vous demander une information.
    (mes recherches étant infructueuses)
    Je cherche à poser un nom sur l’un des dessinateurs au graphisme bien reconnaissable de Tartine
    et qui à également dessiné dans minou cat en lien une planche de cet auteur

    https://www.bedetheque.com/BD-Tartine-Tome-315-Du-cote-des-pieds-sensibles-312363.html https://www.bedetheque.com/BD-Minou-cat-Tome-8-Un-anniversaire-mouvemente-310953.html

    merci par avance de votre réponse

  2. Crissant Clavier dit :

    « c’est en Irlande que se déroule l’action de « Il Santo venuto dall’Irlanda » (N° 224) une histoire pas comme les autres écrite par Mauro Boselli(…..)Il existe deux versions de ce récit, le fascicule classique (100 pages couleurs, 3,50 €) et un album cartonné de format 22 x 31 vendu en librairie (128 pages couleurs, 22 € »
    « Le Stagioni del commissario Ricciardi » N°4 : « Il Giorno dei Morti ». (…..)Un passionnant polar adapté par Claudio Falco, Sergio Broncato et Paolo Terraccianoi. Il en existe deux versions : sous forme de fascicule au format Bonelli (160 pages couleurs, 7,90 €) ou sous forme d’album cartonné (176 pages couleurs, 19 €) »

    Sacrée différence de prix entre la version format kiosque et la version format roman graphique pour librairie,avec quasiment la même chose niveau contenu!

    Ce qui semble confirmer les dires de l’incontournable scénariste anglais Alan Moore,qui,comme d’autres grands créateurs tels Neil Gaiman et Art Spiegelman, ou certains observateurs avisés,regrette: »Maintenant, on parle de roman graphique – une invention d’un département de marketing quelconque (….)C’est un terme de marketing … pour lequel je n’ai jamais eu de sympathie. Le terme « bande dessinée/comics » convient tout aussi bien pour moi … Le problème, c’est que « roman graphique » ne veut plus dire que « bande dessinée onéreuse ».(……) De nos jours, il n’y a plus que des romans graphiques, des livres pour table à café. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me retire de la bande dessinée. »

  3. Crissant Clavier dit :

    Si Alan Moore est toujours avisé pour pointer les dérives de l’époque ,d’autres se posent des questions sur le même sujet:https://topcomics.fr/les-comics-un-loisir-de-riches-et-d-experts-en-vert-et-contre-tous-21
    https://topcomics.fr/les-comics-un-loisir-de-riches-et-d-experts-en-vert-et-contre-tous-21/2

    • Crissant Clavier dit :

      Alors que la plupart des discours accusent sempiternellement la seule surproduction,supposée, comme cause de tous les maux qui accablent la BD,ces liens demontrent qu’il existe d’autres pistes de réflexion à creuser.

  4. caramel dit :

    Vous avez l’air de découvrir l’eau froide, on appelle ça le business.
    Et pour ce qui est de lire des comics il y a plein de sites on l’on trouve des scans de planches via son teléphone et c’est gratuit ou d’autres payants avec qui une vie ne suffirait pas à tout lire.