Pétillon est mort…

Les éditions Dargaud font part du décès ce dimanche du dessinateur René Pétillon à la suite d’une longue maladie. Père du célèbre Jack Palmer, dessinateur vedette au Canard enchaîné pendant plus de vingt ans, il a mené une carrière exemplaire avec une remarquable discrétion. Né dans les journaux de ce qu’on appelait alors la nouvelle BD (Charlie mensuel, Métal hurlant, L’Écho des savanes… son humour dévastateur a fait rire plusieurs générations de lecteurs.

Né le 12 décembre 1945 à Lesneven dans le Finistère, René Pétillon se tourne vers le dessin sans avoir suivi le moindre cours. Il tente sa chance dans le dessin humoristique collaborant à partir de 1968 à Planète, Plexus, Lecture pour tous, Vingt ans, Penthouse, Week-End… et même L’Enragé de Siné. En 1972, il se tourne vers la bande dessinée, proposant une première histoire courte dans Pilote. Deux ans plus tard, toujours pour l’hebdomadaire des éditions Dargaud, il imagine le détective Jack Palmer. Le privé hurluberlu suivra René Pétillon tout au long de sa carrière dans divers magazines, lui ouvrant les portes du 7e art avec « L’Affaire Corse » publié en 2000, inspirant le long métrage éponyme d’Alain Berberian en 2004 avec Jean Réno et Christian Clavier. Il aborde la science-fiction dans Métal hurlant où il campe Douglas Ferbanc et Vaseline. Au cours des riches années 1980 et 1990, il collabore à L’Écho des savanes, (À suivre), Chic… Scénariste, il imagine pour Yves Got le strip du « Baron noir » pour L’Écho des Savanes, puis dans le quotidien Le Matin de Paris. Toujours pour L’Écho des savanes, il écrit trois épisodes des aventures de Louis le Vétilleux et Dico mises en images par Jean-Marc Rochette. Toujours scénariste, il signe en 2004 « Super Catho » aux éditions Dargaud, dessiné par Florence Cestac.

En 1993, il débute une longue collaboration de 25 années avec Le Canard enchaîné qui prend fin en 2016. Il a reçu en 1989 le Grand prix du festival d’Angoulême. Son dernier album BD est publié en 2013 aux éditions Dargaud : « Palmer en Bretagne ».  En 2017, il avait été distingué du Grand Prix du festival de Blois dont il signe l’affiche de la prochaine édition à venir en novembre.

Proposant un dessin fouillé à ses débuts inspiré par les dessinateurs de Mad, René Pétillon s’est rapidement tourné vers un style à la fois plus dépouillé et plus efficace que le lecteur identifiait au premier regard. René Pétillon appartenait à cette génération d’auteurs qui au début des années soixante-dix ont révolutionné le petit monde de la bande dessinée en lui permettant de séduire un lectorat adulte.

Sans bruit, avec courtoisie, il a tout au long d’une carrière bien remplie, signé des ouvrages tout en finesse au ton original, dont beaucoup sont toujours disponibles chez Dargaud et Glénat.

Henri FILIPPINI

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7 réponses à Pétillon est mort…

  1. Pépé malin dit :

    Kenavo Pétillon, et merci pour tes albums, dont l’indispensable « enquête Corse » !

    • PATYDOC dit :

      Y’a pas besoin de donner du kenavo à Pétillon, il dit clairement dans ses entretiens qu’il n’en a rien à faire de la Bretagne bretonnante . Laissez votre militantisme au placard et respectez la volonté de la personne décédée .

      • caramel dit :

        En quoi cela vous dérange que pépé malin lui rende hommage. Toujours aussi agréable ça doit etre une chouette ambiance avec vos voisins

        • PATYDOC dit :

          Caramel, le/la Roi/Reine des coups bas personnels, je te conseille la lecture du livre de J. Gross : « Les voisins « … On y parle de toi !!! (xd)… Quant à mes voisins, je les vois peu , au loin, derrière la grille du parc du château .. :-)

  2. caramel dit :

    Déjà vous ne me tutoyez pas, on n’a pas gardé vos Mossa-Reno-Yssel ensemble que je sache. C’est quoi cette obscession avec les gens de l’est aprés les roumains, les polonais c’est le gaz moutarde ??? En parlant de la période des malgré nous lisez plutôt « Chroniques de Francine R., résistante et déportée » qui est un beau portrait de femme courageuse bd zoom en à fait un article ou visionnez le documentaire « Jusqu’au derniers » ce qui vous évitera de coller une étiquette sur quelqu’un dont vous ne connaissez rien ,au contraire de vous qui avec votre empreinte numérique nous donne une idée de votre personnalité et qui s’étonne quand lui rappelle qui il est. Dernier conseil faites travailler votre transit intestinal parce que vous avez l’air d’être sacrément constipé. Kenavo ember ou do prędkiego zobaczenia ! (au choix)

  3. Henri Khanan dit :

    Un peu de calme, messieurs! Ici, c’est un article qui annonce le décès d’un auteur important, pas une cour de récré où l’on rêgle ses petits comptes à coup d’insultes.

  4. Lusabets dit :

    Bonjour
    Un modeste clin d’œil sur la disparition de René Pétillon dans une bande dessinée sans prétention :
    https://blog.michel-loiseau.fr/?post/4143/Tentative-de-feuilleton-collaboratif-du-mardi-en-BD-%E2%80%94-65#c57039