L’actualité de Sergio Bonelli Editore, partie 4 : « Julia » et « Martin Mystère »…

Ils sont tous les deux américains, l’un réside à New York, l’autre dans une ville imaginaire du New Jersey. Martin Mystère, le professeur de Harvard, enquête sur les grandes énigmes du passé tandis que Julia, la criminologue, lutte contre la pègre au quotidien. Tous les deux sont des personnages incontournables des fumetti italiens, nés au sein de Sergio Bonelli Editore.

Imaginé par Alfredo Castelli (1947), scénariste éminent et grand spécialiste de l’histoire de la bande dessinée, « Martin Mystère » le détective de l’impossible parcourt le monde et le temps flanqué de son fidèle Java, un Néandertalien arraché à son lointain passé, sur les traces des civilisations disparues. Campé par Alessandro Alessandrini qui signe toutes les couvertures, ses aventures sont publiées depuis 1982 dans un mensuel, aujourd’hui bimestriel. C’est le premier héros de la nouvelle génération SBE.

I Grandi enigmi di Martin Mystère n°359 : cette aventure aux confins du Népal et de l’Inde permet au duo de découvrir une étrange communauté au coeur des montagnes du Kangchenjunga à plus de 8000 mètres d’altitude. Une histoire d’Alfredo Castelli et Enrico Lotti mise en images par l’excellent Paolo Ongaro. N° 360 : C’est autour de la légende du joueur de flutte de Hamelin que se déroule ce nouveau récit qui permet à Martin Mystère d’affronter un ennemi dangereux, l’Ombra. C’est encore le duo Castelli/Lotti qui signe ce récit pour Luigi Coppola. (bimestriel, 164 pages noir et blanc, 5,70 €).

Storia da altrove  n°21 : « I Tre uomini che ridestarono Cthulhu », « L’Histoire d’ailleurs » proposée dans cette nouvelle livraison se déroule en 1889 en compagnie du romancier Jerome K. Jerome que croisent Martin et Java sur le Tamigi. Un récit peuplé de monstres écrit par Carlo Reccagno, illustré par Antonio Sforza (Annuel, 132 pages, 5,90 €).

Martin Mystère One shot n°1 « Contro il fantasma del museo » : faisant suite à la mini série mensuelle Le Nove aventure a colori proposée en douze fascicules, cette nouvelle publication mensuelle place notre détective face au grand Zirmani, un illusionniste fameux mais aussi un habile imposteur. Une histoire de Alfredo Castelli et Raul Cremona imagée par Paolo Ongaro sous une couverture de Luca Filippucci. (80 pages couleurs, 4,90 €).

Maxi Martin Mystère n°10 : « L’Abisso del male ». La première rencontre entre Martin Mystère et Dylan Dog  remonte à 1990. Dans ce récit écrit par Carlo Recagno pour Giovanni Freghieri et une belle brochette d’auteurs invités (Lucio Filippucci, Nicola Genzianella, Giuseppe Matteoni, Giuseppe Palumbo) les routes de Martin Mystère et de Dylan Dog se croisent de nouveau pour affronter un ennemi implacable. Les couvertures de cette nouvelle mini-série sont d’Angelo Stano (annuel, 198 pages, 6,90 €).

« Les Invenzioni (im)possible di Martin Mystère » est un ouvrage indispensable pour les fans de « Martin Mystère ». Son auteur Alex Dante revient sur les multiples inventions souvent farfelues croisées tout au long des enquêtes du détective de l’impossible. Richement illustré ce gros bouquin est une véritable caverne d’Ali Baba. (208 pages couleurs, 26 €, ISBN : 9788869613104).

Julia : L’aspect frêle et sage de l’héroïne dissimule une jeune femme moderne et solide. Célibataire, travaillant pour la police d’une ville imaginaire du New Jersey, la psychologue en criminologie Julia Kendall n’hésite pas à affronter les assassins les plus redoutables. Entourée de personnages attachants, elle habite une maison chaleureuse avec son chat Toni. Née  en 1998 de l’imagination de Giancarlo Berardi, Julia conduit ses enquêtes grâce au talent d’une solide équipe de dessinateurs : Luca Vannini, Laura Zuccheri, Luigi Siniscalchi, Valerio Piccioni, Mario Soldi… et Sergio Toppi. Elle lutte contre un étrange criminel ayant revêtu le costume d’un super héros au cours d’une histoire Giancarlo Berardi et Maurizio Mantero dessinée par Steve Boraley (« Super Hero » n° 241), enquête sur la mort mystérieuse d’une femme découverte auprès de son chien Cornelius au cours d’un récit de Berardi et Lorenzo Calza dessiné par Francesco Bonanno (« I Tre segudi », n° 242), enfin se rend dans un quartier indépendant de la ville pour résoudre une sombre histoire politique écrite par Berardi et Calza, dessinée par Claudio Piccoli (« La Rivolta di Blossom Hill », n° 243) (Couvertures Critiano Spadoni, mensuel, 132 pages noir et blanc, 4 €).

Speciale Julia numéro 4 : Ce numéro annuel propose « Il Caso della doppia verita » une histoire inédite de Berardi et Lorenzo Calza, dessinée par Luigi Capello. (128 pages couleurs, 6,30 €)

Julia I Casi archiviti : Sous des couvertures de Marco Soldi, ce nouveau fascicule mensuel présente une sélection des meilleurs épisodes de la série dans une version couleurs. Au sommaire du numéro 1 : « Gli Occhi dell ‘Abisso » première enquête de Julia par Berardi et Luca Vannini, du numéro 2 : « Oggetto d’amore » (mensuel, 132 pages couleurs, 4 €).

« Sognare, forse morire » est le dernier album cartonné paru destiné aux librairies, reprenant un épisode de Julia. Un thriller passionnant écrit par Giancarlo Berardi, dessiné par Laura Zuccheri, l’une des meilleures dessinatrices de la série. (144 pages, 19 €, ISBN : 9788869613299).

Il est recommandé de découvrir le superbe site de Sergio Bonelli editore (www.sergiobonellieditore.it) et si on le souhaite commander des ouvrages parmi les milliers de fascicules proposés. Attention ! les prix indiqués dans ces Actus sont ceux pratiqués en Italie.

Henri FILIPPINI

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